Éducation désaccordée

Éducation désaccordées

Spécial rentrée scolaire – Septembre/octobre 2009

École à la maison, école musulmane, école en milieu autochtone, école spécialisée en musique et cheminement scolaire marqué par la dyslexie, Reflet de Société vous offre pour la rentrée un grand dossier sur l’éducation. Hors des sentiers battus, nous vous invitons à découvrir les 1001 visages de l’école au Québec

Témoignage

Éducation désaccordée

Dossier  Éducation, Casino

Une heure de piano et de violon, de la danse, du chant: bienvenue à l’école primaire Sacré-Cœur dans le centre-ville de Sherbrooke. Avec 7 heures et demie de musique par semaine et une fin d’année écourtée d’un mois pour préparer le concert, nous avions beaucoup moins d’heures que les autres pour assimiler les connaissances exigées par le ministère de l’Éducation.

Dominic Desmarais

Quand la cloche sonnait pour annoncer le retour en classe après le dîner, mon ventre se serrait. La pire heure de ma journée, le moment que je m’efforçais d’oublier, c’était l’heure quotidienne de violon et de piano. Ces deux demi-heures étaient les plus longues de mon existence toute neuve. Au violon, je luttais sans cesse pour rester dans ma rangée, debout, à jouer de mon archet quand on me le disait, à sans cesse répéter les mêmes passages. De temps à autre, je passais la période seul, confiné à une pièce de rangement, entre des piles de chaises. Au moins, j’étais capable de suivre les autres. Je me débrouillais.

Le cours de piano était mon vrai «calvaire». Ma main gauche refusait obstinément de jouer toute autre note que ce que ma main droite jouait. En fait, je ne jouais que de la droite. Pendant 30 minutes, je priais en silence pour que ma prof ne s’en aperçoive pas. J’espérais repousser à un lendemain sans fin le moment fatidique où je serais démasqué. Le piano, c’était mon enfer, un enfer qui se répétait tous les jours.

Le cours de chant, deux périodes de 45 minutes, me plaisait davantage. Parfois, je fermais les yeux et me laissais bercer par le chœur de mes 29 camarades. Cet univers me reposait. Côté danse… Une heure à faire rire de moi pour mon manque de talent. J’adorais ça! Bouger, virevolter, sautiller. J’avais juste de la difficulté à suivre les directives, la technique. Et je détestais porter ces ridicules chaussons de ballets qui ne me faisaient pas mieux danser…

Ces heures de musique n’étaient pas les plus valorisantes pour moi. Ce sont les moments que j’ai redouté le plus tout au long de mon primaire. La musique et moi, ça n’allait pas ensemble. Le pire, c’est que jamais je ne voyais venir cette heure cauchemardesque. Comme nous avions moins de temps à consacrer aux matières régulières, il fallait apprendre vite. L’avant-midi passait à vive allure. Je plongeais dans des univers différents constamment. J’étais entouré d’amis et sans cesse stimulé. J’apprenais comme une éponge, moi qui n’avais en fait rien à voir avec la spécificité de l’école.

Des concerts à l’ambiance féérique

C’est cette énergie bouillonnante qui me ramenait sans cesse à aimer mon école. À la fin de l’année, quand les 6 niveaux se jumelaient pour préparer le concert de fin d’année, l’ambiance était féérique. Le cadre habituel des cours sautait. Ou bien l’on devait passer une heure, parfois l’après-midi entier, au gymnase pour les répétitions, ou bien notre professeur devait s’y rendre. Pendant un mois, nous nous occupions seuls de notre emploi du temps. Au tableau, nous avions la liste des travaux à faire pour la journée dans chaque matière. Il y avait une liste pour ceux qui voulaient prendre de l’avance. Dans les corridors, j’entendais sans cesse le va-et-vient de classes qui pratiquaient. Moi, j’apprenais sans m’en rendre compte. J’étais toujours dans une atmosphère stimulante car on me sortait constamment de mes habitudes. Un univers parfait pour un rêveur comme moi.

Les deux soirs de concerts, à chaque fin d’année, me faisaient vivre des moments magiques. Deux représentations à guichets fermés dans la plus grosse salle de spectacle de Sherbrooke. À six ans, je dansais, chantais et jouais du violon devant des milliers de personnes qui nous ovationnaient à tout rompre, mes camarades et moi. Après une telle expérience, j’oubliais toutes ces heures angoissantes vécues durant l’année. Le sentiment d’accomplissement ressentis par les quelque 500 élèves de l’école, qui nous était donné suffisait à tisser des liens d’appartenance envers notre établissement, l’éducation, la musique, la curiosité.

Je n’ai toujours pas développé de talent pour la musique. Le goût ne m’en est jamais venu. Mais mon intérêt pour ce qui me pousse à apprendre et à m’accomplir n’a fait que grandir. Parce qu’on m’a appris à aimer apprendre.

Grandir loin de toute scolarisation

École à la maison, caravane étudiante

Réussir à l’école malgré un trouble de l’apprentissage

Kistcisakik: le village sans école

Écoles musulmanes à Montréal

Choisir l’école à la maison

Apprentissages clandestins

Éducation désaccordée

CAP libre: éducation alternative pour jeunes décrocheurs

PUBLICITÉ

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Kitcisakik: le village sans école

Spécial rentrée scolaire

École à la maison, école musulmane, école en milieu autochtone, école spécialisée en musique et cheminement scolaire marqué par la dyslexie, Reflet de Société vous offre pour la rentrée un grand dossier sur l’éducation. Hors des sentiers battus, nous vous invitons à découvrir les 1001 visages de l’école au Québec.

kitcisakik-village-algonquin-val-d-or-abitibi-anicinape-aki-autochtone Kitcisakik: le village sans école

Dossiers Autochtone, École à la maisonÉcole alternative

Le village algonquin de Kitcisakik est illégal aux yeux des gouvernements québécois et canadien. L’absence de dépenses publiques qui en résultent à forcé ses habitants à envoyer leurs enfants à Val-d’Or, à 100 km de distance, afin d’y être scolarisés. La communauté met présentement sur pied une école primaire afin que ces familles puissent garder leurs enfants près d’eux. Les parents doivent maintenant réapprendre à s’occuper de leur progéniture et les habitants de l’un des villages les plus pauvres du Canada en profitent pour s’attaquer aux nombreux problèmes qui minent leur communauté.

François Richard

L’école Mikisicec (petit aigle) est constituée de deux roulottes aménagées en trois salles de classes et quelques bureaux. Une dizaine d’écoliers de 3ème année se disent heureux de vivre avec leurs parents. Ceux dont la scolarisation a débuté à Val-d’Or regrettent toutefois les avantages d’une plus grande école. «Il n’y a pas de salle de gym ici.» «Je n’aime pas ça être mélangé avec les plus petits.» «C’est plate parce qu’on n’est pas beaucoup.» Une fois les frustrations passées, des aspects plus positifs sont évoqués. «Les Blancs à Val d’Or n’étaient pas gentils avec moi.» «Le cours d’algonquin est le fun.»

kitcisakik-village-algonquin-val-d-or-abitibi «J’aime mieux rester dans la communauté.»

Kitcisakik est un village de quelque 430 habitants situé dans la réserve faunique De La Vérendrye, à une centaine de kilomètres au sud de Val-d’Or. Bien que les Algonquins affirment l’avoir toujours habité, le territoire appartient légalement à Hydro-Québec (HQ). Vu l’illégalité de l’occupation des lieux, Kitcisakik ne bénéficie ni du statut de réserve, ni de celui de municipalité. Les gouvernements fédéral et provincial n’y injectant pas de fonds, le village est dépourvu de tous les services, dont l’électricité et l’eau courante. La centaine de maisons est construite avec des matériaux de fortune et, malgré la présence d’un barrage d’HQ au centre du village, les bâtiments publics sont parmi les seuls électrifiés. Un «bloc sanitaire» permet aux habitants de s’approvisionner en eau potable qu’ils doivent transporter dans des seaux. Le «bloc» est pourvu de douches, de toilettes et de machines à laver.

Aller apprendre chez les Blancs

Depuis 1955, les enfants de Kitcisakik doivent quitter leur communauté afin d’aller à l’école. Ils fréquentaient alors un pensionnat du gouvernement fédéral dirigé par des frères Oblats jusqu’à sa fermeture dans les années 1970. Ils seront par la suite scolarisés dans les écoles publiques d’Abitibi-Témiscamingue. Les élèves de quatrième année et au-delà continuent de vivre dans des familles d’accueil de Val-d’Or, ne rentrant à la maison que les fins de semaine et durant les vacances d’été. Pour mettre fin à cette situation, le Conseil de bande instaure progressivement l’école primaire dans le village. La maternelle y a été implantée en 2005 et l’école grossit au rythme d’une année à la fois. Elle compte présentement trois classes pour des écoliers de niveau maternel à la troisième année. Les cours sont donnés par des enseignantes professionnelles et le programme du ministère de l’Éducation du Québec est respecté. Les cours de quatrième année y seront dispensés à partir de l’automne 2009. Un Centre de stimulation précoce a aussi été instauré.

Les écoliers d’aujourd’hui ne vivront donc pas la même enfance que leurs parents qui ont dû surmonter le choc du déracinement. En raison de la rupture familiale, les jeunes n’ont en général pas appris l’algonquin, créant un fossé culturel. 3 générations de parents n’ont pas connu de modèles parentaux dont ils pourraient s’inspirer pour aider leurs enfants.

«Nos enfants ne sont plus des étrangers»

«Les parents avaient des habitudes qui n’avaient rien de parentales.» Gilles Brazeau est père de 5 enfants, 2 naturels, 3 d’adoption. Ils fréquentent tous l’école Mikisicec. Durant son enfance, sa grand-mère «le protégeait» lors de ses séjours à Kitcisakik. «L’été, nos parents n’étaient pas toujours là, il y avait un fléau de consommation d’alcool et de drogues.» Celui qui est aujourd’hui responsable des dossiers liés à la santé au Conseil de bande affirme que ses enfants aiment l’école et qu’elle leur permet d’être intégrés à la communauté. Le terme a une signification particulière à Kitcisakik: se sentir chez soi au sein de sa famille. La tâche, soutient Gilles Brazeau, est très complexe. «Aujourd’hui nous vivons l’intégration, les enfants sont avec nous toute la semaine. Nous ne sommes pas prêts pour ça.»

Le directeur en santé de Kitcisakik, Michel Pénosway, travaille, en collaboration avec une équipe de recherche de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), à l’élaboration de services destinés aux parents et visant à leur réapprendre leurs «habiletés parentales». Selon lui, le changement le plus important apporté par l’école Mikisicec est que «les enfants ne sont plus des étrangers. Ils ne sont plus en vacances ici.» Afin d’«intégrer» les enfants de Kitcisakik, l’ensemble du village a dû se mobiliser. Le Conseil de bande en a profité pour lancer plusieurs chantiers de travail social et de formation professionnelle visant à rehausser le niveau de vie de la communauté. L’exercice a mobilisé l’ensemble du village et tout le monde a eu son mot à dire. «Au lieu d’offrir aux gens des services prédéterminés, nous les laissons exprimer leurs besoins puis nous mettons en place des services pour les satisfaire.» L’expression de ces besoins a eu lieu dans le cadre d’une recherche réalisée par une équipe de chercheurs de l’UQAT en collaboration avec les intervenants sociaux de Kitcisakik.

En guise d’exemple d’«habiletés parentales» à apprendre, Michel Pénosway raconte le déroulement d’un exercice visant à améliorer les dialogues parents-enfants. «Un parent se plaignait de ce que son enfant ne l’écoutait pas lorsqu’il lui demandait de ranger ses vêtements. Nous avons donc fait un jeu dans lequel les rôles étaient inversés. L’enfant, imitant ce qu’il avait entendu, a demandé à son père de ranger ses vêtements sans lui indiquer où il devait les déposer. Le père a alors réalisé que si son enfant ne lui obéissait pas, c’était simplement parce que ses consignes n’étaient pas claires.»

Le Conseil de bande a dû embaucher du personnel qualifié. Manquant d’expertise, les Algonquins ont eu recours aux services d’une dizaine de Québécois pour occuper des postes, entres autres, de formateurs. Raymond Lauzon, le directeur de l’éducation, croit que «le fait que la communauté ait décidé elle-même de se prendre en main et qu’elle ait embauché des Québécois pour l’y aider est unique en Abitibi et sûrement au Québec».

Apprendre à vivre au 21è siècle

Normand Saint-Germain offre différentes formations socioprofessionnelles. Il décrit son rôle comme étant «de mettre les Algonquins au diapason du 21è siècle.» Les barrières à l’emploi sont en effet très nombreuses pour des gens qui «connaissent peu les réalités du monde du travail et sont rarement bilingues», selon une intervenante auprès de la communauté.

Les parents bénéficient aussi de services d’aide à la gestion de budget et de cours de cuisine santé. Ils doivent apprendre à composer avec le même revenu que lorsque leurs enfants étaient nourris à Val d’Or toute la semaine, ce qui entraîne son lot de difficultés dans une communauté où le taux d’emploi n’est que de 25% et où la moitié de la population a moins de 17 ans.

Selon Michel Pénosway la taille restreinte du village et les liens de parenté qui en découlent jouent en faveur des changements. «La proximité des membres de la communauté a un impact, ça gêne ceux qui prennent moins part aux changements.» La consommation d’alcool aurait d’ailleurs grandement diminué depuis l’instauration de l’école et des chantiers sociaux. L’animateur culturel auprès des jeunes Toby Brazeau juge qu’«avec les enfants ici, on dégrise. L’alcool doit partir.»

Un certificat multidisciplinaire en intervention sociale est donné à l’UQAT à la demande des habitants de Kitcisakik afin de former des intervenantes sociales qui travaillaient avant sans formation. Cette question de la formation est de la première importance. L’accès à l’emploi et au développement passe par l’acquisition de connaissances. Un obstacle de taille dans une communauté où seulement 12% des gens ont un diplôme d’études secondaires et où l’école est associée au déracinement et aux abus vécus dans les pensionnats.

Enfin des obstacles culturels se dressent sur le chemin de l’emploi. Toby Brazeau croit que «les gens ne sont pas intéressés par le travail à l’extérieur de la communauté. Leur famille est ici.» Ce désir d’être «chez soi» entraîne aussi le décrochage scolaire. L’animateur culturel explique d’ailleurs en partie son abandon scolaire, à l’âge de 15 ans, par le besoin qu’il avait de se retrouver parmi les siens.

Tout le monde à Kitcisakik affirme vouloir se réapproprier la culture algonquine. Pour l’instant, c’est plus facile à dire qu’à faire. Bien que tout le monde en baragouine au moins quelques mots, la plupart des 35 ans et moins ne maîtrisent pas la langue de leurs grands-parents. Les cours d’algonquin prévus à l’école Mikisicec ont d’ailleurs dû être abandonnés, faute de volontaires pour l’enseigner.

Un chemin exceptionnel… à petits pas

Selon Raymond Lauzon, le chemin parcouru jusqu’à présent est exceptionnel. «Il faut imaginer les impacts sociaux lorsque les gens ne jouent pas leur rôle de parents, qu’ils passent dix mois par année sans leurs enfants. Ils manquaient de notions quant à l’importance de l’école, du quotidien.» S’il déplore le faible niveau de participation des parents de Kitcisakik à certaines des activités culturelles offertes par l’école, il souligne qu’il admire leur courage. «Regarde le bloc sanitaire. Il n’y a que deux douches pour tout le village. Pourtant les enfants arrivent tous propres et bien habillés à l’école. On n’avance pas à grand déploiement, mais à petits pas.»

Le chemin se poursuit cet automne avec l’introduction de la quatrième année à l’école Mikisicec. Avec 38 enfants d’âge primaire sur 49 qui fréquentent dorénavant l’école du village, la communauté de Kitcisakik se rapproche de son objectif, garder ses enfants dans les familles et leur rendre la fierté d’être Algonquins.

Le village aux milles formulaires

L’occupation contestée du territoire entraîne une foule de tracasseries administratives au Conseil de bande. Contrairement aux autres communautés autochtones du pays jouissant du statut de réserve Kitcisakik ne reçoit pas de fonds généraux de la part des gouvernements québécois et canadiens afin d’assurer les dépenses sociales et administratives. Ses habitants doivent donc recourir à une multitude de programmes gouvernementaux spécifiques afin d’obtenir des subventions ciblées.

Selon le responsable des dossiers liés à la santé au Conseil de bande, Gilles Brazeau, Kitcisakik bénéficie d’environ 130 programmes et des rapports différents doivent être remplis pour chacun. L’accès aux subventions de 25 programmes est nécessaire dans le cas de l’école primaire seulement. «Je lève mon chapeau aux gestionnaires», déclare Gilles Brazeau, mi-blagueur, mi-désabusé.

Autres textes sur Autochtone

PUBLICITÉapres-la-pluie-le-beau-temps-recueil-de-textes-a-mediter-croissance-personnelle

 Après la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre est disponible au coût de 9,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Apprentissages clandestins

Spécial rentrée scolaire – Septembre/octobre 2009

École à la maison, école musulmane, école en milieu autochtone, école spécialisée en musique et cheminement scolaire marqué par la dyslexie, Reflet de Société vous offre pour la rentrée un grand dossier sur l’éducation. Hors des sentiers battus, nous vous invitons à découvrir les 1001 visages de l’école au Québec.

Apprentissages clandestins

Saviez-vous que plusieurs centaines de parents au Québec choisissent d’enseigner eux-mêmes à leurs enfants? Le ministère de l’Éducation de la province mandate les commissions scolaires (CS) afin de s’assurer que ces jeunes reçoivent une éducation adéquate et qu’il n’y ait pas d’abus. Pourtant, plus de la moitié des enfants scolarisés à la maison sont inconnus du système.

Gabriel Alexandre Gosselin Dossiers École à la maisonÉcole alternative  

«Enseigner à mes enfants, c’est ma profession. Je le faisais au départ parce que notre famille voyageait beaucoup, mais j’ai trouvé ça tellement intéressant que je n’ai pas pu arrêter.» L’école à la maison a permis à Julie (nom fictif) de constater l’efficacité d’un enseignement «un professeur pour un élève». Elle dit avoir besoin de 2 heures par jour au lieu des 8 demandées par l’école pour arriver au même résultat. «C’est tellement plus le fun quand tu apprends ce que tu veux et de la façon qui te motive.»

Cette mère souhaite garder l’anonymat car elle n’a jamais déclaré son projet familial aux instances scolaires. Julie n’est pas la seule dans cette situation. Les «non-déclarations» sont courantes dans le milieu. L’Association québécoise pour l’éducation à domicile (AQED) évaluait en 2003 qu’entre 2 500 et 5 000 enfants étaient scolarisés à la maison dans la province. Du côté des CS, on en dénombrait 377 pour l’année scolaire 2003-2004.

Qui est responsable de repérer ces élèves inconnus du système? Denis Pouliot, de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), croit que les CS ne sont pas en mesure de répertorier les enfants non-déclarés. Selon lui, cette tâche dépendrait plutôt de la bonne volonté des parents. «S’il existe une liste qui nous permette de les retracer, je n’en ai pas connaissance», ajoute-t-il.

Pas d’examen pour mon enfant

Pierre Compagna est l’un des fondateurs de l’AQED. Depuis la création de son association, il reçoit chaque année nombre d’appels et de courriels de familles adeptes de l’école à la maison. Celles-ci dénoncent souvent l’arrogance des CS. Pierre Compagna est devenu, par la force des choses, grand spécialiste des lois encadrant l’enseignement à domicile. «Les CS comprennent souvent très mal les motivations des parents. Elles y sont indifférentes ou ignorent même parfois que l’option est légale!»

Le cadre de l’évaluation est à la base des conflits. «Il faut qu’on s’assure en tout temps que le jeune sera apte à entrer dans le système public s’il en ressent le besoin. C’est écrit dans la loi! C’est pour cette raison qu’on leur demande de passer les examens réguliers. Les parents peuvent ne pas aimer, mais c’est comme ça que ça marche», explique Denis Pouliot, de la FCSQ. Pierre Compagna n’est pas du même avis: «Certaines CS vont jusqu’à demander à un enfant de se déplacer dans une classe pour passer un test. L’élève ressent une pression à laquelle il n’est jamais exposé, ça n’a pas de bon sens!»

Les parents choisissent généralement l’école à la maison dans une optique de liberté d’apprentissage. Plusieurs d’entre eux ne considèrent donc pas les examens du ministère de l’Éducation comme un moyen pertinent d’évaluer leurs enfants. «À l’école, c’est par le “par cœur” qu’un élève se prépare pour un examen. Moi, je veux que mon enfant se serve de ses apprentissages dans la vie de tous les jours», explique Julie. Les familles cherchent donc à obtenir d’autres types d’évaluation, telle la présentation d’un portfolio détaillant les travaux et expériences de l’enfant.

Le refus systématique de certaines CS de considérer cette alternative explique, selon Pierre Compagna, que les tensions sont aussi élevées. «On souhaite souvent imposer un système aux parents. Les CS demandent des plans de cours, des preuves de la qualification des parents ou une liste des livres scolaires qui seront utilisés.»

Devant ces exigences, les familles se trouvent prises au dépourvu, surtout que les parents qui donnent l’école à la maison n’ont pas besoin d’une qualification en enseignement. Le message circule et certaines d’entre elles décideront de tourner le dos aux CS. Si la tricherie est découverte, une famille court le risque de voir la Direction de la Protection de la Jeunesse débarquer chez elle. Pierre Compagna note, par contre, que quelques CS manifestent une «ouverture d’esprit exemplaire» et que l’harmonie est tout à fait possible.

Des enfants qui rapportent

Doctorante en éducation à l’Université de Sherbrooke, Christine Brabant a déposé en 2004 un mémoire proposant un portrait large de l’école à la maison dans la province, ainsi qu’une analyse des motivations des familles. Elle poursuit aujourd’hui ses recherches dans le but d’étudier l’émergence de nouvelles propositions de gouvernance par les parents eux-mêmes. Lorsqu’on lui demande d’éclaircir les lois sur l’éducation à domicile, la chercheuse évite la question en riant. «Ne me demandez surtout pas de répondre à ça!»

L’AQED distribue Le guide de la bonne entente à ses membres, un document d’interprétation des différentes lois. Les 72 CS du Québec ont, quant à elles, chacune leur interprétation de ces textes. «Il y a des avantages comme des désavantages au flou de la législation. Le problème, ce sont les irritants face aux préjugés qui existent des deux côtés», note Christine Brabant.

Parce qu’une CS reçoit un budget fixe pour chaque enfant qui fréquente l’école, les parents appréhendent souvent une rencontre avec une direction scolaire avant même de connaître ses intentions. «Ils ont l’idée ferme que les directeurs feront tout pour ramener leurs enfants à l’école afin de bénéficier de cette subvention. Inversement, certains directeurs d’école vont se mettre les pieds dans les plats en prenant de prime abord les parents pour des excentriques», remarque Christine Brabant.

Selon ses recherches, une multitude de raisons sont données par les parents qui souhaitent scolariser leurs enfants à domicile, dont la volonté de faire mieux que le système, le manque de place dans les écoles alternatives, les motivations religieuses, la déficience chez l’enfant ou une philosophie de vie particulière. «À ce niveau, l’aspect vague de la loi donne du jeu aux deux parties pour déboucher sur un accord. Nous sommes tous des adultes, les gens devraient être en mesure de trouver un terrain d’entente», note Christine Brabant. Dans la réalité, il en est tout autrement.

Où est le gouvernement?

Pierre Compagna déplore que le gouvernement n’ouvre pas la porte à un débat sur l’aspect social de l’éducation à domicile, et ce, malgré les nombreux appels faits par l’AQED au ministère de l’Éducation. L’association se dit prête à discuter sur la place publique de l’éducation à domicile, «mais ça doit aller dans les deux sens, insiste M. Compagna. On veut bien que la loi leur permette de détecter les cas de négligence, mais on aimerait aussi que la créativité des parents soit prise en considération.»

De son côté, Christine Brabant note que le débat social n’est pas l’option la plus avantageuse: «En procédant de cette façon, on court le risque de nourrir encore plus les préjugés qui existent.» Cette dernière prône plutôt une discussion à grande échelle entre les autorités scolaires et les familles afin d’arriver à une entente de base sur les critères d’évaluation.

Malgré les appels répétés de Reflet de Société, pour ce reportage, le ministère de l’Éducation n’a pas répondu à nos questions, notamment sur les enfants scolarisés entièrement à l’extérieur du système.

Socialisation des enfants

 Christine Brabant est doctorante en éducation à l’Université de Sherbrooke. Ses recherches portent sur la scolarisation à domicile. Elle s’est notamment penchée sur la question de la socialisation des enfants ne fréquentant pas l’école. Reflet de Société a recueilli son avis sur la question.

«Il existe plusieurs définitions de la socialisation des enfants et le terme a évolué au fil du temps. Il signifiait à l’origine la transmission des valeurs et comportements d’une génération à la suivante. Dans cette vision, l’enfant doit être formé selon les normes de la société dans laquelle il vient au monde.

«La nouvelle vision est plus souple. Dans celle-ci, l’enfant se forme lui-même à partir des différents modèles qu’il a autour de lui. La famille n’est plus toujours au premier plan. Elle est concurrencée par l’école, la télévision et les pairs. Dans cette optique, la scolarisation à domicile ne priverait l’enfant que de l’un des différents outils de socialisation s’offrant à lui.

«En ce qui a trait au ministère de l’Éducation du Québec, son programme ne consacre qu’un paragraphe à la socialisation des enfants. L’école est considérée comme un agent de cohésion sociale inculquant le vivre-ensemble et l’appartenance à la collectivité. Au niveau des commissions scolaires (CS), responsables de superviser l’enseignement reçu à domicile, il n’existe pas de vision partagée.

«Lors des ententes avec les parents, l’accent est mis sur le respect du programme scolaire plutôt que sur la socialisation. Si certaines CS se donnent la peine de vérifier, il s’agit d’une évaluation très superficielle, par exemple, l’enfant pratique-t-il des activités avec d’autres jeunes à l’extérieur de la maison? Il est bien sûr difficile pour les CS d’effectuer ce type de vérification, mais au-delà de ce défi, il s’agit plutôt dans la majorité des cas d’une préoccupation secondaire.»

Propos recueillis par François Richard

PUBLICITÉ

Abonnement au magazine Reflet de Société

magazine revue journal édition journalisme presse écrite communautaireInternet-o-thon pour soutenir le magazine communautaire Reflet de Société édité par le Journal de la Rue. C’est le temps de vous abonner pour montrer votre soutien à votre revue sur l’actualité communautaire et sociale. Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre cause est la bienvenue.

Pourquoi s’abonner à Reflet de Société?

  • Le citoyen est au cœur de notre mission
  • Un regard différent, critique et empreint de compassion sur les grands enjeux de société
  • Un espace ouvert aux lecteurs pour prendre la parole, partager leurs expérience et faire progresser les débats
  • Un magazine d’information entièrement indépendant, financé par ses milliers d’abonnés aux quatre coins du Québec
  • Tous les profits générés par la vente de Reflet de Société sont remis à l’organisme Journal de la Rue qui offre des services de réinsertion sociale aux jeunes.

Par téléphone: (514) 256-9000, ext.: 1-877-256-9009 Par Internet:http://www.refletdesociete.com/abonnement.html Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Intimidation et jeunes homosexuels

Intimidation et homosexualité

Comment survivre à l’intimidation

«Fif! Moumoune! Tapette!» Combien de fois par jour ces insultes sont-elles proférées dans une cour d’école? Jusqu’à quel point peuvent-elles atteindre un jeune qui les reçoit? Et si ce jeune a des parents homosexuels, un oncle gai, une cousine lesbienne?

Gabriel Alexandre Gosselin  Dossier Intimidation, homosexualité

homosexualité homosexuel homos lesbiennes gais gaysDans le cadre de sa nouvelle formation Regard sur les familles homoparentales, la Coalition des familles homoparentales (de parents homosexuels) souhaite soulever la question de la banalisation de ce type d’intimidation.

Selon la Coalition, ce ne sont pas seulement les jeunes concernés directement par l’insulte qui peuvent en ressentir les contrecoups, «ceux qui ont une apparence ou des goûts différents des stéréotypes de genre (un garçon chétif ou une fille sportive). Et aussi, tous ceux qui ont une différence quelconque (un enfant d’une autre ethnie que la majorité, un enfant qui porte des lunettes, etc.) et qui craignent d’être la prochaine victime de l’intolérance.»

Ce que la Coalition des familles homoparentales déplorent encore plus dans une telle situation, c’est l’inaction de certains adultes gravitant autour des jeunes qui utilisent de telles insultes.

Grâce à une subvention du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport du gouvernement du Québec (MELS), la Coalition offre gratuitement cette formation unique en son genre au Québec dans les secteurs de l’éducation, des organismes communautaires et des services sociaux.

Pour faire déplacer la formation dans votre établissement ou pour obtenir plus d’informations, contactez les par téléphone au (514)846-1543.

Textes sur l’homosexualité.

Autres textes sur Taxage, et Gang de rue

Intimidation, violence à l’école et conduites agressives des jeunes

Jeune et le taxage

Maxime Collard, Isabelle Marchand et l’intimidation à l’école

Taxage et intimidation chez les jeunes

Les garçons et l’école

Les filles dans les gangs de rue

Genèse d’un gang de rue

PUBLICITÉ

CD Rap music Hip Hop de la scène de Montréal

show_image CD de musique Ill Legal. Compilation de rappeur et rap music Hip Hop avec Chilly D, DJ Mana, L’intrus, Shades of culture, SP, Patrick Batemen, 01 Étranjj, Ninja P, Virus, Vulguerre, Chance Won, Erratum, Son 2 PT, Manspino, Dynastie des Morniers. 9,95$

Tél: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: cafegraffiti.net
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Rencontre avec Félix Maltais: Les Débrouillards et Les Explorateurs

Rencontre avec Félix Maltais:

Les Débrouillards et Les Explorateurs

Propos recueilli par Raymond Viger pour Reflet de Société.

Dossier Médias.

En 1978, je travaille pour l’Agence Science-Presse. L’objectif est de fournir des textes sur la science pour les hebdos qui n’ont pas d’argent ni assez de journalistes pour bien couvrir l’actualité scientifique. L’agence adapte la longueur de ses textes aux formats des hebdomadaires pour faciliter leur mise en page.

Lors d’une tournée à travers le Québec, en 1979, les rédacteurs en chef des hebdomadaires souhaitent des articles pour les enfants. Je découvre que l’Ontario Science Center (OSC) publie depuis 3 ans, dans le Toronto Star, des expériences pouvant être réalisées à la maison avec des produits d’usage courant. L’OSC me donne accès au matériel déjà réalisé et nous le traduisons. La première chronique “Le petit débrouillard” devient accessible aux hebdos.

Science et Astérix: Scientifix

Nous étions à l’époque des belles années d’Astérix, d’où le nom du chroniqueur: Scientifix. Le succès est instantané! Après un an de publication, je rencontre Jean-Marc Gagnon, éditeur de Québec Science et de livres de vulgarisation pour les Presses de l’Université du Québec, afin de proposer de réunir les chroniques dans un livre. Il ne croyait pas que le marché était prêt. Il avait besoin d’une subvention pour se convaincre de lancer l’idée.

Association francophone pour le savoir (ACFAS)

Nous étions hébergés gratuitement dans les locaux de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS). J’ai convaincu Serge Hamel d’investir financièrement dans le recueil. Jacques Goldstyn, vient d’être embauché par Science Presse. Il crée de nouvelles illustrations pour le recueil, ainsi que 5 personnages, sympathiques et expressifs, qui évolueront avec les années.

Juste avant de finaliser le manuscrit, un autre éditeur sort un livre de vulgarisation scientifique. Malgré la compétition, notre éditeur, Jean-Marc Gagnon, prends le risque d’imprimer 5000 copies. Un article de François Huot dans L’actualité, nous donne un coup de pouce. Dès la sortie, en avril 1981, le recueil se vend comme de petits pains chauds. Des ventes de 1000 exemplaires par mois. Le livre est un des plus vendus au Québec, tous genres confondus.

Le club des petits débrouillards

Il y avait déjà Expo-Science pour les élèves du secondaire et les Clubs-Sciences pour le cégep. Pour les plus jeunes, les Cercles des jeunes naturalistes animaient les écoles pour les sciences naturelles. Avec la diminution de la présence des aumôniers dans les écoles, ces cercles avaient tendance à disparaître. Le succès des chroniques et du livre nous pousse à aller plus loin. D’où l’idée d’en faire un magazine et de préparer des animations surtout en dehors de la classe.

La Presse, le Journal de Montréal et Radio-Canada

En 1985, pendant 5 années, La Presse nous a acheté une chronique hebdomadaire d’une page complète. Ensuite, Le Journal de Montréal a poursuivi l’expérience pendant 3 ans. Nous rêvions de faire de la télévision, ce qui est devenu réalité, lorsque, en 1990, et pour les 4 années suivantes, Radio-Canada a conçu l’émission Les débrouillards, animée par Grégory Charles et Marie-Soleil Tougas. C’est avec le passage à la télévision que le nom est devenu tout simplement Les débrouillards au lieu des Petits débrouillards. À la télévision, le terme “petit” signifie les 3 à 6 ans.

Après un arrêt de 3 ans, l’émission est reprise pour 4 ans par Radio-Canada et ensuite, elle fait une dernière année avec Télé-Québec. Nous travaillons actuellement pour un retour des Débrouillards à la télévision. C’est une aberration qu’il n’y ait rien pour les jeunes en télévision scientifique! Les diffuseurs publics comprennent-ils leur mandat?

Les DébrouillARTS

Dernièrement, c’était la semaine des magazines jeunesse. Pour notre hors série artistique, “DébrouillARTS”, je n’ai eu que 5 entrevues à la radio, dont une en Alberta, une à Ottawa et une autre à Toronto! La science n’est vraisemblablement pas assez présente dans les médias québécois!

L’objectif est de rejoindre le plus d’enfants possible. Certains apprennent en touchant, d’autres en lisant ou en regardant. Télévision, journaux, magazines, clubs dans les écoles, centres culturels, services de garde, etc.

Zoo de Granby et les Débrouillards

Le mouvement s’est développé. Nous avons été approchés pour faire une encyclopédie électronique et un site Internet. Un professeur de sciences à la retraite utilise son immense domaine à Arundel, dans les Laurentides, pour organiser le camp officiel des Débrouillards… Même le Zoo de Granby a fait une caverne nommée Les débrouillards!

Les “débrouillards” ont dû s’adapter aux changements culturels. Au début, il y avait 3 gars et 2 filles. Nous sommes passés à 3 gars et 3 filles. Ensuite, nous nous sommes rendu compte que les personnages étaient tous blancs, ce qui ne reflétait pas la nouvelle réalité. Nous avons ajouté un personnage d’origine Vietnamienne et une Noire. Avec le quatrième livre sur le jardinage, Jacques Goldstyn, qui est demeuré notre illustrateur, a créé une grenouille. Elle intervient partout. Elle dit tout haut ce que plusieurs pensent tout bas. Un peu délinquante et politiquement incorrect!

L’Europe

Deux animateurs ont participé à un voyage avec l’Office franco-québécois de la jeunesse pour présenter à la France notre concept. Des Français ont aimé ça et ils ont créé leur propre association française des petits débrouillards. Les arrondissements français s’impliquent beaucoup auprès des jeunes.

Il n’est pas facile de percer et de survivre au Québec. En France, le marché est prêt à payer et à investir dans ces magazines. Au Québec, nous avons vu disparaître Vidéo-Presse, Hibou, Colicou, Les 100 Watts, Zip, Pignouf. Le problème, c’est que, dès que les jeunes arrivent au début de l’adolescence, ce ne sont plus les parents qui décident quels cadeaux donner à leurs enfants. Nous devenons alors en compétition avec les jeux vidéo, Internet, la musique, les sorties entre amis, le cinéma…

Sport Débrouillards et DébrouillARTS

Nous avons publié des numéros hors séries, comme “Sport Débrouillards” et “DébrouillARTS”. Les gouvernements n’y ont pas investi un sou, ni dans “Les Explorateurs” ni dans “Sport Débrouillards”. Il n’y a pourtant pas d’autres magazines éducatifs au Québec pour les jeunes.

Nos magazines seraient pourtant, pour certains ministères, un excellent endroit où présenter leur publicité. Que fait le ministère de l’Éducation, des Loisirs et du Sport (MELS) de la science pour les jeunes? Lors de la journée nationale du sport et de l’éducation physique, le MELS a acheté une pleine page de publicité dans La Presse et dans d’autres médias. Rien dans nos magazines.

Les Explorateurs s’adresse aux 6 à 10 ans. Touche plus l’affectif des jeunes. On y présente la vie des animaux, les différentes parties du corps humain. On y trouve des histoires de fiction, que le parent peut lire à son enfant si celui-ci ne maîtrise pas encore la lecture. Il est plus éclaté et plus près des sciences de la nature. Les Débrouillards rejoignent les 9 à 14 ans, aborde les sciences physiques, la technologie, la résolution de problèmes. Pendant que Les Explorateurs présentent un enfant du Tiers-monde, Les Débrouillards s’intéressent aux problématiques scientifiques de cette région du monde.

PUBLICITÉ

cover_avril-mai08 Internet-o-thon pour soutenir le magazine communautaire Reflet de Société édité par le Journal de la Rue. C’est le temps de vous abonner pour montrer votre soutien à votre revue sur l’actualité communautaire et sociale. Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre cause est la bienvenue.

Par téléphone: (514) 256-9000, ext.: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.refletdesociete.com/Abonnement.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

%d blogueurs aiment cette page :