Jackie Robinson et le Baseball

Les Royaux de Montréal et les Dodgers de Brooklyn

Mois de l’histoire des Noirs

Raymond Viger Dossier Mois des Noirs

800px-JrobinsonEn 2016, le gouvernement du Canada célébrera officiellement pour la 20e fois le Mois de l’histoire des Noirs.

Un nom qui revient régulièrement quand on présente les Noirs qui ont marqué l’histoire est Jackie Robinson. Le 15 avril 1947, Jackie Robinson a été le premier Noir à jouer dans les Ligues Majeures de baseball.

Même si Jackie Robinson est un Américain et qu’il a joué pour les Dodgers de Brooklyn, en 1946, Jackie Robinson a habité au 8232 de Gaspé à Montréal alors qu’il jouait au sein des Royaux de Montréal, le club école des Dodgers de Brooklyn.

Jackie_Robinson_No5_comic_book_coverAutres textes sur le Mois de l’histoire des Noirs

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Occupation double en prison

Livre de Colin McGregor LOVE in 3D

Présentation en français de LOVE in 3D

Prisons canadiennes VS prisons américaines

Quand les prisons sont pleines

Des études démontrent que si un jeune de 18 ans, arrêté pour agression, sort de prison à l’âge de 22 ans, ses risques de récidives ne sont pas plus grandes que pour une autre personne dans la population en général. La société y gagne en dépensant moins pour garder des prisonniers. Le système américain, lui, règle ce problème en ne laissant jamais ses jeunes sortir de prison.

Colin McGregor, prison de Cowansville. Dossiers Chroniques d’un prisonnier , Criminalité  , Religion et spiritualité 

prison-prisonnier-etablissement-carceral-systeme-penitencier-toleLa nuit, j’aime m’étendre sur le lit de fer de ma cellule. Je ferme les yeux et j’écoute la radio. J’écoute des émissions américaines, à des kilomètres de moi: du Vermont, de Detroit, de Buffalo, de New York et, certaines nuits, de Chicago. J’ai brisé plus d’une paire d’écouteurs en me retournant sur mon oreiller alors que je m’endormais au son de discussions sur la politique à Washington, du baseball ou des ovnis.

Le Christ à Cowansville

En 2004, un prêtre catholique renégat, Andrew Wingate, qui se décrit comme un mystique possédant un site Internet suivi par des millions de fidèles, donnait une entrevue à la radio. Il annonçait une nouvelle incroyable. Il proclamait que le Christ revenait sur terre, que le Sauveur apparaîtrait à Cowansville, au Québec, vers le 15 septembre de la même année. J’écoutais fébrilement.

À ce moment, j’ai fait le tour de mon unité pour trouver le fameux candidat. Après tout, la première fois qu’il est venu sur terre, Jésus a été condamné. Il est parti comme un criminel. Peut-être qu’à son retour, il reviendrait sous les habits d’un prisonnier. Au bout du couloir, il y avait un gentilhomme qui cuisinait parfois des biscuits. Il en donnait aux autres prisonniers gratuitement. Mais ses biscuits étaient faits avec de la pâte à biscuit. Pas avec de la mie ou du poisson. J’ai arrêté de chercher.

Personne n’a remarqué de Messie à la prison en 2004. Et le pape n’a pas été enlevé, une autre prédiction d’Andrew Wingate. Mais si les Américains s’attendent à ce que Jésus débarque dans une prison, ils n’ont pas besoin de chercher si loin. Aujourd’hui, un Américain sur 100 est derrière les barreaux. Si on ajoute ceux qui sont en probation ou sous conditions, pas moins  d’un adulte sur 31 est sous supervision correctionnelle aux États-Unis.

Prisons américaines

Notre prison n’est qu’à quelques kilomètres du Vermont. Puisqu’il semble que notre système pénal se rapproche de celui des Américains, il serait utile de comprendre comment le système carcéral fonctionne au sud de notre frontière.

temoignage-prisonnier-prison-systeme-carceral-penitencierOn recense plus de 4000 crimes fédéraux aux États-Unis par année.  Dans l’État de la Californie seulement, 3700 détenus purgent des peines à vie pour des crimes qui ne sont pas violents ou sérieux. C’est plus que le nombre de prisonniers condamnés à perpétuité que compte le Canada. En Alabama, Jerald Sanders restera derrière les barreaux toute sa vie pour avoir volé une bicyclette. Un fleuriste du Texas a été emprisonné pour avoir possédé des orchidées sans avoir obtenu le permis approprié. Des Américains sont en prison pour avoir empaqueté des queues de homard dans un sac plutôt que dans une boîte. C’est une place merveilleuse pour travailler, en prison. On ne perd jamais son emploi!

Risques de récidives

Des études démontrent que si un jeune de 18 ans, arrêté pour agression, sort de prison à l’âge de 22 ans, ses risques de récidives ne sont pas plus grandes que pour une autre personne dans la population en général. La société y gagne en dépensant moins pour garder des prisonniers. Le système américain, lui, règle ce problème en ne laissant jamais ses jeunes sortir de prison.

Des économistes disent que la société peut dépenser son argent dans la coercition ou dans les services sociaux. C’est un choix. La façon de combattre le crime, bien sûr, est d’investir en éducation, en santé et en sécurité sociale. Le désespoir et la faim peuvent être des moteurs qui appellent à des comportements extrêmes. En étant nourris et éduqués, les gens seront moins portés à voler ou à devenir violents.

C’est facile de critiquer les Américains de ne pas dépenser d’argent pour arrêter le crime avant qu’il ne soit commis. Mais ils ne peuvent tout simplement pas. Selon la Constitution, la sécurité sociale, l’éducation et la santé tombent sous la responsabilité de chaque État. Ici, ce sont des domaines de juridiction provinciale. Quand le Québec a besoin de plus d’argent, il peut emprunter ou faire un déficit. On est très bon pour ça! Mais 49 des 50 États américains ne sont pas autorisés à être déficitaires selon leur constitution (chaque État a sa propre constitution). Quand on entend que la Californie a un manque à gagner de 30 milliards, leur gouverneur doit trouver l’argent aussitôt ou fermer boutique. Ils ne peuvent pas augmenter l’assistance sociale même s’ils le désirent. Seul le petit Vermont, tout près de Cowansville, peut être en déficit. Peut-être est-ce la raison pour laquelle le Vermont est paisible et gai, l’État hippie. Le reste des États-Unis doit construire des prisons. C’est la loi.

Occupation double en prison

Ma prison enfle et s’agrandit. Ils vont entasser deux hommes dans la même cellule de 7 X 10 pieds, meublée avec deux lits superposés, une toilette et un lavabo. Ils construisent de nouvelles unités pour rajouter des cellules. Les gens qui travaillent ici nous demandent toujours de regarder le côté positif des choses. Voici un avantage: je suis très seul, peut-être qu’ils vont m’emmener un pêcheur de homard ou un fleuriste qui fait pousser des orchidées avec qui je pourrais échanger! Un jour, tous les pauvres seront en prison. Et nous pourrons alors regarder Occupation Double tous ensemble à partir de nos cellules à lits superposés. Je ne me sentirai plus seul.

autres textes de Chroniques d’un prisonnier

Les livres de Colin McGregor

Journaliste dans divers médias à travers le pays; Halifax Daily NewsMontreal Daily NewsFinancial Post et rédacteur en chef du Montreal Downtowner. Aujourd’hui, chroniqueur à Reflet de Société, critique littéraire à l’Anglican Montreal, traducteur et auteur aux Éditions TNT et rédacteur en chef du magazine The Social Eyes.

Parmi ses célèbres articles, il y eut celui dénonçant l’inconstitutionnalité de la loi anti-prostitution de Nouvelle-Écosse en 1986 et qui amena le gouvernement à faire marche arrière. Ou encore en Nouvelle-Écosse, l’utilisation répétée des mêmes cercueils par les services funéraires; scoop qui le propulsa sur la scène nationale des journalistes canadiens.

love-in-3dLove in 3D.

Enjoy our tale of the quest, the human thirst, to find light from within the darkness.

This is a tale for everyone, young and old, prisoner and free.

Love in 3D. Une traduction de L’Amour en 3 Dimensions.

teammate roman livre book colin mcgregorTeammates

Three teenage friends on a college rugby team in the shrinking community of English Montreal – three friends each facing wildly different fates.

This is the story of Bill Putnam, whose downward trajectory we first begin to trace in the late 1970s, and his friends Rudy and Max.

Teammates, their paths will cross in ways they never dreamt of in the happier days of their youth.

quebec-suicide-prevention-handbook-anglais-intervention-crise-suicidaireQuebec Suicide Prevention Handbook

Le suicide dérange. Le suicide touche trop de gens. Comment définir le suicide? Quel est l’ampleur du suicide? Quels sont les éléments déclencheurs du suicide? Quels sont les signes avant-coureurs? Comment intervenir auprès d’une personne suicidaire? Comment survivre au suicide d’un proche?…

Ce guide est écrit avec simplicité pour que tout le monde puisse s’y retrouver et démystifier ce fléau social. En français. En anglais.

social-eyes-web Magazine The Social Eyes

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Mois de l’histoire des Noirs 2

Mois de l’histoire des Noirs 2

François Richard Dossier Mois des Noirs

jackie robinson joueur baseball Afin de souligner le Mois de l’histoire des Noirs, Reflet de Société vous offre une série de quatre articles portant sur des personnages d’origine africaine marquants, souvent méconnus, de l’histoire nord-américaine. Deuxième personnage, Jackie Robinson, premier joueur noir de la American Major League Baseball et militant pour les droits des Noirs aux États-Unis.

Jeux Olympiques et nazisme

Avant de débuter le récit de la vie de Jackie Robinson, il est important de souligner l’apport symbolique de son frère aîné, Matthew, à la lutte pour la reconnaissance des Noirs comme êtres humains à part entière aux États-Unis et dans l’ensemble du monde occidental. Matthew Robinson est en effet monté sur le podium comme gagnant de la médaille d’argent à la course de 200 mètres lors des infâmes Jeux Olympiques de Berlin de 1936. Ces Jeux ont servi de vitrine mondiale au régime nazi d’Adolf Hitler, deux ans seulement avant le début de l’extermination des Juifs d’Europe.

Alors que le régime nazi tirait sa légitimité d’une idéologie mensongère, fondée entre autres sur la suprématie de la race blanche, deux noirs américains, Jesse Owens et Matthew Robinson, ont remporté les deux premières médailles lors de la course de 200 mètres, une épreuve jugée parmi les plus méritoires des Jeux Olympiques.

Enfant pauvre, famille monoparentale

Jackie Robinson, le cadet d’une famille de travailleurs agricoles de cinq enfants, naît le 31 janvier 1919 en Géorgie, dans le sud-est des États-Unis. Il grandit en Californie au sein d’une famille monoparentale et est exposé durant toute sa jeunesse à la pauvreté et à la violence induites par le racisme virulent qui sévit à l’époque aux États-Unis.

Baseball, football, basketball

Malgré la pauvreté de sa famille, Jackie Robinson poursuit des études universitaires. Dès l’école secondaire, il se découvre un grand talent pour les sports. Il pratiquera jusqu’à l’âge adulte, en plus du baseball, le football, le basketball et l’athlétisme. Jackie Robinson amorcera d’ailleurs sa carrière sportive comme footballeur dans une université de Los Angeles.

Débuts au baseball

Jackie Robinson passe la deuxième guerre mondiale dans l’armée. Malgré son éducation universitaire, il doit se battre pour être admis à l’école des officiers de l’armée américaine. Finalement nommé deuxième lieutenant, il passera la durée de la guerre aux États-Unis. Démobilisé en 1945, il entreprend une carrière de joueur de baseball au sein des Monarchs de Kansas City, dans la Negro League. Il faut savoir qu’à l’époque, la ségrégation raciale étend ses griffes jusqu’au sein du sport professionnel.

Royals de Montréal

Le directeur des Dodgers de Brooklyn, dans la « ligue blanche », Branch Rickey, souhaite à l’époque recruter des joueurs noirs pour son équipe, persuadé que ces derniers ont beaucoup à offrir au baseball professionnel. Branch Rickey croit de plus que la présence d’athlètes Noirs dans la American Major League Baseball contribuerait à briser l’hostilité des Blancs à l’égard des afro-américains.

Jackie Robinson est donc recruté et envoyé au club école des Dodgers, les Royals de Montréal, afin d’y jouer sa première saison en 1946. Le public montréalais se montre enthousiaste devant les exploits de Robinson sur le terrain, mais l’équipe est confrontée à toutes sortes de difficultés, dont l’annulation de matchs dans le sud des États-Unis.

Succès au baseball

En avril 1947, il débute sa carrière avec les Dodgers et remporte le prix de la recrue de l’année. C’est sous leur uniforme qu’il passera le reste d’une carrière qui sera couronnée de succès. Jackie Robinson gagnera de nombreux prix, participera six fois à la Série Mondiale, la gagnera une fois, sera intronisé au Temple de la renommée et, comble de la consécration, l’ensemble des équipes de la American Major League Baseball retireront son numéro, le 42, en 1997, pour marquer le cinquantième anniversaire de sa première saison.

Discrimination raciale

Tout au long de sa carrière, Jackie Robinson a été confronté au racisme des spectateurs et des joueurs des autres équipes, parfois de la sienne. À force de persévérance, il a été accepté au sein de la ligue et d’autres joueurs noirs ont été recrutés au cours des années suivantes. La présence de ces joueurs afro-américains a permis des ouvertures raciales à l’extérieur des stades de baseball. Les équipes sur la route ont en effet transformé les habitudes de nombreux restaurateurs, hôteliers et entreprises de transport qui, par peur de perdre de lucratifs contrats avec les équipes de sport professionnel, ont dû se résoudre à servir les clients Noirs de la même façons que les autres.

Banque pour les Noirs

Suite à sa retraite du baseball professionnel en 1956, Jackie Robinson a accompli un autre exploit en devenant le premier vice-président noir d’une grande entreprise américaine, Chock full o’ Nuts, qui se spécialise dans la distribution de café. Dans les années 1960, il fondera la Freedom National Bank,à Harlem, quartier à majorité noire de la ville de New York. Cette institution financière dirigée par des Noirs visaient à assurer l’accès au capital aux afro-américains.

Jackie Robinson est décédé d’une crise cardiaque le 24 octobre 1972. Une statue honorant sa mémoire a été érigée devant le Stade Olympique de Montréal, sur la rue Pierre-de-Coubertin, en 1987.

Pour en savoir plus sur Jackie Robinson, visitez le site Internet officiel ou celui des Minutes Historica du gouvernement du Canada.

Mathieu Da Costa

La personnage présenté la semaine prochaine sera Mathieu Da Costa, interprète d’origine africaine au service des navigateurs européens du seizième siècle auprès des Premières Nations du Québec et de l’Acadie.

Autres textes sur le Mois de l’histoire des Noirs

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guide recueil textes à méditer livre croissance personnelle développement personnel Après la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

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Mois de l’histoire des Noirs 2

François Richard

jackierobinson Afin de souligner le Mois de l’histoire des Noirs, Reflet de Société vous offre une série de quatre articles portant sur des personnages d’origine africaine marquants, souvent méconnus, de l’histoire nord-américaine. Deuxième personnage, Jackie Robinson, premier joueur noir de la American Major League Baseball et militant pour les droits des Noirs aux États-Unis.

Jeux Olympiques et nazisme

Avant de débuter le récit de la vie de Jackie Robinson, il est important de souligner l’apport symbolique de son frère aîné, Matthew, à la lutte pour la reconnaissance des Noirs comme êtres humains à part entière aux États-Unis et dans l’ensemble du monde occidental. Matthew Robinson est en effet monté sur le podium comme gagnant de la médaille d’argent à la course de 200 mètres lors des infâmes Jeux Olympiques de Berlin de 1936. Ces Jeux ont servi de vitrine mondiale au régime nazi d’Adolf Hitler, deux ans seulement avant le début de l’extermination des Juifs d’Europe.

Alors que le régime nazi tirait sa légitimité d’une idéologie mensongère, fondée entre autres sur la suprématie de la race blanche, deux noirs américains, Jesse Owens et Matthew Robinson, ont remporté les deux premières médailles lors de la course de 200 mètres, une épreuve jugée parmi les plus méritoires des Jeux Olympiques.

Enfant pauvre, famille monoparentale

Jackie Robinson, le cadet d’une famille de travailleurs agricoles de cinq enfants, naît le 31 janvier 1919 en Géorgie, dans le sud-est des États-Unis. Il grandit en Californie au sein d’une famille monoparentale et est exposé durant toute sa jeunesse à la pauvreté et à la violence induites par le racisme virulent qui sévit à l’époque aux États-Unis.

Baseball, football, basketball

Malgré la pauvreté de sa famille, Jackie Robinson poursuit des études universitaires. Dès l’école secondaire, il se découvre un grand talent pour les sports. Il pratiquera jusqu’à l’âge adulte, en plus du baseball, le football, le basketball et l’athlétisme. Jackie Robinson amorcera d’ailleurs sa carrière sportive comme footballeur dans une université de Los Angeles.

Débuts au baseball

Jackie Robinson passe la deuxième guerre mondiale dans l’armée. Malgré son éducation universitaire, il doit se battre pour être admis à l’école des officiers de l’armée américaine. Finalement nommé deuxième lieutenant, il passera la durée de la guerre aux États-Unis. Démobilisé en 1945, il entreprend une carrière de joueur de baseball au sein des Monarchs de Kansas City, dans la Negro League. Il faut savoir qu’à l’époque, la ségrégation raciale étend ses griffes jusqu’au sein du sport professionnel.

Royals de Montréal

Le directeur des Dodgers de Brooklyn, dans la “ligue blanche”, Branch Rickey, souhaite à l’époque recruter des joueurs noirs pour son équipe, persuadé que ces derniers ont beaucoup à offrir au baseball professionnel. Branch Rickey croit de plus que la présence d’athlètes Noirs dans la American Major League Baseball contribuerait à briser l’hostilité des Blancs à l’égard des afro-américains.

Jackie Robinson est donc recruté et envoyé au club école des Dodgers, les Royals de Montréal, afin d’y jouer sa première saison en 1946. Le public montréalais se montre enthousiaste devant les exploits de Robinson sur le terrain, mais l’équipe est confrontée à toutes sortes de difficultés, dont l’annulation de matchs dans le sud des États-Unis. 

Succès au baseball

En avril 1947, il débute sa carrière avec les Dodgers et remporte le prix de la recrue de l’année. C’est sous leur uniforme qu’il passera le reste d’une carrière qui sera couronnée de succès. Jackie Robinson gagnera de nombreux prix, participera six fois à la Série Mondiale, la gagnera une fois, sera intronisé au Temple de la renommée et, comble de la consécration, l’ensemble des équipes de la American Major League Baseball retireront son numéro, le 42, en 1997, pour marquer le cinquantième anniversaire de sa première saison.

Discrimination raciale

Tout au long de sa carrière, Jackie Robinson a été confronté au racisme des spectateurs et des joueurs des autres équipes, parfois de la sienne. À force de persévérance, il a été accepté au sein de la ligue et d’autres joueurs noirs ont été recrutés au cours des années suivantes. La présence de ces joueurs afro-américains a permis des ouvertures raciales à l’extérieur des stades de baseball. Les équipes sur la route ont en effet transformé les habitudes de nombreux restaurateurs, hôteliers et entreprises de transport qui, par peur de perdre de lucratifs contrats avec les équipes de sport professionnel, ont dû se résoudre à servir les clients Noirs de la même façons que les autres.

Banque pour les Noirs

Suite à sa retraite du baseball professionnel en 1956, Jackie Robinson a accompli un autre exploit en devenant le premier vice-président noir d’une grande entreprise américaine, Chock full o’ Nuts, qui se spécialise dans la distribution de café. Dans les années 1960, il fondera la Freedom National Bank,à Harlem, quartier à majorité noire de la ville de New York. Cette institution financière dirigée par des Noirs visaient à assurer l’accès au capital aux afro-américains.

Jackie Robinson est décédé d’une crise cardiaque le 24 octobre 1972. Une statue honorant sa mémoire a été érigée devant le Stade Olympique de Montréal, sur la rue Pierre-de-Coubertin, en 1987. 

Pour en savoir plus sur Jackie Robinson, visitez le site Internet officiel ou celui des Minutes Historica du gouvernement du Canada.

Mathieu Da Costa

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Montréal-Nord: prévention gangs de rue ou épanouissement des jeunes?

Dossier Montréal-Nord: prévention gangs de rue ou épanouissement des jeunes?

Dossier Gang de rue

On parle de violence à Montréal-Nord, de gangs de rue et d’émeutes. Comment doit-on regarder ces jeunes?

Un jeune, qu’il soit à Montréal-Nord ou dans tout autre quartier, qu’il soit Blanc, Noir, Bazanné ou de toute autre couleur est-il un prospect pour un gang de rue, un artiste, un sportif ou un citoyen?

Si je dérape avec mon automobile, pour reprendre ma route, on nous enseigne qu’il faut regarder là où je veux aller. Si je regarde la route, je risque fort de pouvoir reprendre le contrôle de la situation. Si je regarde le fossé, c’est là que je vais terminer ma course.

Est-ce que nous focalisons notre attention sur le problème ou sur ses solutions? Si je regarde chaque jeune en ayant peur qu’il soit membre d’un gang de rue, est-ce que je l’aide dans son épanouissement? Si je l’aide à définir ses besoins et que je le traite comme un citoyen à part entière, n’est-ce pas plus facile d’établir une relation significative avec lui?

Si au lieu de voir un membre de gang de rue je voyais en lui un artiste, un sportif, un citoyen qui a des besoins. Si nos investissements sociaux, au lieu de mettre l’accent sur la prévention gang de rue, mettaient leurs énergies sur le développement artistique, sportif et social des jeunes? Si nos interventions se concentraient sur un espace citoyen à mettre à la disposition des jeunes?

Les jeunes et Montréal-Nord

Je rêve pour les jeunes de Montréal-Nord, non pas de voir débarquer une présence policière accrue, mais qu’émerge des bénévoles qui veulent s’impliquer comme entraîneur de boxe, soccer, baseball, ballon-panier… Que l’on puisse y avoir plus de terrains de jeux. Une nouvelle bibliothèque avec plus d’ordinateurs et de livres. Des studios de musique pour que les jeunes puissent enregistrer leur musique, des caméras pour les prêter aux jeunes et qu’ils réalisent des vidéo-clips, des documentaires… Des pinceaux, des canettes pour créer des murales… Chaque artiste, chaque sportif, chaque exemple positif qui provient d’un quartier devient un exemple positif à suivre pour la génération qui va suivre.

Combien d’Anthony Kavanagh, Grégory Charles ou de Luck Mervil sommes-nous en train de tuer dans Montréal-Nord? Et qui sait, la prochaine Céline Dion ou un futur Premier Ministre? Un proverbe africain mentionne que ça prend un village pour élever un enfant. Quel village voulons-nous offrir aux jeunes de Montréal-Nord?

Ce billet est le 3e du Dossier Montréal-Nord. Le premier billet fait la présentation de la réalisation d’un reportage sur les événements de Montréal-Nord qui ont amené à la mort de Freddy Alberto “Pipo” Villanueva. Le deuxième traite de l’habillement, culture Hip Hop et gang de rue. Le 4e traite du soutien à offrir à l’occasion de la présence de Kent Nagano dans Montréal-Nord. Le 5e billet est la présentation d’un clip du rappeur Général qui témoigne de ce qu’il a vécu à Montréal-Nord.

Introduction Histoire des gangs de rue

Autres textes sur Gang de rue

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 L’amour en 3 dimensions. Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

Le livre, au coût de 19,95$ est disponible dans toutes bonnes librairies au Québec ainsi qu’à la Librairie du Québec à Paris.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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