Le Show du Fonds: Jungle Urbaine

Bistro le Ste Cath, restaurant socialement engagé dans Hochelaga-Maisonneuve

Quoi faire ce week-end, quoi voir aujourd’hui

Spectacle de financement Jungle Urbaine de Dîners St-Louis

Jeudi le 18 octobre a lieu, à 20h au Petit Medley, la 2e édition du spectacle « Show du Fonds: Jungle Urbaine », le spectacle annuel de financement pour l’organisme Dîners St-Louis.

Anders Turgeon       Dossiers Communautaire, CultureItinérance

Présenté par la Fondation JAIDE, le spectacle est animé par Charles-Hugo Normand. Tel une jungle artistique, il comprend toute une variété de numéros  allant de prestations de musiciens de la relève jusqu’au conte érotique amérindien livré par Mélissa Mollen-Dupuis, une conteuse de talent, en passant par le théâtre musical présenté par Catherine Barlow, une sympathique chanteuse humoriste. Elle sera accompagnée par son fidèle acolyte, le pianiste Habib Zekri.

Les membres du groupe Il danse avec les genoux, groupe de musique folk psychédélique de la relève, seront aussi de la soirée. « Nous sommes contents de participer à ce spectacle bénéfice, c’est une cause noble qui nous touche particulièrement, d’autant plus que nous aimons le fait que ce soit un spectacle de variétés », témoigne Jean-Michel Coutu, membre du groupe.

En plus de contribuer au rayonnement de Dîners St-Louis en plus de générer quelques profits, le but du spectacle est d’offrir une expérience scénique aux jeunes artistes familiers avec les services de l’organisme.

Rappelons que Dîners St-Louis est un organisme communautaire qui dessert les jeunes adultes en difficultés, itinérants ou marginalisés au Plateau-Mont-Royal depuis 29 ans. Sa mission est d’amener ces jeunes adultes vers la réinsertion sociale. Pour y parvenir, il offre des repas, un lieu de répit et un service d’accompagnement dans une démarche de réinsertion sociale.

Les billets seront en vente en ligne et en prévente :

Le Petit Medley: 6206, rue Saint-Hubert (sur la Plaza St-Hubert), métro Beaubien.

Autres textes arts et spectacle

Carte anniversaire, poster, T-Shirt avec impression d’artistes

Une boutique virtuelle toute en couleur pour des produits artistiques originaux. Une façon originale de soutenir de jeunes artistes dans leur cheminement artistique.

Que ce soit pour une carte anniversaire ou un T-Shirt personnalisé, un CD de musique ou un livre, la boutique des Éditions TNT mérite de faire un détour.

Merci d’encourager les artistes et le Café-Graffiti. www.editionstnt.com (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. cafegraffiti@cafegraffiti.net.

Autres artistes de la boutique des Éditions TNT:

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

La Coccinelle jaune; le beau risque de Gabrielle

Gabrielle Moffett, fondatrice de la boutique Coccinelle Jaune

Le beau risque de Gabrielle

Reflet de mon quartier est un hebdomadaire consacré à l’actualité et aux débats d’idées reliés à l’arrondissement montréalais d’Hochelaga-Maisonneuve.

Est-il possible pour un jeune entrepreneur créatif de gagner son pain dans Hochelaga-Maisonneuve? Oui, répond Gabrielle Moffett, propriétaire-fondatrice de la boutique Coccinelle Jaune, située rue Sainte-Catherine Est. Et si l’adaptation n’est pas toujours facile, le jeu peut en valoir la chandelle.

Ariane Aubin

Coccinelle jaune artisanat du QuébecAvant de s’installer dans Hochelaga-Maisonneuve, Gabrielle Moffett ne connaissait du secteur que sa composition sociale semblable à celle du quartier St-Roch à Québec, où elle habitait auparavant. En apparence, rien ne prédestinait donc l’ancienne éducatrice en garderie à fonder une boutique consacrée aux artisans québécois sur la rue Ste-Catherine Est. Mais alors qu’elle venait tout juste d’emménager dans le secteur, la jeune femme est tombée sur un article qui l’a inspirée. «Cela parlait de la fondatrice du café Lubu. J’y suis allée par curiosité et le coin m’a vraiment intéressée. Dans ce temps-là, il n’y avait pas beaucoup de commerces. À part Lubu et l’Oiseau bleu, c’étaient surtout des bric-à-brac, où l’on vendait de veilles sécheuses!»

Une ambiance bien différente de l’effervescence créative du St-Roch que Gabrielle Moffett a quitté il y a quelques années. Mais celle qui était alors au chômage a eu le coup de foudre pour le quartier et a décidé sur un coup de tête de créer sa propre entreprise. Grâce au montant obtenu à la vente de sa propriété de Québec et à l’aide de la Corporation de développement de l’Est (CDEST), un organisme voué à la revitalisation socio-économique de l’arrondissement, ce rêve un peu fou s’est rapidement concrétisé. La CDEST a référé Gabrielle au Soutien aux jeunes entrepreneurs (SAJE) Montréal Métropolitain, qui offre aux entrepreneurs éligibles une subvention leur permettant de construire leur plan d’affaire et de survivre à la première année – souvent mouvementée – d’activité de leur entreprise.

Cette aide considérable aurait été plus difficile à obtenir ailleurs que dans Hochelaga-Maisonneuve, où des mesures importantes ont été mises en branle pour stimuler l’économie locale, croit Gabrielle Moffett. «Si j’avais essayé d’ouvrir une boutique comme La Coccinelle jaune sur le Plateau Mont-Royal par exemple, ça n’aurait pas fonctionné. Mais ici, les ressources étaient disponibles et on m’a donné un bon coup de pouce.»

Une nouvelle vague sur Sainte-Catherine Est

Quatre ans plus tard, la commerçante en herbe a su se forger une clientèle fidèle et une réputation qui, fait rare dans le secteur, dépasse même les limites de l’arrondissement. Elle s’est aussi trouvé une colocataire: Isabelle Boisvert, dont la boutique de vêtements éco-responsables Folle Guenille partage désormais les locaux de la Coccinelle. L’entreprise va bien, mais Gabrielle Moffett est consciente qu’elle ne deviendra probablement pas millionnaire de cette façon. «Si quelqu’un se lance en affaires pour faire un coup d’argent, il va être déçu, C’est beaucoup d’heures de travail pour ce que ça rapporte, mais on a l’avantage d’avoir notre propre emploi. Et je le fais pour le plaisir.»

La jeune femme le fait aussi pour contribuer au développement de ce quartier qu’elle aime en évitant idéalement d’en faire un «nouveau Plateau» gentrifié, comme le prédisaient les médias montréalais il y a quelques années. «J’aime mon quartier tel qu’il est. En venant m’installer ici, je savais à quoi m’attendre, je savais qu’il y avait de la prostitution et de la pauvreté. Ces gens sont généralement agréables à côtoyer au quotidien, même s’ils ne dépensent pas nécessairement chez nous. On ramasse des canettes pour Marcel, Diane qui vient nous demander des services… »

Une solidarité semblable s’est aussi installée entre les jeunes commerçants qui ont pignon sur la rue Sainte-Catherine Est. La nouvelle génération se rencontre parfois autour d’une bière pour partager bons et mauvais coups, mais aussi pour parler stratégie. Il y a deux ans, cette concertation encouragée par la Société de développement commercial (SDC) de l’artère, a donné naissance au Grand Débarras. Si l’événement était plutôt modeste au départ, sa troisième édition a accueilli cet été de nombreux visiteurs attirés par les produits offerts par une cinquantaine d’artisans du coin.

Vaincre l’inertie

Les initiatives de Gabrielle Moffett et ses jeunes collègues se heurtent toutefois à la résistance de certains commerçants des générations précédentes, bien installés dans leurs habitudes et un peu aigris face au déclin économique récent du secteur. Sans parler de la collaboration des instances municipales qui est elle aussi bien loin d’être acquise. Des fleurs plantées par certains propriétaires de commerces dans les plates-bandes de la Ville ont ainsi été carrément rasées par l’arrondissement lors du nettoyage des fosses d’arbres. Un traitement semblable a été réservé aux plants de tomates et de fines herbes disséminés dans les bacs à fleurs de la promenade Ste-Catherine Est, sous prétexte que ces bacs appartiennent à l’arrondissement et non aux commerçants. «Ce sont des enfantillages, déplore la propriétaire de la Coccinelle Jaune. Après, on nous dit que le quartier n’est pas propre et peu accueillant. Mais on ne nous donne pas tellement le goût de nous investir.»

Les querelles de trottoir seront toutefois mises de côté au cours des prochains mois, alors que des travaux majeurs chambarderont la rue Sainte-Catherine Est. Gabrielle Moffett redoute un peu l’effet qu’a eu la réfection du boulevard St-Laurent sur les commerçants de la Main. Plusieurs ont dû fermer leurs portes en raison d’une baisse marquée de la clientèle, découragée par le chaos qui a régné sur l’artère commerciale pendant d’interminables mois. En attendant que le détail des travaux soit dévoilé, la commerçante met des sous de côté, «au cas où». Et elle rêve un peu, d’un Hochelaga-Maisonneuve embelli et dynamique où viendraient se promener par un beau dimanche après-midi les Montréalais des autres quartiers… et même du Plateau!

La Coccinelle Jaune est située au 4236 Ste-Catherine est. Une rue à l’est de PIE-IX.

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Fuck, les médias tuent

Fuck, les médias tuent

Dossiers Sexualité, MTS-Sida

La clinique l’Actuel, spécialisée dans le traitement de patients séropositifs, a conçu une publicité provocante en matière de prévention du sida chez les jeunes. Le slogan; «Fuck, le sida tue».

L’Université McGill, le cégep du Vieux-Montréal, le Conseil d’arrondissement du Plateau Mont-Royal ainsi que The Gazette, ont refusé de publier le message. Trop vulgaire, a-t-on dit. On accepte pourtant la publicité sur la bière, malgré les concours de calage qui font des ravages chez les étudiants. On accepte aussi les publicités de Loto-Québec, malgré le nombre de joueurs compulsifs qui se suicident après avoir tout perdu, malgré la déchéance de centaines de milliers de joueurs qui perdent leur dignité. On accepte aussi les publicités de Wal-Mart, malgré toutes les illégalités et les immoralités dont cette multinationale est accusée. Mais on refuse une publicité pour prévenir le sida, sous prétexte qu’elle est trop vulgaire!

Quand on sait que le sida est encore un fléau qui affecte plusieurs couches de la population. Quand on sait qu’on ne parle plus du sida dans les écoles. Pouvons-nous nous limiter à un argument de vulgarité pour refuser de faire la promotion auprès des jeunes?

Reflet de Société ne pouvait rester indifférent à ce manque de cohérence de la part de ces décideurs et d’un média tel que The Gazette. Notre magazine a contacté le docteur Réjean Thomas, président de la clinique l’Actuel, pour offrir gratuitement un espace publicitaire.

Vous pouvez voir cette publicité à la page arrière. La question qui tue: The Gazette avait-il raison de refuser de publier cette publicité? Nous attendons vos commentaires sur cette publicité.

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show_image La récompense

– Regard sur des gens de cœur
– Documentaire sur l’implication bénévole.
– Découvrir sa communauté, donner un sens à sa vie…
– Briser son isolement et celui d’autrui.
– Découvrir de nouveaux amis.
– Prendre part à la vie sociale et de quartier.
– Une source de contact et d’échange.
– L’acquisition de nouvelles connaissances.
– Une occasion d’expérimenter et mieux se connaître.
– S’impliqer c’est trippant et ça mérite d’être vécu. 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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