Une porte d’entrée sur Ste-Catherine Est

Restauration du parc Morgan

Une porte d’entrée sur Ste-Catherine Est*

Reflet de mon quartier est un hebdomadaire consacré à l’actualité et aux débats d’idées reliés à l’arrondissement montréalais d’Hochelaga-Maisonneuve.

Avant de se présenter comme candidate à la mairie d’arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve pour le compte du parti de Gérald Tremblay, Union Montréal, Claire Saint-Arnaud a occupé la fonction de conseillère d’arrondissement dans le district Maisonneuve-Longue-Pointe pour Vision Montréal. Inutile de dire qu’elle connaît très bien le parc Morgan… et son état actuel. Dans l’éventualité où elle deviendrait mairesse aux prochaines élections, nous lui avons demandé ce qu’elle comptait faire pour redonner à ce jardin historique son éclat d’antan.

Propos recueillis par Ariane Aubin     Dossier Parc Morgan

Plusieurs citoyens, commerçants et politiciens du quartier se sont dits préoccupés de l’état d’abandon dans lequel est laissé le parc Morgan. Partagez-vous leur opinion?

Il faut reconnaître, et je l’ai fait lors d’un débat auquel j’ai participé récemment, qu’il est évident que le parc Morgan a connu d’importants ratés au niveau de son entretien quotidien. Je pense que les citoyens ont raison d’être déçus de l’état du parc et de réclamer qu’on s’en occupe davantage. Malgré que l’on ait dit, et j’admets que j’étais du nombre, que l’on n’investirait pas des sommes énormes d’ici la réalisation des travaux de la rue Notre-Dame, l’entretien du parc devrait être efficace. Et il ne l’est pas actuellement.

À votre avis, que pourrait-on faire pour améliorer l’état des lieux en attendant que les travaux se mettent en branle?

 

La clé, c’est l’entretien régulier. Couper le gazon, vider les poubelles et réparer le mobilier urbain permettrait de redonner au parc sa vocation d’espace dédié aux activités familiales. Il faut qu’il redevienne un endroit où les gens ont envie d’entrer et de passer du temps. Cela fait bien des fois que les citoyens nous demandent une consultation, je le reconnais. Oui, on nous a demandé rassembler les gens pour discuter du sort du parc Morgan et nous n’avons jamais répondu à cette requête. Mais je m’engage cette fois-ci à tenir une consultation générale sur le sujet.

Il faudra par contre en arriver à consensus entre les aspirations des commerçants et celles des citoyens. Je considère qu’à ce jour, l’arrondissement s’est toujours investi dans l’organisation de ces activités à la hauteur de ses moyens. Quant à savoir s’il est possible de revoir tout de même les budgets d’animation à la hausse, je pense que oui. Mais avec l’ampleur que prennent des événements comme le Grand débarras [NDLR: un événement commercial annuel se tenant sur la rue Sainte-Catherine Est], il faut que citoyens et commerçants comprennent qu’il y a plusieurs parcs dans l’arrondissement et qu’il faut définir des priorités.

L’idéal serait que le parc redevienne un espace convivial, une espèce de porte sur la rue Ste-Catherine Est. La fameuse patinoire dont on parle dernièrement pourrait certainement aider à atteindre cet objectif. Plus qu’un simple anneau de glace, elle permettrait de reconfirmer le parc comme étant un site d’activités dans le quartier. L’animation du parc Morgan, son positionnement comme site stratégique est une demande qui revient souvent de la part des citoyens autant que des commerçants.

Je pense que tous les parcs sont importants, mais qu’il faut s’attarder à ceux qui ont le plus besoin d’aide. Certains parcs ont déjà subi des cures de rajeunissement au courant des dernières années et nous en sommes maintenant rendus au parc Morgan. Il en a grand besoin à court terme. Ce parc doit être considéré comme étant structurant pour l’arrondissement et je suis déterminée de permettre aux citoyens de se le réapproprier en lui donnant l’entretien qu’il mérite.

Dans la plateforme électorale d’Union Montréal, on parle de distribuer des trousses de corvées aux citoyens intéressés, afin de les impliquer dans l’entretien des lieux publics. Pensez-vous appliquer cette mesure au parc Morgan?

Ce sera présenté comme une possibilité. Mais je suis convaincue qu’à la base, le sentiment d’appartenance est là. Les citoyens attendent que ce parc auquel ils tiennent soit remis en état. Je ne vois par contre pas de problème à les faire participera au processus.

Je m’engage donc à prioriser la réfection du parc Morgan. Au niveau du programme d’Union Montréal, ensuite, le maire a annoncé que des investissements importants au niveau des parcs seraient effectués. De ces montants, il est certain que j’irais chercher le plus possible pour les parcs de l’arrondissement, et pour Morgan en particulier.

Prendrez-vous en compte la valeur patrimoniale particulière du parc?

À mes yeux, ce qui en fait un élément important avant tout, c’est l’affection qu’éprouvent les citoyens pour ce parc et son aspect stratégique. Il existe une différence entre les lieux qui sont cités et ceux qui sont signifiés patrimoniaux. Le kiosque à musique du parc, par exemple, a été identifié comme significatif, mais n’a pas été cité. Je pense toutefois que même si le fait de citer un bâtiment ou un lieu comme étant un élément patrimonial oblige les autorités à s’en occuper comme il se doit, un patrimoine de voisinage et d’estime comme l’est le parc Morgan mérite autant d’égards. À nous de faire en sorte que ce soit le cas!

* Ce texte a été publié avant les élections municipales sur le site des Nouvelles Hochelaga-Maisonneuve. Réal Ménard, du parti Vision Montréal, a depuis remporté la mairie de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve aux élections municipales du 1er novembre.

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Une porte d’entrée sur Ste-Catherine Est

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Gérald Tremblay, magazine Box Gym et la publicité d’un politicien

Gérald Tremblay, magazine Box Gym et la publicité d’un politicien

Raymond Viger         Dossier Politique, Ville de Montréal

gerald-tremblay-maire-de-montreal-politicien La télévision nous présente une annonce d’un match de boxe de Magazine Boxe gym. Jusque-là, pas de quoi faire un billet. Mais quand j’ai vu le maire de Montréal Gérald Tremblay jouer au boxeur dans ce commercial j’ai commencé à me questionner.

Un homme politique comme Gérald Tremblay qui sera en élection bientôt peut-il, éthiquement faire un commercial pour un match de boxe? Je comprends que les politiciens ont besoin d’être vu en espérant de gagner des votes. Mais dans ce genre de publicité, j’ai l’impression de voir un comédien qui reçoit un cachet pour faire la promotion d’un match de boxe.

D’un comédien, c’est son travail. Mais en quoi est-ce le travail du maire de Montréal de faire le figurant dans un commercial pour annoncer la boxe?

En tant que citoyen de Montréal et payeur de taxe, je suis déçu et choqué de voir un commercial pour un match de boxe. Je ne comprends pas. Vraiment pas. S’il vous plaît m’expliquer!

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Rouler pour la recherche sur la moelle epiniere

Rouler pour la recherche sur la moelle épinière

Lisa Melia……DOSSIER Santé

En novembre 2006, Reflet de Société s’intéressait au fabuleux destin d’Alexandre Poce, victime d’un accident de hockey à 16 ans le rendant tétraplégique. 20 ans plus tard, il a réussit les défis qu’il s’était fixé, entre autre finir son secondaire, son cégep, et devenir avocat, et il est devenu le directeur générale de la Fondation pour la recherche sur la moelle épinière.

Accompagné de Gérald Tremblay, maire de Montréal, de la chanteuse et actrice Caroline Néron et du directeur général de l’Association des paraplégiques du Québec, Walter Zelaya, il présentera demain à 10h la septième édition de l’évènement Rick Hansen Rouler vers demain 2009.

Dans tous le Canada, chacun est invité à participer le 14 juin prochain à faire des parcours en fauteuils roulants, en patins ou en bicyclette – tant que ça roule! Des collectes de fonds sont organisées à cette occasion et sont reversées ensuite à des organismes de recherches sur la moelle épinière, dans le but d’améliorer la qualité de vie des personnes paralysées.

Mardi 2 juin, à 10h, Hall d’honneur de l’hôtel de ville, 275, rue Notre-Dame Est

Vous pouvez toujours, en attendant, faire un don sur le site de la Fondation pour la recherche sur la moelle épinière.

Témoignage sur l’implication bénévole

show_image La récompense – Regard sur des gens de cœur
Documentaire sur l’implication bénévole.
-Découvrir sa communauté, donner un sens à sa vie…
-Briser son isolement et celui d’autrui.
-Découvrir de nouveaux amis.
-Prendre part à la vie sociale et de quartier.
-Une source de contact et d’échange.
-L’acquisition de nouvelles connaissances.
-Une occasion d’expérimenter et mieux se connaître.
S’impliqer c’est trippant et ça mérite d’être vécu. 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: cafegraffiti.net
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

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La série Montréal-Québec du graffiti

Graffiti et murs autorisés

Montréal VS Québec VS Gatineau

La Ville de Montréal met sur pied un programme anti-graffiti en 1996. L’objectif de supprimer totalement les graffitis est perçu comme quoi il fallait mettre en prison et éliminer les jeunes qui font du tag et du graffiti. Cet objectif est modifié l’année suivante pour une approche plus globale de la problématique en misant sur la prévention.

Raymond Viger Volume 14.3 Février 2006  Dossiers  GraffitiHip Hop

En réaction à la ligue anti-graffiti, le Journal de la Rue crée le projet Café-Graffiti. Sa mission: canaliser positivement l’art et la passion des jeunes graffiteurs. Leur permettre de s’exprimer dans des lieux autorisés, monter des portefolios, créer des événements liés à leur culture, permettre aux jeunes de s’exprimer positivement, pour eux et pour la société. Sans aucun financement, et d’une façon autonome, indépendante et démocratique, le Café-Graffiti voit le jour en 1997.

La vision artistique du graffiti

En juin 1997, les jeunes du Café-Graffiti rencontrent des responsables de la Ville de Montréal pour présenter leur vision artistique du graffiti. Grâce à la concordance des projets du Café-Graffiti avec la nouvelle orientation de la Ville, une série de projets dynamiques et attrayants voit le jour: murs autorisés pour les graffiteurs, murales, ateliers, financement de projets communautaires réunissant les jeunes et les citoyens des quartiers pour qu’ils se connaissent et s’apprécient davantage… Montréal devient rapidement un chef de file par son approche originale et inclusive auprès des jeunes graffiteurs.

Gérald Tremblay, Ville de Montréal et le graffiti

En 2002, la nouvelle administration du maire Gérald Tremblay ne renouvelle pas le budget pour les interventions préventives, se bornant à miser sur un programme d’enlèvement des graffitis. Le Café-Graffiti continue seul à intervenir auprès des jeunes graffiteurs.

Que reste-t-il de tout cela en 2005? La Ville de Gatineau est devenue le leader national en matière d’intervention graffiti avec ses 22 murs autorisés, huit murs mobiles pour des événements et une équipe d’intervenants prêts à accompagner les jeunes et à les aider à s’organiser.

La Ville de Québec finance deux projets. Le premier, avec la maison Dauphine, intervient auprès des graffiteurs pour les aider à canaliser leur art et leur talent. Le deuxième, avec le Carrefour jeunesse-emploi de la Capitale Nationale, un projet de développement des compétences auprès des jeunes par la sensibilisation des citoyens sur le nettoyage des surfaces graffitées et la recherche d’autres solutions.

Félicitations au maire Yves Ducharme de Gatineau pour son initiative et son ouverture d’esprit. Félicitations au maire Jean-Paul L’Allier pour les projets financés qui permettent aux jeunes de prendre leur place. Espérons maintenant que les nouveaux maires, Marc Bureau à Gatineau et Andrée Boucher à Québec, ne feront pas comme à Montréal lors de l’arrivée de l’équipe de Gérald Tremblay en 2002 et qu’ils sauront garder intact ces projets et les bonifier avec les années.

L’abandon des murs autorisés

Après s’être fait damer le pion par Gatineau et Québec, l’administration de la Ville de Montréal se contente d’effacer les graffitis et d’appliquer le règlement. Il reste encore sept murs autorisés. Des reliques de l’ancienne administration. Sans entretien et laissés à eux-mêmes, nous ne pouvons même plus y référer les nouveaux graffiteurs. Montréal est devenue une ville fantôme pour les jeunes graffiteurs.

La présence du Café-Graffiti permet aux organismes communautaires à travers le Québec de s’informer et de profiter de l’expérience montréalaise. Des liens ont été créés entre les jeunes de Montréal et ceux des régions. Que ce soit le Saguenay-Lac-Saint-Jean, Québec ou l’Estrie, des villes telles que Fermont, Victoriaville, des administrations s’impliquent et aident les jeunes à prendre leur place.

Lorsque je suis invité à Québec pour rencontrer les jeunes et leurs intervenants, lorsque j’entends parler de projets comme ceux de Gatineau, je me questionne sur notre présence montréalaise.

Dans nos activités de travail de rue auprès des jeunes, nous avons remarqué que la majorité des jeunes dans le centre-ville de Montréal proviennent des régions (60%). J’ai le goût de dire aux jeunes des régions de rester dans leur patelin. Le gazon peut sembler plus vert et plus attirant chez le voisin.

Et pourtant. Si j’étais un jeune d’une région et que je voulais m’exprimer, avec ce que je vois et ce que je sais aujourd’hui, je resterais dans ma région et je mobiliserais les autres jeunes autour de moi.

Pour rejoindre le Café-Graffiti: (514) 259-6900

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Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

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Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

operation-graffiti-hip-hop-graffiteur-graff Opération Graffiti. Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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