Premières Nations : relations et collaboration

Culture amérindienne

Relations et collaboration… plutôt que confrontation

Les gens des Premières Nations (les Autochtones du Canada) disent que nous sommes venus sur Terre pour établir des « relations ». C’est un aspect à approfondir…

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Normand Charest – chronique Valeurs de société – Dossiers Autochtone, Environnement

fanny aishaa mural autochtone première nation muraliste… Par la confrontation, nous coupons ces relations. Ce n’est qu’en persévérant dans nos relations que nous pouvons nous diriger vers l’harmonie. Patiemment, pas à pas. En écoutant beaucoup – et en nous exprimant clairement ; sans animosité.

Avec une telle attitude, il n’est pas question de « vouloir être le premier », de se mettre en valeur, de gonfler son ego. Puisque notre épanouissement personnel passe par la collaboration. Comme c’est le cas pour chaque plante, chaque animal.

En relation avec notre environnement

L’écosystème comme modèle, dans lequel aucune espèce ne peut exister et subsister sans relation avec les autres espèces. Un ensemble dans lequel chacun reçoit et chacun donne. Y compris son propre corps physique : prêté (formé d’une multitude d’éléments « empruntés » au stock de matériaux de la nature), puis redonné à la terre (décomposé en ses éléments d’origine).

chevreuil premières nations indiens autochtonesLes animaux donnent leur corps pour nourrir et vêtir leurs frères humains, dans les croyances autochtones. Les « Trois Sœurs » : Maïs, Fève et Courge, jaillissent du corps de la Première Femme pour nourrir ses descendants.

Darwin a parlé de la survie du mieux adapté, mais il ne faut pas y voir une lutte individualiste et sans merci, car les individus doivent déjà se rassembler en communauté pour survivre : en meute, en troupeau – sans parler de la collaboration entre les espèces. Cela aussi est inclus dans les lois de la nature.

Se servir de Darwin pour justifier une sorte de capitalisme sauvage, sans égard pour ceux qui souffrent pendant que d’autres gaspillent, est parfaitement contraire aux lois de la nature. Et, par le fait même, à toute morale naturelle.

Peinture gracieuseté Fanny Aïshaa.

fanny-aishaa-muraliste-graffiti-mural-street-art-urbain-culture-hiphopAutres textes sur Autochtone

fanny aishaa muraliste peuple autochtone première nation Trois mots peuvent décrire le cheminement artistique de la muraliste Fanny Aïshaa: Unité, biodiversité et diversité des peuples.

Visitez la boutique de Fanny Aïshaa. Fanny y présente des reproductions de quelques-unes de ses oeuvres. Que ce soit avec une affiche 8.5 » X 11 » à 5$, une carte de voeux à 4$, un T-Shirt à 20$ ou encore un Sweat-Shirt à 40$, les reproductions de Fanny sont une façon originale de la soutenir dans ses différents projets de création avec les peuples autochtones tout en ayant une partie de son oeuvre chez vous.

Autres artistes de la boutique des Éditions TNT:

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

 

Québec solidaire, Amir Khadir, Françoise David et le salaire minimum à 16$

Politique provinciale et salaire minimum

Explications de Québec Solidaire sur le salaire minimum à 16$

Explications et saga sur la proposition de Québec Solidaire pour un salaire minimum à 16$.

Raymond Viger Dossier Économie, Politique,Internet

Le 28 mars dernier, je publie un billet prenant position contre la proposition de Québec Solidaire présentée par Amir Khadir. Christian Dubois, conseiller du député de Mercier Amir Khadir, fait un commentaire rapide pour tenter d’expliquer la position de Québec Solidaire sur le salaire minimum à 16$.

Pour comprendre la proposition de Québec Solidaire, je questionne son commentaire. N’ayant pas de réponse, je publie un 2e billet invitant le conseiller d’Amir Khadir à finir ce qu’il avait commencé.

Suite aux interventions des internautes Ubbergeek et Richard Langelier qui attendent une réponse de Québec Solidaire à ma question, le débat se poursuit alors sur le blogue de Françoise David. La modératrice du blogue de Françoise David, Mme Anne-Marie Provost prend la relève.

Mme Provost invite alors Darwin pour prendre le contrôle du débat et de la réflexion sur le salaire minimum à 16$ proposé par Québec Solidaire. Darwin le fait en son nom personnel et non pas au nom de Québec Solidaire. Voici la synthèse des explications présentée par Darwin:

Québec solidaire a adopté à son dernier congrès une résolution qui vise à porter le salaire minimum au niveau du seuil de faible revenu (actuellement 10,66 $) dans un premier temps et de l’augmenter graduellement (en quinze ans, par exemple) à 50 % au dessus de ce seuil du faible revenu (actuellement 15,99$).

Le premier objectif de cette hausse du salaire minimum est d’améliorer les conditions de travail des travailleurs et surtout travailleuses qui occupent des emplois payés à ce salaire. En effet, ces personnes occupent souvent les postes les plus précaires sur le marché du travail : temps partiel, emplois temporaires, pas de syndicat, horaires brisés, arbitraire patronal, etc. Son deuxième est de réduire la pauvreté et les inégalités de revenu.

Selon moi, cette hausse n’entraînerait globalement pas de baisses d’emplois en raison des manques de main-d’œuvre qui surviendront au cours des prochaines années à la suite des retraites massives des babyboomers. Une hausse du salaire minimum attirerait en effet beaucoup de personnes sur le marché du travail, personnes qui ne seraient pas intéressées à travailler à des salaires moindres, ce qui permettra de pourvoir des postes qui ne l’auraient pas été sans cette hausse. En plus, d’autres propositions adoptées au congrès de Québec Solidaire élimineraient les subventions aux grandes entreprises, ce qui permettrait d’augmenter fortement les aides gouvernementales aux PME et aux organismes de l’économie sociale qui seraient les premières à devoir faire face à des hausses de dépenses en raison de la hausse du salaire minimum.

Le sensationnalisme des médias

Quand on voit cette explication et qu’on relit celle présentée par les médias, il y a des nuances majeures. Les médias ont insisté sur l’objectif final, se limitant de titrer que Québec solidaire voulait un salaire minimum à 16$ de l’heure sans mentionner qu’il se ferait progressivement sur une période d’une quinzaine d’années.

À partir de quelques journalistes qui lancent la nouvelle, beaucoup d’autres médias et journalistes se contentent de faire écho à ce qui est déjà lancé créant ainsi en bout de ligne de fabuleuses légendes urbaines. Et les médias sociaux ne font qu’amplifier cette dure réalité.

Est-ce que les médias qui ont couvert cette nouvelle ont versé dans le sensationnalisme? La question du sensationnalisme dans les médias demeurent constamment présente.

Salaire minimum régional

Une chose est ressorti de ce débat. Le seuil de pauvreté n’est pas le même d’une région à l’autre. En zone urbaine, le coût de la vie est supérieure à plusieurs régions. En se basant sur le seuil de pauvreté pour chacune des régions du Québec, cela pourrait déterminer un salaire minimum différent d’une région à l’autre.

Cela pourrait-il inciter certaines entreprises à s’installer en région? Peut-être une façon de faire d’une pierre deux coups. Revitaliser les régions tout en permettant aux travailleurs d’avoir un salaire décents.

Qui représente Québec Solidaire dans les réseaux sociaux

Autre fait qui demeure assez spécial. Même si le débat s’est fait sur le blogue de la représentante officielle de Québec Solidaire, Françoise David, que j’ai été interpellé par le conseiller d’Amir Khadir et que la modératrice du blogue de Françoise David a pris part au débat, il a fallu inviter Darwin, sur le blogue de Françoise David, pour venir expliquer son interprétation  »personnelle » de la proposition de Québec Solidaire.

Est-ce parce que personne à Québec Solidaire n’était capable de le faire? Pourquoi une interprétation personnelle et non pas une explication officielle de Québec Solidaire? Sur ces points, le mystère continue de planer. Je félicite tout de même Darwin d’avoir pris ce temps pour clarifier la situation.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet

Par la poste: Reflet de Société 4260 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X6.

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