Prix en journalisme de la presse communautaire

Association des médias écrits communautaires du Québec

Entrevue et conception graphique

Raymond Viger  Dossier Médias,

Félicitations à Normand Charest qui a remporté la 3e place pour la meilleure entrevue de l’année pour les prix de l’Association des médias écrits communautaires du Québec (Amecq) ainsi qu’à Danielle Simard pour une deuxième position pour la meilleure infographie magazine.

Deux prix supplémentaires en journalisme qui se rajoute à la quarantaine déjà en main.

J’en profite pour féliciter toute l’équipe de bénévoles, de stagiaires et d’employés qui permettent d’atteindre  ces objectifs.

Merci à nos lecteurs qui permettent de continuer, non seulement de publier un magazine d’information et de prévention sur des thèmes sociaux mais aussi de soutenir le financement de notre intervention auprès des jeunes.

Autres textes sur Journalisme

Abonnement au magazine Reflet de Société

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Portrait d’une muraliste environnementaliste

2e prix du meilleur portrait

Rencontre avec Fanny Aïshaa

Raymond Viger Dossier Média

prix médias communautaires reportage portrait entrevue amecqPublié en septembre dernier, le portrait que j’avais fait de Fanny Aïshaa a été présenté au prix de l’Association des médias écrits communautaires du Québec.

Le reportage a remporté une 2e place.

Je vous laisse les liens vers l’article. Bonne lecture.

Rencontre avec Fanny Aishaa

Les murales de Fanny Aishaa et les autochtones

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Prix en journalisme de l’Association des médias écrits

Association des médias écrits communautaires du Québec

Congrès annuel des journaux communautaires

Danielle et moi revenons du Congrès de l’Association des médias écrits communautaires du Québec qui s’est déroulé ce week-end à Rivière-du-Loup.

Raymond Viger   Dossiers Média 

prix journalisme médias écrits presse communautaire journalisteJe profite de cette occasion pour féliciter et remercier tous les artisans de la revue Reflet de Société qui ont travaillé fort pour présenter une belle revue importante et significative pour notre société.

Reflet de Société a remporté plusieurs prix:

Dominic Desmarais est arrivé premier dans la catégorie meilleur reportage pour son texte Business de la guerre portant sur Général.

prix journalisme presse communautaire média écrit journalisteLe photographe Norm Edwards a remporté le premier prix pour sa photo de Lazy Legz sur la couverture de novembre 2011.

Gabriel Alexandre Gosselin est arrivé 2e pour le montage infographique de la revue de novembre (front de Lazy Legz).

Jean-Pierre Bellemare, notre chroniqueur de la prison de Cowansville est arrivé 3e pour son texte Au dessus de tout soupçon.

Avec tous ces prix, Reflet de Société été nommé 2e meilleur média communautaire de l’année au Québec à travers les 100 médias communautaires qu’il y a à travers le Québec. Félicitations au Trait d’Union de Fermont qui a ravi la première position.

Les prix en journalisme de l’Association des éditeurs de magazine (AQEM)

norm edwards meilleure photo photographie presse communautaire média écritDans un mois c’est la remise des prix de l’Association québécoise des éditeurs de magazine (AQEM). Jean-Pierre Bellemare, notre chroniqueur de la prison de Cowansville est finaliste contre Pierre Duhamel de L’actualité, Anne-Marie Lecomte de Chatelaine et Annick Poitras de Jobboom.

Félicitations à tous. Merci pour votre présence et votre implication.

Autres textes sur Médias

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Des sites Internet considérés comme médias écrits

Association des médias écrits communautaires du Québec

Des webzines pourraient devenir des médias officiels

Ce week-end se déroule le 31e Congrès de l’Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ). Un vote sera demandé pour reconnaître officiellement les sites Internet qui font des nouvelles locales et régionales comme étant des médias conventionnels.

Raymond Viger Dossier Culture, Média

Ce week-end à Rivière du Loup, une centaine de directeurs et de rédacteurs en chefs de médias écrits communautaires à travers le Québec se réunissent pour le 31e Congrès de l’Association des médias écrits du Québec (AMECQ).

Les statuts et règlements de l’AMECQ sont appelés à être modifié. La grande question qui sera débattue par les artisans de la presse communautaire: devons-nous intégrer les sites Internet qui font des nouvelles locales et régionales comme étant un média écrit communautaire conventionnel?

Ce changement dans les technologies pour publier un média écrit viendra questionner le ministère Culture et Communication. Un média officiellement reconnu comme étant un média communautaire a le droit à une subvention pour son fonctionnement. La base de calcul pour un média conventionnel est son tirage. Comment le calcul serait fait pour un média électronique? Son lectorat ne se limite plus à sa communauté mais devient international.

À noter que le magazine Reflet de Société n’est pas éligible à cette subvention de fonctionnement pour les médias écrits. La revue est considérée comme un thématique provincial, donc pas éligible pour les médias écrits communautaires qui doivent couvrir les nouvelles locales et régionales.

Autres textes sur  Média

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Louise Gagné, bénévole de l’année

Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ)

Louise Gagné, bénévole de l’année

Raymond Viger    Dossier Médias, Presse communautaire, Bénévolat.

louise_gagne_benevole_de_l_annee_media-communautaire Ce week-end, l’Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ) a tenu son congrès annuel au Cheribourg d’Orford. Les 87 médias membres de l’AMECQ) se réunissaient pour planifier leur plan d’action pour les années à venir et assister à des formations pour continuer à faire un journalisme toujours de plus en plus représentatif de leur communauté et de leur lectorat.

Reflet de Société, un magazine provincial d’information et de sensibilisation sur les thèmes sociaux, membre de l’AMECQ était présent. Reflet de Société a maintenant plus de 491 000 lecteurs à travers le Québec. Les abonnements à Reflet de Société permettent non seulement de publier des textes de qualité, mais les surplus permettent de soutenir l’intervention de l’organisme auprès des jeunes marginalisés et de leur offrir un milieu de vie.

Bénévolat et médias écrits communautaires

À l’occasion de son congrès annuel, l’AMECQ met à l’honneur un bénévole qui s’est démarqué par son implication dans un média communautaire. Cette année, c’est Louise Gagné, native de Magog qui a remporté le titre de bénévole de l’année. Mme Gagné s’implique dans Reflet de Société depuis 1994, à titre de conseillère, administratrice, présidente de l’organisme et membre du comité de lecture de Reflet de Société.

Le bénévolat est le moteur et l’énergie qui permet de soutenir les communautés.

Félicitations et merci à Mme Louise Gagné pour son implication pour le soutien de la démocratie et de la liberté de presse au Québec.

Autres textes sur le Bénévolat.

Prix hommage Bénévolat-Québec

Le communautaire en action: des gens de coeur

Bénévolat, Vidéo et DVD

Charite bien ordonnee commence par nous tous

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

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Intimidation, harcèlement et agressions dans la presse communautaire

Intimidation, harcèlement et agressions dans la presse communautaire

François Richard Billet numéro 5 Presse Communautaire

Reflet de Société souhaite lancer une grande réflexion collective en ligne sur l’état et l’avenir de la presse communautaire au Québec. Les problèmes soulevés dans cette série de cinq textes font échos aux préoccupations exprimées par les membres de l’Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ) lors du congrès de l’organisation les 1-2-3 mai 2009. Nous invitons les internautes de tous les horizons à prendre part au débat. Le cinquième texte porte sur l’intimidation, le harcèlement et les agressions dans la presse communautaire.

Intimidation des élus municipaux

Une journaliste a raconté aux participants du dernier congrès de l’AMECQ ses démêlés avec le maire de Notre-Dame-des-Pins, une municipalité de la Beauce. Mécontent de la couverture médiatique défavorable à son endroit, le premier magistrat de ce village a tenté d’empêcher la journaliste d’assister aux réunions du conseil municipal sous prétexte qu’elle n’habitait pas le territoire. Cette histoire en rappelle une autre, celle du maire de Beauceville qui a multiplié les procès en diffamation contre des journalistes se montrant critique envers son administration. Dans les deux cas, les journalistes visés étaient à l’emploi de médias conventionnels. Malgré le fait qu’ils bénéficiaient du support et des moyens de grandes organisations, ils sont sortis perturbés de ces expériences. Qu’en est-il lorsque cela arrive à un journaliste bénévole qui travaille dans un petit journal communautaire?

Proximité, proxénétisme

La formule est de Maurice Giroux, du journal Point Sud de Longueuil. Son organisation, comme quelques autres dont les membres se sont manifestés lors du congrès, est victime d’intimidation et d’ingérence venant d’élus municipaux. Le P’tit Journal de Malartic et Les Échos du Vieux-Montréal ont aussi raconté avoir été victimes de tels comportements. Le premier pour s’être questionné sur les impacts d’un immense projet de mine à ciel ouvert en pleine ville de Malartic, le second pour avoir dénoncé les liens incestueux qui semblent exister entre l’administration montréalaise et certains promoteurs immobiliers. Baisse d’achats publicitaires et processus judiciaire s’en sont ensuivis. Dans le cas du journal Le Saint-Armand, la situation s’est détériorée au point où un journaliste a découvert un matin que ses quatre pneus avaient été crevés pendant la nuit.

Les municipalités s’en lavent les mains

Minimisant la gravité du problème, le représentant de l’Union des municipalités du Québec présent au congrès, François Sormany, a déclaré qu’il n’y avait pas lieu d’envoyer aux élus municipaux de directives précises sur le sujet et que si les gens n’étaient pas contents, ils n’avaient qu’à élire quelqu’un d’autre lors des prochaines élections.

Différence entre critique et diffamation

Selon le directeur général de l’AMECQ, Yvan Noé Girouard, les élus des petites municipalités ont parfois de la difficulté à comprendre le rôle des médias communautaires et confondent la critique et la diffamation. La situation est encore compliquée par la proximité de chacun. Dans les villages, en plus des difficultés imposées dans l’exercice de son travail, le journaliste bénévole subira l’hostilité des gens qu’il a critiqué lorsqu’il les croisera à l’épicerie, à l’aréna, etc. Ces situations sont éprouvantes même pour les plus durs des journalistes.

Viols et suicides

Yvan Noé Girouard se désole de ces difficultés puisqu’il est convaincu que la politique municipale est le sujet préféré des lecteurs de journaux communautaire et leur principale raison d’être. Il souligne qu’outre les problèmes liés à la politique municipale, d’autres sujets sont difficiles à aborder dans les médias communautaires, notamment tout ce qui touche aux drames humains. Dans les petites communautés, tout le monde se connaît et tout se sait. Dans ce contexte, comment traiter des cas de viol ou de suicide sans ostraciser une famille? Est-il pertinent d’en parler dans le journal lorsque tout le monde est déjà au courant?

Aide et soutien de l’AMECQ

L’AMECQ tente d’aider ses membres aux prises avec des problèmes d’intimidation. Les cas diffèrent toutefois grandement les uns des autres et il n’existe pas de méthode d’intervention adaptée à tous. La négociation ou l’amorce de démarches légales suffit à régler la majorité des conflits. Les cas de violence seraient, selon, Yvan Noé Girouard, rarissimes. Il invite toutefois les membres qui vivent des difficultés de cet ordre à communiquer avec lui.

Réactions et commentaires

Nous vous demandons une dernière fois de nous écrire afin de partager vos expériences, vos interrogations et vos solutions par rapport au problème de l’intimidation dans la presse communautaire. Nous vous soumettons une dernière question: lorsque l’on est victime d’intimidation, peut-on en parler dans son propre journal? Risquons-nous alors de passer pour un ‘frustré’ et de perdre la perception d’objectivité que nos lecteurs ont à notre endroit? Si on n’en parle pas dans son journal, où peut-on en parler? Nous attendons vos réponses avec impatience.

Lire aussi: Financement de la presse communautaire, La relève des journaux communautaires et Nouvelles technologies dans la presse communautaire

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Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

show_image Opération Graffiti. Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Nouvelles technologies dans la presse communautaire

Nouvelles technologies dans la presse communautaire

François Richard  Billet numéro 4 Presse Communautaire

Reflet de Société souhaite lancer une grande réflexion collective en ligne sur l’état et l’avenir de la presse communautaire au Québec. Les problèmes soulevés dans cette série de cinq textes font échos aux préoccupations exprimées par les membres de l’Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ) lors du congrès de l’organisation les 1-2-3 mai 2009. Nous invitons les internautes de tous les horizons à prendre part au débat. Le quatrième texte porte sur l’utilisation des nouvelles technologies dans la presse communautaire.

Nouvelles technologies dans la presse communautaire

Un grand nombre de médias communautaires québécois ont fait leur apparition au tournant des années 1970. Leurs fondateurs souhaitaient répondre à deux principaux besoin. D’abord, diffuser de l’information de proximité permettant aux citoyens des régions qui ne sont pas desservies par un grand média de participer plus activement à la vie civique de leur communauté. Cette participation inclut autant les événements à caractère social et politique que les créations artistiques ou les événements sportifs. Ensuite, offrir un espace où les citoyens peuvent exprimer leurs opinions quant aux enjeux qui les touchent. L’Internet peut aujourd’hui aisément remplir ces deux fonctions, laissant la presse communautaire aux prises avec un questionnement quant à l’utilité de son existence.

Internet n’est pas pour tout le monde

Cette façon de voir les choses, qui peut sembler une évidence pour les habitants des grands centres, n’est pas tout à fait juste. Elle ne tient en effet pas compte de deux contraintes majeures du monde de la presse communautaire: l’âge de ses artisans et le peu d’accès à l’Internet dans les régions rurales du Québec. En effet, plusieurs des membres de l’AMECQ appartiennent à une génération qui n’a pas toujours eu l’occasion d’apprendre à pleinement maîtriser les nouvelles technologies de l’information. Bien sûr, l’immense majorité d’entre-eux est capable d’utiliser Internet pour lire courriels et nouvelles, mais réaliser un journal virtuel de A à Z n’est pas à la portée de tous. De plus, les médias communautaires oeuvrent souvent dans des régions rurales, peu ou pas desservies par les médias conventionnels. Et cela inclut l’accès à Internet qui est encore peu répandu dans de larges portions du territoire québécois.

Ministère de la Culture et Internet

Autre obstacle: le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec ne considère pas les médias en ligne comme étant éligibles à l’octroi de subventions dans le cadre du Programme d’aide aux médias écrits communautaires du Québec. Seuls les journaux ayant une version papier et en ligne peuvent toucher des fonds. Si un média communautaire Internet approchait l’AMECQ pour en devenir membre, il serait refusé en raison des critères d’exclusion gouvernementaux.

Habitudes des lecteurs

Les obstacles au déplacement en ligne de la presse communautaire ne se présentent pas seulement aux artisans de ces médias, mais aussi à leur lectorat. Lors du congrès de l’AMECQ, le président de l’organisation et rédacteur en chef du Reflet du canton de Lingwick, Daniel Pezat, faisait remarquer que son journal s’adresse à une population âgée qui, non seulement n’est pas habituée à Internet, mais ne possède pas d’ordinateur dans bien des cas. De plus, selon le directeur général de l’AMECQ, Yvan Noé Girouard, le taux de pénétration des médias écrits communautaires dans certaines régions atteindrait les 95%. Les gens ont l’habitude de recevoir leur journal chez eux et de le lire. Il est loin d’être certain que tous feraient l’effort d’aller le chercher sur Internet. Il faudra attendre au moins une autre génération avant que l’habitude de lecture en ligne soit généralisée.

Avantages de l’Internet

Malgré tous ces obstacles à l’utilisation des nouvelles technologies dans le monde de la presse communautaire, deux avantages évidents méritent d’être soulignés. Une baisse importante des coûts d’impression permettrait aux journaux d’utiliser l’argent économisé afin de produire des contenus plus professionnels, par exemple en embauchant un étudiant en journalisme ou en graphisme. De plus, des coûts de production moins élevés permettraient de s’affranchir de la dépendance envers les annonceurs, qui peut parfois grandement compliquer le travail des journalistes communautaires, allant de la pression financière au harcèlement. Cette question sera d’ailleurs examinée plus en profondeur dans le prochain (et dernier) billet de cette série.

30 ans d’AMECQ et Internet

L’AMECQ fêtera dans deux ans son 30è anniversaire. Yvan Noé Girouard souhaite que cette célébration soit tournée vers l’avenir plutôt que vers le passé, notamment en posant la question de l’utilisation des nouvelles technologies. D’ailleurs, au congrès de l’an prochain, une formation sur le journalisme Internet doit être donnée par le rédacteur en chef de Reflet de Société, Raymond Viger. Yvan Noé souhaite qu’il s’agisse d’un premier pas vers l’intégration progressive, respectueuse du rythme de chacun, des nouvelles technologies dans le monde de la presse communautaire.

Réactions et commentaires

Comment utilisez-vous les nouvelles technologies dans la production de vos journaux? Êtes-vous en faveur du déplacement vers l’Internet de la presse communautaire? Quels en sont selon vous les avantages et les inconvénients? Avez-vous accès à des services Internet de qualité dans votre région? Croyez-vous que l’AMECQ doit aider ses membres à utiliser les nouvelles technologies? Nous avons hâte de lire vos réponses.

Lire aussi: Financement des journaux communautaires, La relève des journaux communautaires et Intimidation, harcèlement et agressions dans la presse communautaire

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