Voyage aller seulement vers mars: suicide ou aventure?

Suicide assisté VS voyage vers Mars

Un problème d’éthique?

Lorsque j’ai entendu parler de ce voyage aller simple pour Mars, cela a égratigné ma sensibilité. Je me suis dis que c’était un suicide pur et simple.

Raymond Viger Dossiers SantéSuicide

voyage mars apollo nasa espaceLe commentaire de Michel Perron de Saguenay (Jonquière) rajoute sur l’éthique de ce voyage:

Bizarre quand même… On refuse le droit aux malades qui souffrent le droit au suicide assiste alors que l’on s’apprête à envoyer des humains sur mars sans possibilité de retour ?

Il est vrai que je me suis posé des questions sur la motivations de vouloir partir pour peupler Mars sans possibilité de retour.

Les grands explorateurs

Ensuite j’ai pensé aux grands navigateurs. Jacques Cartier a découvert l’Amérique. Il a sûrement passé pour un fou pour plusieurs. Découvrir de nouveaux continents, gravir les plus hauts monts de notre monde, briser le mur du son… Toute une série d’aventures qui, pendant longtemps, ont passé pour de totales aberrations.

Pourtant, malgré tous les décès et les échecs survenus pour atteindre ces objectifs, aujourd’hui, il est normal et acceptable d’avoir fait tous ces efforts.

voyage mars aller simple suicide espace

Suicide ou exploration spatiale?

Il est vrai que le voyage pour Mars est un voyage prévu aller-simple seulement. Mais les gens qui y vont s’attendent-ils de mourir à bout d’oxygène quelques instants après leur arrivée? Ils s’attendent peut-être à être ravitaillé régulièrement. Ils s’attendent possiblement d’avoir d’autres personnes qui viendront habiter Mars. Ils y vont avec l’objectif de peupler Mars et de coloniser cette planète.

Il y a des risques, c’est vrai. Les chances de succès et de survie sont minces, c’est vrai. Mais leur objectif n’est pas pour autant de se suicider.

Est-ce que je voudrais faire application pour aller peupler Mars. Non. Mais je peux comprendre facilement qu’il y ait des gens qui veuillent le faire.

Au plaisir d’échanger sur cette nouvelle possibilité d’aventure.

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Neil Armstrong, la Conquête de l’espace, Apollo 11 et la fin d’un rêve

Ressources en prévention du suicide:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056.

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide.

Autres textes sur le Suicide:

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet:http://www.editionstnt.com/livres.html

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Autres livres pouvant vous intéresser:

De Jonquière au Burkina Faso

Échanges internationaux

Les aventures de jonquièrois en Afrique

Huit étudiants du cégep de Jonquière ont effectué un stage de cinq semaines au Burkina Faso, en Afrique.

Dominic Desmarais Dossier International

burkina-faso-afrique-echanges-internationaux-aide-humanitaireLe but du stage: composer un recueil dans lequel seraient compilés les besoins des Burkinabés. À l’aide de cet outil, les stagiaires des années suivantes sauront quels projets développer. L’idée est simple. Encore fallait-il y penser. Plutôt que d’imposer leurs idées toutes canadiennes, ces jeunes jonquièrois s’intéressent aux demandes des habitants.

«Il y a tellement de monde qui y vont et se disent on va faire ci, on va faire ça, raconte Anne-Julie, l’une des stagiaires. Des Belges ont installé un centre de tri pour les déchets comme on en a ici. Mais, dès qu’ils sont partis, le terrain a été abandonné», raille-t-elle. De bonnes intentions, si elles ne correspondent pas avec la mentalité du pays, ne survivront pas.

Le recueil a finalement pris le bord. Censés travailler de concert avec Aide à l’enfance Canada (AEC), les étudiants ont appris, une fois sur place, que l’organisme déclinait tout partenariat. «En principe, on devait développer quelque chose avec eux. On a pas eu d’explications. Mais on a dû construire nos propres contacts», explique Louis Pilote, enseignant accompagnateur. Un défi stimulant, pour ce professeur qui prêche l’autonomie de ses élèves qui, eux, ne l’ont pas trouvé drôle. «On s’est trouvé des projets. On a regardé dans la ville avec qui on pouvait travailler», lâche Christine, qui semble depuis revenue sur terre. «Mais, ç’a été long avant d’en trouver… 2 semaines», renchérit Marie-Pierre. Près de 15 jours à ne savoir que faire, à jouer au touriste, à écouter la télé. Le temps est long, quand on vient pour une raison précise. Surtout dans un pays éloigné de notre façon de vivre.

De nouveaux stages

Finalement, le groupe d’étudiants s’est divisé en 3 stages. Un avec des associations environnementales, un autre dans une école primaire et le dernier avec un organisme de femmes.

Christine, Yanira et Marie-Pierre se sont intégrées à l’école. Avec des élèves de 6ème année, elles ont parlé des droits de l’enfance. «On a pris une semaine pour se préparer. Ce qu’on allait dire, quels projets on allait monter. On a fait des jeux avec eux», raconte Marie-Pierre, plutôt réservée jusque là. Elles ont discuté environnement, éducation, logement et droits de l’enfant adapté à l’Afrique. «Leur professeur a dû expliquer aux élèves ce qu’est la pollution. Ils sont capables de dessiner un environnement sain, mais ils sont incapables de le mettre en application», rajoute Christine, l’aînée des stagiaires, qui a 20 ans.

Le dessin comme moyen de communication

Pour faire passer l’apprentissage, les stagiaires ont fait dessiner les enfants à même les murs de l’école sur les thèmes expliqués. «Avec les dessins, on a donné des prix. Des sacs d’école, des cahiers, des étuis à crayons. Ce qu’ils voulaient, finalement, explique Christine. En même temps, c’est valorisant pour les enfants. Ils signent en bas. Ils emmènent leurs parents, regarde maman, c’est mon dessin!»

L’idée du recueil à la poubelle, les stagiaires apportent tout de même un projet pour la prochaine cuvée de Jonquière. Un Rendez-vous stratégique visant à rassembler les acteurs sociaux et économiques. Sur place, la délégation québécoise s’est rendue compte que les associations ne se parlaient pas. Ou ne se connaissaient tout simplement pas. «Le Rendez-vous stratégique, c’est pour fédérer tout le monde. Nous, on a l’expertise pour les coopératives. Même chose en économie sociale. L’économie d’État ne fera rien. Les entreprises privées ont des intérêts de capital», affirme M. Pilote, dont c’était le dernier accompagnement en tant que professeur. À la retraite à la fin de l’année scolaire, il fait des pieds et des mains en vue de retourner l’année prochaine au Burkina Faso et mettre sur pied le fameux Rendez-vous.

Un pays étranger, pour mieux se connaître

Le stage semble avoir changé ses participants. Ce qui est le but, aux dires de M. Pilote. «À partir du stage, ils n’ont plus la même vision. C’est ce qui nous intéresse. S’adapter à l’Afrique, quand on passe au travers, on revient avec une capacité de voir le monde différemment. Ça oriente de façon prépondérante les études universitaires qui suivent», dit-il dans un élan passionné.

Les stagiaires lui donnent raison. «On a tous changé notre plan de carrière, là-bas. Sauf Christine, s’amuse Anne-Julie. Je sais plus ce que je veux. Je me suis rendu compte que je n’avais pas besoin d’un travail qui m’assure d’une sécurité financière. Je vais faire ce que j’aime. Et tant pis pour le salaire!» Anne-Julie pensait devenir enseignante. C’est vers l’histoire qu’elle débutera ses études universitaires. Chez les autres, le travail social a la cote.

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Carte anniversaire, poster, T-Shirt avec impression d’artistes

poster affiche flyer carte anniversaire cartes souhaits voeux affichage impression t-shirtUne boutique virtuelle toute en couleur pour des produits artistiques originaux. Une façon originale de soutenir de jeunes artistes dans leur cheminement artistique.

Que ce soit pour une carte anniversaire ou un T-Shirt personnalisé, un CD de musique ou un livre, la boutique des Éditions TNT mérite de faire un détour.

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Un réfugié immigre au Saguenay

Immigration et réfugié en région

Immigrant réfugié au Saguenay

Ses phrases sont courtes, son français… impeccablement québécois! Son arrivée a été ardue mais, trois ans et demi plus tard, on la sent optimiste.

Dominic Desmarais,   Dossier Immigration

C’est qu’on lui a facilité la tâche, à son arrivée «En descendant de l’autobus, on a rencontré quelqu’un qui parlait espagnol. C’était vraiment bien!» À l’entendre, on se croirait en août 2002. Son soulagement est sincère. «Ensuite, quelqu’un de l’immigration nous a parlé de la région. Puis, les gens du SEMO nous ont aidés pour les vêtements, le logement. Pendant sept jours, il y avait quelqu’un avec nous tout le temps. Qui parlait espagnol.»

immigration

Immigration au Saguenay

Montréal accueille le gros de l’immigration au Québec. Mais la métropole ne pourra à elle seule recevoir cet afflux. Au Saguenay, on travaille pour faire sa part. Et si la solution à l’intégration des immigrants passait par nos régions?

Nayeth Bustos, jeune colombienne de 28 ans, est arrivée à Jonquière à l’été 2002 en tant que réfugiée. Elle a quitté sa terre natale avec 11 membres de sa famille. Personne ne parlait français, voire même l’anglais. C’est le Canada qui a décidé de les envoyer au Saguenay – Lac-Saint-Jean.

De la Colombie à Jonquière

Escale à Atlanta, passage obligé vers Ottawa, envoyés à Montréal pour y prendre le bus, Nayeth et sa famille débarquent à Jonquière 30 heures après avoir tout quitté. Sa vie change à toute vitesse.

La fuite de son pays, son arrivée dans un lieu qu’elle ne connaît pas, dont la culture et la langue sont inconnues. En foulant le sol de Jonquière, Nayeth est désespérée. «On ne comprenait rien. On a tout laissé en Colombie. Tout ce que nous avions était dans nos valises… Nous sommes partis de Bogota, une ville de 12 millions. On trouvait Jonquière trop tranquille…»

Service externe de main-d’oeuvre (SEMO) du Saguenay

Le SEMO, le service externe de main-d’œuvre du Saguenay, est un organisme sans but lucratif qui aide les exclus du marché du travail. Il a développé une expertise auprès des handicapés, des jeunes, des chômeurs de longue durée et des immigrants.

Omar Chafik, conseiller en gestion des opérations pour le SEMO concède qu’il est difficile, pour ces immigrants, de s’installer en région.. «Ça ne se fait pas facilement, car ce sont des réfugiés. Ils vivent un deuil d’avoir quitté leur pays. Ce n’est pas évident.»

Intégration d’un immigrant

Première étape d’intégration, apprendre le français. Ensuite, trouver un emploi. «Quand ils sont réfugiés, ils n’ont pas apporté leurs diplômes. On fait des entretiens avec eux, puis on va voir les employeurs. Même pour les immigrants francophones, la mentalité par rapport au travail, est différente ici. Ils sont initiés aux attentes des employeurs de la région», explique M. Chafik.

Le Dr Claude Déry participe à ce volet. Dans sa clinique, il a accueilli trois immigrants, médecins de leur métier, pour leur offrir un stage d’observation. «Dans notre secteur, on manque de médecins. Comme partout au Québec. Les médecins des autres pays doivent refaire une partie de la formation au Collège des médecins. Pour eux, c’est très difficile en raison du problème de la langue.» Le Dr Déry parle lentement, pesant ses mots. «En même temps qu’ils apprennent la langue, ils voient comment on fonctionne au niveau de la pratique. Ceux qui sont venus ont bien aimé la partie médicale. Ils ont bien aimé Jonquière. Mais la difficulté, c’est leur famille, qui habite ailleurs.»

Le Dr Déry apprécierait compter sur un médecin parlant espagnol. Les immigrants arrivent de façon régulière, sa pratique se complique. «Ce n’est pas facile, parce que la médecine peut être nuancée, subtile. Ce n’est pas évident avec un interprète», pose-t-il comme diagnostic.

De ses trois stagiaires immigrants, l’un aurait réussi ses examens et attend de dénicher une place en résidence. «On espère qu’il reviendra dans la région. Mais s’il ne revient pas, on l’aura aidé à faire un petit bout de chemin.»

Des immigrants compétents

Au SEMO, on cherche des immigrants possédant des compétences en foresterie, agronomie, agriculture, informatique. Des domaines où les besoins sont plus grands au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Pas question de prendre les emplois des Québécois de souche.

«Nous sommes très sensibles à la perception de l’immigration chez les Québécois de souche. À court, moyen et long terme. Nous n’essayons pas d’attirer n’importe qui. On ne va pas concurrencer là où les emplois sont déjà comblés. Sinon, ce ne serait pas utile pour la région, le Québec et pour l’immigrant», affirme M. Chafik, pour qui mieux vaut progresser lentement dans l’intégration des immigrants plutôt que de tout faire de travers. «Pour nous, ce serait un échec, qu’ils ne trouvent pas d’emploi et retournent à Montréal.»

Un emploi pour un réfugié

L’emploi semble le facteur déterminant pour éviter l’exode des immigrants. «Ce n’est pas facile trouver de l’emploi, en région. Plusieurs immigrants ont quitté à cause du manque d’emploi. Après trois mois, certains quittent. Certains le font  même dès leur arrivée…» raconte Nayeth, qui avoue avoir pensé, avec son compagnon de vie, quitter Jonquière. «Mais on a eu des enfants. Pour nous, c’est beaucoup mieux d’habiter en région. Avec les petits, c’est plus facile de trouver une garderie.»

Nayeth a persévéré. Du groupe de 11 personnes avec qui elle a fui la Colombie, ne reste plus que son père, son frère et son petit ami. «On en avait parlé, en Colombie, qu’on resterait au Saguenay jusqu’à la fin. On a travaillé fort pour s’intégrer. C’est pour ça qu’on a créé Matéo Boutique, dit-elle, avec fierté. Parce qu’on aime la région, on a pensé à ça. Pour rester en région.»

Matéo Boutique est une coopérative artisanale fondée par son père, son frère, son chum – comme elle l’appelle – et elle. Le paternel concevait des articles artisanaux de cuir en Colombie, ils se sont mis à la confection de portefeuilles et sacs à main, notamment. «On a commencé le 4 mai. On a aussi une boutique, pour vendre ce qu’on fait. Maintenant, nous avons un vendeur pour la boutique. Un Québécois!» Au téléphone, son sourire s’entend. Pour cause. Elle, partie de loin, s’est intégrée au point de donner un emploi à une personne de la région.

Les difficultés d’immigrer en région

Nayeth est consciente de la difficulté, pour un immigrant, de s’installer en région. Elle s’implique aujourd’hui au sein d’un atelier pour femmes immigrantes. «Pour briser l’isolement. Une fois par semaine, on se rencontre. On avait toujours quelqu’un du SEMO, mais pour des questions administratives», explique-t-elle.

Depuis 1998, plus de 650 immigrants d’âge adulte ont élu domicile dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, affirme M. Chafik, du SEMO. Le taux de rétention avoisinerait les 65%, selon lui. Pas assez vite? «Vous vous rendez compte si on créait des ghettos en région? C’est pour ça qu’on y va lentement. On crée une dynamique positive. Mais sans l’ouverture du Québec, on n’y arriverait pas», prétend le conseiller du SEMO.

L’exemple de Nayeth est encourageant. L’intégration est possible. La jeune Colombienne poursuit son rêve. «J’étais professeur d’histoire, en Colombie. J’ai commencé les démarches. Le ministère a reconnu mon bac. Je dois passer le test de français pour être professeur. Je sais que ça va prendre du temps, mais mon rêve est de devenir professeur à Jonquière.»

Elle a fui son pays à 25 ans, composé avec un environnement dont la langue et la culture lui étaient totalement étrangères, créé son propre emploi, mis au monde ses deux enfants au Saguenay. Beaucoup de chemin parcouru. Peut-on douter de sa capacité à atteindre son rêve? Poser la question, c’est y répondre.

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Quand un homme accouche

quand-un-homme-accouche-roman-cheminementRoman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.html
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Québec Science, un magazine du Québec

À la découverte des magazines d’ici

Québec Science

Raymond Viger   Dossier Magazines du Québec

1951 le Jeune Naturaliste

1962 le Jeune Scientifique

1970 Québec Science

1992 Québec Science devient un organisme sans but lucratif parrainé par le Cégep de Jonquière.

La science peut changer un point d’interrogation en point d’exclamation! Marie-Pier Élie.

Perçu comme un magazine spécialisé et de vulgarisation scientifique, le rédacteur en chef Raymond Lemieux s’en défend bien: Ce n’est pas ça. La science, c’est pour tout le monde. Nous réussissons à faire parler cette science dans notre quotidien, dans l’actualité. La science est partout. Que ce soit les ports méthaniers dans le bas du flemagazines du québec québec science marie-pier élieuve, la gestion du fleuve St-Laurent, les enjeux réels du mont Orford, j’en vois partout.

Quand on arrive à extraire la science de l’actualité, on la perçoit différemment. La grippe aviaire, ce n’est pas seulement le décompte du nombre de victimes. C’est beaucoup plus que ça. L’alzheimer, c’est d’intérêt public. On va peut-être passer par là. On a peut-être un parent touché par la maladie. C’est quoi une erreur médicale? Pourquoi ça arrive? Ça arrive souvent? Est-ce que le médecin a droit à l’erreur?…

Le magazine ne s’adresse pas à une élite scientifique ou aux anciens «nerds» de l’école: Les gens veulent comprendre. On essaie d’en extraire l’actualité, d’en parler différemment. La science, c’est la recherche pour améliorer la santé, c’est l’espoir d’une vie meilleure, c’est ancré dans nos préoccupations. La science n’est pas statique, elle évolue. Ce ne sont pas les sujets qui manquent. Les gens ont beaucoup d’attentes par rapport à la science. Vaincre le cancer. Régler la famine dans le monde…

Débats de société

On a découvert qu’il y avait une censure dans les commissions scolaires. On confronte religion et science. On traite de la théorie de l’évolution. On mène le lecteur au cœur du débat, on lui fournit l’information pour qu’il se fasse une idée et puisse prendre position. Nos lecteurs sont sensibles aux faits de société. Une sensibilité qui nous permet de rester jeune: C’est fascinant, tous les changements technologiques qui nous entourent et qui font évoluer la société. Depuis l’apparition du guichet automatique qui a changé nos vies, que nous réserve l’avenir? Moi, j’ai hâte de le voir, de le vivre. Apprendre, comprendre, explorer… Le plaisir de découvrir. C’est tripant de voir le changement, c’est la vie. En vieillissant, c’est important de suivre tous ces changements. Quand on comprend, on en n’a pas peur.

Un plaisir qui nous mène à être de meilleurs citoyens: Renouer avec le plaisir de la découverte et l’entretenir, c’est un devoir de citoyen. Quand arrive un débat de société on est dans le coup, on comprend ce qui se passe, on est plus responsable dans nos choix. La majorité des gens prennent position n’importe comment, sans comprendre.

Avec l’information, le public est plus mûr pour s’engager dans une réflexion. Je crains la surabondance de l’information. Les gens pensent tout savoir, mais la démarche n’est pas faite. Un magazine est un média privilégié pour amorcer une réflexion.

La science dans les bars!

Nous amenons le débat dans les bars. Cela permet de rencontrer les lecteurs. Le tout est diffusé à la radio de Radio-Canada. Cela crée un contact direct entre les chercheurs et le public. On a tendance à caricaturer le chercheur qui serait rationnel et sans trop de caractère. La réalité, c’est qu’ils sont émotifs et savent prendre positions. C’est la même chose pour le public, qu’on illustre comme étant ignorant et qui chiâle contre les OGM. On le découvre sensé, avec des questions intelligentes et intéressantes. L’originalité de ce projet en avait fait reculer plusieurs: Quand on a débuté la tournée dans les bars, on a eu de la difficulté à nous trouver un lieu pour l’événement. Les tenanciers étaient convaincus que nous allions vider la place. Des organisateurs de colloques scientifiques nous mentionnaient qu’avec toute leur organisation, ils avaient de la difficulté à déplacer 50 personnes. Si 25 personnes assistaient à nos rencontres, c’était beau. À notre première séance, 125 personnes sont venues et nous en avons reçu jusqu’à 170! Il y a eu de beaux partages. Avec des thèmes tels que la place des femmes dans la science. On a fait une tournée de bars à Montréal, Trois-Rivières, Jonquière, Ste-Hyacinthe… mais aussi dans des Cégeps, universités et des événements tels que le Festival Montréal en lumière. Ça me fait plaisir de voir les gens dans les bars pour parler de science.

Précurseur, avant-gardiste et visionnaire

En 1995, nous avons été le premier média au Québec et le 3e au Canada à avoir son site Internet. Nous avons écrit un livre qui est devenu un best-seller, sur l’art de faire son site Internet. Aujourd’hui, nous gérons deux sites Internet. Il ne faut cependant pas s’asseoir sur nos acquis. Nous devons nous remettre constamment en question.

Et le Québec est un terrain propice pour Québec Science: Au Canada, il n’y a pas d’équivalent ni en Belgique. Nous sommes un héritage, un patrimoine qu’on ne pourrait pas recréer aujourd’hui.

Les femmes et la science

Pendant que je termine avec le rédacteur en chef, j’entends des murmures dans la salle de rédaction. Pourquoi l’équipe journalistique n’est constituée que de jeunes femmes? La rumeur veut que les filles travaillent plus et mieux. Raymond Lemieux préfère associer cette réalité au fait que, depuis une dizaine d’années, les filles s’intéressent plus à la science. Pour prouver ces dires, il me montre une ancienne liste de journalistes de Québec Science; seulement des hommes. Cette nouvelle réalité féminine se reflète aussi dans les abonnés. En 10 ans, les abonnés de Québec Science sont passés de 40% à 50% de femmes. Plus de 60% des nouveaux abonnés au magazine sont des femmes!

Pour être informé sur l’actualité scientifique: www.cybersciences.com

Pour les jeunes: www.cybersciences-junior.org

Abonnement: (514) 521-5376 ou 1-866-828-9879

Quelques artisans de Québec Science

Tout comme des centaines de personnalités, telles l’astro-physicien Hubert Reeves ou les journalistes Pierre Sormany et Yannick Villedieu, Marie-Pier Élie fait partie des artisans de Québec Science. À peine âgée de 30 ans, Marie-Pier a été honorée par plusieurs prix et bourses, dont le prestigieux prix Jean-Paré, pour l’ensemble de son travail.

«À la fin de mes études, il y a sept ans, j’ai gagné un prix spécial aux bourses Fernand-Séguin en journalisme scientifique. Cela m’a permis de faire un stage dans les magazines Les Débrouillards et Québec Science. Je suis restée à Québec Science depuis.

Ma curiosité a toujours été très forte et j’ai été attirée par les sciences. Au Cégep, la façon dont la science est présentée n’attise plus ma curiosité: recopier sans cesse des formules sans savoir à quoi elles servent. J’ai besoin d’être raccrochée à la réalité. À l’université, je me suis inscrite en communication.

Ça me fait rire quand j’entends qu’il faut rendre la science intéressante. Elle l’est déjà. Je suis un pont entre le chercheur, le savoir et la connaissance hyper-pointue que je transmet à des gens non initiés, mais intéressés. Ce qui est intéressant pour le chercheur ne l’est peut-être pas pour la Madame de la rue Panet. Je trouve le compromis entre l’intérêt du public et celui du chercheur. Je pose un regard neuf sur le sujet.

Le journalisme scientifique m’attire mais pas la vulgarisation. Je ne me borne pas qu’à la science. Quand j’ai fait un reportage au Japon sur le don d’organes, c’était tout un débat de société! La science, c’est merveilleux quand elle peut cohabiter avec des questions, des réponses, qu’elle raconte une histoire. La science peut changer un point d’interrogation en point d’exclamation!

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Huffington Post arrive au Québec

Le Globe, un nouveau webzine au Québec

RueMasson.com le blog du Vieux-Rosemont

Le magazine des journalistes frappe un iceberg!

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Spectacle Hip Hop Breakdance, Graffiti, DJ et rap

orgue-classique-hip-hop-breakdance-graffiti-dj-rappeurs Le Choc des Cultures – Le Hip-Hop rencontre le classique
Spectacle original mettant en vedette: organistes classiques, break-dancers, rappers, DJ et graffiteurs.
L’église Saint-Nom-de-Jésus expose une centaine de toiles peints par des artistes. Plus de cinquante artistes complices présentent « Le Choc des Cultures ». 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Le départ pour l’aéroport

Le départ pour l’aéroport

Conférence en France no 5

Dossier Graffiti

Pour me rendre à l’aéroport, je suis gâté. Danielle ne conduit pas beaucoup à Montréal. Se rendre à Dorval en automobile, impensable. Elle vient de Jonquière. Il n’y a qu’un seul sens unique dans toute la ville. L’autoroute qui relie Jonquière à Chicoutimi a longtemps fait partie du record de la plus petite autoroute au monde. Tu n’as même pas le temps de prendre de la vitesse, que tu es déjà arrivé! Moi qui pensais prendre un simple taxi. Mais non. Lyne, une très bonne amie de Danielle et moi va nous reconduire à l’aéroport, accompagné de sa fille Rose.

Nous décidons de nous y rendre un peu à l’avance pour y souper ensemble. Il m’est arrivé souvent de prendre l’avion. Plus souvent pour le travail que pour les vacances. Je ne suis pas habitué d’avoir quelqu’un qui m’accompagne pour mon départ.

Une autre nouvelle expérience à mettre dans mon carnet de bord. Merci à tous pour cette gentillesse. Elle fût très aprécié.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Nouvelles visions de la santé

Coopérative de santé

Santé: Le citoyen met la main à la pâte

À Gatineau, la population prend en main sa santé en participant à la gestion d’une clinique coopérative. À Jonquière, des médecins assurent un service de première ligne qu’ils financent eux-mêmes en bonne partie. En République démocratique du Congo, on enseigne aux parents à cultiver les champs pour enrayer les problèmes de santé des enfants reliés à la malnutrition. Différentes idées qui mobilisent le citoyen et désengorgent les hôpitaux.

Dominic Desmarais   Dossier Coopérative de santéPhilippe Couillard 

panoramix

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, a tranché. Bien que timidement, il ouvre la porte au privé dans le domaine de la santé. Pour répondre aux listes d’attente, aux dépenses galopantes et aux problèmes d’accès, il se tourne vers les cliniques privées. Et si le ministre se trompait?

Les cliniques spécialisées affiliées de Couillard

Le ministère de la Santé entend créer des cliniques privées financées par l’État. Les médecins en seront propriétaires, ils les équiperont et s’occuperont de la gestion. L’état leur assurera un volume d’opérations, soit les interventions que les hôpitaux ne pourront pratiquer. Le tarif des opérations sera négocié entre le gouvernement et ces cliniques.

Également, on entrouvre la porte aux assurances privées. Pour les 3 interventions les plus fréquentes, le remplacement de la hanche, du genou et l’opération de la cataracte, les Québécois pourront souscrire à une assurance et se faire soigner dans les cliniques qui opèrent en dehors du cadre de la Régie de l’assurance-maladie (RAMQ) si l’État ne peut les traiter dans un délai raisonnable. Aux dires du mi-nistre, d’autres interventions pourraient se rajouter à cette courte liste.

Mesures insuffisantes selon le privé

Françoise Bertrand, présidente directrice-générale (PDG) de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ), considère que la décision du ministre Couillard règle une question administrative, et non celle du coût faramineux de la santé. Mme Bertrand représente 170 chambres de commerce et 55 000 entreprises québécoises.

La PDG tient un propos censé, loin des préjugés de cette classe affaires dont la seule préoccupation est l’argent. Pour elle, la création de ces cliniques apportera au mieux quelques économies, les frais d’administration d’un hôpital par rapport à une clinique étant plus importants. «Il s’agit de fausses cliniques privées, soutient-elle. Il va falloir qu’elle soit strictement publique. Payée par le public. Si un hôpital ne peut vous accueillir dans les délais impartis, on va payer un médecin – public – pour qu’il fasse l’opération. On ne fait aucun soulagement à la responsabilité publique», affirme Mme Bertrand.

Considérant que la santé accapare 43% des dépenses gouvernementales – on prévoit qu’elles se situeront à 50% en 2014 -, difficile de lui donner tort. La PDG dit souhaiter une formule pour diminuer les dépenses tout en gardant l’accès et la qualité des soins. «Un meilleur partage avec le privé ne veut pas dire 50-50. Si 20 à 30% des dépenses provenaient du privé, cela provoquerait une relâche dans les finances publiques», affirme Mme Bertrand, qui souligne que le comité santé de la FCCQ est en cours de réfle-xion. Comme quoi la solution, même au sein des gens d’affaires, est loin d’être trouvée.

Santé: une culture de consommation

Dans son rapport de 1997 «La santé au Canada: un héritage à faire fructifier», le Forum national sur la santé démontrait que la santé ne se limitait pas à l’offre de soins. «Meilleurs sont les revenus, la scolarité, le rang social, le réseau de soutien d’une personne, plus elle a d’estime de soi et mieux elle sent qu’elle exerce une certaine emprise sur sa vie, plus elle tend à être en santé. […] Ce sentiment d’avoir une certaine emprise est essentiel à une bonne santé.»

L’accès à des soins est un déterminant, il va sans dire. Mais il n’est pas le seul. Une personne avec de bonnes habitudes de vie risque de se présenter moins souvent à l’hôpital. De même, là où la qualité de l’environnement laisse à désirer, les risques de maladies sont plus importants. Aussi, une saine alimentation a un rapport direct avec la santé. Il y donc plusieurs facteurs déterminants d’une bonne ou mauvaise santé. Une population en bonne santé, évidemment, coûte moins cher à l’État. Il suffit parfois de programmes de prévention pour amélio-rer les conditions de vie. Et diminuer les dépenses en santé.

Le système actuel laisse peu de place pour le citoyen qui veut prendre en main sa santé. C’est l’ère de la consommation de services de santé. «On exproprie la santé des individus au profit du corps médical. Nous ne sommes plus les maîtres d’œuvre de notre santé. Nous sommes dans un contexte de médicalisation de l’individu», avance le chercheur universitaire Jean-Pierre Girard, qui met le doigt sur un bobo de taille: de moins en moins de rendez-vous chez le médecin se terminent sans une bonne prescription…

Coopérative de santé: le citoyen au cœur des décisions

Jean-Pierre Girard trace les grande ligne de la coopérative de solidarité en santé, moyen le plus efficace selon lui pour répondre aux besoins de la population en matière de santé. Cette clinique nouveau genre se caractérise par la gouvernance de tous ses membres, les usagers, les médecins et les employés, à raison d’un vote par personne. L’ensemble des usagers ont alors leur mot à dire sur les besoins qu’ils désirent combler dans leur milieu. Ils agissent dans l’amélioration de leur bien-être, qui est la raison de vie de la clinique plutôt que l’appât du gain. La clinique offre un autre avantage, celui de rehausser la cohésion sociale. Elle appartient aux gens d’un milieu donné qui se mobilisent pour la développer.

«À l’opposé d’une entreprise à capital-actions qui cherche à maximiser à court terme des bénéfices, la coopérative évolue dans une perspective à moyen et long terme, explique M. Girard qui, en plus de ses activités universitaires, est membre du Conseil de la coopération du Québec. Surtout que, dans le domaine de la santé, on ne peut s’attendre à des changements significatifs de comportements ou d’habitudes de vie sans penser au minimum sur quelques années.» Selon lui, la clinique privée s’inscrit dans une logique de profit à court terme alors que l’amélioration de la santé des gens ne se ressent qu’à moyen terme.

«La participation démocratique, l’égalité et la gestion collective, qui caractérisent la coopérative, sont des conditions potentiellement porteuses de transformations sociales et d’amélioration de la santé pour répondre aux besoins du milieu», peut-on lire dans un document du Conseil de la coopération du Québec.

En mobilisant les citoyens à se prendre en main pour se doter d’une clinique, avec le réseautage que cela implique auprès des gens d’affaires de la région, de la municipalité, de l’expertise des uns et des autres, on répond à plusieurs déterminants importants pour la santé. Les gens ont alors une certaine emprise sur leur vie, ils brisent leur isolement, se cons-cientisent davantage à leur santé.

Cette mobilisation collective pourrait bouleverser notre société. Les changements se feraient sentir en dehors du cadre même de la santé. Une société qui s’unit, se parle, travaille de concert, ouverte aux besoins de ses gens, qui se prend en main plutôt que d’attendre tout de l’État. Des valeurs d’entraide et non de chacun pour soi.

Questions au ministre de la Santé Philippe Couillard

• Pourquoi n’entend-on jamais parler des projets alternatifs comme palliatifs à la privatisation des soins?

• Pourquoi des projets qui fonctionnent depuis un quart de siècle, comme Jonquière Médic, n’a pas fait de petits?

• Pourquoi ouvrir une brèche au privé sans penser au modèle, plus rassembleur, coopératif?

• Comment expliquer que votre ministère parle d’offrir le meilleur service de soin à la population sans placer le cito-yen au coeur de sa santé?

• Finalement, quelle est votre position sur les projets alternatifs?

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La coopérative de santé

Jonquière Médic

Coopérative de santé Aylmer Lucerne.

Un médecin récalcitrant.

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