Du nouveau pour la Place Benoit de Saint-Laurent: Aldo rénove!

Du nouveau pour la Place Benoit de Saint-Laurent: ALDO rénove!

Valérie Carrier       Dossier CommunautaireVille de Montréal, Bénévolat

     Reportage de l’année précédente.

De 8 heures le matin à 17 heures le soir, le mercredi 22 avril dernier, 60 hommes et femme s du groupe Aldo étaient à la Place Benoit pour y opérer une «transformation extrême». La Place Benoit est un des 4 organismes de Montréal qui ont été choisis cette année pour cette activité spéciale des cadres de la multinationale montréalaise. Il s’agit d’un secteur ville-de-montreal-benevolat-communautaire défavorisé de l’ouest de Montréal où logent 750 personnes dans 240 appartements et pour lequel a été développé un programme d’embellissement. Étant donc elle-même un projet de revitalisation, la Place Benoit présentait un profil parfait pour l’aide apportée par les membres du groupe ALDO.

Les habitants de la Place Benoit n’avaient pas été mis au courant que des fleurs et de petits arbres allaient être plantés dans leur quartier, ni que des salles de leur centre communautaire seraient rénovées. Pour eux, c’est une surprise de constater le résultat. Et c’est une bonne surprise, selon des intervenantes de la Place Benoit, parce que ces gens ont besoin de lieux de qualité esthétiquement plaisants qui génèrent chez eux un sentiment d’appartenance. De plus, il s’agit de réalisations concrètes dont les résidents peuvent profiter dès maintenant. Coordonnatrice des démarches de revitalisation du quartier, Lucile Dubois croit toutefois que le travail effectué par les gens d’ALDO peut apporter plus à la communauté qu’un seul environnement physique. «Ça permet de montrer aux gens qu’en se retroussant les manches, on peut améliorer les choses, dit-elle. Ils vont dire: “si on s’y met, c’est possible”.»

ville-de-monreal-benevolat-communautaireCentre communautaire

Le projet de revitalisation de la Place Benoit a été mis sur pied par l’arrondissement de Saint-Laurent. Il concerne non  seulement le milieu de vie physique de l’endroit, mais également l’amélioration de la condition socioéconomique de ses habitants, entre autres par de l’aide à l’emploi. Quant au centre communautaire, il y a des animateurs et des activités organisées: cuisines collectives, aide aux devoirs, etc. Avec le nouvel aménagement intérieur qu’a réalisé le groupe ALDO, un regain d’intérêt pour le lieu est à prévoir, d’autant plus que le centre en avait bien besoin, selon les dires de quelques responsables. La salle d’ordinateurs a été peinturée, décorée et nettoyée, et une autre salle, qui servait déjà à plusieurs activités différentes, a été en plus rénovée pour être mieux adaptée à ses différents rôles, tels les jeux, les repas, l’étude et le repos.

Les travailleurs d’ALDO

Du côté de l’équipe d’ALDO, les volontaires viennent des différents districts du groupe à travers le monde, en particulier ceux, plus importants, du Canada, des États-Unis et du Royaume-Uni. Ils sont des membres du bureau-chef, des gérants de magasins, des directeurs de ventes et d’autres cadres. Séparés en différentes équipes, ils vivent la journée comme une activité qui leur permet de développer des liens entre eux. «Ils viennent de différents districts et ils sont souvent très compétitifs, affirme Catherine Laporte, Gérante du Marketing chez ALDO et participante au projet. Ça crée des divergences d’opinions, mais on apprend beaucoup, aussi, de ces journées-là.» Elle explique également que «chacun y va de ses compétences», avec ses connaissances personnelles, car le travail qu’ils effectuent ne fait pas partie de leurs tâches habituelles.

ville-de-montrealC’est une troisième édition pour cette journée de transformation extrême par le groupe ALDO. Avant cela, les cadres du groupe se rencontraient plutôt pour une journée de divertissement, tous les ans. Maintenant, les bras disponibles, ainsi que le budget, sont mis au service de la communauté. Mais pour les participants, la journée reste un jeu, «à l’image de l’équipe des ventes du groupe ALDO», exprime Mme Laporte. Une compétition est créée entre le groupe qui œuvre à la Place Benoit et les trois autres groupes, travaillant aux locaux des organismes À deux mains et Dans la rue, et au Centre de pédiatrie sociale: assistance d’enfants en difficulté. Tout au long de la journée, il y a des points à accumuler pour que le jury déclare un gagnant parmi ces groupes. Il y a même un porteur de drapeau qui ne doit jamais laisser son précieux objet, pour 5 % des points!

Coïncidence et bienveillance

L’aménagement paysville-de-montrealager qui a été effectué à la Place Benoit a coïncidé avec la Journée de la Terre. Un beau hasard qui satisfaisait certainement le fondateur du groupe ALDO, M. Bensadoun, lui aussi de la partie. Mais au-delà du souci environnemental auquel répondait le projet d’aménagement extérieur de la Place Benoit, c’est le bien-être d’une communauté qui profite maintenant du résultat. Une journée donnée, un budget alloué, un peu de solidarité, et un monde meilleur, un pas à la fois…

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Que faisait Aldo à la Mission Bon Accueil?

Que faisait Aldo à la Mission Bon Accueil?

Reportage réalisé pour Reflet de Société, numéro de juin 2008

Un service de messagerie m’apporte un paquet. À l’intérieur je découvre une belle pochette professionnelle réalisée à fort coût. Un communiqué de presse présente une journée de transformation extrême à la Mission Bon Accueil. Le tout est signé et organisé par le Groupe Aldo, une chaîne de boutiques de chaussures. Première réaction: encore une entreprise privée qui veut afficher un visage communautaire et social pour mieux vendre sa marque et ses produits.

Je suis dans le communautaire depuis 16 ans. La Mission Bon Accueil, je ne connais pas. Après quelques recherches, je suis rassuré sur la qualité de l’organisme communautaire qui bénéficie de cette aide. Je décide qu’il y a possiblement matière à un reportage sur l’organisme. En ce qui concerne le commanditaire de la journée, c’est moins sûr.

Transformation extrême le 9 avril

J’opte pour un photo-reportage. J’affecte le photographe Patrick Landry à cette mission. Je ferai une courte présentation de l’organisme, les photos de Patrick montreront l’implication des gens et le travail accompli. Et voilà, le tour est joué.

Patrick revient de cette journée enchanté par ce qu’il a vu et entendu. Il a pris plus de 300 photos! Il me raconte quelques anecdotes qui me séduisent. Je fais une entrevue téléphonique avec Isabelle Depelteau, la porte-parole de la Mission Bon Accueil et Valérie Martin du Groupe Aldo. Oups! Je regrette déjà de ne pas avoir pu me libérer pour être sur place. L’histoire est encore meilleure que je ne le pensais.

L’Auberge Madeleine

L’histoire débute en 2006. Marc Vaillancourt est le chef d’équipe de la planification des magasins du Groupe Aldo. Construction, design, entretien, c’est sa passion. Une fois l’an, des activités sont organisées avec les employés pour mieux se connaître et s’amuser.

Le comité de Marc entame la réflexion: «Les contacts humains ont changé. L’information est plus rapide. On s’envoie des courriels. Il faut trouver une façon originale de se rapprocher des gens» L’idée ne se fait pas attendre: «Notre force, c’est la construction. On fait comme l’émission de télévision américaine, Extreme makeover! Il faut se trouver un projet d’envergure.»

C’est L’Auberge Madeleine, un organisme qui vient en aide aux femmes seules, en difficulté ou sans-abri qui va hériter de la présence des 40 employés pour une rénovation extrême. Tout va y passer; plomberie, électricité, peinture.

Marc et son équipe sont enchantés des résultats: «À la fin de la journée, voir les visages des gens, c’est indescriptible. On sentait les remerciements à travers les accolades. C’était perceptible jusque dans le fond de leurs regards. C’était la plus belle reconnaissance que nous pouvions avoir. Tout simplement fantastique.»

En quatre temps

Chaque année, le Groupe Aldo réunit les superviseurs de ses magasins pour une semaine de formation. Une des journées est consacrée à développer l’esprit d’équipe. Des entreprises externes sont engagées pour structurer et organiser ces journées. Mais cela ne donnait pas grand chose de concret. Se basant sur le projet de Marc Vaillancourt, le comité d’organisation décide alors d’étendre le projet de Marc à toute l’entreprise. Le budget alloué à cette journée de formation sera investit dans la communauté.

En 2007, les organismes Logifem (femmes en détresse et leurs enfants), Chez Doris (filles enceintes de 15 à 20 ans), Les appartements supervisés Augustine-Gonzalez ainsi que la Maison Plein cœur (soutien aux personnes vivant avec le VIH)

bénéficieront de l’implication bénévole des 240 superviseurs des magasins du Groupe Aldo. Une journée de transformation où main d’œuvre et matériaux sont fournis, en plus d’une dose d’amour et d’encouragement.

Catherine Letarte, intervenante Chez Doris, se souvient encore très bien de cette expérience. «Ça a été un beau don de soi. Pas juste du matériel, mais beaucoup de créativité. Cela a eu un impact très positif. Pour une femme itinérante, ici c’est sa maison. Le projet a été stimulant pour tout le monde, autant pour les bénévoles que pour le personnel et les femmes qui fréquentent l’organisme.»

Encore aujourd’hui, les retombées ne cessent de se faire sentir! «Des groupes sont venus par la suite pour faire la peinture dans les autres sections.» Et le message de Catherine Letarte est clair. «Il y a beaucoup d’organismes en manque. Ils ont besoin de bénévoles. Faut pas se gêner, un coup de main est toujours apprécié et les occasions de s’impliquer sont infinies.»

Mission Bon Accueil

L’année 2008 est spéciale. Près de 350 employés du Canada, des États-Unis, de l’Irlande et d’Angleterre se retrouvent à Montréal pour la semaine de formation. Il faut trouver un projet d’envergure pour nourrir cette équipe de bénévoles.

Le Groupe Aldo contacte la Mission Bon Accueil pour offrir une journée de transformation extrême. La rénovation touche à tous les secteurs de l’organisme. Un chantier de construction de 94 000 pieds carrés!

Un projet qui dépasse le budget alloué pour la journée de formation. Pas de problème, tous les partenaires du Groupe Aldo seront mis à contribution. Une journée de transformation extrême qui nécessitera 8 mois de planification! Évaluer les besoins, les ressources, le matériel, préparer les plans, des fiches de travail par département…

Pour Valérie Martin porte-parole du groupe Aldo, c’est une réussite sur tous les plans. «La Mission Bon Accueil nous a proposé de publiciser l’événement. Malgré tout le travail accompli, la Mission Bon Accueil est peu connue. L’organisme communautaire s’implique auprès des jeunes, des familles et des itinérants depuis 1892! Nous avons accepté de publiciser cette action pour dire aux chefs d’entreprise que chaque petit geste compte, que le bénévolat n’est pas si difficile, c’est une piqûre. Ce que l’on fait est extrême, mais chacun peut trouver sa façon de faire. On veut en donner une vision positive et créer une mobilisation au Québec. Un tel événement crée un sentiment d’appartenance, une fierté.

Mais nous marchons sur des œufs. C’est facile d’être jugé et mal perçu par le public et les médias. C’est une lame à 2 tranchants. Nous nous sommes toujours impliqués dans le communautaire. En 1985, un de nos employés est décédé du Sida. Depuis, nous soutenons Youth Aids en prévention du Sida. L’organisme Cure, pour la prévention du cancer du sein, a notre soutien depuis 9 ans. Il y a aussi l’Hôpital de Montréal pour les enfants, la Fondation McGill…»

Isabelle Depalteau, porte-parole de la Mission, a eu des sueurs froides lors de la transformation extrême. «En inspectant le chantier de construction à 14 heures, j’étais convaincue que, malgré la bonne volonté de tous ces bénévoles, les travaux ne seraient jamais terminés à temps. À 17 heures, j’ai été bouleversée de voir à quel point c’était beau. Ils ont acheté des jeux, des équipements et des livres pour les jeunes. Des mots ont été peints sur les murs: amour, courage, persévérance, foi, partage.

J’ai été émue lorsque les jeunes sont entrés dans la salle. Un d’entre eux s’est exclamé: ‘‘J’ai jamais vu un endroit aussi beau de ma vie!’’. Pour les plus vieux, parfois l’entrée se fait avec un peu de tension et de bruit. Aujourd’hui, c’était paisible. Comme s’ils entraient dans une église.

En plus des enfants et des bénéficiaires de services, toute l’équipe de la Mission Bon Accueil a été estomaquée par cette transformation. Un souffle d’encouragement, une énergie nouvelle pour notre organisme, une reconnaissance du travail que nous accomplissons.

Même s’il y a d’autres organismes qui combattent la pauvreté, on la côtoie tous les jours. On a parfois l’impression d’être seul sur le terrain. Ils auraient pu se contenter de faire un chèque pour que les travaux soient réalisés. Nous avons reçu un don dont nous nous sou-viendrons chaque jour en entrant dans nos nouveaux locaux.

C’est aussi un message de responsabilité sociale. Je rêve d’un Canada qui serait chef de file en la matière.»

Et pour répondre à la question: que faisait Aldo Bensadoun, propriétaire du Groupe Aldo à la Mission Bon Accueil? Marteau à la main et vêtu d’un jeans, il a participé avec ses employés à une journée de transformation extrême pour mettre un peu de joie et de bonheur dans le cœur des gens qui viennent à la Mission chercher un peu de réconfort.

Le message est entendu


Le bouche à oreille amène l’histoire du Groupe Aldo et de son implication jusque dans les bureaux d’un cabinet de comptables, RSM Richter. Sa porte-parole, Ève Laurier, demande à Valérie Martin de rencontrer son équipe pour expliquer le projet du Groupe Aldo.

De cette rencontre naîtra un projet qui se déroulera le 4 juin. Parmi les propositions recueillies, 6 organismes seront sélectionnés pour représenter différents secteurs du milieu communautaire:

– Héritage Laurentien: organisme visant la protection et la mise en valeur des milieux naturels et du patrimoine historique.
– Peter Hall School: école spécialisé pour des jeunes de 12 à 21 ans avec un handicap intellectuel.
– Fondation Marie-Vincent: organisme qui vient en aide aux enfants de moins de 12 ans qui sont victimes de maltraitance, et plus particulièrement d’agression sexuelle.
– Grands frères grandes sœurs: jumelage de bénévoles avec des jeunes qui ont besoin d’une présence significative dans leur vie.
– Élisabeth House: centre de réhabilitation pour jeunes mères.
– Moisson Montréal: banque alimentaire.

Les 300 employés du cabinet RSM Richter choisiront l’organisme dans lequel ils voudront s’impliquer. S’il y a des constructions à réaliser, des bénévoles du groupe vont organiser une sortie avec les bénéficiaires pour qu’ils ne soient pas dérangés par les travaux et qu’ils aient une occasion de vivre une expérience spéciale. Le thème de la journée est approprié pour un bureau de comptable: Donner ça compte!

Comme le décrit Éve Laurier, «l’entreprise veut soutenir le bénévolat de ses employés. C’est important de redonner à la communauté. Ce sont des valeurs communes pour l’entreprise et ses employés, un événement rassembleur.»

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Les Grands Prix du journalisme magazine de l’Association québécoise des éditeurs de magazine (AQEM)

Les Grands Prix du journalisme magazine de l’Association québécoise des éditeurs de magazine (AQEM)

Mercredi le 30 avril. Une journée spéciale pour le journalisme magazine. Qu’ils soient éditeurs, rédacteurs en chef, journalistes, photographes ou autres, tous se réunissent pour une journée d’échange. Cet événement annuel de l’Association des éditeurs de magazine (AQEM) se termine par une remise des Grands Prix de journalisme magazine pour souligner le travail de ses artisans.

L’équipe de Reflet de Société était très fier de voir Jean-Pierre Bellemare se retrouver finaliste dans la catégorie Chronique. Je profite de cette occasion pour remercier les membres du jury et l’AQEM de reconnaître et d’accepter le travail parfois différent et original de notre magazine.

Le prix du bénévole de l’année a été remis à M. Félix Maltais. Pendant plus de 15 ans M. Maltais a siégé sur le conseil d’administration de l’AQEM. Il a fait partie de plusieurs débats et il est très impliqué dans le journalisme magazine et scientifique. M. Maltais travaille pour Bayard qui publie les magazines Pomme d’Api, J’aime Lire, Les Explorateurs et Les débrouillards. Merci M. Maltais pour votre implication.

Un journaliste m’a touché tout particulièrement lors de cette remise des Grands Prix. M. Daniel Chrétien de L’actualité. M. Chrétien a commencé par remporter le prix Article pratique ou de service. Le dernier prix de la soirée est le prix Jean Paré nommé en l’honneur du fondateur du magazine L’actualité. Ce prix couronne le journaliste de l’année et récompense la constance dans la qualité, l’originalité du traitement, la qualité de la langue et la pertinence des sujets. Félicitations M. Chrétien pour ce prix que vous méritez largement.

J’ai été très fier et heureux de voir M. Chrétien gagné ce prix. J’ai été ému par son allocution. Il remerçiait sa rédactrice en chef, Carole Beaulieu, pour avoir été difficile avec lui, l’avoir fait travailler et retravailler pour en arriver à sortir le meilleur de lui-même. Je le trouvais chanceux d’avoir un tel environnement de travail.

Personnellement, je suis un ancien perfectionniste qui est devenu un généraliste. Je dû m’adapter à faire 12 000 choses en même temps. Je n’ai souvent même pas le temps de relire mes textes! Intervenant, journaliste, blogueur, rédacteur, écrivain, mise en marché, gérant d’artiste, organisateur de spectacles, conférences… Il m’arrive de plus en plus souvent à rêver de ne faire qu’une chose et de pouvoir la perfectionner, d’aller au bout de l’idée, du projet.

Je pensais à l’article sur la transformation extrême de la Mission Bon Accueil organisée par le Groupe Aldo. Cet article va paraître dans notre édition de juin. Même si j’ai fait 6 entrevues et dégagé un photographe pour une journée complète, j’aurais aimé pouvoir amener l’article encore un peu plus loin. M’assurer de pouvoir bien représenter les bénévoles mobilisés dans l’événement, les organismes qui en ont bénéficiés, mais surtout les gens à qui profitent cette action communautaire. Nos textes doivent bien représenter les gens derrière ces événements.

Est-ce le fait qu’un sondage vient de paraître soulignant que notre magazine est maintenant lu par 7% de la population du Québec qui crée cette pression à en faire plus? À cela, nos sites Internet et nos blogues génèrent plus de 6 000 visites par jour. Ça commence à faire beaucoup de monde qui nous lisent. En plus, Internet donnent une permanence à nos textes. J’ai reçu aujourd’hui des commentaires sur des textes que j’ai écrits il y a plusieurs années.

Il y a une pression à toujours faire mieux. En contre-partie, nous avons des limites financières, mais surtout humaine. Je travaille déjà 7 jours, près de 100 heures par semaine. Je mets tout mon coeur dans mes textes. J’aimerais pouvoir y ajouter un peu plus de temps.

Je me remémore tous les sujets que j’aurai voulu faire et qui n’ont jamais trouvé leur espace. Je vis leur absence comme un deuil.

Autres textes sur les médias et commentaires du rédacteur sur les médias.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

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