Danser pour survivre

Breakdance dans tous ses états

Rencontre avec le breaker Mathieu Brunel

À 9 ans, Mathieu Brunel avait terriblement besoin de se libérer du trop plein d’agressivité qu’il avait accumulé au même rythme qu’il avait encaissé les agressions dont il a été victime. Alors il a plongé. En dedans de lui. Pour trouver le moyen d’extérioriser sa fureur. Et c’est là qu’il s’est mis à danser.

Dossier Break-dance et Hip Hop Murielle Chatelier

images2Mathieu a subi bien des violences dans son enfance: verbales, physiques et sexuelles. Aujourd’hui, à 30 ans, il pose un regard serein sur ses malheurs d’autrefois. «J’ai été abusé dans mon jeune âge, raconte-t-il d’une voix paisible, sans aucune trace d’amertume ou de rancœur. À un moment, j’avais beaucoup d’agressivité à sortir. Et c’est là que j’ai commencé à danser.»

Breakdance dans le coeur

C’est au cœur de ces virées dansantes qu’il rencontre David, un danseur professionnel qui l’«accroche carrément» avec ses mouvements et qui fait naître en lui le désir d’apprendre à danser. À 11 ans, ses amis plus âgés lui enseignent le breakdance.

En une semaine, il maîtrise déjà les techniques de cette danse urbaine. Depuis, Mathieu n’a jamais cessé de «breakdancer». Il canalise maintenant son énergie à transmettre son art aux jeunes, tout en leur délivrant un message d’espoir.

Professeur de breakdance

À travers les ateliers de danse hip hop qu’il donne partout — dans les écoles, dans les maisons de jeunes, dans les studios de danse — le breaker incite particulièrement les jeunes enfants issus de milieux défavorisés à apprendre à communiquer, à développer leur créativité et à croire en leur potentiel. Son expérience de vie lui a fait saisir l’importance de motiver les jeunes à suivre un droit chemin.

«Le but de mes cours n’est pas d’apprendre aux jeunes enfants à danser professionnellement, explique l’enseignant. Je souhaite plutôt faire de la prévention, et la danse est un excellent moyen de les préserver des dangers d’une vie dans la rue.»

Drogue et breakdance

À 10 ans, Mathieu fumait son premier joint. À 12 ans, c’était l’acide. Après, ce fut la ronde des autres drogues dures : cocaïne,  juicy, roche, free base. Tout cela sans jamais arrêter de danser, notamment au sein de 2 groupes, qui n’existent plus, Hard Crew et Fast Step Troop.

«J’ai commencé à me droguer parce que je croyais que c’était cool. Mais la drogue m’a plutôt ralenti dans mon processus d’épanouissement.» S’en sont suivis les mauvais coups, comme les vols de vélos pour avoir un peu plus d’argent de poche. Mais jamais pour consommer. «J’étais très en contrôle sur ma drogue, soutient Mathieu, toujours avec le même ton calme. C’est ma tête qui prenait de la drogue, et non la drogue qui prenait ma tête.»

Grandir dans un milieu défavorisé, il connaît. Mathieu est donc tout naturellement attiré par les jeunes qui sont moins entendus, moins écoutés, moins regardés et moins aimés que les autres. Des jeunes qui, comme lui à une certaine époque, sont livrés à eux-mêmes. Pour parvenir à dialoguer avec eux, il leur fait d’abord comprendre qu’il ne les juge pas, et il les approche ensuite en les initiant à des jeux d’éducation somatique.

Stimuler les jeunes par le breakdance

L’éducation somatique regroupe plusieurs approches qui ont pour objectif d’améliorer le bien-être de chacun en favorisant la prise de conscience des mouvements de son corps. « Avec cette méthode, j’amène les jeunes à jouer pour se débloquer physiquement et psychologiquement. Je leur montre le lien intime qui existe entre leur esprit et leur corps. En plus, ajoute le jeune homme avec un sourire en coin, ces jeux font bouger les enfants. »

Au cours de son atelier, Dansons Élément, qui dure de 1 à 5 heures, les enfants apprennent à mieux se connaître en s’exprimant avec leur corps. C’est sur les bancs de l’Université du Québec à Montréal  que Mathieu a découvert les principes de l’éducation somatique.

«Je n’ai jamais aimé l’école, précise celui qui n’a pas terminé son secondaire 5. Mais à un moment de ma vie, je me suis senti prêt pour l’université, et je me suis inscrit au bac en danse contemporaine à titre d’adulte. L’éducation somatique a été une véritable révélation pour moi.» Le breaker a trouvé son compte à l’université.

Depuis septembre 2007, il donne quelques ateliers dans les écoles, primaires surtout, pour enseigner le hip hop. Il profite de ces occasions pour parler de son parcours, une façon de rester proche des jeunes. Avec son passé collé à la peau, Mathieu se souvient aussi très bien de son refus de l’autorité. «J’ai toujours eu un peu de misère avec l’autorité, dit-il. Quand je m’adresse aux jeunes, je me mets à leur place et j’évite d’employer un ton autoritaire, comme le font souvent les adultes.»

Dans certains de ses cours, il doit composer avec des «cas graves», comme des jeunes de 8 ans en possession d’armes blanches. «Beaucoup des jeunes que je côtoie cherchent à combler un manque. Je n’ai jamais eu de problèmes avec eux, parce qu’avant tout, je les écoute. Il faut les comprendre.» Selon lui, ces jeunes communiquent difficilement avec leurs parents. Alors, il leur tend l’oreille.

Le breakdance prend la route

Pour l’année scolaire 2008-2009, le jeune danseur prévoit tisser des liens encore plus étroits avec les jeunes, grâce à son projet de tournée dans les écoles. Une idée qui lui est venue… en faisant le ménage! «C’est en balayant chez moi que j’ai eu ce flash de partir en tournée avec mon atelier Dansons Élément», s’amuse-t-il.

Il se rendra ainsi dans plusieurs écoles primaires et secondaires avec son atelier de breakdance et de danse urbaine, un projet beaucoup plus élaboré et structuré que ses visites ponctuelles entreprises durant l’année scolaire précédente.

À ses débuts, Mathieu Brunel dansait pour se défouler. Au fil des ans, il a fait de la danse son métier. Pour ce jeune homme solitaire et «très dans sa tête», la danse est le meilleur moyen d’expression qui soit. Et rien ne semble vouloir le faire évoluer ailleurs que dans son élément…

Un jeu d’éducation somatique

Deux jeunes se font face et se tiennent par les doigts. L’un a les yeux ouverts et l’autre, les yeux fermés. Celui qui voit dirige son partenaire à l’aide de ses doigts. Il peut ainsi l’amener à se coucher sur le sol, à se rouler par terre, à se hisser sur la pointe des pieds. Le but? Éveiller les sens et rendre conscient de l’espace. En même temps, la personne aveuglée doit être à l’écoute de son partenaire et lui témoigner une certaine confiance. Une façon, aussi, d’apprendre à communiquer.

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Portes ouvertes sur la danse

École de danse Carole Blouin et Sylvain St-Denis

Portes ouvertes sur la danse

Raymond Viger    Dossier Break-dance, Culture,

Avec la rentrée scolaire, plusieurs écoles spécialisées ouvrent leurs portes. Une façon d’essayer de nouvelles choses, de briser la routine, d’expérimenter.

Dimanche prochain, le 12 septembre 14h00 à 16h00, l’école de danse Carole Blouin et Sylvain St-Denis vous invite à une porte ouverte. Il y aura des cours de danse gratuit lors de cette porte ouverte.

Si vous voulez savoir comment je me suis débrouillé dans mes cours de danse, vous allez sûrement rire un peu de mes anecdotes.

Pour plus d’informations: www.666danse.com 514-666-3267

Studio 2720, 2720 Des Ormeaux, Montréal.

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Breakdance et orchestre symphonique

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Comment vivre avec la dyslexie?

Ma dyslexie et moi

Raymond Viger    Dossier DyslexieÉcole alternative

J’ai toujours été un premier de classe. Je n’ai pas grand mérite, les études ont toujours été faciles pour moi. Ma mère m’avait déjà appris à lire, écrire et compter avant que je ne débute l’école. L’année avant mon entrée au primaire, elle m’a demandé de lui donner un coup de main: sous sa supervision, transmettre à mon jeune frère mes connaissances pour qu’il en arrive aux mêmes résultats.

Un dyslexique à l’école

dyslexie dyslexique symptomes causes effets santé Quand j’ai commencé mon primaire, maîtrisant bien les acquis initiaux, cela m’a permis de sauter quelques années et de devancer les programmes d’étude. Avec l’expérience que j’avais acquise avec mon frère pour transmettre mes connaissances à un autre, je me suis souvent retrouvé comme assistant de l’enseignant.

Malgré que je me retrouvais plus jeune que les autres élèves, étant plus grand que  la moyenne, je me sentais en pleine confiance pour faire la discipline auprès des têtes fortes du groupe. L’intimidation physique ne m’inquiétait pas.

La dyslexie et l’héritage génétique

En devenant père de famille, je rêvais de transmettre cette tradition à mes enfants.dyslexie causes effets dyslexique symptomes santé Mon garçon a eu plus de difficultés. Il apprenait différemment et avait des résultats différents. Je réussissais tout de même à lui inculquer plus facilement que d’autres ce qu’il avait à apprendre.

Mon garçon a vite été diagnostiqué dyslexique et a eu recours à des services adaptés. En découvrant le sens de cette différence et la façon dont il apprenait, je me suis rendu compte que j’étais aussi dyslexique! La dyslexie a une forte composante génétique. La dyslexie est donc un héritage que j’ai légué à mon garçon.

Un dyslexique premier de classe

Mais comment se fait-il qu’en tant que dyslexique, j’aie été premier de classe tout le long de mon parcours d’étudiant? Oui, j’ai eu des anecdotes qui démontrent bien que je suis dyslexique, mais comment se fait-il que je n’aie pas eu de difficultés dans mes études et que tout me semblait si facile?

Comment vivre sa dyslexie

dyslexique causes effets dyslexie symptomes santé J’ai vite compris que le cadeau que ma mère m’avait légué de m’avoir appris à lire, écrire et compter avant de commencer mon primaire avait permis de vivre ma dyslexie différemment. En débutant l’année scolaire, je regardais ce que nous avions à apprendre. Je faisais la liste des choses que je ne maîtrisais pas et je l’apprenais seul avant que l’enseignant soit rendu à l’enseigner. Quand ce jour-là arrivait, c’était une forme de révision et la matière ne m’inquiétait pas.

Cela m’a permis de développer une aisance à faire 2 choses à la fois. Les cours n’étaient toujours que de la révision. J’écoutais d’une oreille pendant que je faisais autre chose. Quand la matière touchait des apprentissages avec lesquels j’étais moins familiers, j’écoutais plus attentivement.

Si un sujet m’était moins familier, je le travaillais avant le cours pour en faire ma matière forte. Ce n’était pas les enseignants qui me disaient quoi étudier ou sur quoi travailler. Je faisais ma propre grille de travail.

J’étais toujours en avance sur la matière courante. Cela me permettait de consulter et de commencer à étudier les livres des années subséquentes. J’étais encore au primaire lorsque j’ai commencé à étudier la chimie et la physique du secondaire. Au secondaire, j’enseignais la chirurgie à des étudiants du cégep pour le Conseil de la jeunesse du Québec, ce qui m’a permis de voyager à travers le Québec. Pour un dyslexique, c’était quand même pas si pire.

Le cerveau et la crise dyslexique

dyslexie causes effets dyslexique symptomes santé Même si je suis dyslexique, je n’ai jamais eu l’occasion de vivre la crise d’être dyslexique. Sauf qu’un jour, ma conjointe Danielle rêve de prendre des cours de danse. Je travaille 7 jours sur 7, plus de 100 heures par semaine. Je ne voyais pas comment je pourrais mettre à l’agenda un cours de danse. Inconsciemment, pour moi, prendre des cours, c’est aussi des heures et des heures de pratique et d’étude pour pouvoir atteindre les objectifs.

Danielle avait un argument de taille. Une amie, Marie-Josée, se marie dans 6 mois. Danielle aimerait bien que nous puissions danser à son mariage. Juste pour le plaisir, on fait du mieux que l’on peut et si on n’a pas le temps de se pratiquer, ce n’est pas grave. Danielle réussit à me convaincre de nous inscrire à des cours de danse.

dyslexie symptomes dyslexique causes et effets santé Je n’ai jamais dansé de ma vie. Je n’ai jamais trippé sur les films de danse. J’arrive dans un domaine complètement inconnu pour moi. Dès le premier cours, j’étais dépassé par la matière. Je n’avais rien compris du premier pas de base que déjà, Carole Blouin, notre professeur de danse, en montre un 2e! Rendu au 3e pas, je n’ai rien compris au 2 premiers, et là, il faut enchaîner le tout. C’est la crise totale dans mon cerveau de dyslexique, plus rien n’entre, je veux retourner chez moi, tout abandonner…

Survivre à sa dyslexie

Pour survivre à cette crise dyslexique, j’ai poussé mon agenda à la limite pour trouver du temps de pratique, je me suis inscrit à un cours supplémentaire de pratique et j’ai dû prendre un cours privé pour en arriver à survivre et rester dans le cours.

Malgré toute ma bonne volonté, à moins de trouver encore plus de temps, je ne réussis pas à faire les enchaînements demandés. J’ai eu à faire des choix. J’en ai discuté avec Danielle. Soit que l’on se trouve plus de temps pour pratiquer et étudier les enchaînements (ce qui devenait presqu’un travail), soit que j’abandonnais, soit qu’elle acceptait que j’improvise et qu’on oubliait les enchaînements.

Nous avons décidé de continuer et d’oublier les enchaînements. Ce cours de danse avec Carole Blouin aura été une belle occasion de vivre ma dyslexie sous toutes ses formes. Cela aura été une occasion de pouvoir identifier comment j’apprends pour éviter la crise dyslexique. C’est simple: connaître la matière à l’avance.

Apprentissage d’un enfant dyslexique

J’espère que le témoignage que j’apporte ici pourra aider des parents et des jeunes qui vivent cette réalité d’être dyslexique. Si votre enfant est dyslexique et qu’il n’a pas compris la matière d’un cours, ce n’est pas la matière passée qui est importante, c’est la matière qu’il affrontera qui l’est. Commencez par vous assurer qu’il maîtrise la matière à venir. Cela va lui permettre de vivre de petites victoires dans ses cours tout en évitant de vivre une crise, une panique totale.

Quand un jeune dyslexique ne veut plus aller à l’école, ce n’est pas qu’il ne veut pas apprendre. C’est qu’il ne veut pas vivre ce sentiment de panique. Un dyslexique apprend différemment.

Vos commentaires sont les bienvenus sur votre vécu vis-à-vis la dyslexie et les trucs que vous avez trouvés pour vivre avec cette différence.

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L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$. Une co-écriture avec le journaliste Colin McGregor a permis de présenter une version anglophone LOVE in 3D.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet:Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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