Vernissage Saturation 2013 Scan et Zek galerie Yves Laroche

Bistro le Ste Cath, restaurant socialement engagé dans Hochelaga-Maisonneuve

Quoi faire ce week-end, quoi voir aujourd’hui

Annie Viger      Dossiers Graffiti, Hip-hop

vernissage-saturation-2013

Vous êtes cordialement invité à l’exposition collective Saturation 2013.

Artistes: Alex Scaner, Zek One, Philip Pun18 Cruz & Kems.

Date: Mercredi, 10 avril 2013

Heure: 17h00 à 21h00

Lieu: Yves Laroche Galerie d’Art

Adresse: 6355, boulevard Saint-Laurent, Montréal, Québec, H2S 3C3

514-393-1999

informations: info@yveslaroche.com  www.yveslaroche.com

Autres textes sur le Graffiti

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Portrait de la peinture au Québec avec Marc de Roussan

Rencontre avec Marc de Roussan

En peinture, la fin des cabanes à sucre?

Les paysages québécois ont la cote. Le déclin annoncé est loin de la réalité. Des peintures de paysages, il y en a depuis le début du siècle, aussi loin que je me rappelle. Et ça ne ralentit pas. C’est Marc de Roussan qui le dit. Expert et passionné de peinture québécoise, il a pris la relève de son père dans la publication d’un guide annuel sur les tableaux de la belle province.

Dominic Desmarais | Dossiers Culture, Graffiti

murales-rurales-urbaines-campagne-ferme La journée avait bien mal commencé pour cet homme occupé par ses émissions de radio, ses projets de radio communautaire avec des écoles primaires, sa passion pour les bandes dessinées alternatives, ses deux enfants et sa femme. Un détour par le garage au petit matin et le voilà obligé de changer ses 4 pneus. Hydro débarque sans crier gare, impossible de travailler avec l’ordinateur. Marc de Roussan accepte sans broncher. Il vient s’entretenir de peinture, la vie est belle.

Ce grand gaillard aux cheveux longs attachés est fin pédagogue. Il transmet sa passion avec une facilité déconcertante. Il a réponse à tout, son argumentation est lucide. En contact constant avec le milieu de la peinture, il avoue ne pas avoir entendu les galeristes se plaindre ces deux dernières années. En ce moment, il n’y a pas de crise économique. Le marché n’est pas en déclin. Le prix des tableaux continue d’augmenter d’environ 5% par année. Et que veut le marché? Des paysages. La vaste majorité, ce sont des paysages. Pas du contemporain, pas de l’abstrait.

Peinture et tourisme

murale-graffiti-salon-chalets-maisons-de-campagne-stade-olympique-graffiti Dans le Vieux-Québec, le Vieux-Montréal et Charlevoix, les principaux pôles du marché de la peinture, les touristes font vivre les galeries. Les années où il n’y a pas de tourisme, les galeries se rongent les ongles. Il n’y a pas beaucoup d’amateurs d’art au Québec. Pour attirer les amateurs d’art de l’extérieur, Charlevoix est devenu un immense magasin. Marc de Roussan constate. Rien ne ressemble plus à un paysage de Charlevoix qu’un paysage de Charlevoix. Il y a 20 peintres qui en font. Ils doivent développer leur touche personnelle pour se démarquer.

Quand un galeriste voit qu’un de ses peintres vend facilement un genre de tableau, il lui en redemande. Le peintre est pénalisé, à toujours faire la même chose. Pour appuyer ses dires, il utilise l’exemple de Claude Théberge. Il peint des parapluies depuis 20 ans. Ça se vend, pourquoi ferait-il autre chose?

L’art urbain, nouvelle tendance?

murale-graffiti-rue-clark-art-hiphop-canettes-jeune-artiste Marc de Roussan range l’art urbain dans le contemporain. Un art intéressant, avoue-t-il, mais qui ne permet pas d’en vivre. Le marché d’amateurs n’est pas assez gros pour la peinture contemporaine. Il y en a très peu ici. La galerie Michel-Ange en a très peu; Multi Art, Laroche… ce n’est pas leur grosse clientèle. Sur la rue Sainte-Catherine, il y a de petites galeries d’art contemporain mais elles ne roulent pas sur l’or. Elles vendent du matériel d’artiste pour boucler leur budget. En dehors des grands centres tel New York, l’art urbain vivote, sans plus. Je n’ai jamais vu de galerie qui s’affiche art urbain.

Les jeunes d’aujourd’hui vont délaisser les paysages au profit du contemporain? Marc de Roussan n’y croit pas une seconde. Les gens vont simplement s’intéresser à la peinture à un âge plus avancé. Je ne suis pas sûr que les jeunes vont tripper contemporain. On ne se découvre pas un goût pour l’art du jour au lendemain. Il vient avec le temps. Le jazz, la musique classique, t’écoute pas ça à 10 ou 12 ans. Même chose pour la peinture. La sensibilité, ça se développe plus tard, à la trentaine.

Personnellement, il aime le message qui transpire derrière le graffiti. On reconnaît qu’ils ont quelque chose à apporter. La différence sociale est intéressante. Ce sont des alternatifs, dit-il en parlant des gens qui gribouillent les murs. J’aime beaucoup le côté attrait touristique qui peut se développer avec le graffiti. Si on remet l’art dans la rue, on donne l’occasion à Monsieur Madame tout le monde de se réapproprier l’art. Le passionné d’art refait surface. Les galeries, c’est pas jojo. La petite musique de Chopin, les gens bien habillés… Si je rentre, les gens vont me juger par la façon dont je suis habillé. Ils vont se dire: lui n’achètera pas.

La relève en peinture

La relève est là. Et dans la qualité, et dans la diversité des manières de peindre les paysages. Ils ont de nouvelles teintes, leurs touches personnelles. Toujours dans le paysage, les scènes de ville. Démodée, la cabane à sucre?

Je parlais aux galéristes de la relève. On parlait des très jeunes peintres… Ils ont 40 ans. C’est ça la nouvelle garde. Il faut au moins 5 ans de travail assidu aux jeunes artistes avant de faire partie de cette relève.

Parmi les 3000 peintres répertoriés au Québec, Marc de Roussan chiffre de 200 à 300 les artistes qui vivent de leur art. Le professionnel va faire entre 200 et 250 tableaux par année. L’amateur va en faire un par mois. Il n’a pas besoin de ça pour vivre. Au nombre de tableaux peints par année, Charlevoix peut dormir sur ses deux oreilles pour un temps.

Autres textes sur Culture

    Bistro le Ste-Cath

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    Situé en plein cœur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

    Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

    Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com

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      Pour les 15 ans du Café-Graffiti, son histoire

      operation-graffiti-hip-hop-graffiteur-graffOpération Graffiti

      Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants.

      Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

      Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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      Underpressure et Meeting of Styles, conventions internationales graffiti

      Raymond Viger | Dossiers Graffiti, Hip-hop

      20080717-075900-g C’est la saison des gros festivals: Juste pour rire, Francofolies, Festival de Jazz… Certains événements sont moins connus, mais tout aussi important pour la scène culturelle de Montréal.

      Underpressure est une grosse convention internationale graffiti qui se déroule à Montréal. Les 8 et 9 août prochain se dérouleront la 14e édition de cette rencontre des meilleurs graffiteurs à travers le monde. Le tout débutera au Peace Parc, sur St-Laurent au coin du boulevard de Maisonneuve entre Ste-Catherine et René-Lévesque pour le 8 août, tandis que le 9 août l’événement se déplace à l’arrière des Foufounes Électriques (Ste Catherine coin de bullion). Pour l’occasion, les murs de la Société d’art technologique (SAT) seront peinturés encore une fois aux couleurs des bonbonnes aérosols.

      Même si les adeptes connaissent très bien cette importante rencontre annuelle, le publictftf participe aussi et est présent à Underpressure. Pourquoi les murs des Foufounes électriques sont recouverts de tant de murales graffiti? Parce que la convention Underpressure s’y retrouve depuis fort longtemps.

      Une convention graffiti, ce sont les meilleurs graffiteurs qui s’exécutent en direct dans des échafauds pour vous montrer leur art. Les breakdancers seront aussi présents ainsi que des DJ et des rappeurs. Une ambiance urbaine en plein jour pour prendre sa place comme artiste et se faire reconnaître.

      Malgré la marginalité de la culture Hiphop et du graffiti, certains artistes de Montréal ont maintenant près de 20 années d’expérience! Des jeunes dont certains sont mariés, ont des enfants et sont propriétaires de maisons.

      1891055820_1a2dc21ccf Montréal est devenu une plaque tournante importante pour le graffiti. Une 2e convention internationale s’est installée à Montréal. Meeting of Styles qui en est à sa 3e année. Cette convention est spéciale parce qu’il y a plus de 26 éditions de cette convention à travers le monde dans une même année. Un week-end à Montréal, un autre à New-York, ensuite la France, Meeting of Styles fait le tour du monde pour permettre aux artistes de sortir de l’ombre. Meeting of Styles est présenté les 4 et 5 septembre.

      Vous êtes entourés des murales graffitis, des agences de communication utilisent le graffiti et ses artistes pour passer leur message, des galeries tel que Yves Laroche dans le Vieux-Montréal se spécialise maintenant dans la présentation d’artistes graffiteurs…

      Des conventions telles que Under Pressure ou encore Meeting of Styles sont de belles occasions pour rencontrer directement les artisans de la culture graffiti et ainsi de mieux comprendre leur art.

      Pour de plus amples informations sur les conventions internationales graffiti, contacter le Café-Grafffiti, (514) 259-6900.

      PS 25 juillet 17:00 heures: Merci à Simon pour les corrections. Les événements Under Pressure ainsi que Meeting Of Styles recherchent des bénévoles.

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      show_image Après la pluie… Le beau temps

      Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

      Le livre, au coût de 9,95$ est disponible

      Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
      Par Internet: www.refletdesociete.com
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      La fin des cabanes à sucre? Rencontre avec Yves Laroche de L’autre galerie

      Raymond Viger | Dossier Culture

      ives laroche

      Une nouvelle galerie ouvre ses portes. Une galerie qui dérange, qui sort de l’ordinaire. Son propriétaire, Yves Laroche, ne mâche pas ses mots. Celui qui préfère passer pour un fou plutôt que de manquer le bateau est direct dans ses propos: C’est l’agonie de la cabane à sucre et des paysages Charlevoisien, le déclin des scènes florales et des petits enfants que l’on peint. L’art urbain fait son entrée officielle en galerie.

      Quand tu visites des régions telles que Charlevoix ou Baie St-Paul, c’est tellement beau, c’est normal qu’un touriste veuille acheter un paysage. Mais un souvenir, ça ne vaut pas le prix d’un tableau de collection. L’art trop commercial va cesser d’être une décoration à gros prix. Ça ne vaut pas le prix qu’ils demandent.

      Présentement, il y a des artistes de la nouvelle génération qui vendent leurs oeuvres pour quelques centaines de dollars, c’est quasiment donné. Je regarde les jeunes de moins de 40 ans, ce sont des gens réveillés, qui voyagent sur Internet avec des piercing et des tatous. C’est pas à eux qu’on va vendre des cabanes à sucre. Les clients se désintéressent et veulent autre chose.

      Yves Laroche est déjà propriétaire de deux galeries dans le Vieux-Montréal: L’Orange et La galerie Yves Laroche. Ce n’est normalement pas la mission de notre magazine de couvrir les galeries. Malgré ses 53 ans, les côtés visionnaire et rebelle d’Yves Laroche ont réussi à piquer notre curiosité. Il prépare un projet inusité qui mérite notre attention: l’aménagement du sous-sol de sa galerie va être baptisé L’autre galerie.

      Il y a 30 galeries d’art dans le Vieux Montréal: de la peinture commerciale, toute la même chose. Les gens se plaignent que les chiffres d’affaires ne sont pas bons et que c’est la grande misère. Ils s’inventent toutes sortes d’excuses. Les événements du 11 septembre, le taux de change qui n’est pas en notre faveur… C’est le retour du balancier. Il y a eu la révolution tranquille qui nous a donné la culture Hippie et les Beatles. Maintenant c’est l’art urbain qui prend sa place.

      Il y a maintenant de jeunes artistes de 35 à 45 ans prêts à prendre la relève. Les prix sont en conséquence et laissent place à d’excellents placements. Des artistes qui n’ont peut-être pas de diplôme, mais qui possèdent une grande sensibilité dans leur travail, des artistes qui ont de grands messages à livrer. Des artistes qui pratiquent leur art avec le fond de leur cœur, pas avec le fond du portefeuille.

      L’important c’est l’émotion que l’artiste véhicule à travers son œuvre, le message et sa sensibilité. C’est comme l’écriture, l’important ce n’est pas le comment tu le dis, mais ce que tu dis. Croire à cette forme d’art, c’est un peu être comme un apôtre. J’ai arrêté d’en parler avec d’autres directeurs de galeries, je passais pour un illuminé.

      Il y a beaucoup trop de directeurs de galeries, autant à Montréal qu’en région, qui ne connaissent pas du tout l’art et qui disent n’importe quoi. Ils ne sont pas capables de parler d’art international. Ils disent que leur artiste est un futur Riopelle. Si je savais qui serait le prochain Riopelle, j’achèterais toutes ses oeuvres. Ils ont un «speech» pour vendre, ils sont très mal informés et plusieurs sont des machines à dire des niaiseries. C’est aberrant. Ils veulent juste faire de l’argent pour leur retraite. On devrait les excommunier. Il n’y en a pas 5 qui connaissent l’art commercial.

      Yves Laroche voit venir les coups d’avance. C’est lui qui a fait entrer le photographe David Hamilton au Canada en 1979. Il y a 20 ans, il a su bien représenter des artistes tels qu’Armand Vaillancourt et Serge Lemoyne. Il n’a pas négligé non plus Jean-Paul Lemieux ou encore Riopelle.

      Sa clientèle, aussi diversifiée qu’exigeante, comprend des gens tels l’économiste Jarislowsky, des firmes d’avocats, des multinationales telles Power Corporation en passant par une chirurgienne française de 63 ans. Ses yeux s’illuminent quand il nous parle de Nick Heidfeld, pilote allemand de Formule 1, et de sa femme.

      Lorsque j’ai vu Nick Heidfeld pour la première fois, alors âgé de 26 ans, je pensais me trouver devant un adolescent pas de barbe. À ma grande surprise, il est reparti avec deux toiles de Zilon sous le bras. Sa femme est revenue à plusieurs reprises acheter d’autres toiles. Elle a hâte d’avoir des nouvelles de L’autre galerie.

      Pour mieux comprendre le marché, Yves Laroche n’hésite pas à se rendre à New-York, Los Angeles ou en Europe.

      Les galeries américaines s’intéressent de plus en plus aux artistes canadiens. Des centaines de galeristes internationaux viennent en vacances à Montréal, ce qui donne un avantage marqué et stratégique au Vieux-Montréal pour les recevoir. Et le marché des collectionneurs est un monde en plein changement. Il y a maintenant un noyau de jeunes de 30 à 40 ans qui prennent leur place dans le marché des collectionneurs. Ces jeunes nous amènent des cabanes à sucre et des paysages reçus en héritage et veulent les vendre. Ça fait baisser les prix .

      Même si les Américains sont en avance sur nous, par principe, Yves Laroche tient à garder un minimum de 50% de contenu canadien. Cet art urbain qu’il nous présente avec grande fierté représente une multitude de sous-cultures, à savoir l’art urbain, le graffiti et les bandes dessinées alternatives pour ne nommer que celles-là. Plusieurs des artistes représentés sont sous contrat avec Walt Disney ou font des illustrations pour de grands magazines. Les rebelles et les marginaux ont trouvé une place qui leur est propre. Bonne visite à L’autre galerie, celle de l’underground et de l’art urbain, une galerie qui a une vision d’avenir.

      Références

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        Bistro le Ste-Cath

        bistro restaurant resto bonne bouffe où manger est montréalUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

        Situé en plein cœur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

        Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

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          Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

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          La fin des cabanes à sucre? Rencontre avec Yves Laroche de L’autre galerie

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          ives laroche

          Une nouvelle galerie ouvre ses portes. Une galerie qui dérange, qui sort de l’ordinaire. Son propriétaire, Yves Laroche, ne mâche pas ses mots. Celui qui préfère passer pour un fou plutôt que de manquer le bateau est direct dans ses propos: C’est l’agonie de la cabane à sucre et des paysages Charlevoisien, le déclin des scènes florales et des petits enfants que l’on peint. L’art urbain fait son entrée officielle en galerie.

          Quand tu visites des régions telles que Charlevoix ou Baie St-Paul, c’est tellement beau, c’est normal qu’un touriste veuille acheter un paysage. Mais un souvenir, ça ne vaut pas le prix d’un tableau de collection. L’art trop commercial va cesser d’être une décoration à gros prix. Ça ne vaut pas le prix qu’ils demandent.

          Présentement, il y a des artistes de la nouvelle génération qui vendent leurs oeuvres pour quelques centaines de dollars, c’est quasiment donné. Je regarde les jeunes de moins de 40 ans, ce sont des gens réveillés, qui voyagent sur Internet avec des piercing et des tatous. C’est pas à eux qu’on va vendre des cabanes à sucre. Les clients se désintéressent et veulent autre chose.

          Yves Laroche est déjà propriétaire de deux galeries dans le Vieux-Montréal: L’Orange et La galerie Yves Laroche. Ce n’est normalement pas la mission de notre magazine de couvrir les galeries. Malgré ses 53 ans, les côtés visionnaire et rebelle d’Yves Laroche ont réussi à piquer notre curiosité. Il prépare un projet inusité qui mérite notre attention: l’aménagement du sous-sol de sa galerie va être baptisé L’autre galerie.

          Il y a 30 galeries d’art dans le Vieux Montréal: de la peinture commerciale, toute la même chose. Les gens se plaignent que les chiffres d’affaires ne sont pas bons et que c’est la grande misère. Ils s’inventent toutes sortes d’excuses. Les événements du 11 septembre, le taux de change qui n’est pas en notre faveur… C’est le retour du balancier. Il y a eu la révolution tranquille qui nous a donné la culture Hippie et les Beatles. Maintenant c’est l’art urbain qui prend sa place.

          Il y a maintenant de jeunes artistes de 35 à 45 ans prêts à prendre la relève. Les prix sont en conséquence et laissent place à d’excellents placements. Des artistes qui n’ont peut-être pas de diplôme, mais qui possèdent une grande sensibilité dans leur travail, des artistes qui ont de grands messages à livrer. Des artistes qui pratiquent leur art avec le fond de leur cœur, pas avec le fond du portefeuille.

          L’important c’est l’émotion que l’artiste véhicule à travers son œuvre, le message et sa sensibilité. C’est comme l’écriture, l’important ce n’est pas le comment tu le dis, mais ce que tu dis. Croire à cette forme d’art, c’est un peu être comme un apôtre. J’ai arrêté d’en parler avec d’autres directeurs de galeries, je passais pour un illuminé.

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          Yves Laroche voit venir les coups d’avance. C’est lui qui a fait entrer le photographe David Hamilton au Canada en 1979. Il y a 20 ans, il a su bien représenter des artistes tels qu’Armand Vaillancourt et Serge Lemoyne. Il n’a pas négligé non plus Jean-Paul Lemieux ou encore Riopelle.

          Sa clientèle, aussi diversifiée qu’exigeante, comprend des gens tels l’économiste Jarislowsky, des firmes d’avocats, des multinationales telles Power Corporation en passant par une chirurgienne française de 63 ans. Ses yeux s’illuminent quand il nous parle de Nick Heidfeld, pilote allemand de Formule 1, et de sa femme.

          Lorsque j’ai vu Nick Heidfeld pour la première fois, alors âgé de 26 ans, je pensais me trouver devant un adolescent pas de barbe. À ma grande surprise, il est reparti avec deux toiles de Zilon sous le bras. Sa femme est revenue à plusieurs reprises acheter d’autres toiles. Elle a hâte d’avoir des nouvelles de L’autre galerie.

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          Références

          show_imageQuand un homme accouche

          Roman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet: www.refletdesociete.com. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

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          La fin des cabanes à sucre? Rencontre avec Yves Laroche de L’autre galerie

          La fin des cabanes à sucre? Rencontre avec Yves Laroche de L’autre galerie

          Entrevue réalisée pour Reflet de Société

           yves-laroche-l-autre-galerie-art-peinture

          Une nouvelle galerie ouvre ses portes. Une galerie qui dérange, qui sort de l’ordinaire. Son propriétaire, Yves Laroche, ne mâche pas ses mots. Celui qui préfère passer pour un fou plutôt que de manquer le bateau est direct dans ses propos: C’est l’agonie de la cabane à sucre et des paysages Charlevoisien, le déclin des scènes florales et des petits enfants que l’on peint. L’art urbain fait son entrée officielle en galerie.

          Quand tu visites des régions telles que Charlevoix ou Baie St-Paul, c’est tellement beau, c’est normal qu’un touriste veuille acheter un paysage. Mais un souvenir, ça ne vaut pas le prix d’un tableau de collection. L’art trop commercial va cesser d’être une décoration à gros prix. Ça ne vaut pas le prix qu’ils demandent.

          Présentement, il y a des artistes de la nouvelle génération qui vendent leurs oeuvres pour quelques centaines de dollars, c’est quasiment donné. Je regarde les jeunes de moins de 40 ans, ce sont des gens réveillés, qui voyagent sur Internet avec des piercing et des tatous. C’est pas à eux qu’on va vendre des cabanes à sucre. Les clients se désintéressent et veulent autre chose.

          Yves Laroche est déjà propriétaire de deux galeries dans le Vieux-Montréal: L’Orange et La galerie Yves Laroche. Ce n’est normalement pas la mission de notre magazine de couvrir les galeries. Malgré ses 53 ans, les côtés visionnaire et rebelle d’Yves Laroche ont réussi à piquer notre curiosité. Il prépare un projet inusité qui mérite notre attention: l’aménagement du sous-sol de sa galerie va être baptisé L’autre galerie.

          Il y a 30 galeries d’art dans le Vieux Montréal: de la peinture commerciale, toute la même chose. Les gens se plaignent que les chiffres d’affaires ne sont pas bons et que c’est la grande misère. Ils s’inventent toutes sortes d’excuses. Les événements du 11 septembre, le taux de change qui n’est pas en notre faveur… C’est le retour du balancier. Il y a eu la révolution tranquille qui nous a donné la culture Hippie et les Beatles. Maintenant c’est l’art urbain qui prend sa place.

          Il y a maintenant de jeunes artistes de 35 à 45 ans prêts à prendre la relève. Les prix sont en conséquence et laissent place à d’excellents placements. Des artistes qui n’ont peut-être pas de diplôme, mais qui possèdent une grande sensibilité dans leur travail, des artistes qui ont de grands messages à livrer. Des artistes qui pratiquent leur art avec le fond de leur cœur, pas avec le fond du portefeuille.

          L’important c’est l’émotion que l’artiste véhicule à travers son œuvre, le message et sa sensibilité. C’est comme l’écriture, l’important ce n’est pas le comment tu le dis, mais ce que tu dis. Croire à cette forme d’art, c’est un peu être comme un apôtre. J’ai arrêté d’en parler avec d’autres directeurs de galeries, je passais pour un illuminé.

          Il y a beaucoup trop de directeurs de galeries, autant à Montréal qu’en région, qui ne connaissent pas du tout l’art et qui disent n’importe quoi. Ils ne sont pas capables de parler d’art international. Ils disent que leur artiste est un futur Riopelle. Si je savais qui serait le prochain Riopelle, j’achèterais toutes ses oeuvres. Ils ont un «speech» pour vendre, ils sont très mal informés et plusieurs sont des machines à dire des niaiseries. C’est aberrant. Ils veulent juste faire de l’argent pour leur retraite. On devrait les excommunier. Il n’y en a pas 5 qui connaissent l’art commercial.

          Yves Laroche voit venir les coups d’avance. C’est lui qui a fait entrer le photographe David Hamilton au Canada en 1979. Il y a 20 ans, il a su bien représenter des artistes tels qu’Armand Vaillancourt et Serge Lemoyne. Il n’a pas négligé non plus Jean-Paul Lemieux ou encore Riopelle.

          Sa clientèle, aussi diversifiée qu’exigeante, comprend des gens tels l’économiste Jarislowsky, des firmes d’avocats, des multinationales telles Power Corporation en passant par une chirurgienne française de 63 ans. Ses yeux s’illuminent quand il nous parle de Nick Heidfeld, pilote allemand de Formule 1, et de sa femme.

          Lorsque j’ai vu Nick Heidfeld pour la première fois, alors âgé de 26 ans, je pensais me trouver devant un adolescent pas de barbe. À ma grande surprise, il est reparti avec deux toiles de Zilon sous le bras. Sa femme est revenue à plusieurs reprises acheter d’autres toiles. Elle a hâte d’avoir des nouvelles de L’autre galerie.

          Pour mieux comprendre le marché, Yves Laroche n’hésite pas à se rendre à New-York, Los Angeles ou en Europe.

          Les galeries américaines s’intéressent de plus en plus aux artistes canadiens. Des centaines de galeristes internationaux viennent en vacances à Montréal, ce qui donne un avantage marqué et stratégique au Vieux-Montréal pour les recevoir. Et le marché des collectionneurs est un monde en plein changement. Il y a maintenant un noyau de jeunes de 30 à 40 ans qui prennent leur place dans le marché des collectionneurs. Ces jeunes nous amènent des cabanes à sucre et des paysages reçus en héritage et veulent les vendre. Ça fait baisser les prix .

          Même si les Américains sont en avance sur nous, par principe, Yves Laroche tient à garder un minimum de 50% de contenu canadien. Cet art urbain qu’il nous présente avec grande fierté représente une multitude de sous-cultures, à savoir l’art urbain, le graffiti et les bandes dessinées alternatives pour ne nommer que celles-là. Plusieurs des artistes représentés sont sous contrat avec Walt Disney ou font des illustrations pour de grands magazines. Les rebelles et les marginaux ont trouvé une place qui leur est propre. Bonne visite à L’autre galerie, celle de l’underground et de l’art urbain, une galerie qui a une vision d’avenir.

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          Suite à l’exposition Street Camp organisé en juin dernier par L’autre Galerie dans le Vieux Montréal, La Maison Simons avait trouvé l’idée originale cette exposition de skates peints par des artistes urbains.

          Mme Vincent, de La Maison Simons contacte le propriétaire de la galerie, M. Yves Laroche pour transporter l’exposition de skates dans les vitrines des magasins Simons. La galerie de M. Laroche ayant une excellente clientèle, la majorité des skates étant vendus, M. Laroche réfère Mme Vincent au Café-Graffiti.

          En peu de temps, une entente permet la réalisation de 36 skates créés par 20 artistes de l’art urbain. Ceux-ci se retrouvent exposés dans les vitrines des magasins Simons de Montréal, Laval et St-Bruno.

          Les artistes ont adoré l’expérience et ont appris beaucoup. Mme Vincent nous a fait parvenir les premières photos des installations. Les artistes n’en revenaient tout simplement pas. Leur porte-folio sera enrichi d’un souvenir inoubliable.

          Pour donner une continuité à ce projet dynamique, le Café-Graffiti a décidé de nommer la collection Simons/Café-Graffiti. Chacun des skates qui sera vendu sera remplacé par une nouvelle oeuvre d’un artiste urbain.

          Les vitrines seront installées du 1er août jusqu’au 11 septembre prochain. Une exposition de la rue gratuite et originale qui mérite le déplacement. La collection Simons/Café-Graffiti se déplacera ensuite à l’Église St-Nom-de-Jésus pour le Festival Orgue et couleurs.

          Avec Danielle, la co-directrice de l’organisme, je vais faire la tournée des magasins Simons. Je vais prendre des photos pour agrémenter le blogue.

          Pour rejoindre le Café-Graffiti (514) 259-6900.  

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