Anecdotes parfois comiques d’un dyslexique

Vivre avec sa dyslexie

Raymond Viger       Dossier DyslexieHumour

dyslexie marianne verville india desjardins ginaMa vie de dyslexique peut en faire sourire plus d’un. Mon horaire chargé facilite la confusion dans mon cerveau.

Dernier anecdote à mon actif, voir India Desjardins avec Marianne Verville à Tout le monde en parle et écrire un message à sa soeur Gina Desjardins en pensant que c’était India. India Desjardins et Marianne Verville y présentait le 2e film de la série Aurélie Laflamme.

Malgré que je connaissais les 2 soeurs et leurs différences, pour un dyslexique comme moi, India et Gina, ça se ressemble pas mal.

gina desjardins india marianne verville dyslexie santé mentaleAprès avoir reçu mon message, Gina a été gentille de m’aviser que je me trompais de personne. Cela m’a permis de faire parvenir à sa soeur le message que je lui destinais.

C’est le genre d’anecdote avec lesquelles je dois vivre régulièrement.

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Témoignage de jeunes décrocheurs

Décrochage et scolarité

Trois parcours, trois avenirs

Extravertis, renfermés, décidés ou hésitants… Maryrose, Alexandre et Rock ont un point commun: avoir décroché de l’école avant la fin du secondaire. Ces jeunes de 16 et 17 ans entrent dans la vie active et cherchent leur voie dans cette société de diplômés.

Delphine Caubet            Dossier Jeunes, Décrochage

«Maryrose, c’est une rose avec des épines.» Telle est la façon dont Yannick Gratton, intervenant à Diapason Jeunesse, décrit la jeune fille de 16 ans. En septembre 2012, elle a décroché, et comme chez d’autres jeunes, les causes sont multiples. Aujourd’hui, elle est en recherche d’emploi et est décidée à reprendre sa vie en main.

«Le décrochage peut venir de partout»

Jeune fille vivante, se déclarant elle-même différente, Maryrose a été intimidée à l’école. «Je suis plus gamer (personne passionnée par les jeux vidéos). Enfin, pas comme les autres filles.» «Et puis, comment peux-tu travailler, quand des gens se font écœurer à côté de toi? Ou bien quand ça tombe sur toi?» L’intimidation n’a pas été l’unique facteur de son décrochage. Car, avec la réforme, l’école a continué à la faire avancer dans son cursus. «Pourtant, je ne pouvais plus suivre depuis le secondaire 1.» Alors, elle a arrêté, sans terminer son secondaire 3.

Le parcours de Rock est différent. Le jeune homme de 17 ans, très lucide sur son propre vécu, l’annonce lui-même: «J’ai fait une dépression pendant au moins un an, suite au décès d’un proche. Mais il y a eu d’autres facteurs. Je voulais peut-être énerver mon père aussi.»

Il est difficile de donner une explication au décrochage. Les jeunes, eux-mêmes, parlent de la multiplicité de facteurs. Et à partir de 16 ans, les écoles ne sont plus obligées de les scolariser. Rock, en difficulté scolaire, l’a vécu: «La directrice m’a convoqué dans son bureau et… je me suis plus ou moins fait mettre dehors.»

La réalité de la vie active

Alexandre est un jeune homme plutôt manuel. À 17 ans, démotivé, il décide d’arrêter l’école pour travailler.

Si Maryrose pouvait compter sur ses parents, pour Alexandre, la situation est plus délicate. «Mon père est en prison et ma mère n’a pas son mot à dire.» Alors, il fait différents petits boulots: deux mois à Michelin, quelques semaines dans un entrepôt, puis dans agence. «Mais ils ont commencé à ne plus m’appeler.»

La réalité de la vie active commença à s’imposer. Les intervenants le constatent souvent: un jeune qui décroche rêve de la grande vie. Il veut travailler, avoir une auto… Pourtant, la réalité est autre.

Rock a pu le constater par lui-même. Le jeune homme dépose une vingtaine de CV et ne reçoit que deux appels. L’un d’eux lui donne espoir pendant 3 semaines, pour finalement ne pas aboutir.

Yannick Gratton, intervenant à Diapason Jeunesse, constate: la plupart des emplois, sans un diplôme du secondaire, sont dans des entrepôts ou bien font des ménages. Bien qu’il reconnaisse l’intelligence des jeunes, il ajoute: «On vit dans une société de diplômés, et il faut ce papier pour travailler.»

Au travers du sport et de la musique, Diapason Jeunesse enseigne aux jeunes les aptitudes à l’employabilité. Comme le travail en équipe, la gestion des conflits ou encore le sentiment d’appartenance. Car, sur un lieu de travail, pas question d’être en retard ou de taper dans un mur. Et il faut arrêter de tout leur passer à cause de leurs blessures, précise Yannick Gratton.

Alors pendant la formation, les jeunes démystifient la vie active. À l’ordre du jour: ouverture d’un compte avec un banquier et atelier gestion de budget. Mais également, apprentissage de la cuisine et du ménage. Le tout pour acquérir des réflexes de base sur le marché de l’emploi.

Résolution des problèmes

À Diapason Jeunesse, d’autres intervenants apprennent aux jeunes à gérer leurs émotions, et à prendre confiance en eux.

«Étonnamment, ça m’a beaucoup aidé», ajoute Rock avec humour, «j’ai appris à ne plus avoir peur de l’avenir». Pour Maryrose, l’objectif était différent. Elle a appris à s’ouvrir et à faire confiance aux autres. «Au début, j’étais renfermée et je ne parlais pas vraiment.»

Aujourd’hui, lorsqu’elle cherche du travail, les effets sont significatifs: «Je n’ai plus peur de m’adresser au gérant. Plutôt que déposer mes papiers, je demande à parler à quelqu’un, au besoin je repasse à un autre moment.»

À 17 ans, Rock a une bonne connaissance de la résolution des problèmes personnels: «Les problèmes sont comme des petits monstres. Moins tu y prêtes attention, plus ils vont se nourrir de toi… Alors, il faut lever le voile, et regarder la réalité en face. C’est au moins 50% du travail, voire 75%.»

Rock a consulté le psychologue de l’école, «très gentil, mais pas très utile». Alors, avec l’aide de sa petite amie, il a travaillé pour surmonter sa dépression. «Faut se raccrocher à tout, tant que ce n’est pas une corde et un crochet.»

Si tous n’ont pas développé leur propre philosophie, les jeunes doivent affronter leurs problèmes pour avoir un meilleur avenir.

Trouver sa voie

Alexandre a décroché, car il voulait travailler. Son grand-père ayant une ferme, il avait déjà expérimenté le travail de la terre. Alors, avec l’aide d’intervenants de Perspective Jeunesse, il décide de profiter de cette expérience. Il se présente aux Pousses urbaines pour y faire un stage d’horticulture et est accepté. Une première victoire pour le jeune homme.

Quant à Maryrose, ses parents l’ont soutenue lorsqu’elle décida d’arrêter l’école. «Ils voyaient que je n’arrivais pas à suivre, et que je n’allais plus à mes cours.» Alors, après une période difficile, elle décide de se reprendre en main. «Diapason Jeunesse m’a littéralement sauvé la vie.» Maintenant, elle sait qu’elle va reprendre ses études, «un DEP en esthétique peut-être», même si son cursus n’est pas encore défini.

Rapport à l’école

Leur point commun est d’avoir un problème avec le système éducatif. Alexandre le reconnaît, «l’école, c’est important». Lui a essayé d’aller aux adultes, mais cela n’a pas fonctionné, car l’encadrement n’était pas suffisant. Si le jeune homme n’a pas encore de trajectoire définie, avec l’agriculture il a trouvé un secteur d’activité qui lui plait.

Rock a des projets pour l’avenir, il veut devenir infographiste: «faire des cartes de visite et tout ça». Il veut également emménager en appartement dans les mois à venir. «J’attends déjà de terminer mes 3 mois d’approbation à Métro.» Dans un même temps, le jeune homme compte terminer son secondaire par correspondance, tout en travaillant. «Après, on verra.»

Quant à Maryrose, elle doit davantage prévoir l’avenir. Elle vit en centre et, à ses 18 ans, elle ne pourra pas retourner chez ses parents. «Mon argent est compté.» En recherche d’emploi, elle calcule son budget en fonction de l’avenir.

Elle envisage de terminer ses études aux adultes, car pour les jeunes comme elle, «qui ont été intimidés», c’est ce qu’il y a de mieux. «T’as pas d’idiots à côté de toi, et tu peux avancer à ton rythme.» «Par contre, si c’est du monde populaire qui ont juste de la difficulté, je leur conseille d’aller plutôt dans des aides aux devoirs. Ou de voir les ressources de l’école.» «En tout cas, c’est normal de vouloir une pause. Il faut avoir de bonnes bases et après tu repars.» «J’ai encore le temps de me reprendre», rit-elle.

Rock a une vision légèrement différente: «Ceux qui se font intimider, je leur conseille de persévérer, car le temps passe et l’école va se terminer. Le gars qui t’a écoeuré, il va finir par lâcher et il ira au McDo. Toi, tu vas passer ton DEP et tu auras ta petite maison… Puis, je ne sais pas pourquoi je rajoute ça, mais des classes de 35, sérieusement!? Déjà à 25, on avait de la misère à suivre.»

Chacun de ces jeunes a un parcours et un vécu très différent. Qu’ils aient décroché par envie de gagner leur vie, ou pour d’autres raisons plus personnelles, chacun d’eux a le potentiel d’un bel avenir.

Le décrochage en quelques chiffres

  • Entre 1999 et 2009, le taux de décrochage au niveau provincial a sensiblement diminué : de 23,5% en 1999, il a diminué à 20,5% en 2009.
  • Dans la région de Montréal, il reste supérieur à la moyenne provinciale, même s’il a diminué: de 28,6% en 1999 à 24,6% en 2009.
  • L’inégalité entre les sexes est réelle. En 2009, 25,5% des garçons ont décroché sans leur diplôme du secondaire, contre 15,5% des filles.
  • Plus alarmants à la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île, 35% des jeunes du secondaire décrochent.
  • À la Commission scolaire Lester-B.-Pearson, le taux est le moins élevé de la province, avec une moyenne de moins de 15%.
  • À Montréal, le ministère de l’Éducation note une concordance entre le décrochage scolaire et la vulnérabilité socioéconomique. Néanmoins, il existe des exceptions, notamment dans les CLSC de NDG-Montréal-Ouest, René-Cassin ou Pointe-aux-Trembles-Montréal-Est.

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La rage du trop gentil

La rage du trop gentil

Raymond Viger       Dossier Dyslexie

trop-gentil-dépendant-affectif-gros-nounours J’ai déjà partagé avec vous mes problèmes d’apprentissage et de dyslexie. Suite aux différents commentaires, un internaute m’a fait parvenir une demande. Parler des gens qui sont trop gentils et qui vivent un enfer à être gentil.

Je ne parlerais pas d’un tel sujet d’une façon théorique. Mais plutôt de ce que j’ai pu vivre en étant le gentil nounours de tout le monde et des conséquences que j’ai eu à subir.

Gentillesse et dépendance affective

J’ai été un dépendant affectif. Toujours jouer le rôle du gentil est peut-être une des conséquences de ma dépendance affective. Peur de déplaire, peur de perdre, peur de ne pas être aimé… Aujourd’hui, j’aime les gens, mais pas au point de me perdre. Je veux faire un bout de chemin avec eux, mais pas au point de perdre mon propre chemin…

J’ai longtemps donné plus d’importance aux autres qu’à moi-même. De 16 à 21 ans, je me suis occupé de ma mère, divorcée et orpheline, qui avait le cancer. Je ne me suis pas donné le droit de prendre ma place devant ma mère, de lui parler de mes limites, de mes besoins. Finalement, j’étais le fidèle serviteur qui refoulait toutes ses émotions.

Après la mort de ma mère, il y avait mon père qui était très souffrant. Lui aussi était habité par la dépendance affective. Incapable de survivre au départ de sa femme, sa souffrance était plus importante que la mienne. Parce qu’être un éternel gentil c’est de toujours penser que la souffrance ou le bonheur des autres sont plus importants que les miens.

Pendant les réunions, c’est le gentil qui s’occupe de la musique, des boissons, faire la vaisselle, de ramasser les dégâts des autres…

Pendant que les autres s’amusaient, que les autres bénéficiaient des services du gentil, une rage, une frustration, une injustice grandissait en moi. Les autres étant toujours plus important que moi. Quand ils me quittaient, d’une façon ou d’une autre, je sentais un vide qui grandissait en moi.

Et mes relations amoureuses! J’en ai écrit plusieurs livres. Je n’ai jamais quitté une relation amoureuse. Ce sont les autres qui m’ont quitté. Je ne voulais pas leur déplaire et ne pouvait, n’y partir, n’y exprimer mes besoins.

Conséquences d’être trop gentil

Un vide qui ne cesse de se remplir de cette rage. Un gentil ne peut pas se choquer. Il ne peut pas déplaire. Entre mes besoins et mes émotions, j’avais créé un mur pour m’empêcher de penser à moi et de vivre mes émotions que je pensais être négatives. Jusqu’au jour où tout a explosé comme un volcan. Ce qui m’a plongé dans une profonde dépression, suivi de deux tentatives de suicide. Toute cette rage qui m’habitait, je l’ai retourné contre moi.

Après avoir fait plusieurs thérapies, j’ai réussi à trouver un équilibre entre être gentil pour les autres et être gentil pour moi-même. Si je ne mets pas des limites, si je ne prends pas soin de mes besoins, je ne pourrais plus m’occuper des besoins des autres. Comme dit le dicton que je suis amusé à déformer: Gentillesse bien ordonnée commence par soi-même!

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Réussir à l’école malgré un trouble de l’apprentissage

Spécial rentrée scolaire – Septembre/octobre 2009École à la maison, école musulmane, école en milieu autochtone, école spécialisée en musique et cheminement scolaire marqué par la dyslexie, Reflet de Société vous offre pour la rentrée un grand dossier sur l’éducation. Hors des sentiers battus, nous vous invitons à découvrir les 1001 visages de l’école au Québec

Témoignage

Réussir à l’école malgré un trouble de l’apprentissage

J’ai toujours été un premier de classe. Je n’ai pas grand mérite, les études ont toujours été faciles pour moi. Ma mère m’avait déjà appris à lire, écrire et compter avant que je ne débute l’école. L’année avant mon entrée au primaire, elle m’a demandé de lui donner un coup de main: sous sa supervision, transmettre à mon jeune frère mes connaissances pour qu’il arrive aux mêmes résultats que moi.

Raymond Viger        Dossier École alternative, École à la maison

Quand j’ai commencé mon primaire, bien maîtriser les acquis initiaux m’a permis de sauter quelques années et de devancer les programmes d’études. Grâce à l’expérience acquise avec mon frère dans la transmission de connaissances à un autre, je me suis souvent retrouvé assistant de l’enseignant.Malgré mon jeune âge comparé aux autres élèves, étant plus grand que la moyenne, je me sentais en pleine confiance pour faire la discipline auprès des fortes têtes du groupe. L’intimidation physique ne m’inquiétait pas.En devenant père de famille, je rêvais de transmettre cette tradition à mes enfants. Mon garçon a eu plus de difficultés. Il apprenait différemment et avait des résultats différents. Je réussissais tout de même à lui enseigner plus facilement que d’autres ce qu’il avait à apprendre.Mon garçon a vite reçu un diagnostic de trouble de l’apprentissage et a eu recours à des services spécialisés. En découvrant le sens de cette différence et la façon dont il apprenait, je me suis rendu compte que j’avais le même problème! Plusieurs troubles de l’apprentissage ont une forte composante génétique, c’est donc un héritage que j’ai transmis à mon garçon.Mais comment concilier un trouble de l’apprentissage et être en même temps premier de classe tout au long de son parcours d’étudiant? Comment se fait-il que je n’aie pas eu de difficultés dans mes études et que tout m’ait semblé si facile?Avoir appris à lire, écrire et compter avant de commencer mon primaire a été un héritage important de ma mère qui m’a permis de vivre différemment mon trouble de l’apprentissage. En débutant l’année scolaire, je regardais ce que nous avions à apprendre. Je faisais la liste des choses que je ne maîtrisais pas et je les apprenais seul avant qu’elles ne soient vues en classe. Quand ce jour-là arrivait, c’était une forme de révision et la matière ne m’inquiétait pas. Ce n’était pas les enseignants qui me disaient quoi étudier ou sur quoi travailler. Je faisais ma propre grille de travail.

Entrer dans la danse

Même avec un trouble de l’apprentissage, je n’ai jamais eu à vivre de «crise» liée au fait d’être limité dans mes actions par cette différence. Jusqu’au jour où j’ai débuté un cours de danse. Contrairement à ma conjointe, pour moi, prendre des cours implique des heures et des heures de pratique pour réussir.Nous nous entendons sur l’objectif d’avoir du plaisir. On fait du mieux que l’on peut et si on n’a pas le temps de se pratiquer, ce n’est pas grave.J’arrive dans un domaine complètement inconnu pour moi. Dès le premier cours, je suis dépassé. Je ne comprends rien au premier pas de base que déjà le professeur en montre un 2è! Rendu au 3è, je n’ai toujours rien compris aux 2 premiers, et là, il faut tout enchaîner. C’est la panique dans mon cerveau. Plus rien n’entre, je veux retourner chez moi, tout abandonner…Pour survivre à cette «crise», je me suis inscrit à une pratique supplémentaire et j’ai dû prendre des leçons privées pour en arriver à rester dans le groupe et persévérer.Ce cours de danse aura été une belle occasion de vivre ma différence d’apprentissage sous toutes ses formes. Cela m’a permis d’identifier ma façon d’apprendre pour éviter la crise. C’est simple: connaître la matière d’avance.J’espère que le témoignage que j’apporte ici pourra aider des parents et des jeunes qui vivent cette réalité. Si votre enfant apprend différemment et qu’il n’a pas compris le contenu d’un cours, ce n’est pas la matière passée qui est importante, mais celle à venir. Commencez par vous assurer qu’il la maîtrise avant de la voir en classe. Cela va lui permettre de vivre de petites victoires dans ses cours tout en évitant de vivre une crise, une panique totale.Quand un jeune qui apprend différemment ne veut plus aller à l’école, ce n’est pas qu’il ne veut pas apprendre. C’est qu’il ne veut pas vivre ce sentiment de panique, d’échec et de crise. Les gens avec des troubles de l’apprentissage apprennent simplement différemment.

Les troubles de l’apprentissage

Les troubles de l’apprentissage ont une origine neurologique. Ils affectent l’apprentissage chez des gens ne souffrant pas de déficience intellectuelle et n’étant pas confrontés à des contraintes sociales, culturelles ou économiques qui les empêcheraient de progresser au même rythme que les autres. Les activités affectées par les troubles de l’apprentissage sont principalement la lecture, l’écriture et le calcul.Bien que l’on ne puisse pas guérir un trouble de l’apprentissage, il existe différents moyens d’en atténuer les effets, principalement par un apprentissage adapté à la personne atteinte. Il est important pour les gens touchés par ce trouble de bien connaître et d’exprimer ses besoins afin que leur environnement scolaire ou professionnel puisse s’adapter à leur condition.Les troubles de l’apprentissage les plus connus sont la dyslexie et le trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité. François Richard

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Concert bénéfice pour le Café-Graffiti

orchestre-symphonique-pop-de-montreal-concert-benefice 50 musiciens de l’Orchestre symphonique pop de Montréal nous présenteront un répertoire de musique de films tels que Spiderman, Mission Impossible, James Bond… Sept danseurs de Breakdance seront présents sur scène avec l’orchestre symphonique. Le 28 novembre à 19:30 heures à l’Église St-Jean-Baptiste.Pour le prix d’un spectacle, vous soutenez un organisme jeune, intense et dynamique. Pour l’achet de vos billets du Concerto aHÉROSol, par téléphone au (514) 256-9000, sur le site Internet de l’organisme ou encore sur le Réseau Admission.Pour plus d’informations sur le concerto en aHÉROSol de l’Orchestre symphonique pop de Montréal.

Comment vivre avec la dyslexie?

Ma dyslexie et moi

Raymond Viger    Dossier DyslexieÉcole alternative

J’ai toujours été un premier de classe. Je n’ai pas grand mérite, les études ont toujours été faciles pour moi. Ma mère m’avait déjà appris à lire, écrire et compter avant que je ne débute l’école. L’année avant mon entrée au primaire, elle m’a demandé de lui donner un coup de main: sous sa supervision, transmettre à mon jeune frère mes connaissances pour qu’il en arrive aux mêmes résultats.

Un dyslexique à l’école

dyslexie dyslexique symptomes causes effets santé Quand j’ai commencé mon primaire, maîtrisant bien les acquis initiaux, cela m’a permis de sauter quelques années et de devancer les programmes d’étude. Avec l’expérience que j’avais acquise avec mon frère pour transmettre mes connaissances à un autre, je me suis souvent retrouvé comme assistant de l’enseignant.

Malgré que je me retrouvais plus jeune que les autres élèves, étant plus grand que  la moyenne, je me sentais en pleine confiance pour faire la discipline auprès des têtes fortes du groupe. L’intimidation physique ne m’inquiétait pas.

La dyslexie et l’héritage génétique

En devenant père de famille, je rêvais de transmettre cette tradition à mes enfants.dyslexie causes effets dyslexique symptomes santé Mon garçon a eu plus de difficultés. Il apprenait différemment et avait des résultats différents. Je réussissais tout de même à lui inculquer plus facilement que d’autres ce qu’il avait à apprendre.

Mon garçon a vite été diagnostiqué dyslexique et a eu recours à des services adaptés. En découvrant le sens de cette différence et la façon dont il apprenait, je me suis rendu compte que j’étais aussi dyslexique! La dyslexie a une forte composante génétique. La dyslexie est donc un héritage que j’ai légué à mon garçon.

Un dyslexique premier de classe

Mais comment se fait-il qu’en tant que dyslexique, j’aie été premier de classe tout le long de mon parcours d’étudiant? Oui, j’ai eu des anecdotes qui démontrent bien que je suis dyslexique, mais comment se fait-il que je n’aie pas eu de difficultés dans mes études et que tout me semblait si facile?

Comment vivre sa dyslexie

dyslexique causes effets dyslexie symptomes santé J’ai vite compris que le cadeau que ma mère m’avait légué de m’avoir appris à lire, écrire et compter avant de commencer mon primaire avait permis de vivre ma dyslexie différemment. En débutant l’année scolaire, je regardais ce que nous avions à apprendre. Je faisais la liste des choses que je ne maîtrisais pas et je l’apprenais seul avant que l’enseignant soit rendu à l’enseigner. Quand ce jour-là arrivait, c’était une forme de révision et la matière ne m’inquiétait pas.

Cela m’a permis de développer une aisance à faire 2 choses à la fois. Les cours n’étaient toujours que de la révision. J’écoutais d’une oreille pendant que je faisais autre chose. Quand la matière touchait des apprentissages avec lesquels j’étais moins familiers, j’écoutais plus attentivement.

Si un sujet m’était moins familier, je le travaillais avant le cours pour en faire ma matière forte. Ce n’était pas les enseignants qui me disaient quoi étudier ou sur quoi travailler. Je faisais ma propre grille de travail.

J’étais toujours en avance sur la matière courante. Cela me permettait de consulter et de commencer à étudier les livres des années subséquentes. J’étais encore au primaire lorsque j’ai commencé à étudier la chimie et la physique du secondaire. Au secondaire, j’enseignais la chirurgie à des étudiants du cégep pour le Conseil de la jeunesse du Québec, ce qui m’a permis de voyager à travers le Québec. Pour un dyslexique, c’était quand même pas si pire.

Le cerveau et la crise dyslexique

dyslexie causes effets dyslexique symptomes santé Même si je suis dyslexique, je n’ai jamais eu l’occasion de vivre la crise d’être dyslexique. Sauf qu’un jour, ma conjointe Danielle rêve de prendre des cours de danse. Je travaille 7 jours sur 7, plus de 100 heures par semaine. Je ne voyais pas comment je pourrais mettre à l’agenda un cours de danse. Inconsciemment, pour moi, prendre des cours, c’est aussi des heures et des heures de pratique et d’étude pour pouvoir atteindre les objectifs.

Danielle avait un argument de taille. Une amie, Marie-Josée, se marie dans 6 mois. Danielle aimerait bien que nous puissions danser à son mariage. Juste pour le plaisir, on fait du mieux que l’on peut et si on n’a pas le temps de se pratiquer, ce n’est pas grave. Danielle réussit à me convaincre de nous inscrire à des cours de danse.

dyslexie symptomes dyslexique causes et effets santé Je n’ai jamais dansé de ma vie. Je n’ai jamais trippé sur les films de danse. J’arrive dans un domaine complètement inconnu pour moi. Dès le premier cours, j’étais dépassé par la matière. Je n’avais rien compris du premier pas de base que déjà, Carole Blouin, notre professeur de danse, en montre un 2e! Rendu au 3e pas, je n’ai rien compris au 2 premiers, et là, il faut enchaîner le tout. C’est la crise totale dans mon cerveau de dyslexique, plus rien n’entre, je veux retourner chez moi, tout abandonner…

Survivre à sa dyslexie

Pour survivre à cette crise dyslexique, j’ai poussé mon agenda à la limite pour trouver du temps de pratique, je me suis inscrit à un cours supplémentaire de pratique et j’ai dû prendre un cours privé pour en arriver à survivre et rester dans le cours.

Malgré toute ma bonne volonté, à moins de trouver encore plus de temps, je ne réussis pas à faire les enchaînements demandés. J’ai eu à faire des choix. J’en ai discuté avec Danielle. Soit que l’on se trouve plus de temps pour pratiquer et étudier les enchaînements (ce qui devenait presqu’un travail), soit que j’abandonnais, soit qu’elle acceptait que j’improvise et qu’on oubliait les enchaînements.

Nous avons décidé de continuer et d’oublier les enchaînements. Ce cours de danse avec Carole Blouin aura été une belle occasion de vivre ma dyslexie sous toutes ses formes. Cela aura été une occasion de pouvoir identifier comment j’apprends pour éviter la crise dyslexique. C’est simple: connaître la matière à l’avance.

Apprentissage d’un enfant dyslexique

J’espère que le témoignage que j’apporte ici pourra aider des parents et des jeunes qui vivent cette réalité d’être dyslexique. Si votre enfant est dyslexique et qu’il n’a pas compris la matière d’un cours, ce n’est pas la matière passée qui est importante, c’est la matière qu’il affrontera qui l’est. Commencez par vous assurer qu’il maîtrise la matière à venir. Cela va lui permettre de vivre de petites victoires dans ses cours tout en évitant de vivre une crise, une panique totale.

Quand un jeune dyslexique ne veut plus aller à l’école, ce n’est pas qu’il ne veut pas apprendre. C’est qu’il ne veut pas vivre ce sentiment de panique. Un dyslexique apprend différemment.

Vos commentaires sont les bienvenus sur votre vécu vis-à-vis la dyslexie et les trucs que vous avez trouvés pour vivre avec cette différence.

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L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$. Une co-écriture avec le journaliste Colin McGregor a permis de présenter une version anglophone LOVE in 3D.

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