Commission des droits de la personne: Prix droits et libertés

Remise du prix 2012

Une centaine de personnes se sont réunis pour la remise du prix Droits et Libertés 2012 au Journal de la Rue.

Raymond Viger Dossiers Communautaire, Bénévolat

prix droits et libertés 2012 commission droit de la personneM. Gaétan Cousineau le président de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse a remis le Prix Droits et Libertés au Journal de la Rue. Une mention a été présenté à l’organisme Autisme et troubles envahissants de développement Montréal (ATEDM).

La cérémonie s’est déroulée hier soir. Le ministre de la Justice, Bertrand St-Arnaud, était présent pour la remise du Prix. Rencontre que nous avons fortement appréciée.

Pour ceux qui me connaissent, je ne suis pas du genre très à l’aise dans ce genre de foule. Les relations prix droits libertés commission droit personne droits jeunessepubliques ne font pas parti de mes forces. La cérémonie s’est bien déroulée malgré tout. D’une part, nous avions pu inviter plusieurs membres de l’organisme et de nos partenaires. Une partie de la famille était présente. Juan était accompagné de sa conjointe Myriam et de son garçon Philipe. Johnny, Patrick, Louise, Nicole, Normand. Même Christine qui débarquait de France. Je veux souligner et remercier la présence et l’implication de Sylvie Norris et François Savoie du Rocajq (regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec).

D’autre part, autant M. Cousineau que l’ensemble du personnel de la Commission ont tout fait pour mettre en place une cérémonie, officielle mais intime permettant aux gens de se parler et d’échanger.

prix droits libertés commission droit personnes droits jeunesse justice jeunesUne soirée qui sera très importante pour le Journal de la Rue.

La radio de Radio-Canada avait passé dans l’après-midi pour une entrevue pour l’émission de René-Homier Roy. Le journaliste me soulignait que Radio-Canada avait fait beaucoup de coupures et que personne ne pourrait être présent pour le 5 à 7 de la Commission des droits de la personne. Il faudra maintenant prévoir les conférences de presse dans les heures ouvrables pour éviter le temps supplémentaire!

Merci à tous pour votre soutien et votre implication à un organisme, non subventionné, qui s’implique sans relache auprès des jeunes. Après 20 ans d’implication auprès des jeunes, une remise de prix qui nous va nous aider à continuer.

Le Journal de la Rue a déjà reçu plusieurs autres prix.

  • Prix Iso-Famille, décerné par le Conseil du Statut de la Femme pour son travail auprès de ses employés dans la conciliation Travail-Famille;
  • Prix Claire-Bonenfant, pour son enseignement des valeurs démocratiques auprès des jeunes, décerné par le Ministère des Relations avec les Citoyens et de l’Immigration;
  • Nominé magazine de l’année par l’Association québécoise des éditeurs de magazines (AQEM). Une cinquantaine de prix en journalisme.
  • Champions de la croissance au Québec par L’actualité. Au Canada par Profit 100 à Toronto.

Photos de Juan

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Prix Droits et Libertés 2012

Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse

Les 20 ans du Journal de la Rue

Pour souligner les 20 ans du Journal de la Rue et son implication auprès des jeunes, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse lui décerne le Prix Droits et Libertés 2012.

Raymond Viger Dossiers Communautaire, Bénévolat

Après avoir reçu les:

  • Prix Iso-Famille, décerné par le Conseil du Statut de la Femme pour son travail auprès de ses employés dans la conciliation Travail-Famille;
  • Prix Claire-Bonenfant, pour son enseignement des valeurs démocratiques auprès des jeunes, décerné par le Ministère des Relations avec les Citoyens et de l’Immigration;
  • Nominé magazine de l’année par l’Association québécoise des éditeurs de magazines (AQEM).

Le Journal de la Rue recevra, le 6 décembre prochain, le Prix Droits et Libertés 2012.

Les membres du jury ont tenu à souligner l’engagement et la détermination remarquable de ces deux organismes qui travaillent depuis de nombreuses années, souvent dans l’ombre, à la défense des droits de la personne, a déclaré monsieur Gaétan Cousineau, président de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse et président du jury du Prix Droits et Libertés – Édition 2012. Leurs actions rejoignent les préoccupations de la Commission envers les personnes les plus vulnérables de notre société.

L’organisme Autisme et troubles envahissants du développement Montréal (ATEDM) recevra une mention d’honneur.

Depuis 20 ans, le Journal de la Rue, utilise l’animation culturelle, l’intervention psychosociale et l’économie sociale pour intervenir auprès des jeunes marginalisés directement dans leur milieu de vie. Le Journal de la Rue est un outil d’information visant à approfondir des thèmes souvent traités de manière sensationnaliste dans les médias traditionnels – prostitution, toxicomanie, violence – ainsi qu’un organisme d’intervention offrant plusieurs projets novateurs aux jeunes.

Le Journal de la Rue a créé en 1997 le Café Graffiti, un milieu de vie pour les jeunes. Reflet de Société, un magazine d’information et de sensibilisation sur les thèmes sociaux, rejoint 500 000 lecteurs avec ses copies papiers et 100 000 visiteurs sur ses sites Internet. Les éditions TNT, une maison d’édition soutient les jeunes dans la publication de livres, la production de documentaires, de CD, de vidéos et de produits dérivés. Ces projets permettent aux jeunes de se développer en utilisant la création et l’expression, tout en étant soutenus par une intervention adaptée à leurs réalités.

L’intervention du Journal de la Rue se base sur la reconnaissance des jeunes comme individus à part entière, de leurs aspirations, leurs talents et leurs sentiments. Peu importe le parcours ou les problèmes vécus par les jeunes, le Journal de la Rue leur offre un appui et un amour inconditionnels, devenant une nouvelle famille sociale pour ces jeunes.

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Laicite au Quebec

Laïcité au Québec

Lisa Melia……DOSSIER RELIGION ET SPIRITUALITÉ, Coran, Accommodements raisonnables

Inquiétude à propos de la laïcité au Québec: «il faut établir une charte de la laïcité», réclament un groupe qui s’organise; Marie-Michelle Poisson, présidente du Mouvement laïque Québécois (MLQ), Djemila Benhabib, auteur de Ma vie à contre-Coran, Marie-Andrée Bertrand, professeur à l’Université de Montréal, Fatma Djebbar, travailleuse communautaire, Louise Mailloux, professeur de philosophie, Caroline Moreno, romancière et essayiste, Hafida Oussedik, architecte et Andréa Richard, auteur de Au-delà de la religion,

Laïcité et spécificité culturelle

«La spécificité culturelle ne peut s’inscrire que dans la laïcité et l’égalité», affirme Djemila Benhabib. C’est pour cette raison que ces huit femmes se sont mobilisées ce jour-là pour souligner l’importance de «la tenue d’une commission parlementaire ou la publication d’un livre blanc sur la place de la religion dans l’espace public au Québec.» Elles entendent rappeler que la neutralité de l’Etat est fondamentale pour assurer l’égalité et qu’elle doit se traduire par une interdiction des signes religieux au sein des institutions publiques.

«Les sociétés démocratiques ne sont pas nées laïques, rappelle Marie-Andrée Bertrand, c’est venu au fur et à mesure. Dans ce domaine, le Québec doit encore grandir et arriver à maturité.» Le gouvernement se doit d’avoir une politique claire et cohérente, ce qui n’est pas le cas, selon le MLQ, qui dénonce la passivité de l’administration Charest. Il n’existe pour le moment aucune reconnaissance officielle de la laïcité de l’Etat au Québec comme au Canada. «Nous appelons les Québécois au débat», dit Djemila Benhabib qui assure que le but n’est pas d’imposer leur vision de la laïcité, mais de provoquer un échange d’idées.

Religion et neutralité de l’Etat

Ne défendre ni l’athéisme ni la croyance religieuse, telle est la définition de la neutralité de l’Etat. «La laïcité n’est pas un dogme ou une religion, affirme Marie-Andrée Bertrand, c’est une ouverture.» Le maintient de la paix sociale nécessite l’instauration d’un contrat social définissant les droits et les devoirs de tous les citoyens envers les institutions communes. Aucun accommodement ne peut être fait, la neutralité de l’Etat doit s’appliquer en toutes circonstances et vis-à-vis de tous.

Marie-Michelle Poisson rappelle que tous les fonctionnaires acceptent de sacrifier une partie de leurs libertés: les professeurs, par exemple, sont limités dans leur liberté d’expression. Pour le MLQ, la liberté religieuse doit faire l’objet du même sacrifice. «Nous souhaitons que Yahvé, Dieu ou Allah restent à la maison, dans le cœur et la tête de chacun», dit Louise Mailloux, qui insiste cependant: «nous ne sommes pas contre les religions mais contre leur volonté d’envahir les institutions publiques et de se rapprocher du politique.»

Religion et femmes

Le MLQ indique aussi que «le débat sur la neutralité de l’Etat ne se limite pas uniquement à un dossier de condition féminine mais que la question du port de signes religieux rejoint l’ensemble de la population québécoise.» Marie-Michelle Poisson souligne également que «toutes les religions sont visées.» Il n’en reste pas moins que le voile musulman est au cœur du débat. Fatma Djebbar s’agace de constater cela. Bien qu’elle condamne le port du voile dans les institutions publiques, qui accentue la discrimination et la ghettoïsation des femmes, elle condamne la vision occidentale des femmes de culture musulmane. «Les musulmanes sont regardées, non pas comme égales aux hommes, mais comme de pauvres femmes à protéger.»

Louise Mailloux considère comme un lieu commun que de dire que les religions oppriment les femmes, aussi bien par le passé qu’aujourd’hui. Les femmes, dit-elle, sont les premières fautives et les premières victimes. «Les fondamentalismes ont tous compris que pour soumettre les hommes dans leurs corps et dans leur esprit, il faut d’abord soumettre les femmes.» Une société démocratique et libre passe ainsi par l’égalité des sexes, que la laïcité participe à garantir.

La commission Bouchard-Taylor et les accommodements raisonnables

Enfin, les huit femmes présentent se sont opposés aux accommodements raisonnables. Le concept d’une laïcité «ouverte» n’est qu’un «épouvantail qu’on agite pour décrédibiliser la laïcité.» «Ça n’a aucun sens», conclut Andréa Richard, qui entend défendre le concept de la «laïcité, point à la ligne.» Les accommodements raisonnables ne répondent d’ailleurs pas à une demande des immigrants, affirme Djemila Benhabib. Elle affirme que la majorité des musulmans ne veulent pas de telles adaptations. Cette idée vient du préjugé occidental selon lequel les immigrants, en particulier ceux d’origine musulmane, seraient plus religieux que les Québécois. Marie-Michèle Poisson cite une étude de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse selon laquelle la ferveur religieuse des immigrants musulmans est sensiblement la même que celle des Québécois. «Les immigrants québécois de foi musulmane [figurent] ainsi au palmarès des cinq groupes les moins religieux du pays.» Les accommodements religieux, loin d’être positif pour les musulmans, renforce au contraire le racisme à leur égard, car ils apparaissent comme un groupe à revendication qui refuse de s’intégrer dans la société.

La laïcité est donc le cadre qui assure le pluralisme religieux et la neutralité de l’Etat. Le MLQ appelle ainsi le gouvernement à établir clairement les valeurs démocrates et laïques du Québec pour assurer les libertés de chacun. «La puissance publique ne doit imposer aucune croyances», disait Condorcet.

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Voile islamique debat sur le port des signes religieux

Voile islamique: débat sur le port des signes religieux

Lisa Melia……DOSSIERS POLITIQUE, CULTURE ET SOCIETE, Coran, Égalité hommes-femmes, Accommodements raisonnables

C’est l’un des points de tension des débats actuels sur la religion : les signes religieux. Lorsque l’on parle de “signes religieux”, toutefois, il s’agit le plus souvent du voile islamique qui cristallise toutes les tensions autour de la religion musulmane, de la laïcité et des droits des femmes.

La FFQ s’oppose à l’interdiction

Le 9 mai dernier, lors d’une assemblée générale spéciale à Québec, la Fédération des Femmes du Québec (FFQ) a pris la décision de soutenir la non-interdiction du port du voile, ou de tout autre signe religieux, au sein des administrations publiques.

«Pas d’obligation, pas d’interdiction», résume Michèle Asselin, présidente de la FFQ, qui affirme qu’il faut continuer de se battre contre les violences faites aux femmes au nom de la religion, sans pour autant entraver la liberté de celles qui portent le hijab par choix.

Djemila Benhabib accuse la FFQ

Une position qui révolte Djemila Benhabib, auteur de Ma vie à contre-Coran. «Tant que l’on asservira des femmes parce qu’elles ne portent pas le voile islamique, ce sera pour moi un symbole d’oppression», assène-t-elle. En réaction au résultat de l’assemblée, Djemila Benhabib a rédigé un texte dans lequel elle «accuse la FFQ de trahir le combat des femmes.»

Elle rappelle que de nombreuses femmes dans le monde ont été assassinées pour avoir refusé de porter ce qu’elle appelle un «linceul de la mort», citant Katia Bengama, lycéenne de 17 ans tuée en Algérie en 1994, et Aqsa Parvez, 16 ans, tuée par son père en décembre 2007 à Toronto.

Voile et discrimination

Pour la FFQ, interdire le foulard dans les institutions publiques serait une discrimination de plus envers des femmes qui en sont déjà victimes et participerait donc à un repli identitaire qui les isoleraient encore davantage et «favoriserait le maintient de traditions d’origine souvent défavorables aux femmes.» La FFQ invoque également le «modèle québécois de laïcité», qui est celui d’une laïcité «ouverte» et «construite autour du devoir de tolérance.» Dans cette optique, l’Etat doit faire preuve de neutralité dans ses actes et non pas s’attacher à «l’apparence des personnes qui le composent.»

Voile et laïcité

Djemila Benhabib s’oppose également à cette définition de la laïcité. «Donner un adjectif comme “ouverte” ou “fermée” à la laïcité consiste à la vider de son sens.» Pour elle, le cadre est primordial: tant que l’on est dans une société laïque et égalitaire, le débat peut avoir lieu. «Remettre en cause cette laïcité, c’est laisser la porte ouverte aux extrémismes.»

Le 13 mai, c’est au tour du Mouvement Laïque Québécois (MLQ) de s’exprimer et de signifier sa désapprobation à la décision de la FFQ, qu’il accuse notamment de ne pas clarifier le débat et de se satisfaire de la situation actuelle de flou législatif en la matière. Il fustige le «concept fumeux de “laïcité ouverte”» en soulignant que la laïcité n’a encore aucun statut officiel au Québec et que la référence au modèle québécois est hasardeuse.

Immigrés et religions

Le MLQ dénonce également un préjugé tenace qui consiste à lier la problématique de la laïcité à celle de l’immigration. La commission Bouchard-Taylor aurait ainsi entériné la croyance selon laquelle les immigrés, en particulier ceux en provenance des pays arabo-musulmans, seraient plus religieux que les Québécois, et donc que les accommodements raisonnables et le port de signes religieux répondent à une demande de cette partie de la population.

Une étude la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse prouve pourtant que la ferveur religieuse des musulmans immigrés est sensiblement la même que celle des Québécois. Pour le MLQ, en voulant aider les femmes immigrantes, la FFQ «ne fait qu’entretenir la confusion générale au sujet du principe de laïcité, elle conforte dans la population les préjugés les plus tenaces envers les immigrants et elle aggrave ainsi les discriminations qui en découlent dans l’ensemble de la société.»

Réponse de la FFQ à Djemila Benhabib

La Fédération des femmes du Québec a souhaité par ailleurs répondre à Djemila Benhabib, en précisant qu’elle s’oppose fermement à toute obligation de porter le voile, mais respecte le choix libre de le porter que font des femmes musulmanes. «Il est hors de question de jouer le jeu de l’intégrisme en nourrissant le rejet de l’autre», dit Michèle Asselin, qui assure ne pas renoncer au principe d’égalité des sexes par la décision du 9 mai.

Le débat sur la laïcité relancé à l’Assemblé nationale

Le 13 mai, le débat a secoué l’Assemblée nationale après que Sylvie Roy, chef par intérim de l’Action démocratique du Québec, ait interpellé la ministre de la Condition féminine, Christine St-Pierre, qui ne s’est pas publiquement opposée à la décision de la FFQ. Ainsi, bien que le débat sur le port de signes religieux dans les institutions publiques ait été relancé, le gouvernement et la ministre n’ont pas pris position, se contentant de rappeler que la Charte québécoise des droits et libertés de la personne incluait désormais l’égalité entre hommes et femmes.

Mise à jour du 14 octobre 2011: Djemila Benhabib sera à Tout le monde en parle pour présenter son nouveau livre Les soldats d’Allah à l’assaut de l’Occident.

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Discrimination policière au Québec

Discrimination policière au Québec

Lisa Melia        DOSSIER DISCRIMINATION, Ville de Montréal

Ce qui est vrai en France l’est également au Québec. Une étude du centre de recherche de Montréal sur les inégalités sociales et les discriminations de l’Université de Montréal avance qu’un jeune Noir a deux fois plus de chance d’être arrêté qu’un Blanc. Les chercheurs Christopher McCall et Leonel Bernard affirment même que les jeunes Noirs issus de milieux défavorisés risquent davantage de se faire suivre dans les centres commerciaux par la police que les jeunes Blancs, que ceux-ci soient défavorisés ou non. En 2001 à Montréal, 22,1% des jeunes traduits en justice étaient noirs, alors qu’ils ne représentent que 10,5% de cette tranche d’âge, selon Statistique Canada. Ils sont donc deux fois plus représentés dans les dossiers policiers. Les chercheurs précisent que cette surreprésentation serait légèrement plus accentuée au Québec qu’aux Etats-Unis.

Les différences entre les Noirs et les Blancs selon le délit

Le type de délit a également une influence: quand il s’agit de trafic ou possession de stupéfiants, il n’y a pas de discrimination. Dans ce cas-là, non seulement les jeunes se comportent de la même façon indifféremment de leur couleur de peau, mais ils possèdent même, le cas échéant, le même type d’arme. Une différence entre les Noirs et les Blancs apparaît cependant pour les délits contre la personne: là encore, la population noire est surreprésentée, en particulier quand il y a présence de complices. En revanche, les jeunes Blancs sont plus violents dans les milieux scolaire et familial.

Sanction des discriminations policières

Christopher McCall et Leonel Bernard restent cependant prudents quant au terme de “profilage racial”: l’étude n’est pas totalement achevée, et leurs résultats sont fondés sur une analyse détaillée des archives de la Chambre de la jeunesse. D’autre part, les dérapages policiers sont sanctionnés par la justice: le Centre de recherche-action sur les relations raciales (CRARR) rapporte par exemple une affaire de juin 2008, dans laquelle la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse a conseillé la condamnation de la ville de Montréal et deux policiers à payer 60 000 $ à trois citoyens noirs victimes de discriminations.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

show_image Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre, au coût de 4,95$, est disponible :
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