Le feu sacré d’Anne-Catherine

L’école de la vie

Étudier autrement

L’université et les diplômes sont devenus des outils indispensables pour bien se placer sur le marché de l’emploi. La société aime bien souligner l’importance de l’éducation pour parfaire ses connaissances et développer ses possibilités. Mais l’école n’est pas faite pour tous. Il est possible de s’offrir une vie pleine de défis et d’apprentissages par l’expérimentation. Reflet de Société vous présente l’histoire d’Anne-Catherine, une jeune femme pleine d’énergie et de volonté qui ne se voyait pas sur les bancs d’école.

Dominic Desmarais  Dossiers Éducation

Anne-Catherine a toujours été bonne à l’école. Ses parents l’encourageaient, elle et ses six frères et sœurs, à étudier avec sérieux. «Les études étaient très prisées chez moi. Surtout du côté de ma mère. Elle passait plusieurs heures par semaine à nous aider avec nos devoirs. Dans la famille, on ne se posait pas de questions. C’était naturel que les études se terminent avec un diplôme universitaire.»

Née à Ottawa en 1980, Anne-Catherine passe son enfance dans le système scolaire ontarien où le CEGEP n’existe pas et le secondaire se termine par une treizième année avant d’accéder à l’université. «Ça allait super bien à l’école mais j’ai fait ma 12ème année dans une école alternative. J’avais perdu le beat d’être toujours à l’école. Je voulais essayer quelque chose de différent.»

Anne-Catherine va en classe en matinée et fait ses devoirs l’après-midi à la maison. Elle met à profit son autonomie. «J’avais de super bonnes notes. Je n’avais pas besoin de professeurs. Je n’ai pas vraiment comparé les deux façons. C’est juste que ça m’a fait du bien de changer. Je suis retournée à mon école pour la fin de ma 13ème année. Je voulais graduer avec mes amis!»

Vouloir tout faire, tout apprendre

Jeune, Anne-Catherine s’intéresse à tout. Elle est incapable de se brancher sur son avenir. Au secondaire, elle fait partie d’un programme spécial orienté vers les arts visuels. Elle touche à la photo, la peinture et la gravure. À la fin de son secondaire, les universités viennent présenter leurs programmes pour inciter les étudiants de son école à choisir leur avenir. «Il y avait tellement de choses qui m’intéressaient. Les communications, le marketing, la mécanique, le théâtre, les arts visuels… C’est là que je me suis perdue. Ça m’a tellement écœurée d’avoir à choisir.»

Incapable de se brancher, elle reçoit les conseils de son père. «Il s’est permis de me dire que l’université, ce n’était pas si important, que je n’avais pas besoin d’y aller pour réussir dans la vie. Mon père est médecin! Est-ce qu’il m’a influencée? Oui. Mais c’était ma réflexion, ma décision. J’ai choisi ma plus grande passion, la nourriture! Je suis allée en hôtellerie.»

Pour Anne-Catherine, c’est un choix logique. Depuis ses 14 ans, elle travaille dans plusieurs hôtels d’Ottawa. Elle va parfaire ses connaissances dans un domaine qui la comble déjà de bonheur.

Mais, son expérience la déçoit. Au début de sa 2ème année en hôtellerie, ses professeurs lui repassent les mêmes cours. «Ils m’ont ramenée ce que j’avais déjà appris en 1ère année. Je me suis demandé pourquoi étudier. En hôtellerie, c’est tellement logique. J’apprenais 10 fois plus vite dans le département du Royal Service, un service aux chambres de haute qualité. Et plutôt que débourser pour apprendre, j’étais payée!»

Anne-Catherine quitte l’école pour s’appliquer à son travail. Et le temps fait son œuvre. «J’ai travaillé 6 ans dans le domaine. C’était tellement plaisant que je me suis dit que c’était impossible que je fasse ça toute ma vie. Je ne me creusais pas la tête, c’était juste du gros fun. Il me manquait du challenge.»

Apprendre au travail

Anne-Catherine s’ennuie à Ottawa. Sa grande sœur, installée à San Diego, lui offre un emploi d’un mois à travailler pour les placements en Bourse. La jeune femme tombe en amour… avec une boutique d’aliments naturels. «C’était vraiment les débuts du bio. C’était super bon! La fraîcheur des aliments, j’y goûtais. J’y allais tous les deux jours.»

Ce coup de foudre pour le bio va changer le cours de ses prochaines années. De retour de San Diego, elle décide de suivre un cours intensif en marketing à la Toronto School of Business. «Je ne savais pas pourquoi. J’ai juste suivi mon instinct. Le cours durait moins d’un an. Je n’ai pas de patience et j’apprends vite. Je voulais que ce soit court!»

Dans l’un de ses cours, on lui demande de monter un plan d’affaires fictif. Elle le fait sur une boutique bio, dans l’esprit de celle qu’elle a tant aimée à San Diego. «J’avais eu de bons guides et du bon feedback à la Toronto School of Business. Mon plan d’affaires était sérieux.»

L’entreprise familiale

Elle revient chez elle, à Ottawa, excitée. «J’avais tellement d’énergie à dépenser. Je voulais m’occuper. J’ai ouvert mon commerce. Je suis allée voir ma grand-mère pour qu’elle investisse dans ma boutique. Elle a hésité au début. J’étais jeune, j’avais 21 ans! Mais même ma mère a décidé d’embarquer. Mon père aussi était emballé. Finalement, c’était toute la famille qui s’excitait. J’étais comme une enfant, je n’avais aucune idée dans quoi je m’embarquais.»

Avec l’aide de ses proches, Anne-Catherine aspire à créer une entreprise familiale où chacun travaillerait un peu. Mais, deux semaines après l’ouverture, sa mère décède. «Ça été une grosse claque. J’ai dû gérer la boutique avec ma sœur et l’aide de mon père.»

Le deuil passé, Anne-Catherine plonge dans les affaires. «Je ne suis peut-être pas allée à l’université, mais ça a été mon école. J’ai appris la finance, l’honnêteté, la confiance, à travailler fort. Un business, c’est comme un bébé. Tu dois en prendre soin. Tu ne peux pas t’en détacher. J’apprenais tellement.»

«Mon petit cours en marketing à Toronto m’a beaucoup aidé. Je l’appliquais. C’était de la logique simple comme tout. Pas besoin de trois ans d’université pour l’apprendre. Tout ce dont tu as besoin, c’est de la drive. Et moi, je n’ai pas de doute, je n’ai pas froid aux yeux. J’étais comme une enfant qui apprenait à tous les jours!»

Fuir la routine

La lune de miel avec son entreprise dure trois ans. Jusqu’à ce que la routine s’installe. «Je commençais à étouffer. J’étais entre quatre murs, à toujours voir le même monde, les mêmes clients. En hôtellerie, il y a toute une équipe. J’avais besoin de ça, de l’échange d’énergie et de connaissances. Ma sœur, qui s’en occupait avec moi, est enseignante à temps plein. Elle venait le soir seulement pour fermer la caisse. J’étais trop souvent seule. C’est quand j’étais avec elle et mon père que je m’amusais le plus. Mais c’était rare. J’ai compris que j’avais besoin de travailler avec un gang.»

La jeune femme cherche des idées. Elle décide de prendre conseil auprès d’un ami de la famille, entrepreneur. «Je n’avais jamais entendu parler de mentor. L’idée m’est venue comme ça, soudainement. Il m’a donné le livre What color is your parachute, pour me guider vers un emploi qui me satisferait. L’hôtellerie, pour moi, c’était trop facile. Je ne me voyais pas en faire une carrière. Donc, ça devait être le marketing. Et comme j’aime le sport, j’ai fait l’équation: mon prochain emploi serait avec le club de hockey les Sénateurs d’Ottawa.»

Diplôme de la vie

Au moment où Anne-Catherine a son éclair de génie, les propriétaires des équipes de hockey ont décrété un lock-out. Rien pour décourager l’énergique jeune femme de 24 ans. «Je me suis trouvé un petit emploi à la billetterie, pour les concerts pendant le lock-out du hockey. Je n’y travaillais que 6 à 8 heures par semaine. La dame en entrevue m’avait demandé pourquoi je voulais cet emploi alors que j’étais propriétaire d’une boutique. Moi, j’attendais la saison pour postuler dans mon domaine! C’était tout réfléchi!»

Un mois et demi avant le début de la saison, une entente est conclue entre l’association des joueurs et la ligue. Chez les propriétaires des Sénateurs, c’est le stress. «Ils n’avaient pas d’employés alors que la saison devait commencer. Ils étaient en mode urgence. Ils ont fait une foire à l’emploi. J’avais cinq minutes pour me présenter au vice-président marketing. Je lui ai expliqué ce que j’avais fait avec ma boutique.»

Anne-Catherine est convoquée pour une 2ème entrevue, puis une 3ème. Elle n’obtient pas le poste. «J’étais déçue. Mais un mois plus tard, on me rappelle d’urgence, un jeudi. Je travaillais alors à la Coupe Rogers, l’Omnium de tennis, à Montréal. Ils avaient besoin de moi le lundi matin! Celle qui avait eu l’emploi n’était plus intéressée. Ainsi, je suis devenue coordonnatrice marketing. Je gérais une douzaine de comptes clients. Mon embauche par les Sénateurs a été un point culminant. Un homme de plus de 50 ans qui parle avec une petite jeune de 24 ans qui avait ouvert une boutique de A à Z et qui la gère seule. Il en a été bouche bée. C’est comme si ma boutique, c’était mon diplôme universitaire. On me reconnaissait, on reconnaissait mes compétences. Dix mois plus tard, les Canadiens de Montréal me recrutaient!»

Les Canadiens de Montréal, le véritable objectif de ses démarches auprès des Sénateurs, lui ouvraient les portes moins d’un an après ses débuts dans la Ligue Nationale de hockey. «Tout ce que j’ai fait était planifié. Mon but, c’était le Canadien. En rentrant aux Sénateurs, j’ai rencontré une fille de mon âge qui faisait le même boulot pour le Canadien de Montréal. On est devenues bonnes amies et quand il y a eu ouverture d’un poste, elle m’a appelée. Je suis descendue à Montréal pour une entrevue et j’ai été engagée sur le champ.»

Anne-Catherine restera à l’emploi du prestigieux club de hockey pendant trois ans. «J’avais le même poste qu’avec les Sénateurs. Je m’occupais des commanditaires. L’affichage sur les bandes, la pub à la radio et la télé, les événements. J’ai trippé. Mais, je suis tombée malade et j’ai dû tout arrêter. Ma boutique était toujours ouverte. Je passais la semaine à Montréal et je retournais à Ottawa y travailler les samedis et dimanches. Je travaillais sept jours sur sept. C’était fou!»

À tête reposée

«Quand le contrat de location du local est arrivé à terme, on en a parlé, ma sœur, mon père et moi, à savoir si on voulait le reconduire. Il n’y avait plus d’intérêt. J’étais là juste les fins de semaine, ma sœur qui travaillait comme enseignante… Je ne voulais pas forcer. Je voulais que la boutique continue parce que pour moi, c’était un cadeau à la communauté. Je l’ai vendue à un de mes employés.»

Après s’être reposée, Anne-Catherine fait un court détour par le communautaire. Puis, elle cogne à la porte du Cirque du Soleil. Elle se trouve une niche au sein du département des alliances corporatives où elle se démarque par sa volonté d’apprendre.

Ce qui lui vaudra de travailler sur un projet bien personnel du fondateur du Cirque, Guy Laliberté. La jeune femme, qui préférait le terrain plutôt que l’université, côtoie régulièrement l’un des Québécois les plus reconnus pour organiser ses conférences à la grandeur de la planète. Déplacements, longues heures et stress font partie de son quotidien. Avec en prime le sentiment de l’accomplissement, le travail d’équipe et l’excitation.

Il n’y a pas qu’un seul chemin pour se réaliser et gagner sa vie. Pour Anne-Catherine, le bonheur ne passait pas par l’université mais par l’expérience. Mais pour y arriver, la jeune femme a dû s’écouter.

Autres textes sur  Éducation

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Origines de la Bourse et son histoire

Économie

La Bourse ou la vie?

Pendant que des milliers et des milliers de citoyens font du seat-in devant les différentes instances économiques à travers le monde, retour sur les origines de la Bourse.

Raymond Viger  Dossier Économie, Justice

bourse économie finance histoire bourse économique

La Bourse trouve ses origines au 12e siècle. Elle permettait de réguler et contrôler les dettes des communautés agricoles envers les banques.

En 1602, la Bourse s’officialise avec une première entreprise qui émet des actions et des obligations. L’objectif de la Bourse est de permettre le financement des entreprises avec l’émission de ces actions et obligations. La Bourse permet ainsi le développement de projets qui n’auraient pu se financer seuls.

Pour pallier les risques du marché, les produits dérivés ont été créés. Ceux-ci permettaient à un manufacturier de sécuriser les prix des matières premières essentielles à sa production. Pour un manufacturier ayant des clients ou des fournisseurs internationaux, les produits dérivés lui permettaient de se prémunir contre les variations des devises étrangères.

Les taux d’intérêts font aussi partie des risques que les manufacturiers devaient sécuriser. Les produits dérivés peuvent se résumer comme étant des ententes d’achat et de vente à des prix fixés à l’avance pour protéger les manufacturiers des variations de leurs coûts.

La bourse: outil de développement

Jusque-là, la Bourse est un outil économique permettant de conserver un équilibre et une meilleure continuité des affaires. La Bourse est un lieu d’échange entre un épargnant qui prend le risque d’investir ses économies pour faire un profit honnête et une entreprise qui veut évoluer et prendre de l’expansion.

Au 18e siècle, les marchés boursiers se multiplient avec la révolution industrielle, une période d’intense développement manufacturier et financier.

En 1970, en France, apparaissent les actions sur titres ou stock-options. Une rémunération pour les dirigeants d’entreprise payée en options d’achat. Le dirigeant peut, à une date ultérieure, acheter des actions de l’entreprise qui l’emploie au prix d’aujourd’hui.

Deux objectifs motivent l’apparition des stock-options. D’une part, permettre aux entreprises qui démarrent d’engager de bons prospects et de les payer avec la plus-value qu’ils vont générer. D’autre part, permettre que la rémunération des hauts dirigeants soit proportionnelle aux résultats financiers qu’ils atteindront. Plus le dirigeant sera performant, plus ses actions prendront de la valeur.

La bourse: outil de perversion

Les abus sont ici tentants. Les gains en capital de vos actions sont moins imposés qu’un revenu d’emploi. Cela devient rapidement une évasion fiscale. De plus, quand le dirigeant qui exerce son option achète une action, son employeur collecte de l’argent de cette vente. Le dirigeant revend ensuite ses actions au simple citoyen.

Les salaires exorbitants des dirigeants ne sont pas payés par l’entreprise mais par le simple épargnant qui essaie de planifier une éventuelle retraite. J’ai beaucoup de difficultés à accepter et comprendre pourquoi un salaire n’est pas payé par l’entreprise mais par l’émission d’actions. J’ai encore plus de difficultés à accepter que l’entreprise collecte de l’argent avec la vente de ses actions. Avoir un employé est censé être un poste de dépense… pas de revenus!

Le dirigeant qui connaît bien son entreprise et qui sait qu’il va vendre ses actions va tout faire pour que la valeur de ses actions soit au maximum. Il n’a plus comme objectif la santé à long terme de l’entreprise, mais une plus-value à court terme, même si cela hypothèque son développement futur. Le citoyen qui achète cette action pour une plus-value à long terme se fait-il léser par une telle opération ?

Même si les stock-options répondaient à un besoin honnête de pouvoir engager un dirigeant performant et de l’évaluer en fonction des résultats, nous sommes rapidement passés à une génération de dirigeants qui ne pensent qu’au rendement à court terme de l’entreprise, prête à sacrifier le long terme pour avoir un rendement rapide.

Scandales en prime

Dans les années 1990, c’est l’euphorie totale. La bulle financière s’intensifie jusqu’en 2001 avec les scandales financiers d’Enron et de Worldcom. Suite aux abus que les stock-options ont provoqués, de nouveaux règlements sont votés en 2002 par le Congrès américain sous Georges W. Bush. Par la suite, les administrateurs sont de moins en moins enclins à accepter des pratiques contestables dans l’utilisation des stock-options.

Malgré tout, en 2006, un autre scandale financier éclate. Des entreprises antidataient, sans en avertir les actionnaires, la date de distribution des stock-options pour les faire coïncider avec le cours le plus bas de l’action.

Erik Lie de l’Université de l’Iowa a étudié les attributions d’actions à des dirigeants de 7 774 entreprises entre 1996 et 2005. Sa recherche estime que 29,2 % des sociétés étudiées, soit 2 200 d’entre elles, ont antidaté leurs remises. De plus, Erik Lie souligne n’avoir découvert qu’une minorité des firmes coupables.

Toujours selon le chercheur Lie, un autre stratagème utilisé serait de faire coïncider la vente des stock-options juste après l’annonce de bonnes nouvelles concernant l’entreprise. Et qui décide de publier les bonnes nouvelles? Le dirigeant qui va vendre ses actions!

D’autres manipulations boursières font mal aux petits épargnants. Les courtiers, ces intermédiaires entre l’épargnant et les actionnaires, sont payés à la commission sur les achats et les ventes. Leurs priorités ont été trop souvent non pas le bien-être financier de leurs clients, mais l’achat et la vente pour faire plus de commission.

Les spéculateurs se retrouvent partout. Même du côté des banques. Attirés par le gain rapide et facile nous nous retrouvons avec des scandales tels que le papier commercial et autres illusions spéculatives.

Occupy… la Bourse

En 2011, des citoyens se rallient et occupent des espaces devant Wall Street et d’autres institutions financières à travers le monde. Bien que la Bourse ait été créée pour soutenir les emplois et le développement économique de notre société, ses vrais objectifs sont détournés aux mains de spéculateurs et de profiteurs. Parce que malgré les lois qui tentent de régir et d’encadrer cette Bourse, des spéculateurs, tels des serpents, continuent de s’y faufiler.

Le nombre de victimes de ces spéculateurs est encore plus grand que ce que nous pouvons voir en face de Wall Street et des instances financières mondiales. Avez-vous réservé votre siège pour le seat-in?

Illustrations Mabi

Autres textes sur Justice, Économie

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Pour une éducation gratuite et universelle

Frais de scolarité et manifestations étudiantes

Couper dans les frais de scolarité

Les étudiants manifestent contre l’augmentation des frais de scolarité. Contrairement à Richard Martineau qui proposait, à Tout le monde en parle, de faire payer les plus riches et que les étudiants devaient faire leur part, j’irais plus loin que la demande des étudiants. Pourquoi ne pas offrir la gratuité scolaire aux étudiants en grève?

Raymond Viger Dossiers Éducation, Culture, Économie

manifestations étudiantes frais scolarité gratuité prêts bourses grève étudianteLa grève des étudiants et leurs différentes manifestations contre les augmentations des frais de scolarité nous forcent à faire une réflexion sur le financement de nos universités et l’éducation de nos jeunes. Nous ne pouvons demeurer indifférents à ce débat et nous nous devons de prendre position.

Notre système d’éducation tourne en rond d’une réforme à l’autre. Chaque fois qu’on essaye de mettre un plaster sur un problème, on met en place une série de fonctionnaire pour gérer ce plaster. Arrêtons de tourner en rond et prenons le taureau par les cornes. Le système d’éducation est en crise. Les étudiants sortent dans la rue pour nous le dire. Le mot crise vient du grec et veut dire changement. Profitons de cette occasion privilégiée pour faire les changements qui s’imposent.

Pour un système d’éducation gratuit

Considérant que l’éducation de nos jeunes est importante et que c’est l’avenir d’une société, arrêtons de niaiser avec le puck et offrons une éducation gratuite à nos jeunes. Ne me dites pas qu’en contrepartie il y aura trop de jeunes qui vont aller à l’université. On ne cesse de nous rabattre les oreilles à dire que des jeunes instruits font une meilleure société, créent des emplois mieux rémunérés et payent plus d’impôts. C’est important ou ce ne l’est pas. Si ce l’est, qu’on l’assume. Alors allons-y pour la gratuité universelle.

Je viens de mettre le système d’éducation en crise. Je viens de leur couper des revenus tout en augmentant le nombre d’étudiants qui vont utiliser leur service. Excellent, je suis un intervenant de crise, j’aime les crises et comme je le mentionnais, la crise est un instant privilégié pour faire des changements en profondeur.

Évidemment une gratuité scolaire pour les étudiants québécois. Si tu es un étudiant étranger et que tu veux utiliser les services de nos universités il est normal qu’on te facture le prix réel de cette scolarité. Soyons compétitifs avec les différentes universités à travers le monde. La facture pour les étudiants étrangers pourrait tourner entre 20 000$ et 40 000$ par année.

Travailler à l’étranger

Si un étudiant québécois décide de profiter de notre système d’éducation gratuit pour se trouver un travail à l’étranger, c’est correct. On ne peut pas brimer un Québécois qui décide d’aller travailler ailleurs. Sauf que l’éducation gratuite est offerte dans un objectif d’avoir des travailleurs mieux rémunérés, qui vont payer des impôts au Québec et nous aideront à créer une meilleure société québécoise. Il y a donc une dette morale qui est rattachée à cette gratuité scolaire. Tu dois travailler au Québec pour un certain temps. Nos actuaires et nos financiers s’amuseront à en faire le calcul. Si tu veux quitter le Québec à la fin de tes études, soit que ton entreprise étrangère paye les frais de scolarité à notre système d’éducation pour rembourser les efforts de scolarisation que nous avons eus, soit que cet étudiant qui vient de se trouver ce magnifique emploi à l’étranger doive nous les rembourser.

La fin des prêts et bourses

L’éducation étant gratuite, les besoins financiers des étudiants viennent de diminuer. L’étudiant doit cependant se loger et se nourrir. Pour certains, ils doivent quitter leur région pour habiter plus près de l’université. Nous avons un système de prêts et bourses qui coûte cher, qui ouvre la porte à des injustices ou certains abus. Un étudiant à plein temps, qui prend le minimum de cours est considéré sur le même pied d’égalité qu’un étudiant qui prend un maximum de cours. Certains étudiants choisissent des cours faciles qui ne demandent que peu de travail tandis que d’autres se retrouvent dans des cours contingentés qui exigent beaucoup d’heures de lecture et de travail. Peut-on mettre sur le même pied d’égalité un étudiant qui prend un cours sur l’histoire de l’art et un autre qui prend un cours de pharmacologie ou de médecine? Pas pour les prêts et bourses en tout cas. Parce qu’être étudiant est une opportunité pour s’instruire pour éventuellement avoir un travail. Être étudiant ce n’est pas un travail où tu prends n’importe quel cours facile juste pour bénéficier d’un système de prêts et bourses.

En me référant au calendrier scolaire des universités, les sessions d’étude sont de 15 semaines. Deux sessions par année donnent 30 semaines. Avec deux semaines de vacances, cela laissent 20 semaines pour travailler à plein temps. Au salaire minimum, 9,65$ de l’heure, 35 heures semaine, cela donne un budget de 6 755$ que l’étudiant pourra planifier pour son logement et sa bouffe.  Ce n’est pas énorme. Mais c’est l’équivalent de ce que nous donnons aux assistés sociaux pour survivre. Avec un emploi temps partiel de 10 heures par semaine pendant ses cours, le budget de l’étudiant peut monter à 9 650$ par année.

Vous remarquerez qu’ici je ne tiens pas compte de l’aide familiale que l’étudiant peut recevoir. Le calcul se fait aussi avec le salaire minimum. Certains pourront trouver mieux.

En coupant dans le système de prêts et bourses, combien d’argent est épargné non seulement dans les montants versés aux étudiants mais dans tous les postes de fonctionnaires affectés à la gestion des dossiers des prêts et bourses? Parce qu’à chaque programme que nous mettons en place, nous avons d’énorme frais de gestion à assumer. Coupons dans les prêts et bourses. Coupons dans les frais de gestion des prêts et bourses. Remettons le tout aux universités pour leur financement et leur capacité d’offrir une éducation gratuite. Une façon rapide de dégraisser l’appareil gouvernemental.

Le plein emploi pour les étudiants

En tant que société, si nous voulons couper dans les prêts et bourses aux étudiants ainsi que tous les fonctionnaires reliés à la gestion de ce programme, il nous faut garantir un emploi d’été à chaque étudiant. On ne peut créer l’autonomie sans en donner les moyens. Cela veut dire qu’il faudra peut-être négocier avec certains syndicats municipaux pour leur dire que certains fonctionnaires qui partent en vacances l’été seront remplacés par des étudiants, que certains travaux d’été se feront avec l’aide des étudiants. Que les festivals (subventionnés par nos taxes) devront engager des étudiants… L’été est une saison forte pour des emplois occasionnels. Du gazon au festival, du tourisme à la restauration, relevons nos manches pour assurer le plein emploi des étudiants.

Taxer l’emploi et non l’étude

N’étant qu’un oiseau de nuit sans budget de temps pour trouver tous les chiffres nécessaires à connaître la réalité globale de cette proposition de gratuité scolaire, je suis limité à en faire une hypothèse qui devra être complétée par d’autres. Si le budget est légèrement déficitaire, il s’agira d’augmenter les impôts de ceux qui auront bénéficié de la gratuité du système d’éducation, c’est-à-dire de ceux qui travaillent et qui ont un emploi et non pas des étudiants qui travaillent avec acharnement pour en avoir un.

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20 bourses de 5 000$ pour les finissants du secondaire et du Cégep

20 bourses de 5 000$ pour les finissants du secondaire et du Cégep

jour de la terre bourses d'étude environnement

Raymond Viger     Dossier Environnement.

Pour souligner les efforts des finissants d’un établissement d’enseignement secondaire ou collégial du Québec qui se sont distingués dans le cadre de services communautaires et d’activités parascolaires et bénévoles axés sur l’environnement.

Comportant 20 prix de 5 000 $ chacun, ces bourses décernées à l’échelle du
Canada visent à couvrir les dépenses liées aux études au cours de la première année d’études postsecondaires. La date limite est le 28 février prochain.

Passez le mot et montrer vos réalisations et implications. Pour plus d’informations: http://jourdelaterre.org.

À noter que l’organisme Jour de la terre va bientôt fêter ses 40 ans. Bonne fête à Jour de la terre et bonne chance aux étudiants qui vont tenter de remporter une des 20 bourses de 5 000$.

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Qu’ont en commun les Émirats arabes, la Caisse de dépôt et le gouvernement du Québec?

Qu’ont en commun les Émirats arabes, la Caisse de dépôt et le gouvernement du Québec?

Annie Viger              Dossier Économie

Suite à un voyage à Dubaï, le chroniqueur économique Jean Gagnon remarque les différences et aussi les ressemblances entre nos deux systèmes. Les gouvernements et les marchés financiers d’Émirats arabes unis n’ont aucune transparence. Il est très difficile d’avoir des informations et d’en avoir des bonnes. Il est impossible de contester leurs dires.

Au Québec, nous avons la liberté d’expression et la transparence des gouvernements mais, l’avons-nous vraiment? Les dirigeants d’Air Canada nous disent que tout va bien, tout comme la Caisse de dépôt et le gouvernement du Québec refuse une Commission d’enquête sur les pratiques mafieuses dans la construction que pour en nommer que quelques-uns.

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La Caisse de dépôt sait-elle comment gérer notre argent?

La Caisse de dépôt sait-elle comment gérer notre argent?

Annie Viger                             Dossier Économie

Cela fait à peine six mois qu’elle a réussi à éviter la Commission d’enquête que déjà elle réapparaît dans les manchettes. Comment se fait-il que la Caisse ait un rendement de 5-6% alors que ses pairs sont dans l’ordre de 11-12%.

Notre chroniqueur économique Jean Gagnon estime qu’elle aurait raté la remontée de la bourse. Les déboires de l’année précédente, un président intérimaire et la controverse autour de Michael Sabia aurait amené un scénario d’achats d’actions tardifs.

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La Banque du Canada et la bourse

La Banque du Canada et la bourse

Annie Viger                                   Dossier Économie

À la grande surprise de tous, y compris notre chroniqueur économique Jean Gagnon, nous retrouvons dans la ‘’Revue du système financier’’ un conseil de la Banque du Canada qui nous suggère de se méfier de la bourse.

Son rôle est d’analyser les statistiques et les indicateurs économiques pour publier des compte-rendus mais, ne doit pas donner son opinion. Certes dans un langage feutré mais bien clair. Va-t-elle maintenant dire quand vendre ou acheter?

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