Journée de la Diaspora

Bistro le Ste Cath, restaurant socialement engagé dans Hochelaga-Maisonneuve

Quoi faire ce week-end, quoi voir aujourd’hui

Annie Viger               Dossiers Rap, Hip-hop

JOURNE~1Nous vous invitons à la Journée de la Diaspora. C’est un évènement culturel qui a pour objectif de promouvoir  la culture Haïtienne.

Vous pourrez retrouver le Groupe DP Consultations, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec ( FTQ,) le Fonds de solidarité FTQ, Centre International de Documentation et d’Information Haïtienne, Caribéenne et Afro-Canadienne (CIDIHCA), Alternatives et le Consulat Général d’Haïti à Montréal

Date: le samedi 20 avril 2013

Heure: 10h00 à 20h00

Lieu:  Musée McCord, 690 rue Sherbrooke Ouest, Montréal.

Admission: 10$ et entrée libre pour les étudiants

Autres textes sur le Rap:

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Vernissage au Café Graffiti pour le mois de l’histoire des Noirs

Quatre artistes Haïtiens rejoignent le Café Graffiti

Solidarité Québec / Haiti

Haïti, 3 ans après le séisme. Sous le thème du mois de l’histoire des Noirs, un vernissage vendredi le 8 février à 15:00 hres. Une exposition internationale qui durera jusqu’à la fin février.

Raymond Viger Dossiers Culture, International

reconstruction patrick lafontant exposition vernissage haïtiJeunes peintres Haitiens et Québécois s’unissent pour manifester leur solidarité. Une exposition internationale qui a déjà commencé à faire le tour de la planète. Les arts de la rue comme moyen d’expression et de communication.

Les oeuvres de quatre artistes d’Haïti: Patrick Lafontant, Walgens Pierre Jean, Vladimir Pascal et Islande Henry seront présentées aux côtés de celles de quatre artistes Québécois: Monk-e1, Arpi, Maliciouz Urban Heartist et Man pour un exposition du 8 au 28 février. Le vernissage aura lieu, vendredi le 8 février à 15:00 heures.

Café Graffiti 4237 Ste-Catherine est. Une rue à l’est de PIE-IX. Informations: (514) 259-6900 cafegraffiti@cafegraffiti.net. Du lundi au vendredi, de 9:00 à 17:00 hres. Samedi le 9 février de 10:00 hres à 16:00 hres. En dehors de ces heures, vous pouvez téléphoner pour un rendez-vous.

LOGO-NB-mois histoire des noirsL’organisme Alternatives  et son partenaire haitien APROSIFA ont permis cette rencontre entre artistes Haïtiens et Québécois.  L’Association pour la Promotion de la Santé Intégrale de la Famille (APROSIFA) est une organisation bénévole haïtienne qui travaille depuis 15 ans dans les bidonvilles situés au flanc du Morne de l’Hôpital, colline qui surplombe la ville de Port-au-Prince, a proposé d’organiser à Montréal une exposition de toiles faites par de jeunes peintres haitiens.

Page Facebook du vernissage.

Cette activité fait parti du Mois de l’histoire des Noirs.

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L’Église et le sida, un vieux débat

Test de dépistage du sida

Position de l’Église sur le Sida.

Nous reprenons ici un article de Luc Gagnon, directeur du CPAVIH écrit en 2006. Nous avons demandé à l’archevêché et au Cardinal Turcotte de commenter le texte que nous avons publié de M. Luc Gagnon. Puisque nous n’avons toujours pas eu de réponse, 5 ans plus tard, nous nous permettons de publier ici le texte avec le communiqué reçu du Cardinal Turcotte.

Luc Gagnon   Dossier Sida, religion

Je suis une personne «séro et positive» en santé (pour le moment). J’ai œuvré depuis près de vingt ans dans le milieu communautaire au Québec et également en solidarité internationale en Afrique.

Qu’il s’agisse de discrimination, de rejet, de solitude, d’un congédiement ou de l’impossibilité d’obtenir un emploi pour une question d’assurances médicales, les problèmes des personnes vivant avec le VIH au Québec demeurent bien réels et inacceptables, parce qu’évitables. Et je n’ai rien à faire de la pitié. Même la compassion m’énerve un peu. Je veux de la justice et du respect. Du respect sans égard au sexe, à l’orientation sexuelle, à l’origine ethnique, à la couleur de la peau, aux difficultés reliées à l’usage de drogue ou à un passé criminel. Le VIH est une question de santé publique, peu importe qui est touché.

Parce qu’un être humain qui souffre est un être humain de trop qui souffre. Peu importe où il se trouve sur la planète. Au Québec ou en Afrique du Sud. À Dolbeau comme dans le Centre-Sud. À la prison de Port-Cartier comme au coin de Sainte-Catherine. À Haïti comme à Montréal-Nord… La solidarité dans la lutte contre le VIH-sida ne devrait pas connaître de frontières.

Position de l’église

Le CPAVIH a dénoncé la position du diocèse de Montréal sur les tests de VIH pour les futurs prêtres. Le CPAVIH s’oppose à la demande de divulgation de la séropositivité d’un citoyen aux fins de l’exercice de son travail. En effet, les seuls renseignements médicaux qu’un citoyen doit fournir pour l’exercice de son travail sont ceux qui permettent d’analyser sa capacité à accomplir une tâche spécifique. Si une personne est cardiaque, cela peut l’empêcher d’exercer certains métiers, si une autre souffre d’un handicap physique ou intellectuel, cela peut également limiter sa capacité à travailler. Mais, le fait d’avoir contracté le virus du VIH, par quelque mode de transmission que ce soit, ne rend pas une personne inapte à l’exercice de son emploi. En aucun cas le simple fait d’être porteur du virus ne peut être pertinent. De plus, la protection des renseignements d’ordre personnel est un principe sacré dans notre système social. Or le dossier médical d’une personne est on ne peut plus personnel et privé. Seul un intérêt supérieur peut rendre acceptable le bris de cette protection. Soit la protection du public ou de la personne elle-même. On était loin de rencontrer ces conditions dans le cas d’aspirants à la prêtrise.

Quel message évangélique de compassion, d’inclusion Mgr Turcotte a-t-il lancé aux personnes séropositives? Une personne atteinte de VIH n’est pas une personne anormale, un monstre à cacher ou à jeter aux ordures. Le virus du VIH ne choisit pas et ne fait aucune discrimination. Il ne s’attaque pas à une communauté en particulier, ni à un groupe d’âge; c’est un virus, pas un péché.

CPAVIH Tel : (514) 521-8720 www.capvih.qc.ca

Commentaire du Cardinal Turcotte

Voyant la position de M. Gagnon, nous avons demandé au Cardinal Turcotte de commenter ce débat. Nous avons reçu comme réponse un communiqué de presse nous mentionnant que «l’Archevêché de Montréal n’émettra aucun autre commentaire sur ce sujet.» «… l’Archevêché de Montréal a amorcé, il y a plusieurs mois, une réflexion sur la mise à jour des conditions d’admissibilité des candidats à la prêtrise au Grand Séminaire de Montréal.

Cette réflexion n’a donné lieu à aucune décision définitive et il n’existe aucune directive officielle, voire écrite, exigeant le recours au test de dépistage du VIH… Notre réflexion quant à une éventuelle révision des critères d’admission des candidats à la prêtrise au Grand Séminaire de Montréal se poursuit. Nous pouvons dès maintenant affirmer que cette démarche ne mènera pas à l’imposition d’un test de dépistage de sérodiagnostic du VIH dans l’avenir.»

NDLR: Mgr Turcotte avait au préalable défendu sa décision d’imposer un test de dépistage du VIH, alléguant des raisons de santé et de mode de vie. Maintenant un communiqué de presse nous mentionne que la réflexion continue, mais qu’une décision de ne pas imposer le test est officielle. De plus, nous apprenons dans ce communiqué que Mgr Turcotte, un haut responsable pour la réflexion sociale et chrétienne, ne fera plus de commentaires sur le sujet. Comment pouvons-nous faire une réflexion tous ensemble si on ne prend pas le temps de se parler? La vive réaction des organismes communautaires impliqués auprès des personnes atteintes du VIH a-t-elle fait pencher la balance?

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Quand un homme accouche

quand-un-homme-accouche-roman-cheminementRoman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Le financement des organismes communautaires

Merci de visiter notre Boutique équitable

L’économie sociale, une nouvelle vision du communautaire

Carrefour Tiers-Monde

Le financement des organismes communautaires demeure ardu et complexe. Nous avons eu notre lot de téléthons. Cette stratégie en a aidé quelques-uns. Mais le Québec est une terre fertile en organismes d’aide et de soutien à différentes causes. Comment réussir à les financer lorsque le gouvernement cherche à se désengager financièrement?

Raymond Viger   Dossiers Commerce équitable, cartes anniversaire 

Un nouveau virage a vu le jour ces dernières années: l’économie sociale. En quelques mots, cette nouvelle philosophie est de lier des organismes communautaires à une activité commerciale générant des profits qui pourront être investis dans la cause sociale. Pour faire connaître les nouvelles initiatives en ce domaine, le Journal de la Rue part en tournée. Nous vous présenterons d’un numéro à l’autre certains succès qui méritent d’être connus.

Aider au financement d’un organisme communautaire en vous logeant dans un hôtel lors de vos prochaines vacances. L’Autre Jardin est le premier hôtel d’économie sociale au Québec. Il est la propriété de Carrefour Tiers-Monde, un organisme communautaire oeuvrant en éducation du public au développement international. L’organisme a comme mission de faire grandir la solidarité internationale. Il défend la nécessité d’un développement digne, équitable et durable. Grâce aux profits générés par l’Autre Jardin, Carrefour Tiers-Monde peut poursuivre son travail de sensibilisation.

Au Jardin d’Antoine

Les propriétaires de l’hôtel « Au Jardin d’Antoine » à Montréal, M. Antoine Giardina et Mme Francine Gaudreault, ont, par leur expertise et leurs conseils judicieux, contribué à la naissance de L’Autre Jardin à Québec. Un bel exemple que l’entreprise privée peut être un moteur important pour le communautaire. Pourquoi se limiter à un don ou une commandite ponctuelle? L’économie sociale est une façon de rendre autonome les organismes communautaires.

L’Autre Jardin, c’est un jardin à Québec, une auberge résolument urbaine et contemporaine. Situé au cœur du quartier St-Roch, le centre-ville de Québec, l’Autre Jardin fait également référence au Jardin St-Roch situé à proximité de l’auberge et qui a été l’élément moteur de la revitalisation de ce quartier de la ville de Québec.

Économie sociale et le commerce équitable

Vous avez sûrement entendu parler du café équitable. Un café qui est vendu pour soutenir les paysans du Sud. Le café est acheté directement aux petits producteurs regroupés collectivement afin d’éliminer les intermédiaires. Les coopératives favorisent la participation démocratique et l’organisation communautaire au sein du regroupement. Une aide est offerte pour favoriser l’accès au crédit afin d’éliminer le chantage et la manipulation de créanciers peu scrupuleux.

Ce principe de commerce équitable se retrouve à la boutique Équimonde et pas juste pour du café. Plus de 150 produits d’artisanats, en provenance de quelque trente pays tels que le Mozambique, le Rwanda, le Burundi, Haïti, le Pérou, le Chili… Cette boutique est aussi propriété de Carrefour Tiers-Monde. Une façon originale de sensibiliser le public à la réalité internationale tout en faisant découvrir la richesse et le talent des gens qui y habitent.

La recherche de la fortune n’est pas la motivation des entrepreneurs en commerce équitable. Certes, il faut développer le marché et rentabiliser l’entreprise mais, dans l’équité et la justice sociale avant tout. La boutique Équimonde est un lieu d’implication sociale où des bénévoles contribuent au développement du commerce équitable.

Projet Kose pour le financement d’organismes communautaires

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Misericordia, mode équitable et bioéthique

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Produit équitable: 5 principes

Misericordia mode de luxe, produits équitables et bioéthique

Quand l’exotisme nous tue

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L’éducation en Haiti

Haïti, que faire après le primaire?

Chronique Les Débrouillards. Agence Science-Presse en collaboration avec le magazine Les Débrouillards. Texte : Day Robertho Isaac (Syfia International), adapté par Raphaëlle Derome

Dossiers International , Haiti, Éducation

En Haïti, la majorité des jeunes qui habitent à la campagne ne peuvent pas faire leur secondaire, faute d’écoles.

Après son primaire, Jeannot a rejoint son père dans la plantation de canne à sucre. «On ne pouvait pas payer le collège», soupire-t-il, triste d’avoir dû abandonner son rêve de devenir agronome.

Jeannot a 14 ans. Il habite à Plaisance, dans le nord d’Haïti. Dans cette région, des milliers d’élèves terminent chaque année leur primaire, mais il n’existe qu’une seule école secondaire publique pour les accueillir. Ceux qui en ont les moyens fréquenteront un collège privé, où les conditions d’apprentissage laissent beaucoup à désirer. Et tant pis pour les autres…

Décrocheurs nombreux

À Plaisance, beaucoup de jeunes abandonnent l’école avant la fin du primaire. Sans métier, ils travaillent dans les plantations, deviennent «restavek»* (littéralement « reste avec », un domestique non payé que leurs parents trop pauvres placent dans des familles plus riches), ou vont grossir le nombre des enfants des rues…

À Desdunes, dans la région de l’Artibonite, la seule école secondaire reçoit plus de 300 élèves… dans le même bâtiment que l’école primaire. Pas étonnant que les jeunes Desduniens aboutissent très tôt dans des rizières.

Pourquoi ?

L’État haïtien est absent en milieu rural. L’accès aux services sociaux est difficile, ou inexistant. La moitié des Haïtiens n’ont pas accès à l’eau potable et plus du quart des jeunes vivent à plus de 15 km de marche d’une école ou d’une clinique médicale.

Heureusement, il y a des solutions. La Fondation Paul-Gérin Lajoie, un organisme non gouvernemental financé en partie par l’Agence canadienne de développement international, a développé un programme original.

Des directeurs d’école et des enseignants québécois à la retraite passent plusieurs mois avec leurs collègues haïtiens des régions de Saint-Marc, de Jacmel et de Port-au-Prince. Ils leur donnent des conseils pour améliorer l’efficacité et la qualité des écoles existantes.

L’appui du Canada a également servi à nettoyer et rénover les écoles endommagées par les graves inondations survenues en 2004 après le passage de l’ouragan Jeanne.

L’éducation, un luxe

À Haïti, plus d’un million d’enfants de 6 à 11 ans n’ont aucun accès à l’école. Ces jeunes qui vivent à la campagne ou dans les quartiers pauvres de la capitale, Port-au-Prince. Ce sont surtout les filles qui ne vont pas à l’école. Le tiers des jeunes filles âgées de 10 à 14 ans sont au travail, touchant un revenu de misère.

Pour aider : la Dictée Paul Guérin Lajoie

Chaque année, plus de 100 000 jeunes Québécois font une dictée en classe, puis demandent à leurs proches de les parrainer. Les écoles conservent une partie des fonds pour des projets spéciaux, et envoient le reste à la Fondation Paul Gérin-Lajoie.

Depuis 15 ans, la Dictée a recueilli plus de sept millions de dollars pour des projets d’éducation en Haïti et en Afrique.

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Grandir loin de toute scolarisation

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Apprentissages clandestins

Éducation désaccordée

CAP libre: éducation alternative pour jeunes décrocheurs

Cet article est publié avec la collaboration de l’Agence canadienne de développement international

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Québécoise pure laine

Immigration

Entre Québec et Haïti: quelle identité?

Comme bien des immigrants de deuxième génération – c’est ainsi qu’on nomme officiellement les Québécois nés de parents immigrants – je me suis longtemps questionnée sur mon identité.

Murielle Chatelier     DOSSIERS Immigration , Culture

Élevée à cheval entre deux cultures, celle de mes parents, originaires d’Haïti, et celle de leur terre d’accueil, j’arrivais difficilement à me définir. Québécoise ou Haïtienne? À 29 ans, cette quête incessante, grandissante et profondément troublante m’a amenée à faire un long séjour dans mon pays d’origine. Six mois à la recherche de mon second moi.

Le besoin de partir pour se redécouvrir

murielle chatelier immigration haiti immigrantLes prétextes pour expliquer mon départ soudain vers la terre natale de mes parents furent nombreux. Opportunité d’emploi intéressante, besoin de changer d’environnement, envie de découvrir mes racines… La vérité, c’est que je ne savais plus où j’en étais. Dès mon adolescence, j’ai été marquée par de pénibles remises en question, au point de passer de longues heures à marcher dans les rues, avec mon lourd fardeau de questions sur le dos. Le melting pot des valeurs transmises par mes parents et celles propres à la culture québécoise m’a toujours perturbée et embrouillé l’esprit. Mais c’est lorsque j’ai intégré le marché du travail que cette quête a atteint un point culminant et est devenue intenable.

«Toi, t’es née où?» «Est-ce que tu comptes retourner dans ton pays un jour?» «Depuis combien de temps es-tu arrivée au Canada?» «Comptes-tu t’établir en banlieue comme une bonne partie des immigrants?» Voilà autant de questions auxquelles j’ai eu droit de la part de mes collègues, alors que je suis bel et bien née au Québec, à Montréal. Avant l’année 2007, je n’avais même jamais mis les pieds dans le pays de mes parents. À la longue, ces questions ont fait naître en moi un sentiment de frustration, surtout parce que j’avais toujours évolué dans la même société que mes confrères. Alors, à un moment, je me suis mise à penser que chez moi, c’était peut-être ailleurs.

Se sentir l’étrangère

Au début, quand je suis arrivée à Port-au-Prince, j’étais euphorique. Je sentais qu’on ne pouvait que m’accepter, parce qu’après tout, j’étais une des leurs. Pourtant, j’ai rapidement compris que, pour les Haïtiens, j’étais l’étrangère. Oui, même sans avoir à ouvrir la bouche, on devinait que je n’étais pas du pays. Quand je marchais dans les rues, on me dévisageait l’air de dire: «Oh! Regarde l’étrangère.» Une fois, alors que j’étais assise par terre dans un marché, au milieu des marchandises, un passant m’a montrée du doigt en disant: «C’est une diaspora (c’est ainsi qu’on appelle là-bas les Haïtiens nés à l’étranger).»

Pour survivre, je m’étais déniché un emploi de journaliste dans le plus grand quotidien de la place, Le Nouvelliste. Dans une ambiance de travail des plus décontractées, je me suis fait de nombreux amis. Même si je ne comprenais pas souvent les expressions qu’ils employaient – je maîtrise le créole, mais comme dans chaque culture, les expressions sont très «locales» – les échanges allaient bon train entre nous. Mais là encore, nos mentalités et nos préoccupations respectives étaient si diamétralement opposées que je me sentais seule dans mon coin, malgré les rires francs qui animaient nos conversations.murielle chatelier immigration haiti immigrant

Québécoise ou Haïtienne?

L’un de nos points de divergence était justement ma nationalité. Après quelques semaines passées dans la capitale, il ne faisait plus aucun doute dans ma tête que je ne pouvais pas me déclarer Haïtienne. Au contraire, j’avais plus envie de me dissocier de ce peuple que d’en faire partie. Le désordre généralisé dans lequel se trouve le pays, le manque de civisme des citoyens dans les rues, cette façon que les commerçants avaient de m’escroquer impudiquement parce qu’on supposait que j’avais plus d’argent que la moyenne, tout ça m’horripilait.

Pour mes collègues, animés d’un sentiment d’appartenance qui frise le fanatisme, c’était une trahison de dire que je me sentais plutôt Québécoise. Ils ne pouvaient pas comprendre que je ne sois pas habitée du même sentiment de fierté qu’eux, qui font partie de la première république noire à avoir acquis son indépendance. C’était en 1804. Moi, je vis en 2009. Et ça, c’était encore un point qui nous éloignait: ils vivent continuellement dans l’orgueil des gloires du passé, alors que les défis du présent m’importent plus.

Pourquoi immigrer: comprendre mes parents

D’ailleurs, c’est justement ce passé qui est à la base de la mentalité de mes parents, et c’est ce que j’ai compris lors de ce voyage. Dans mon jeune âge, ils ne faisaient qu’appliquer ce que leurs propres parents leur avaient appris. Mais ils avaient peut-être oublié que les choses avaient évolué depuis, et que mon environnement n’avait rien à voir avec le leur. C’est malheureusement le cas de beaucoup de parents immigrants.

L’un des dadas de mes parents était de m’empêcher de sortir, par exemple pour aller au parc avec ma sœur ou au cinéma avec mes amis. Selon leur façon de voir les choses, «l’extérieur» est une sorte de jungle où on peut facilement être amené à sortir du droit chemin, où les influences néfastes pullulent. Ce raisonnement qui m’emprisonnait a donné lieu à des scènes familiales orageuses. Pour moi, l’extérieur est plutôt un lieu de découvertes. Mais en Haïti, j’ai bien vu que la mentalité de mes parents prévaut encore, parce que les sorties des enfants sont très limitées, et pour les mêmes raisons que naguère…

Mais j’ai aussi fait une merveilleuse découverte à propos de mes parents. Avant d’avoir visité la campagne où ils ont grandi, je ne me suis jamais intéressée à leur émigration vers le Canada. Aujourd’hui, je réalise plus que jamais le courage qu’ils ont eu de partir de si loin uniquement pour offrir un meilleur avenir à leurs enfants. Une campagne où les commodités modernes n’existent pas, la pauvreté sévit et les espoirs se sont depuis belle lurette envolés. Mes parents se sont tenus debout, et ont franchi toutes les frontières pour atterrir à Montréal. Mon père est arrivé avec à peine 100 $ en poche, en 1972. Avec acharnement, il a travaillé pour rapatrier ma mère, en 1974. Tout ça, pour éviter à leurs enfants une vie de misère.

murielle chatelier immigration haiti immigrant

Trouver son identité et comprendre ses origines

À 30 ans, je ne me demande plus qui je suis, mais bien ce que je veux être. Bien sûr, ça me fatigue et m’irrite qu’on me demande encore d’où je viens. Certes, ma relation avec mes parents n’est pas idyllique. Mais j’ai saisi le pourquoi de leur périple, et par le fait même, les raisons qui font de moi un mélange de deux cultures. Vous savez, j’aurais pu grandir en Haïti, être coincée dans ce pays. J’aurais pu ne pas pouvoir rêver comme je le fais, être condamnée à l’indigence. J’étais à deux doigts de cette vie-là.

En me faisant naître au Québec, mes parents m’ont donné toute une liberté. Après avoir passé six mois dans leur pays, je sais que le temps n’est plus au questionnement. En fait, l’unique désir que mes parents aient tenté de m’exprimer, souvent maladroitement, c’est celui de me voir profiter de ma vie au maximum et d’exploiter tous mes atouts. Ils m’ont transplantée ici pour ça, pour m’offrir cette opportunité. Alors, maman et papa, je vous le jure que j’ai compris maintenant. Et ce que je veux être, c’est ce que vous avez fait de moi: une citoyenne du monde.

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Vernissage photographe Benoît Aquin

Haïti après le séisme

Vernissage photographe Benoît Aquin

Raymond Viger    Dossier Culture, Benoît Aquin

benoit-aquin-photos-photographie-vernissage Benoît Aquin est un photographe qui s’est illustré au concours Lux Photo, mais surtout au plus prestigieux prix international de photographie, le prix Pictet.

Benoît Aquin sera présent à un vernissage le 8 septembre prochain à 18:00 heures. L’exposition sera accessible du 8 septembre au 11 octobre à la Galerie Pangée.

Haiti après le séisme

L’exposition est une série récente de photographies réalisées en janvier 2010 par Benoît Aquin sur Haïti après le séisme. Exposées cet été au Musée de l’Élysée à Lausanne (Suisse) jusqu’en juillet 2010 dans le cadre d’un hommage aux récipiendaires du Prix Pictet (premier prix de photographie dédié au développement durable), ces photos pour la plupart captées sur le vif trois jours seulement après le séisme témoignent, avec beaucoup de sensibilité, du drame humain provoqué par la catastrophe.

Elles se distinguent du simple photoreportage par le choix délibéré de Benoît Aquin de les prendre à 18 heures tous les soirs. L’ensemble des prises de vues acquiert ainsi une grande unité esthétique, qui repose sur une seule teinte de bleu gris partout présente à la tombée de la nuit.

Chinese Dust Bowl

Au plan formel, cette teinte rappelle le « voile de poussière » qui avait tellement fasciné lors de sa première exposition à la Galerie Pangée en septembre 2009 : Chinese Dust Bowl. Benoît Aquin fait résolument partie des photographes engagés, qui portent un regard inquiet sur les grands problèmes environnementaux et leur impact futur sur l’humanité.

Photographe international

Benoît Aquin vit et travaille à Montréal. Depuis 2002, il a parcouru la Mongolie, le Nicaragua, l’Égypte et le Grand Nord du Canada, afin
d’enregistrer, avec un style et un cadrage unique, les prémisses d’un désastre annoncé. Dans le cas d’Haïti, il fut mandaté par le CECI
(Centre d’étude et de coopération internationale) pour documenter l’état des lieux et l’aide humanitaire.

Les œuvres de Benoît Aquin font partie de collections publiques et privées au Canada, aux États-Unis et en Europe, notamment au Musée
Canadien de la Photographie Contemporaine à Ottawa, au Musée National des Beaux-Arts du Québec à Québec, aux Archives Nationales du Canada et depuis 2009 au Musée des beaux-arts de Montréal.

Un pourcentage des recettes de la vente des photographies sera versé au CECI afin de soutenir son effort humanitaire en Haïti.

Emmanuel Galland, Maison d’Haïti

Au même moment, d’autres œuvres de la même série seront montrées dans le cadre d’une exposition de groupe, Haïti à vif, organisée par
Emmanuel Galland pour la Maison d’Haïti et présentée cette année en parallèle à l’exposition itinérante du concours international World Press Photo que le public montréalais peut voir annuellement au Musée Juste pour rire.

Pour informations: Margot Ross 514.845.3368 margot@galeriepangee.com. www.galeriepangee.com 40 rue St-Paul Ouest.

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