Rencontre avec le clown Dézo

Pour se souvenir des fêtes de quartier

Dézo, un précurseur des arts de la rue à Montréal, était en fin de vie lorsque nous l’avons rencontré en septembre dernier, mais il ne souhaitait pas qu’on en fasse un mélodrame. Il est décédé trois semaines plus tard, le 1er octobre. Hommage à un artiste. Et à travers lui, à tous ceux qui ont contribué aux fêtes de quartier, à l’origine des arts de la rue.

Normand Charest        Dossier CultureCirque du Soleil

dezo clown seul jean-pierre desaulniers

Naissance de Dézo

«Je suis né à côté de la traque, à Trois-Rivières en 1946, et je suis resté à côté de la traque. C’est le propre d’un artiste de ne pas rallier les rangs. Dans le clown, il y a aussi de cela: une contestation sociale.»

Après ses études, Jean-Pierre Desaulniers s’installe à Vancouver. Il travaille à la radio de Radio-Canada, dans un studio minuscule. «Je faisais une émission d’affaires publiques, mais j’ai réalisé que je n’étais pas qualifié pour parler d’économie. J’ai laissé l’emploi.»

Une copine fait partie d’un groupe nommé «Circus Minimus», une parodie de cirque qui fait des spectacles pour les enfants dans les parcs. «Ils me demandent de me joindre à eux comme chauffeur. Puis un jour, de remplacer une fille absente. Après le numéro, on me dit que j’ai été bon, alors je continue. Dans le ferry qui me mène de Victoria à Vancouver, je comprends que je viens de trouver ce que je voulais faire.

«Je reprends ma vieille trompette et j’apprends par moi-même comment jouer devant les foules. Le personnage Dézo est en train de naître. Et on le verra toujours avec un instrument de musique: la trompette, le violon, l’accordéon…»

Carré Saint-Louis: Miron, Godin, Jutra

clown dezo jean-pierre desaulniers fête de rue cirque«J’ai rencontré le poète Gaston Miron qui m’a présenté à Gérald Godin, un autre poète alors ministre. C’était en 1985, autour du Carré Saint-Louis. Godin m’a remis plus tard une bourse, puisée dans son budget discrétionnaire de ministre. J’étais à ses funérailles. Selon ses désirs, une fanfare portugaise suivait le cortège, et une fanfare des fêtes de quartier le précédait, avec des gens comme François Gourd (clown, cinéaste, politicien du très surréaliste parti Rhinocéros).»

«J’ai travaillé avec Claude Jutra sur le film Un petit bonhomme de chemin, qui n’a pas été terminé. C’était sur les amuseurs publics et on filmait au Carré Saint-Louis. En cours de route, le projet s’est transformé en une série de courts métrages. Mais la chicane a pris et le ou les films ne se sont jamais rendus au montage. Ç’a beaucoup attristé Jutra.»

Avant le Cirque du Soleil et Juste pour rire

clown dezo jean-pierre desaulniers cirque art rue fête foraineÀ l’époque, Dézo voyage beaucoup. Il fait partie d’un réseau d’amuseurs qui s’activent dans les rues, dans les fêtes de quartier, dix ans avant la naissance du Cirque du Soleil. Cela le déçoit qu’on ait oublié tous ces précurseurs: Chocolat (Rodrigue Tremblay), Chatouille (Sonia Côté) et les autres.

«Au début des années 1980, Guy Laliberté me demande de participer à des spectacles à Baie-Saint-Paul.» Mais Dézo conservera toujours sa liberté, et lorsqu’il travaillera avec le Cirque du Soleil, ce sera d’une façon autonome.

En 1984, Dézo est invité au Printemps de Bourges, en France, un grand festival avec des noms comme Francis Cabrel et Renaud. La même année, il participe à l’événement «Québec 84» à Saint-Malo. Puis à Rennes, il dit non à Rozon qui veut l’embarquer dans «La grande rencontre», avant la naissance de «Juste pour rire». «Dézo, c’est un petit clown tout en douceur, il n’est pas à sa place dans les grands spectacles.»sera toujours de manière indépendante. «Laliberté, c’est un petit gars comme les autres, comme tous nous autres. Ce n’est pas lui qui a tout inventé.»

Reconnaissance : on oublie trop vite

En 1988, il reçoit l’Ordre de la Fleur des organisateurs du 21e Festival d’été de Québec: «Le Festival», pouvait-on lire dans le communiqué de presse, «s’est toujours fait l’ardent défenseur des artistes de la rue qui, chaque été, transforment Québec en un théâtre de rêve où les rires se mêlent à l’étonnement. Dézo, figure de proue des arts de la rue à Québec a participé fidèlement pendant de nombreuses années à donner une âme vibrante au Festival» (Paulette Dufour).

Il est touché par le fait que l’on reconnaisse ainsi, pour une première fois, l’art du clown. Et doublement par le fait qu’on ait remis cette même récompense à Félix Leclerc, l’année précédente.

En 2002, à Rennes, il reçoit aussi une médaille pour sa contribution aux arts de la rue. Voici ce qu’écrivait un journal local à ce propos, sous le titre «Vingt ans après»: «Les fidèles des Tombées de la nuit se souviennent sans doute du clown Dézo, qui avait marqué de sa présence les premières éditions du festival, dans les années quatre-vingt. Le public rennais avait été conquis par cet artiste québécois… qui avait de son côté gardé une certaine tendresse pour la capitale bretonne. Dézo est venu récemment faire le marathon de Paris. Edmond Hervé a tenu à profiter de son passage en France, pour l’accueillir à l’hôtel de ville.»

Ces reconnaissances font plaisir, mais on oublie trop facilement les fêtes de quartier de l’époque, pense-t-il, les amuseurs qui étaient là avant les grands événements commerciaux, comme ceux du Cirque du Soleil ou de Juste pour rire. On demeure sans cesse dans la nouveauté, et il ne reste plus de place pour ce qui était là avant.

Se changer soi-même, sans attendre

«Je lis Edgar Morin. À 92 ans, il écrit comme un jeune. Il nous dit : changez les choses, mais changez-vous vous-mêmes en premier, et tout de suite. N’allez plus au MacDo, ne jetez plus vos papiers dans les rues.»

«Pour moi, l’engagement social est important. Si tu restes devant ta télé, c’est certain qu’il ne se passera rien. Michel Chartrand et sa femme Simonne Monet ont agi jusqu’à leur mort pour que les choses changent.»

Rire comme des enfants

«J’ai fait une belle vie. Je ne veux pas qu’on pleure sur mon sort. Je demeure toujours le même à l’intérieur, ce qui inclut le petit garçon que j’ai été.»

À la fin de la rencontre, je lui remets ma carte de visite. Il la regarde et me la redonne en me disant qu’elle est imprimée à l’envers. Il l’a seulement tournée vers le haut, mais son vieux truc de clown fonctionne et je ris. Étonnement, candeur : voilà tout l’art du clown.

Je me prépare à partir avec mes notes. «Faites ce que vous voulez avec tout ça, me dit-il. Gardez l’essentiel. Et si je n’ai pas le temps de lire votre article avant de m’en aller, ce n’est pas grave. Je vais le ressentir de toute façon.» Il aura eu le temps de le lire. Et de trouver la première version un peu trop sentimentale. Je l’ai corrigé, pour que Dézo nous quitte avec un sourire.

Autres textes sur Culture

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Fyevel break dance et graffiti

Fyevel, break dance et graffiti

Lisa Melia……DOSSIERS Hip HopBreak-dance ET Graffiti

Tour d’horizon des arts de la rue – Chronique n°4. Cette semaine, rencontre avec le breakdancer Fyevel, qui fait aussi du graffiti.

breakdanceDesigner graphique de métier, Fyevel fait aussi, à ses heures perdues, du breakdance et accessoirement du graffiti. A 11 ans, en 1998, il entre pour la première fois dans le Café Graffiti. Aujourd’hui, à 22 ans, il continue de danser avec le breakdancer Johnny Skywalker et organise avec lui des évènements de danse tel que le Call-Out, qui a eu lieu récemment.

Les découvertes au Café-Graffiti

Fyevel, de son vrai nom Eric, a fait ses études en design graphique au Cégep de Montréal avant de travailler un an pour le Journal de Montréal. Il est depuis chez Reebok. Côté danse, c’est au Café-Graffiti qu’il a tout appris, «pas seulement le breakdance, mais beaucoup de choses de la vie aussi.» Avec les Tactical Crew, il fait ses premières armes et participe à l’organisation d’évènements tels que WAR IS WAR, des productions 3 times dope, devenu Call-Out.

Il a appris avec eux à aimer la danse et en a fait beaucoup jusqu’au jour où il s’est brisé la main gauche. Etant gaucher, c’était un véritable problème puisque ses mains sont ses outils de travail. Il lui a fallu trois mois de rééducation pour écrire de nouveau. Il veut néanmoins continuer à s’impliquer dans le breakdance: «la danse est une façon pour moi de breakdancem’extravertir et de rester en forme.»

Recommencer le graffiti

Côté graphique, il a fait du graffiti pendant quelques temps, mais n’a pas peint depuis longtemps. C’est d’ailleurs l’un de  ses projets: il veut recommencer à peindre sur toile et se remettre à la sérigraphie. Il est influencé par les réalisations d’artistes tels quel Shepard Fairey, 123 Klan, D*face, et le site Wooster collective qui rassemble les travaux de plusieurs artistes. «Je les suis religieusement!», dit-il, en précisant qu’il y a trop de personne qu’il apprécie pour pouvoir tous les nommer.

Pour l’avenir, il veut surtout continuer à participer à des évènements de breakdance. Ils lui ont apporté beaucoup: une passion, mais aussi des connaissances précieuses en organisation évènementielle. «Le break, c’est tout simplement attirant. Quand on entend la musique, on a envie de se lancer!»

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Graffiti calligraphie arabe d’El Seed

Graffiti arabe et l’Islam

Graffiti calligraphié: El Seed

Lisa Melia       DOSSIERS GraffitiCulture ET Hip-hop

Tour d’horizon des arts de la rue – Chronique n°3. Rencontre avec le graffeur El Seed, qui mêle dans son art culture urbaine et culture arabo-musulmane.

Qu’ont en commun calligraphie arabe et graffiti? C’est une question que ne se pose pas El Seed, un artiste né en France d’origine tunisienne qui graffe de l’arabe calligraphié sur tous supports.

graffiteur El Seed graffiti d'AustralieDe Paris à Montréal

El Seed parle et écrit l’arabe. Il a appris dans des cours du soir, mais il découvre et apprend la calligraphie en autodidacte. «Je n’ai pas le parcours classique du graffeur» dit-il. Il s’est impliqué très tôt dans la culture hip hop, a fait pas mal de breakdance, son domaine de prédilection restant toutefois le graffiti.

C’est en 1998 qu’il commence, mais il s’arrête car il n’y a pas de murs légaux en France, sur lesquels les artistes peuvent s’exprimer, et cela lui pèse. Il part deux ans à New York, pendant lesquels il ne touche presque plus une canne. Il continue un peu à peindre, mais uniquement sur des supports légaux. A Montréal depuis un an maintenant, il recommence à peindre après sa rencontre avec le graffeur Hest qui l’a relancé.

Son influence principale vient bien sûr de la calligraphie arabe, et d’artistes comme le calligraphe irakien Hassan Massoudy. Le graffiti est un art relativement jeune, alors que la calligraphie arabe est beaucoup plus vieille. Comme le Coran prohibe la représentation vivante, c’est l’écriture qui est devenue un art dans les cultures arabo-musulmanes. Il s’inspire ainsi des calligraphies classiques, et y apporte une touche contemporaine, le graffiti.

Graffiti: entre liberté et partagegraffiti hip hop el seed

Son art représente beaucoup pour lui. «C’est comme la course à pied: c’est la liberté, tu t’évades, il n’y a pas de règles.» C’est également un challenge, car il a la volonté de toujours se surpasser et de placer la barre plus haut. Enfin, c’est un moyen de partager et de revenir aux origines. «C’est pour soi, mais toujours dans un but de partage», dit-il.

Faire découvrir sa culture

L’objectif d’El Seed est aussi de sensibiliser à la culture arabo-musulmane et de la “dédiaboliser”. L’islam est devenu synonyme de danger et de terrorisme, un amalgame qu’il dénonce. Il refuse pour autant de parler au nom d’un groupe particulier. Il veut plutôt être une vitrine de sa culture et partager sa richesse.

el-seed-graffiti-arabe-graffer-graff-hiphop-arabe-elseedEl Seed signifie «l’homme», en arabe, et le mot «seed» veut dire «graine» en anglais. Une traduction lourde de sens pour l’artiste, car la graine représente la vie, plantée dans la terre et qui a besoin de lumière pour grandir: «sème ton art pour récolter demain!» La volonté de faire découvrir la culture arabo-musulmane est pour lui une attitude globale qui dépasse le seul graffiti. Les gens ne comprennent souvent pas la signification exacte de ses graffitis. «Mais ce n’est pas grave. C’est l’universalité de l’art, tu n’as pas besoin de comprendre.»

El Seed a participé au vernissage Renaissance organisé par le graffiteur Arpi en 2009.

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Rencontre avec Nawlz: Graffeur du monde

Rencontre avec Nawlz: Graffeur du monde

Lisa Melia DOSSIER GraffitiHip-hop ET Internet

Tour d’horizon des arts de la rue – Chronique n°2. Aujourd’hui, rencontre avec le graffeur Nawlz, qui, entre deux voyages d’un bout à l’autre de la planète, a fait une escale au Café Graffiti pour apporter y sa contribution et son talent. À «seulement» 28 ans, son expérience professionnelle et sa créativité impressionnent. Portrait d’un artiste globe-trotter.

Son parcours et ses débuts

Au Café Graffiti, l’un des tableaux de l’exposition Renaissance, organisée par le graffeur Arpi et qui s’est achevée le 20 avril, porte la signature de Nawlz. Mais il ne faut pas s’y tromper: Nawlz n’est pas un habitué du Café, il n’est même pas Québécois. Il est Australien et parcourt le monde en quête d’inspiration et de découverte. De son vrai nom Stuart Campbell, il est né à Burnie, en Tasmanie, une île océanienne au sud de la côte australienne. Il étudie le design multimédia jusqu’en 1999, ce qui lui donne une technique de base pour son art et il commence à travailler peu après. «Entre 1999 et 2002, c’était une période très particulière, celle du boom de l’Internet», raconte-t-il. Stuart surfe alors sur cette nouvelle vague qui lui donne des opportunités très intéressante. A 19 ans, il refait le site du constructeur automobile Honda.

Cependant, l’un de ses projets les plus importants à ce jour est la création du site du National Australian Museum. Il a mis au point un programme interactif éducatif pour les enfants. Surtout, il a travaillé sur un mural numérisé de 50 mètres qu’il devait aussi rendre interactif. La fresque représentait deux siècles de relations entre la Chine et l’Australie et regorgeait de détails. Le travail précis et nawlz2important du jeune Stuart permet maintenant à l’internaute de naviguer sur l’image comme il le souhaite et d’obtenir les informations sur ce qui l’intéresse. Nawlz explique que ce projet est sa première référence, car l’expérience lui a permis d’acquérir beaucoup de connaissances qui lui servent encore aujourd’hui.

Un projet spécial: la bande dessinée

Depuis 2003, il travaille de façon autonome. Son projet actuel allie ce qu’il a appris de ses précédentes réalisations et son intérêt pour la bande dessinée. En effet, il a crée une bd totalement interactive, mêlant dessins, sons et musiques. Le lecteur se laisse alors guider au fil des animations et des rebondissements de l’histoire. C’est en décembre 2007 qu’il a commencé à mettre en ligne le comic. Côté influences, il nomme les auteurs américains de romans de science fiction Philip K. Dick et William Gibson. Ce dernier en particulier «avait une vision du futur de l’internet très intéressante et encore pertinente aujourd’hui.» Pour le visuel, il cite le manga Akira, de Katsuhiro Ôtomo, et le film d’animation Ghost in the shell, de Mamoru Oshii, véritables références du genre.

Travailler depuis n’importe quel point du globe

Stuart travaille également pour diverses compagnies un peu partout dans le monde. Depuis l’Australie, il est employé par des entreprises anglaises et américaines. Il réalise, grâce à ses différents projets, qu’il est capable de travailler depuis n’importe quel point du globe, pour quelqu’un qui peut se trouver n’importe où. C’est ainsi qu’en 2007, il commence un projet pour l’armée australienne sur les programmes d’entraînement et d’apprentissage. Il doit centraliser l’information et la rendre visible pour des personnes qui se trouvent à des milliers de kilomètres. Le salaire de cet emploi lui permet encore aujourd’hui de s’adonner à une autre de ses passions: voyager.

Vivre en voyageant

«Je suis amoureux de la planète», dit-il quand on lui demande ce qu’il retire de ses voyages. Il a vu le Vietnam, la Thaïlande, le Japon, l’Inde, la Chine, le Népal, le Tibet, le Royaume-Uni, les États-Unis, le Canada et l’Islande. Il aime découvrir de nouvelles parties du globe, les gens et les cultures. «Il y a des étrangetés et des choses uniques que l’on ne peut voir qu’à un endroit précis.» Se trouver quelque part où il n’y a rien d’autres à dire que «wow», ça laisse une marque et ça nourrit la créativité.

NAWLZ Un de ses plus beaux souvenirs est l’Himalaya, au Népal. Il y était avec un ami originaire du pays pour installer des panneaux solaires. Ils devaient passer trois jours dans une communauté sur place, mais ont finalement préféré aller voir le Mont Everest. «On a marché deux jours de plus, et on l’a vu. On était mort de fatigue, alors on est redescendu en courant!» Cette course folle, entre épuisement et décor à couper le souffle, reste l’un de ses meilleurs souvenirs de voyage.

Des projets par dizaines

Pour l’avenir, Stuart voudrait voir l’Amérique du Sud et l’Afrique. Il a beaucoup de projets professionnels, mais préfère ne pas aborder le sujet, car «il est trop tôt pour en parler, ce n’est pas encore concret.» Il précise seulement qu’ils seront encore plus gros que les précédents.

Dans l’immédiat, il se concentre sur la bd et sa suite, qu’il met déjà au point. Nawlz est un artiste qui semble infatigable, toujours en évolution, toujours en mouvement et toujours prêt à partir découvrir ce qui se passe à l’autre bout de la planète.

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Breakdance, hip hop, rap, graffiti: présentation des artistes

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Lisa Melia Dossier Hip Hop, Graffiti, Break-dance

Au Café Graffiti, breakdancer, graffeur, rappeur et bien d’autres se croisent et s’entrecroisent. Arpi présente son exposition qui en fait réunit JF, Axe, Zek, ou encore Five8 pour ne citer qu’eux. Johnny Skywalker passe en coup de vent pendant que Fluke et Rémi ne sont probablement pas très loin en train de discuter Graffiti et Dan nous parle de sa dernière découverte de la scène rap.

Difficile de s’y retrouver! Le Café Graffiti, et plus largement la scène hip hop, regorge d’artistes intéressants et passionnés qui ont beaucoup de choses à exprimer et communiquer. Pour vous faire découvrir ou redécouvrir ces créateurs, le Reflet de Société, sur le blog de Raymond Viger, vous dévoile leur parcours, leur passion, leurs projets. Tour d’horizon des arts de la rue.

Johnny Skywalker (breakdance)

Nawlz (graffiti)

El Seed (Graffiti)

Fyevel (Breakdance)

Madhi (rap)

Kit Ou Double (rap)

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