La liberté après un emprisonnement

Choisir ses barreaux

La progression

Jean-Pierre Bellemare Dossier Prison

Totalement libre depuis maintenant un an, je me permets de faire un léger bilan sur cette trajectoire remplie de surprises incroyables. Pour commencer, en définissant notre liberté, celle qui s’arrête là où celle des autres commence, ne m’apparaît pas un concept pas facilement assimilable pour tout le monde.

Un vieil ami, Roger Gamache, avait cette maxime: la liberté est le pouvoir de choisir ses propres barreaux. Mon Dieu que cette phrase m’avait choqué… on n’était et on ne serait jamais libre finalement.

Bilan d’une nouvelle liberté

Donc où en suis-je aujourd’hui? Autant je pouvais disposer de temps libre en étant incarcéré, autant j’en manque en étant libre! Sacré constat, que la recette du succès, s’il en existe une. D’abord s’oublier. Car chaque arrêt pour se plaindre, critiquer, juger ou même condamner sont de véritables freins à notre propre progression. Il y a des gens et des situations que j’aurais voulu changer. Mais cela ne m’appartient pas. Je ne peux pas changer le monde. Mais je peux changer ma façon de le percevoir. C’est plus facile ainsi et plus réaliste aussi.

Un an plus tard, j’ai encore le même emploi que j’affectionne. Il me permet de socialiser avec toutes les classes de la société. J’apprends constamment à découvrir leur idéologie, leurs préoccupations, leurs angoisses et leurs petits tracas qui me font, je l’avoue, parfois sourciller. Comment les gens oublient leur façon de faire en pointant celles des autres. C’est connu : lorsque l’on pointe quelqu’un du doigt, il en reste quatre dirigés vers nous. Les gens aiment bien voir et analyser les choses qui vont toujours dans la même direction. C’est la même chose pour moi. Je ne suis pas plus fin qu’un autre. Lorsqu’une personne m’irrite, je trouve tout ce qu’il faut pour la condamner sans préliminaires.

Mes plus grandes difficultés ne sont jamais venues des autres, mais bien de moi-même. Des objectifs parfois très farfelus que je me fixais. Des attentes inaccessibles. Un emploi à 100 000$. Miss Univers à la porte. Et surtout, aucun sacrifice sur quoi que ce soit pour atteindre tout cela.

Famille et cancer

On m’avait tellement arraché ce que je possédais, que je ne voulais plus rien laisser aux autres. Triste constat. Mais la vie ne fonctionne pas ainsi. Sortir de prison, avoir perdu toute ta famille ou même d’avoir survécu à un cancer ne te rend pas la vie moins facile. Toutes les dévotions aux saints, aux études ou même à une cause généreuse ne t’octroient pas de passe-droit. Aussi plate que cela puisse sonner.

Arrêter la drogue, la boisson, le jeu, avec les efforts que cela exige ne fait pas en sorte que tu auras la partie plus facile que les autres qui n’ont pas souffert comme toi. Nous avons la fâcheuse habitude, en commençant par moi-même, de croire qu’après un certain nombre de sacrifices, les choses doivent se régler. NON, ce n’est pas nous qui avons le dernier mot. J’ai compris qu’il faut se relever les manches. En pensant que certains, peut-être moins privilégiés que nous, n’aurons jamais de répit jusqu’à leur mort.

Voilà ce que j’ai compris après un an de travail acharné, d’efforts, et d’oubli de soi. Rien n’est encore fini et tout reste à faire. Mais si un homme averti en vaut deux, combien d’hommes vaut celui qui avertit les autres ?

autres textes de Chroniques d’un prisonnier

Les livres de Colin McGregor

Journaliste dans divers médias à travers le pays; Halifax Daily NewsMontreal Daily NewsFinancial Post et rédacteur en chef du Montreal Downtowner. Aujourd’hui, chroniqueur à Reflet de Société, critique littéraire à l’Anglican Montreal, traducteur et auteur aux Éditions TNT et rédacteur en chef du magazine The Social Eyes.

Parmi ses célèbres articles, il y eut celui dénonçant l’inconstitutionnalité de la loi anti-prostitution de Nouvelle-Écosse en 1986 et qui amena le gouvernement à faire marche arrière. Ou encore en Nouvelle-Écosse, l’utilisation répétée des mêmes cercueils par les services funéraires; scoop qui le propulsa sur la scène nationale des journalistes canadiens.

love-in-3dLove in 3D.

Enjoy our tale of the quest, the human thirst, to find light from within the darkness.

This is a tale for everyone, young and old, prisoner and free.

Love in 3D. Une traduction de L’Amour en 3 Dimensions.

teammate roman livre book colin mcgregorTeammates

Three teenage friends on a college rugby team in the shrinking community of English Montreal – three friends each facing wildly different fates.

This is the story of Bill Putnam, whose downward trajectory we first begin to trace in the late 1970s, and his friends Rudy and Max.

Teammates, their paths will cross in ways they never dreamt of in the happier days of their youth.

quebec-suicide-prevention-handbook-anglais-intervention-crise-suicidaireQuebec Suicide Prevention Handbook

Le suicide dérange. Le suicide touche trop de gens. Comment définir le suicide? Quel est l’ampleur du suicide? Quels sont les éléments déclencheurs du suicide? Quels sont les signes avant-coureurs? Comment intervenir auprès d’une personne suicidaire? Comment survivre au suicide d’un proche?…

Ce guide est écrit avec simplicité pour que tout le monde puisse s’y retrouver et démystifier ce fléau social. En français. En anglais.

social-eyes-web Magazine The Social Eyes

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Albert Ladouceur, le cancer et Denis Lévesque

Le livre: Déjoué par le cancer

Albert Ladouceur et le cancer du pancréas

Raymond Viger  Dossier Santé

Albert Ladouceur cancer pancréas m'a déjoué journalisteFace à la mort, mes héros auront été John F. Kennedy, Robert Kennedy, John Lennon, Martin Luther King, Mahatma Gandhi… En plus d’avoir été passionné envers une cause, une idéologie, ils ont tous été assassiné.

C’est de cette façon que j’ai toujours voulu terminer ma vie. Assassiné et toujours actif dans ce qui me passionne.

Cancer du pancréas

Voilà que j’écoute le témoignage d’Albert Ladouceur à l’émission de Denis Lévesque. Il nous parle de son cancer du pancréas. Un cancer qui ne pardonne pas.

Sans savoir combien de jours ou d’années qu’il lui reste à vivre, Albert Ladouceur vit une journée à la fois. Il en profite pour rencontrer ses amis, sa famille et vivre ses derniers jours en relation avec son entourage. Il a même écrit un livre, Déjoué par le cancer.

Une nouvelle façon de vivre sa mort

Finalement, Albert Ladouceur a peut-être réussi à me faire idéaliser un autre type de décès. Vivre ma vie jusqu’au bout, en incluant une période de maladie et en profiter pour vivre mon deuil en relation avec le deuil que mon entourage aura à faire.

Merci M. Ladouceur de m’avoir présenté une autre finalité à notre fin de vie. Je ne sais pas comment la mienne finira mais je grâce à vous, je peux maintenant l’envisager avec plus de possibilités.

Autres textes sur Santé

croissance personnelle développement personnel cheminement guide recueilAprès la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre, au coût de 9,95$ est disponible dans toutes bonnes librairies au Québec.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: www.editionstnt.com
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Autres livres de croissance personnelle et cheminement:

Autres livres pouvant vous intéresser:

Biographie de l’auteur

Après la pluie… Le beau temps; Préface

Après la pluie… Le beau temps

La préface

Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Raymond Viger Dossier Croissance personnelle

recueil textes méditer guide croissance personnelle cheminement personnel développementJ’ai mis 35 ans pour bien refouler mes émotions. J’ai mis 35 ans à  ne pas exprimer ce que je vivais.

À 16 ans, à la demande de ma mère, j’ai dû me présenter en cour, pour témoigner contre mon père au moment de leur divorce.

De 17 à 20 ans, j’ai pris soin de ma mère qui avait le cancer. À 21 ans, j’ai vu ma mère mourir à l’hôpital.

J’ai promis, devant Dieu et les hommes, de prendre soin d’une femme et de l’aimer. De la protéger toute la vie, pour le meilleur et pour le pire. Devant Dieu et les hommes, je n’ai pas su tenir ma promesse, laissant deux magnifiques enfants derrière moi.

J’ai défoncé la porte de l’appartement de mon père. Je l’ai découvert, les veines tranchées. Un suicide qui m’a touché profondément.

À une autre femme, je lui ai promis protection et amour pour la vie. Je m’étais promis que je vivrais un bonheur parfait. J’ai été brusqué par son départ très rapide.

J’ai mis 35 ans pour bien refouler mes émotions. J’ai mis 35 ans à  ne pas exprimer ce que je vivais.

Un homme ne peut pas vivre d’émotions. Un homme ne peut pas pleurer. Jusqu’au jour où toutes ces émotions refoulées explosent. Une explosion qui m’aura mené à deux tentatives de suicide.

J’ai cherché un peu de lumière pour m’accrocher. Je me suis découvert dans une grande sensibilité. Je me suis donné le droit de vivre mes émotions. Je prends le temps de les vivre à tous les jours, un jour à la fois.

J’aurais mis plus de 35 ans à préparer ces textes. Je voudrais aujourd’hui vous les offrir, en espérant que vous prendrez le temps… de ne PAS les lire.

Prenez le temps de vous les laisser conter, par cette voix intérieure, que trop souvent on enterre, dans une tumulte de nos activités quotidiennes.

Extrait du livre Après la pluie… Le beau temps.

La suite: Liberté… Un sourire intérieur.

Liberté… Un sourire intérieur

livre liberté poésie recueil sourire intérieurUn livre de poésie de 128 pages. Liberté politique, liberté journalistique, liberté émotionnelle… Toutes les couleurs de la liberté, individuelle et collective.

Une belle suite pour mon premier livre de poésie, Après la pluie… Le beau temps. Parce qu’après la crise… on peut trouver la liberté… sa liberté.

Liberté… Un sourire intérieur. Une façon de souligner les 5 000 exemplaires vendus du premier livre Après la pluie… Le beau temps.

Même prix que le premier livre publié en 1992 avec le même nombre de pages et écrit avec le même amour: 9,95$.

croissance personnelle développement personnel cheminement guide recueilAprès la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Au coût de 9,95$ chacun de ces livres sont disponibles par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 FREE

Par Internet. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Autres livres pouvant vous intéresser:

Biographie de l’auteur

Quelques extraits de Après la pluie… Le beau temps.

Carrément rose et body painting de Zilon

Hôpital général juif de Montréal

La santé du sein

Pour clôturer sa première année de campagne, « Carrément rose » vous convie à une expérience inoubliable ou l’art mobilise la communauté au service d’une cause.

Raymond Viger Dossier Culture, Santé

carrément rose zilon exposition peinture art cultureLundi 14 mai, 17:30 heures. Au cours de cette soirée, 30 portraits roses réalisés avec la complicité d’autant de personnalités publiques, ainsi que 12 oeuvres d’art spécialement créées pour l’occasion seront mis en vente par encan silencieux.

Performances musicales : DJ Mini, Mad June

Performances de peinture sur corps : Zïlon / Randy Raymond & Lorie Hamel / Marianne Fortier

Lancement de la chanson « Carrément rose » écrite et composée par Random Recipe

Boissons et bouchées gracieusement offertes avec le prix d’entrée.

Tous les fonds recueillis dans le cadre de « Carrément rose » serviront à financer de nouvelles initiatives en matière de santé du sein à l’Hôpital général juif de Montréal.

Les artistes roses de cette 1re édition 2011-2012

Yann Perreau, Catherine Major, Antoine Gratton, Hélène Bourgeois-Leclerc, Geneviève Brouillette, Fanny Mallette, Marianne Fortier, Marco Calliari, Mélissa Lavergne, Georges Laraque, Randy Raymond, Fanny Bloom, Misteur Valaire, Chloé Lacasse, Alexandre Désilets, Manuel Gasse, Maritza Bossé-Pelchat, Alice & the Intellects, Jeff Moran, Les Bambis, Mad June, Emmanuel Auger, Marc Gagnon, DJ Mini, l’équipe « Une grenade avec ça? », Étienne Drapeau, Tommy Boulanger, Jean-Guy Legault, Claude Rajotte, soeur Annette Bellavance, Nicola Teolis (porte-parole de la campagne), Zïlon, Lorie Hamel, Ian Gamache, Steve Lévesque, Caroline Jean, Nadine Samuel, Ann Smart, Cédric Taillon, Sébastien Gaudette, Melsa Montagne, Stéphane Pednò, Patricia Klimov et Homa.

Prévention auprès des jeunes

L’opération « Carrément rose » a mis en place une grande campagne d’information, de sensibilisation, de prévention et de financement afin de développer les connaissances de 453 jeunes de 3e secondaire sur une maladie qui aujourd’hui et demain touchera probablement, et malheureusement, leur mère, leur sœur, leur fille et certaines des femmes qui partageront leur vie intime et professionnelle.

« Carrément rose », à l’aide de ces 453 élèves et de leur famille, a su capter l’attention et susciter l’implication directe de nombreuses personnalités publiques. Tout au long de l’année scolaire, les jeunes ont été appelés à mettre à l’œuvre leur créativité par le biais d’initiatives diverses dans le cadre de cette campagne. Ils peuvent réaliser qu’avec engagement, ils sont en mesure, malgré leur jeune âge, de faire une différence.

Informations :  France Cantin, commissaire d’exposition et agente d’artistes info@francecantin.com  ou Nathalie Claude, directrice de la campagne « Carrément rose » carrementrose@gmail.com

Prix d’entrée: 25$ incluant taxes et frais. Billets: https://fr.brownpapertickets.com/event/238057

Galerie MX 333 Avenue Viger Ouest

Autres textes sur Santé

Quand un homme accouche

quand-un-homme-accouche-roman-cheminementRoman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Autres livres pouvant vous intéresser:

Chanteuse Lhasa de Sela, cancer du sein et polémique de Twitter

Chanteuse Lhasa de Sela, cancer du sein et polémique de Twitter

Raymond Viger   Dossier CultureMédias et publicité et Internet

lhasa-de-sela-chanteuse-mort-cancer Lhasa de Sela est décédé à l’âge de 37 ans. Je ne peux rester indifférent à ce décès. D’une part, ma mère est décédée d’un cancer à l’âge de 39 ans. Mon beau-frère est décédé d’un cancer il y a 4 ans et ma belle-soeur, toujours d’un cancer il y a 3 ans. Je fume trop et mes poumons commencent à me le souligner fortement.

D’autre part, il y a cette polémique sur l’utilisation de Twitter pour l’annonce du décès de Lhasa de Sela. Sur le site de Canoe.com nous pouvions lire:

Moins de 24h après le décès de Lhasa de Sela, dans la journée de samedi, le journaliste culturel Claude André – un ami personnel de Lhasa – annonce la mort de l’artiste sur son blogue et sur Facebook.

La machine à rumeur s’est vite emballée. Repris sur Twitter, la nouvelle fait le tour de la blogosphère avant même qu’une confirmation officielle ne soit faite. Twitter est encore une fois pointé du doigt. Ce que je ne comprends pas, la nouvelle a été publié par un journaliste, Claude André, et il a utilisé son blogue et Facebook pour publier la nouvelle. D’autres internautes ont utilisé Twitter. Pourquoi Twitter est pointé du doigt et non pas Facebook ou les blogues? Et si Claude André s’était servi d’une radio ou d’un journal pour lancer la nouvelle qui aurions-nous questionné? Twitter, Facebook ou les blogues ne sont que des moyens, des outils, utilisés pour rejoindre un public. Est-ce l’outil qu’il faut questionner ou celui qui est derrière son clavier?

Pour terminerais en offrant mes sincères sympathies à la famille de la chanteuse Lhasa de Sela et à tous ces amis. Peu importe la relation que vous aviez avec Lhasa de Sela, si son décès prématuré vous affecte, n’hésitez pas à demander de l’aide. Certains deuils sont plus complexes que d’autres, plus difficiles à faire. Il ne faut pas banaliser la souffrance que l’on peut garder en soi et qui peut nous affecter. Les CLSC peuvent vous offrir ou vous diriger vers une aide professionnelle qui saura vous soutenir pendant votre cheminement.

Personnellement, ma mère est décédée à 39 ans du cancer. J’avais 16 ans quand elle m’a annoncé son cancer. Divorcée et orpheline, je l’ai soutenu pendant les 5 années qu’a duré son combat contre le cancer. Par la suite, plusieurs événements m’ont bousculé. Fragilisé par un deuil que je n’avais pas fait, j’en suis arrivé à faire 2 tentatives de suicide.

L’annonce du décès de Lhasa de Sela sur Twitter et Facebook ne sera pas la seule polémique qui sera soulevé. Louis Lacroix sur le 93,3 FM a fait le tour du monde!

Illustration de Lhasa de Sela par Renart L’éveillé.

Une belle analyse anthropologique de Geoffroi Garon sur les médias sociaux et du décès de Lhasa de Sela.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Une longue guérison

Une longue guérison

Dossier prostitution et Sexualité.

Anita entre comme un coup de vent au Café Graffiti. Impossible de ne pas la remarquer. Elle parle fort et interrompt tout le monde. Elle s’impose aux gens, leur laissant peu de place, comme si elle seule existait. La présence d’Anita est pesante. Elle traîne avec elle plus d’un traumatisme qui tardent à guérir.

Dominic Desmarais

Anita vient de passer cinq ans dans un monde de violence. Forcée par son petit ami à vendre de la drogue dans des bars miteux de Québec, elle a ensuite prit le chemin de la prostitution. Elle était quotidiennement battue et menacée de mort par son proxénète, jusqu’au jour où il a tenté de l’assassiner au couteau. Pour sauver sa vie, la jeune femme a dû sauter d’un deuxième étage.

Dans ses pensées, le temps semble s’être figé à cette période de sa vie. Anita pense beaucoup à cet homme qui l’a tant fait souffrir. Pour s’aider, elle s’ouvre par l’écriture, une façon pour elle d’exorciser ses démons. «J’ai réussi à affronter ma peur de me faire tuer. Je vivais avec ça, incapable d’en parler. Mais en m’ouvrant, le mal est sorti», raconte-t-elle fièrement en prenant soin d’ajouter qu’elle peut maintenant marcher sans se retourner.

La peur de mourir à tout instant s’est dissipée mais Anita n’est pas encore guérie. Elle a de la difficulté à écouter les autres. Sa tête est trop pleine de ses pensées qui la maintiennent en état d’alerte. Ça lui donne beaucoup de difficultés à gérer les épreuves que la vie lui envoie. Le stress la gagne rapidement, provoquant un état de panique qu’ amplifie son traumatisme antérieur. Chaque choc l’isole dans ses pensées et l’éloigne de la guérison.

Il y a un an, alors qu’elle prenait du mieux, la découverte d’un cancer la ramène à la case départ. Anita retombe alors dans ses vieilles habitudes de consommation de drogue. Elle ne voit rien d’autre pour se calmer. Du coup, elle s’apitoie sur son sort. Ses pensées la ramènent à ses mauvais souvenirs qui recommencent à la hanter.

D’un traumatisme à l’autre

Avant d’entrer dans le monde de la drogue et de la prostitution, Anita venait de vivre un épisode traumatisant majeur. Un accident de voiture survenue en Gaspésie l’a sérieusement blessée et a coûté la vie à deux de ses amis. C’est pour digérer son traumatisme qu’elle s’était réfugiée à Québec.

À cette époque, elle se promenait tel un zombie. En déambulant dans les rues de Québec, elle revivait sans cesse l’accident. Affectée psychologiquement, elle a mis le pied là où il ne fallait pas: dans le monde de la rue et de la drogue. Le choc subi suite à son accident s’est peu à peu transformé en stress. Celui que lui faisait vivre son petit ami maquereau, par la violence, en la forçant à se prostituer, empêchait sa guérison.

S’ouvrir libère une douleur encore plus profonde. Alors qu’elle se met à pleurer, Anita parle d’un autre épisode éprouvant. Un autre traumatisme, plus ancien encore que les autres, refait surface. Sa fille, aujourd’hui âgée de 15 ans, est placée en famille d’accueil depuis 12 ans déjà. Elle lui manque cruellement. Aveugle et atteinte de paralysie cérébrale à la naissance, sa petite est branchée sur une machine pour vivre. Anita a dû la laisser car, en la mettant au monde, elle faisait des arythmies cardiaques à répétition. Au cours de la dernière période des fêtes, Anita s’est effondrée. Pour calmer sa souffrance, elle s’est remise à consommer. Elle a d’ailleurs dû retourner en centre de désintoxication. Elle n’arrive pas à comprendre ce qui lui arrive.

Anita tombe pour mieux se relever. Ses traumatismes, qui l’affectent depuis tant d’années, ne disparaîtront pas du jour au lendemain. Elle a besoin d’aide professionnelle pour relâcher la pression. La compréhension et l’écoute de ses proches sont primordiales. Et elle doit s’aider. Ce qu’elle fait par l’écriture. «Aussitôt que j’ai de quoi à l’intérieur, j’écris, j’écris, j’écris. Je passe mon temps à me vider le cœur. J’écris sur la violence que j’ai subie, sur la musique que j’ai composée, mes spectacles dont je me souviens, sur ma consommation de drogue, sur ma prostitution.»

Reflet de Société, Vol 18, No. 1, Septembre/Octobre 2009, p. 9

autres textes sur la légalisation de la prostitution.

Autres textes sur Toxicomanie

PUBLICITÉ

reflet-de-societe-magazine-drogue-prostitution-suicide-alcool-gang-de-rue-gambling Internet-o-thon pour soutenir le magazine communautaire Reflet de Société édité par le Journal de la Rue. C’est le temps de vous abonner pour montrer votre soutien à votre revue sur l’actualité communautaire et sociale. Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre cause est la bienvenue.

Par téléphone: (514) 256-9000, ext.: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.refletdesociete.com/Abonnement.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Billet n 6 de Marie Sophie en direct du Vietnam

Billet n°6 de Marie-Sophie en direct du Viêt-Nam

Salut à vous tous!

Il y a un moment que je ne vous ai pas donné des nouvelles de notre voyage! Alors je vous fais parvenir les dernières péripéties de notre périple au Viêt-Nam!

2-3-4-5 juin: Quelques journées à la capitale

Nous étions à la capitale Hanoi pendant ce bout de temps! Ca nous a permis de faire tous pleins de reportages: Rencontre avec deux centres qui se spécialisent dans L’agent Orange, produit chimique utilise par les Américains lors de la guerre du Viêt-Nam et qui a encore aujourd’hui  beaucoup de répercussions sur la sante humaine, notamment sur les malformations corporels et la hausse de cancer au pays.

Aussi, notre équipe a rencontré le Centre d’étude en commerce international (CECI) qui œuvre au pays depuis quelques années afin d’améliorer les conditions des minorités ethniques qui voient leur quotidien bouleversé par les changements climatiques (agriculture, commerce). A mon grand étonnement j’ai aussi eu la chance de rencontrer bon nombre de Canadiens qui sont en stage au Viêt-Nam afin de réaliser un projet dans leur cadre de leur projet d’étude: droit, environnement, développement international, business et plus encore!

De plus, un membre du groupe a rencontré une organisation qui aide les autorités municipales dans leur gestion des taxes et de l’informatisation des données, projet qui a été initié par Ville Saguenay! Et oui, le monde est petit….

Finalement, il y a eu la rencontre avec l’ambassade du Canada au Viêt-Nam qui nous a permis d’en apprendre davantage sur les relations diplomatiques Canada-Viêt-Nam ainsi que sur le commerce qui relie les deux pays.

5-6-7 juin: sur le chemin de Sapa

Nous nous sommes rendus par train vers la verdoyante région de Sapa! Ce coin du monde se situe à la frontière de la Chine et il est perdu dans les montagnes à travers les rizières en abondance… Jai bien dis en ADONDANCE!!! Ce sont des kilomètres et des kilomètres de rizières en étages qui entourent les petits villages de la région de Sapa.

En fait, encore aujourd’hui on y retrouve des minorités ethniques qui portent fièrement le costume traditionnel; est-ce réellement encore par coutumes ou est-ce seulement pour gaver les touristes de photos multicolores… mon hypothèse se tourne vers la deuxième option, surtout que leur phrase fétiche pour approche un étranger est: Do you wanna buy something! Trêve de plaisanterie, dans ce périple à la frontière de la Chine nous avons eu la chance de faire du treking le long des rizières tout en visitant des petits villages de minorités. Nous avons fait aussi de la motocyclette sur les routes sinueuses de la vallée en admirant une chute des plus spectaculaires!

Ha oui, comment oublier: une autre membre du groupe a souffert d’un problème de santé et elle a du aller à hôpital pour recevoir du solute… Nous sommes perdus dans les montagnes je vous rappelle, dans un village de minorités! Puisque les employés de l’hôpital à trois lits ne parlaient pas un mot d’anglais, j’ai reçu l’aide d’une minorité qui a été ma traductrice dans cette péripétie médicale! Jai du mimer non seulement pénicilline, mais codéine et ibuprofène du même coup! Sans oublier le terme facture qui nous était très utile pour les assurances… Quelle histoire!

8 juin: repos ou boulot

Pour certain ce fut une journée pénard à la capitale, mais pour moi ce fut une journée de reportage intensif! Imaginez: assis sur un moto-taxi je me rendais à mes entrevues dans la folie des embouteillages de la capitale! Incroyable! Jai alors passée une journée avec deux Canadiens en stage au Viêt-Nam (en lien avec le CECI) afin d’en connaitre davantage sur leurs projets au pays. Très intéressant!

9-10-11 juin: La baie d’Halong

Une seule expression: 8 IEME MERVEILLE DU MONDE! Je ne peux pas vraiment vous expliquer à quel point cette baie est magnifique, sublime, fantasmagorique, inoubliable! Nous avons navigué sur les eaux turquoises à bord d’un petit bateau ou nous avons mangé et dormi. Nous nous sommes baigné sur la plage de l’île Cat quelque part perdu au milieu de toutes ses petites péninsules qui constituent la baie d’Halong. Nous avons mangé du poisson et des fruits de mer, rencontré des gens très sympathiques et nous nous sommes jetés directement dans l’eau salée de la mer de Chine en se battant contre des jelly fish! ce fut de petites vacances bien méritées pour notre groupe… Ce paradis à bien terminé notre périple au Viêt-Nam.

Alors voila, nous sommes présentement le 12 juin, ce soir notre groupe se rend a l’aéroport pour accomplir 23 heures de vol et 13 heures de correspondance. Nous savons qu’à notre arrivée il y aura notre famille, nos amis et pour certains, nos amoureux qui nous attendrons à l’aéroport de Montréal. Je crois que nous avons tous bien envie de voir nos proches, mais chacun d’entres-nous ressent beaucoup de nostalgie à quitter ce beau pays qu’est le Vietnam.

Une des étapes du projet en DIRECTion du Viêt-Nam se termine maintenant. Au retour se sera la rédaction des textes, suivie de la correction, du montage du magazine ainsi que son lancement! Merci à tous ceux qui ont suivis notre périple durant un mois! C’est une expérience incroyable que nous avons vécu et j’espère que mes écrits vous ont permis d’en connaitre un peu plus sur ce pays d’Asie et surtout que vous brulez d’impatience de lire notre magazine. Qui sait, ca vous à peut-être aussi donné le goût de vous envolez un jour en direction du VIETNAM….

Marie-Sophie

Billet n°1: premières nouvelles des participants au stage international au Viêt-Nam

Billet n°2: Ho Chi Minh Ville

Billet n°3: Berceau du colonialisme français au Viêt-Nam

Billet n°4: Une participante à l’hôpital

Billet n°5: Sleeping bus et magasinage

PUBLICITÉ

CD Rap music Hip Hop de la scène de Montréal

show_image CD de musique Ill Legal. Compilation de rappeur et rap music Hip Hop avec Chilly D, DJ Mana, L’intrus, Shades of culture, SP, Patrick Batemen, 01 Étranjj, Ninja P, Virus, Vulguerre, Chance Won, Erratum, Son 2 PT, Manspino, Dynastie des Morniers. 9,95$

Tél: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: cafegraffiti.net
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel

%d blogueurs aiment cette page :