Un homosexuel peut-il immigrer au Canada?

Homosexualité et immigration

Fuir son pays pour mieux vivre son orientation sexuelle

Dans le documentaire « Une dernière chance », nous suivons Zaki Sayid, un homme gai d’origine égyptienne, dans son quotidien à Montréal. À l’image des quatre autres protagonistes du documentaire, il a fui son pays d’origine puisqu’il y était persécuté en raison de son orientation sexuelle.

Anders Turgeon Dossiers Immigration, Homosexualité

Zaki Sayid est un jeune homme gai originaire d’Égypte dont l’existence se déroule maintenant à Montréal. Son récit débute dans les prisons égyptiennes, où il a été incarcéré en raison de son orientation sexuelle, pour se terminer au Canada. En 2002, par souci de faire respecter les « bonnes mœurs », le gouvernement égyptien se lance dans une campagne de répression contre les homosexuels. Zaki fait partie des victimes de cette répression.

Arrêté pour « débauche »

À la faveur d’une séance de clavardage sur un site web pour gais, Zaki obtient un rendez-vous avec un inconnu au Caire, la capitale égyptienne. Mais cet inconnu étant un policier, il se fait arrêter sur place. Après un interrogatoire dans un ascenseur, il subit un procès de cinq minutes au cours duquel il est condamné à 3 ans de prison et 3 ans de liberté surveillée.

Aussitôt sa condamnation annoncée, il est incarcéré dans un pénitencier surpeuplé. « J’ai été amené dans une prison où nous étions 250 personnes entassées dans un local grand comme une salle de classe. Nous devions dormir recroquevillés sur nous-mêmes et j’étais la cible d’insultes homophobes », relate-t-il.

Ayant été torturé lors de sa détention, Zaki préfère ne pas élaborer là-dessus. Ni même sur les exécutions matinales de condamnés à mort ayant lieu à côté de sa cellule. Mais sa gorge se noue et des larmes coulent le long de ses joues lorsqu’il évoque le moment où sa famille a tenté d’entrer en contact avec lui. « Je ne pouvais pas parler à ma famille et elle ne pouvait pas me rejoindre. C’était horrible », se rappelle-t-il entre deux sanglots.

Libéré grâce à l’intervention d’Amnistie Internationale

Pendant que Zaki est emprisonné, ses amis parlent de son cas à Amnistie Internationale. Avec son réseau consacré à la protection des droits des personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles et transsexuelles (LGBT), l’organisation travaillait déjà à la libération des homosexuels égyptiens avec le concours de Human Rights Watch.

Une campagne est aussitôt lancée et prend la forme de l’envoi de lettres de soutien, écrites par les militants d’Amnistie, pour les prisonniers égyptiens. La campagne inclut également l’envoi de lettres, pré-écrites par Amnistie Internationale, à l’endroit du président de l’Égypte Hosni Moubarak.

Selon Zaki, cette campagne contribue à le faire libérer. « Aux trois quarts de ma sentence, les autorités carcérales m’ont dit que je pouvais sortir à cause de ma bonne conduite. Mais je sais très bien que c’est plutôt à la suite des pressions internationales », plaide-t-il. Il bénéficie ensuite d’une semi-liberté durant laquelle il passe ses nuits dans un poste de police du Caire.

L’exil au Canada

Totalement libéré en janvier 2006, il ne se sent pourtant pas à l’aise de retourner dans sa région natale en Égypte. Son homosexualité ayant été révélée dans la foulée de la campagne d’Amnistie Internationale, sa famille insiste néanmoins pour qu’il mène une vie hétérosexuelle. « Lorsque je téléphone en Égypte, mes parents mettent continuellement de la pression sur moi pour que je trouve une femme avec qui me marier et fonder une famille », constate-t-il.

Zaki prend ainsi la décision d’émigrer au Canada en 2006 afin de bien vivre son homosexualité sans être inquiété par les autorités. Il aboutit à Montréal où il réside depuis ce temps. À la suite de ses démarches auprès de l’immigration, il obtient son statut de réfugié en 2007 sur les bases de l’histoire de son incarcération. Il fait ensuite des études à l’université Concordia où il obtient un baccalauréat en informatique.

Même s’il est en mesure de vivre librement son homosexualité au Canada, il s’ennuie quelquefois de son Égypte natal. Puisqu’il a immigré seul dans sa nouvelle patrie, il ne peut compter sur la présence immédiate de membres de sa famille. « Je m’ennuie de mes parents et de mes autres proches. Même si j’ai toujours peur de me faire rejeter par ceux-ci parce que je suis gai », confesse-t-il.

Les ressources LGBT montréalaises pour Zaki ne manquent pas. Il est impliqué dans Helem, une organisation pour gais et lesbiennes du Liban, qui aide également les homosexuels d’autres pays du Moyen-Orient dont l’Égypte. Il est ainsi en mesure de se créer une deuxième famille au sein de cet organisme.

Le documentaire « Une dernière chance »

Outre l’histoire de Zaki, le documentaire « Une dernière chance » suit quatre autres immigrants LGBT dans leur quête pour immigrer au Canada. Persécutés dans leur pays d’origine en raison de leur orientation sexuelle ou de leur changement d’identité sexuelle, ils espèrent trouver générosité et soutien dans leur nouvelle patrie.

À travers le suivi du quotidien des cinq demandeurs d’asile, des avocats et des associations communautaires LGBT témoignent en leur faveur. Ils se mobilisent également pour leur venir en aide. Parmi ces avocats et ces associations, il est possible de retrouver Noël St-Pierre, avocat spécialisé dans les causes relevant de l’immigration et des minorités sexuelles.

Produit par l’Office national du film du Canada (ONF), « Une dernière chance » est signé par le cinéaste acadien Paul-Émile d’Entremont. Ce dernier se spécialise dans les documentaires sur la quête identitaire et l’émancipation des individus.

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Quand un homme accouche

quand-un-homme-accouche-roman-cheminementRoman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.htmlPar la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

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Barrick Gold, Écosociété, Noir Canada: pillage, corruption et criminalité en Afrique

Noir Canada : pillage, corruption et criminalité en Afrique

Entente hors cours entre Barrick Gold et Noir Canada

Une réflexion sur la liberté d’expression, le droit de dénoncer les abus des grandes entreprises et du monde politique. Est-ce que l’argent permet de tout acheter? Une commission d’enquête est demandée.

Raymond Viger Dossiers Justice , International

barrick-gold-ecosociete-noir-canada-pillage-corruption-criminalite-afriqueLes auteurs Alain Deneault, Delphine Abadie et William Sacher publient aux Éditions Écosociété le livre Noir Canada. Pillage, corruption et criminalité en Afrique qui remporte le Prix Richard Arès en 2008. De plus, Noir Canada réclame une commission d’enquête indépendante qui ferait la lumière sur les nombreux cas d’abus qui auraient été commis en Afrique.

Les abus de Barrick Gold et Banro

Noir Canada dénonce des cas de déversements de produits toxiques dans les cours d’eau, de corruption politique, la présence des entreprises minières dans des zones de guerre créant des conséquences tragiques et d’autres cas d’abus impliquant les entreprises canadiennes et multinationales Barrick Gold et Banro.

Noir Canada s’appuie sur des sources crédibles dont des experts mandatés par le Conseil de sécurité de l’ONU ainsi que des organisations telles que Human Rights Watch et Amnistie internationale. Quelques-unes des actions dénoncées dans Noir Canada: déversements de produits toxiques dans des cours d’eau, corruption politique, mobilisation d’armées nationales pour déloger les civils…

Poursuite-bâillon

Selon Wikipédia la définition d’une poursuite-bâillon:

Une poursuite stratégique contre la mobilisation publique ou poursuite-bâillon est, en Amérique du Nord, une action en justice visant à entraver la participation politique et le militantisme. Il s’agit le plus souvent d’une poursuite civile pour raison diffamatoire, intentée contre un individu ou un organisme ayant pris parti dans le cadre d’un enjeu public. Le concept inclut également les menaces de poursuite, car le succès d’une telle opération ne découle pas tant d’une victoire devant les tribunaux que du processus lui-même, visant à intimider la partie défenderesse (celle attaquée) ou l’épuiser financièrement dans le but de la réduire au silence.

En avril 2008, la compagnie minière Barrick Gold intente une poursuite en diffamation contre les auteurs Alain Deneault, Delphine Abadie, William Sacher et les Éditions Écosociété pour 6 millions. De son côté, Baron poursuit les auteurs et Écosociété pour 5 millions.

Barrick Gold et Écosociété: entente hors cours

Pour mettre fin à la poursuite de Barrick Gold les Éditions Écosociété viennent de conclure une entente hors cour. En plus d’un montant d’argent, les Éditions Écosociété cessent la publication du livre Noir Canada.

Extraits du communiqué de presse émis par Écosociété:

Ce retrait ne saurait en rien constituer un désaveu du travail des auteures, Delphine Abadie, Alain Deneault et William Sacher, ou de l’éditeur. Son analyse du rôle des sociétés canadiennes en Afrique aura permis d’ouvrir un débat nécessaire sur le paradis judiciaire qu’est le Canada pour les entreprises minières mondiales et aura fait réaliser aux Canadien que leur épargne se trouve investie dans ces activités controversées. Les Éditions Écosociété restent convaincues que l’ouvrage Noir Canada méritait d’être publié. Écosociété et les auteures de Noir Canada continuent de réclamer la tenue d’une telle enquête.

Une nouvelle législation pour la liberté d’expression

Les démarches des Éditions Écosociété auront notamment contribué à l’adoption de la Loi modifiant le Code de procédure civile pour prévenir l’utilisation abusive des tribunaux et favoriser le respect de la liberté d’expression et la participation des citoyens au débat public, seule législation du genre en vigueur au Canada.

Les Éditions Écosociété entendent continuer leur travail d’éditeur critique, engagé et indépendant. Elles entendent continuer, malgré les menaces qui pèsent sur le livre et la pensée, à se prévaloir de leur liberté d’expression pour éclairer les citoyens sur un ensemble de questions d’intérêt public.

La poursuite de Barrick Gold, apparence d’abus

Avec ce règlement, les Éditions Écosociété et les auteures de Noir Canada comptent également se dégager d’un procès de 40 jours et de multiples procédures représentant en soi des coûts financiers, humains et moraux colossaux, malgré la provision pour frais de 143 000 $ que la juge Guylaine Beaugé a ordonné à Barrick Gold de leur verser le 12 août dernier. Elle concluait alors dans son jugement que la poursuite intentée présentait une apparence d’abus.

Un nouveau livre Faire l’économie de la haine

Les Éditions Écosociété entendent également continuer à publier l’auteur Alain Deneault, dont les écrits constituent une précieuse contribution à la pensée critique. D’ailleurs, elles annoncent d’ores et déjà la parution cet automne de son prochain ouvrage, Faire l’économie de la haine, un recueil de textes exposant les formes culturelles d’une « censure insidieuse » visant à empêcher des raisonnements critiques.

La poursuite de Banro

Les Éditions Écosociété et les auteures de Noir Canada font toujours face à une poursuite en diffamation de 5 millions de dollars, intentée par la multinationale Banro en Ontario. Ils sont toujours en attente d’une décision de la Cour suprême du Canada afin de rapatrier la poursuite au Québec, l’Ontario n’ayant pas encore adopté de loi contre les poursuites-bâillons. Un débat urgent doit avoir lieu sur l’accès à la justice et les coûts faramineux qu’elle implique.

Pierre Noreau, « Le pouvoir…contre le savoir ? », Le Devoir, 10 décembre 2010

Les auteurs de Noir Canada n’ont sans doute rien fait de plus que le travail auquel on s’attend des penseurs et des chercheurs au sein de chaque collectivité. Derrière la poursuite dont ils sont l’objet, demeure une question fondamentale: peut-on encore être critique dans notre société? Le pouvoir (et l’argent) doit-il toujours l’emporter sur le droit de savoir, ou du moins sur le droit de s’interroger publiquement? Au-delà de ce que recouvre la notion d’atteinte à la réputation, c’est donc l’avenir de la pensée qui se jouera ici.

Combien de nos placements et de nos régimes de retraite sont investis dans Barrick Gold ou d’autres qui ont les mêmes comportements? Se faisant, sommes-nous complice de Barrick Gold?

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Concert de piano

Pour une 5e année consécutive, Ginette Charest-Cyr et ses étudiants de piano ont dédié leur concert de fin d’année au financement de notre organisme, le Journal de la Rue. Félicitations à tous pour votre merveilleux travail. Merci pour cette invitation que vous nous faites à Danielle et moi.

Raymond Viger   Dossier Spectacle de financement.

piano-concert-ginette-cyr-charest-musique-art Voici le message que les jeunes aimeraient adresser aux Nations Unies:

Arnaud et Justine sont au primaire. Pour Arnaud, l’environnement et le respect des différences sont des plus importants. Il apprécie un projet à son école qui est affiliée à l’UNESCO. Justine aimerait que nous puissions empêcher la pauvreté.

Pour les étudiants du secondaire:
Noah voudrait qu’on fasse plus attention à la planète et prendre soin de l’environnement.

Laurence voudrait entreprendre des études collégiales en musique à l’école Vincent-D’Indy. Afin d’éviter les abus sur notre planète, elle souhaiterait une plus grande protection des forêts et de l’environnement.

Sylvestre travaille déjà pour Amnistie internationale. Liberté et égalité sont pour lui des valeurs importantes.

Noémie voudrait qu’on veille à ce qu’il n’y ait plus de pauvreté dans le monde.

Laurence souhaite que tout le monde puisse manger.

Élisabeth a comme objectif de contrer la violence sous toutes ses formes: en partant de la violence conjugale jusqu’aux guerres, au racisme…

Laurence souligne qu’on ne devrait pas attendre qu’il y ait des cataclysmes pour venir en aide aux pays que nous savons défavorisés.

Jeanne entre à l’école secondaire et souhaiterait que les grands de ce monde veillent ardemment à ce qu’il n’y ait pas de peuples qui souffrent de famine.

Marianne souhaiterait que les autorités de ce monde veillent à contrer la famine sur la planète.

Karyne est sensible à tout ce qui a trait à la justice.

Geneviève et Dylan font des études collégiales. Pour Geneviève, il serait important que tout être humain ait de l’eau potable. L’eau c’est la vie. Par ailleurs, tous les gestes d’entraide sont importants. Dylan, tant qu’à lui, nous dit qu’il faut moins de milliards pour nourrir l’humanité que tout ce qui est accordé à la technologie et à l’armement. Changer c’est d’abord à chacun d’y voir par soi-même.

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Droits des enfants

La Journée nationale de l’enfant

Célébrer la Journée nationale de l’enfant, c’est confirmer le rôle essentiel que doivent jouer les enfants dans leur propre vie et celle de leur collectivité, c’est reconnaître qu’ils sont des citoyens à part entière qui peuvent, et doivent contribuer de façon significative aux décisions qui permettront que leur pays soit digne des enfants. Malgré tout, les Etats-Unis bafouent les droits des enfants.

Par Mario St-Pierre        Dossier   Famille

enfant_bebe_journee_nationale_de_l_enfant_famille Nos voisins du pays de l’Oncle Sam prétendent être les grands défenseurs des droits de humains, déclarent la guerre au nom de la liberté et revendiquent le titre de policiers du monde. Pourtant, ils s’entêtent à ne pas ratifier la Convention relative aux droits de l’enfant . La peine de mort, l’emprisonnement à vie et les droits des adultes semblent primer sur le respect de leurs propres enfants.

Avec la Somalie les Etats-Unis sont les seuls à ne pas avoir ratifié la Convention relative aux droits de l’enfant qui célèbre son 15e anniversaire cette année. En fait, 25 États américains refusent d’abolir la peine de mort pour des crimes commis par des mineurs, des handicapés ou des mineurs atteints de maladies mentales reconnues. De telles pratiques vont carrément à l’encontre de la convention qui prône, entre autres, le droit à la vie et le meilleur intérêt possible de l’enfant. Plus particulièrement l’article 37 de la Convention qui protège l’enfant contre toute forme de peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants y compris la peine capitale ou l’emprisonnement à vie sans liberté de libération.

Les États-Unis et les droits internationaux

Les Etats-Unis ont du mal à s’engager face à ce document de droits internationaux. La première raison mise de l’avant stipule que la convention fragilise le droit des parents sur les enfants. On jumelle cet argument à l’avortement. Il faut souligner que les Etats-Unis s’opposent à l’avortement en propageant l’idée de l’abstinence sexuelle comme solution miracle. De nombreux lobbies, soutenus par le Sénateur Jesse Helms, laissent croire que cette Convention brime les parents. On le surnomme «sénateur du non» pour son opposition systématique aux traités internationaux. Il a quitté ses fonctions en janvier 2003. Après avoir consacré sa dernière année au Congrès américain pour lutter contre le sida. Atteint d’un cancer et d’une maladie musculaire l’obligeant à utiliser une chaise roulante, Monsieur le Sénateur aurait-il eu des remords face à ses positions intransigeantes? Osons espérer que oui!

En mai 2002, plus de 7 000 personnes provenant du monde entier se sont rassemblées à New-York pour prendre part à la Session extraordinaire des Nations Unies sur les enfants, la plus importante jamais réalisée. Mais encore là, les Etats-Unis ont largement handicapé l’événement en s’opposant à toutes référence à la Convention. En décembre 2003, les Etats-Unis ont fait savoir qu’ils désiraient ratifier la Convention mais qu’ils souhaitaient auparavant déposer une réserve sur l’article 37 qui condamne le recours à la peine de mort contre les enfants. Certains des 25 États américains, qui conservent la peine capitale dans leur arsenal juridique applicable à des mineurs, n’hésitent pas à l’appliquer concrètement. N’ayant visiblement rien compris à l’essence même de la Convention, leur demande a été rejetée.

Au nom de la liberté, combien d’autres décisions nos voisins justifient : guerre, tuerie d’innocents, refus de protéger des gens en situation de pauvreté… Comment, en tant que société sensible aux droits fondamentaux, pouvons-nous tolérer ces comportements? Imaginez, un instant, qu’au Québec l’on mette à mort un enfant pour un crime commis. Nous assisterions à tout un tollé de protestations et d’indignation de toutes parts. Il faut dénoncer cette « toute puissance américaine » qui ne respecte aucun droit humain fondamental en déclarant la guerre à qui mieux mieux, en tuant, en laissant mourir des enfants dans leur propre pays. Le Président Bush dénonce l’avortement mais il se garde bien le droit de tuer des enfants de leur vivant!

Des centaines de jeunes condamnés à mort

Une vingtaine d’États américains dont le Texas, ont recours à la peine capitale pour des personnes qui ont commis des crimes alors qu’ils étaient mineurs ou, dans certains cas sont exécutés alors qu’ils n’ont pas encore 18 ans.

La section canadienne francophone d’Amnistie internationale nous invite à écrire au Gouverneur du Texas pour demander de commuer les sentences de mort prononcées contre tous les mineurs.

Consulter le site: www.amnistie.qc.ca ou par téléphone: (514) 766-9766

NDLR: Les États-Unis sont contre le Tribunal international. Ils ne veulent pas être jugé par d’autres gouvernement. De plus, le processus juridique pour ratifier et signer une entente internationale est très lourd. Les États-Unis ont mis 30 ans pour ratifier la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide. Après 17 ans, ils n’ont pas encore ratifier la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes! Malgré tout, ils peuvent prendre la décision d’attaquer un pays beaucoup plus rapidement.

«Ceux qui prétendent conférer la légitimité doivent eux-mêmes l’incarner; ceux qui invoquent le droit international doivent eux-mêmes s’y soumettre.» Extrait du message du Secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, 21 septembre 2004.

Regroupement des organismes Espace du Québec

Le 20 novembre est la journée consacrée aux enfants. Cette date a été désignée suite à l’adoption par l’Organisation des Nations Unies (ONU), de la Déclaration et de la Convention des droits de l’enfant.

Il est essentiel de promouvoir des rapports égalitaires et basés sur le respect entre les adultes et les enfants. Prenons le temps aujourd’hui de faire quelque chose de spécial avec notre enfant, pour lui démontrer qu’il est important et qu’il occupe une place essentielle dans notre vie.

Aujourd’hui, prenons le temps…

  • de lui préparer un repas aux chandelles avec, comme musique d’ambiance, son disque favori.…
  • de lui réserver un «vrai 15 minutes» pour jouer avec lui…
  • de lui raconter de beaux souvenirs lorsqu’il était bébé (ses premières dents, ses premiers pas…)…
  • de l’écouter, l’encourager et s’émerveiller de tout ce qu’il a à offrir et du sens particulier qu’il donne à notre vie…
  • et particulièrement aujourd’hui, pensons à lui dire combien nous l’aimons.

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l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelle L’amour en 3 dimensions. Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Amnistie Internationale VS l’exposition Bodies de Montréal et de Québec

Amnistie Internationale VS l’exposition Bodies de Montréal et de Québec

Raymond Viger    Dossier Culture

exposition-bodies-premier-exhibitions-corps-humains Lors de l’émission Dumont 360 sur l’éthique de l’exposition Bodies, il avait été dit que le promoteur, Premier Exhibitions, afficherait clairement un avis mentionnant que la provenance et l’acceptation des corps humains servant à l’exposition Bodies ne pouvaient pas être garanti. Contrairement à l’exposition Bodies à New York où un juge avait forcé Premier Exhibitions à poser cet avis, rien n’a encore été fait ni pour l’exposition Bodies de Québec, ni pour celle de Montréal au Centre Eaton. Amnistie Internationale a fait parvenir ce communiqué de presse pour s’indigner, une fois de plus, contre le manque de coopération des organisateurs de l’exposition Bodies.

Le public toujours tenu dans l’ignorance sur l’origine des corps de l’exposition Bodies

Montréal, le 26 octobre 2009 – Amnistie internationale Canada francophone réitère sa très grande préoccupation quant à l’exposition Bodies présentée au Centre Eaton de Montréal depuis le 23 octobre, et à Québec depuis juin dernier au Pavillon de l’Espace 400e.Contrairement à ce qui a été rapporté ces derniers jours, et malgré la demande expresse d’Amnistie internationale et de la Commission de l’éthique, de la science et de la technologie du Québec, Premier Exhibitions n’a toujours pas affiché un avertissement à l’entrée de ses deux expositions quant à l’origine exacte des corps et des organes exposés. Amnistie internationale demande également que le même avis soit mis sur le site web de l’exposition (expobodies.ca) afin que les gens puissent faire un choix éclairé et informé avant de visiter l’exposition, ce qui n’apparait pas en ce moment.Des représentants d’Amnistie ont rencontré les organisateurs de l’exposition jeudi dernier, mais ces derniers n’ont pas été en mesure de certifier que les cadavres et organes présentés ne proviennent pas de condamnés à mort chinois ou de prisonniers sur lesquels un prélèvement d’organes a été fait. Ils ne peuvent également pas confirmer que ces personnes ont donné leur consentement à ce que leur cadavre ou leurs organes soit ainsi exposés devant le monde entier. Ils se fient exclusivement à leur partenaire chinois de Dalian en Chine et aux assurances du Bureau chinois de police.prisonniers-chinois-exposition-bodies-corps-humains L’origine des corps et organes demeure donc pour le moins douteuse. La Chine détient le triste record du plus grand nombre de condamnations à mort dans le monde, avec un processus judiciaire inéquitable et injuste où les aveux obtenus sous la torture sont bien documentés. Il existe aussi un véritable trafic d’organes de personnes exécutées dans ce pays, ce que même les responsables du Ministère de la Santé en Chine ont admis ces dernières années.À New-York, un juge a obligé les organisateurs de cette exposition à indiquer clairement à l’entrée et sur leur site web, que l’origine des corps présentés n’était pas connue de façon certaine et qu’ils n’avaient pu vérifier de manière indépendante celle des organes.Amnistie internationale exhorte donc Premier Exhibitions à afficher immédiatement, en français et en anglais, à l’entrée de l’exposition, ainsi que sur le site web (expobodies.ca), un avertissement aux visiteurs à cet effet.Dans l’éventualité contraire, Amnistie internationale continuera de faire pression sur les organisateurs et de sensibiliser la population à ce sujet.

Avertissement mis sur le site web de Premier Exhibition (http://www.prxi.com/nycdisc) suite à une demande d’un juge américain :

jugement-new-york-exposition-bodies-corps-humains This exhibit displays human remains of Chinese citizens or residents which were originally received by the Chinese Bureau of Police. The Chinese Bureau of Police may receive bodies from Chinese prisons. Premier cannot independently verify that the human remains you are viewing are not those of persons who were incarcerated in Chinese prisons.

This exhibit displays full body cadavers as well as human body parts, organs, fetuses and embryos that come from cadavers of Chinese citizens or residents. With respect to the human parts, organs, fetuses and embryos you are viewing, Premier relies solely on the representations of its Chinese partners and cannot independently verify that they do not belong to persons executed while incarcerated in Chinese prisons.

Traduction :

Cette exposition présente des restes humains de citoyens ou de résidants chinois qui ont été initialement obtenus par le Bureau chinois de police. Le Bureau chinois de police peut recevoir des corps provenant de prisons chinoises. Premier Exhibitions ne peut pas vérifier de façon indépendante si les restes humains que vous voyez ne sont pas ceux de personnes qui ont été incarcérées en Chine.

Cette exposition montre des cadavres entiers ainsi que des membres, organes, fœtus et embryons humains qui proviennent de cadavres de citoyens ou résidants chinois. En ce qui a trait aux membres, organes, fœtus et embryons humains que vous voyez, Premier Exhibitions se fie uniquement aux garanties avancées par ses partenaires chinois et n’est pas en mesure de confirmer indépendamment qu’ils n’appartiennent pas à des personnes exécutées alors qu’elles étaient incarcérées dans des prisons chinoises.

L’émission Dumont 360 sur l’exposition Bodies et les corps humains, prisonniers chinois?

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Concert bénéfice pour le Café-Graffiti

orchestre-symphonique-pop-de-montreal-concert-benefice 50 musiciens de l’Orchestre symphonique pop de Montréal nous présenteront un répertoire de musique de films tels que Spiderman, Mission Impossible, James Bond… Sept danseurs de Breakdance seront présents sur scène avec l’orchestre symphonique. Le 28 novembre à 19:30 heures à l’Église St-Jean-Baptiste.Pour le prix d’un spectacle, vous soutenez un organisme jeune, intense et dynamique. Pour l’achet de vos billets du Concerto aHÉROSol, par téléphone au (514) 256-9000, sur le site Internet de l’organisme ou encore sur le Réseau Admission.Pour plus d’informations sur le concerto en aHÉROSol de l’Orchestre symphonique pop de Montréal.

Exposition de corps humain: Bodies L’exposition VS Amnistie internationale

Exposition de corps humain: Bodies L’exposition VS Amnistie internationale

bodies-l-exposition-corps-humains-exposes Prisonniers chinois? Problème d’éthique et de morale? Art ou éducation?

Raymond Viger    Dossier Culture

Bodies… L’exposition, après un été au Pavillon d’Espace 400e au Port de Québec, Bodies… L’exposition s’installera vendredi au Centre d’Exposition de Montréal au Centre Eaton de Montréal.

Amnistie internationale demandera le boycott de l’exposition si une entente avec  l’organisateur américain Premier Exhibitions et la commission de l’éthique, de la science et de la technologie du Québec pour que soit affiché un avertissement aux spectateurs comme quoi les corps exposés pourraient provenir de prisonniers chinois.

Je répète LES CORPS EXPOSÉS POURRAIENT PROVENIR DE PRISONNIERS CHINOIS!!! Quand on connait le nombre de prisonniers politiques qui ont été injustement tués, ce n’est pas très invitant d’encourager  Bodies… L’exposition.

Donner son corps à la science, pas de problème et j’encourage le geste. Qu’on me coupe en petits morceaux pour un don d’organe ou encore pour pprisonniers-chinois-exposition-bodiesermettre aux futurs médecins de se pratiquer, ma conscience, mes principes et mes valeurs ne sont pas attaqués. Mais découper un être humain pour en faire une exposition, j’ai un problème. A-t-on l’autorisation écrite de tous les anciens propriétaires de ces corps pour les exposer comme on le fait pour faire un don d’organe?

Bodies… L’exposition: est-ce de l’art?

Les organisateurs ne sont pas convaincants sur ce point. Leurs arguments se limitant au bienfait de prévention contre le tabagisme ou nos mauvaises habitudes de vie, on parle ici d’éducation et rien d’artistique.

Question morale et éthique?

prisonniers-chinois-exposition-bodies-tiananmen-square-hero Mais d’où proviennent les corps qui auront servi à Bodies… L’exposition? Amnistie internationale demande que l’on inscrive: Les corps exposés pourraient provenir de prisonniers chinois. Un peu comme on inscrit sur un aliment qu’il pourrait contenir des traces d’arachides!!!

Finalement, mon corps pourrait se retrouver, contre ma volonté, dans cette exposition. Si je fais un voyage en Chine et que je continues à tenir mon blogue, les autorités chinoises pourraient me faire prisonnier. Je pourrais mystérieusement disparaître et me retrouver, anonymement dans Bodies… L’exposition.

Le débat est lancé. Le tout sera entendu aujourd’hui lors de l’émission Dumont 360 au Canal V (l’ancien TQS).

Que dirait le public si on faisait une exposition avec de vrais animaux disséqués? Accepterions-nous que notre chat ou notre chien soit mis en morceaux pour faire une exposition? Si on ne peut l’accepter pour nos animaux de compagnies, pourquoi l’accepter pour des humains?

PS 22 octobre 2009 21:30 heures: Je reviens de l’émission Dumont 360. Richard Petit était aussi présent pour donner la contrepartie. Un des arguments de Richard Petit était que les corps de Bodies… L’exposition ne sont pas pires que les momies que l’on trouve et que l’on expose dans les musées. Si les droits d’auteur des chansons de Richard Petit sont protégés pendant 50 ans après sa mort avant de devenir public, pourquoi mon corps ne le serait pas?

Richard Petit a ensuite souligné que personne ne fait d’histoire sur l’exposition du coeur du Frère André à l’Oratoire St-Joseph. Sur ce point, ma conjointe Danielle me souligne que les Frères font, non seulement le voeu de pauvreté et que toute leurs possessions sont propriétés de la communauté, mais que cela inclus aussi leur corps. La communauté peut donc autoriser, comme c’est le cas avec le Frère André, d’exposer son coeur.

Autres textes sur la continuité de cette histoire: Boycott d’Amnistie internationale envers l’exposition de corps humains Bodies

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