Commentaires sur le suicide et ses conséquences

Commentaires sur le suicide et ses conséquences

Patricia Turcotte, Internaute de St-Georges de Beauce.

Dossier Suicide

Suite à la publication du texte sur le suicide de Sunny Boy, Patricia Turcotte nous a fait parvenir ce billet.

Est-ce que cela vous arrive de temps en temps, de ressentir une honte de faire partie de la race humaine ? Quant à moi, cela m’arrive en certaines occasions, par exemple, après avoir lu le récit émouvant de Sunny Boy.

Un jeune adulte qui songe au suicide, depuis si longtemps….depuis trop longtemps. Voici un bref résumé synthétisé de son touchant récit, publié au complet dans le site de Raymond Viger, sur Reflet de Société: www.refletdesociete.com. Voici quelques extraits, d’ici à ce que vous alliez lire la suite.

PASSAGES NUAGEUX, SUR CIEL ENSOLEILLÉ« En 2006, j’ai essayé de me pendre. Les gens qui songent au suicide ne le font pas toujours sur un coup de tête, mais y pensent, y travaillent, l’envisagent pendant de longs mois ou des années, consciemment, patiemment, méticuleusement. Désirer se tuer sincèrement est une chose, et passer à l’acte est une autre chose. Mais la seconde ne vient pas, si on ne passe pas à la première. Quiconque n’a jamais pensé au suicide, ne devrait pas être autorisé à faire des reproches et des accusations, à ceux qui vivent avec cette idée depuis des années, ou encore, prétendent que la vie est super belle. C’est son avis, sa vision de la vie. C’est peut-être sa vie, mais ça n’a rien à voir avec la souffrance de l’autre. Les mauvais conseillers n’écoutent qu’eux-mêmes, et n’essaient pas de se mettre dans la peau de l’autre, de celui qui souffre. L’empathie ne s’apprend pas à l’école. Depuis l’adolescence, je pensais à mettre fin à mes jours. Je ne me sentais pas à ma place. C’est souvent le cas : viols répétés…! À 24 ans, j’ai cherché les meilleures méthodes pour me pendre….. »

Mon commentaire suite à la lecture du témoignage de Sunny Boy: Je me sens si pauvre et démunie pour venir en aide à Sunny Boy, même si je suis moi aussi passée par ces chemins de souffrances indescriptibles. Je suis convaincue que ce jeune homme reçoit sûrement un excellent soutien de l’équipe de Monsieur Raymond Viger, à Reflet de Société. Sunny Boy m’a ouvert les yeux, car je crois que ne serai plus capable d’écrire que la vie est tellement cool, si belle. Parce que la vie est belle parfois, mais bien plate à d’autres occasions. Là est la réalité, la mienne pour aujourd’hui.

Ministre de l’Éducation François Legault

Je me rappelle il y a environ 7 ans, une jeune fille que je vais surnomme ici Sylvie, afin de respecter son identité. Étudiante au Cégep, elle s’était confiée à moi après avoir entendu mon partage, lors d’une réunion du mode de vie des 12 étapes.

Sylvie était complètement démolie, épuisée et découragée. Quelle détresse ! Elle se battait sans relâche, avec les procédures administratives et bureaucratiques de l’école, des « ci et des ça », pour obtenir sa bourse; jusqu’à ce qu’elle baisse les bras, en se laissant abattre par la fatigue insurmontable et les idées suicidaires.

Bien sûr, d’autres raisons étaient aussi présentes dans sa vie: le divorce de ses parents, le suicide de sa meilleure amie, notamment. Finalement, je lui ai conseillé d’écrire au ministre de l’éducation à cette période: François Legault. Celui-ci me semblait apprécié et à l’écoute des jeunes.

Quelle heureuse surprise d’apprendre que cette fille avait finalement obtenu sa bourse d’étudiante; tout s’était réglé facilement. Depuis, Sylvie a poursuivi ses études à l’Université, pour devenir pédiatre. Et tant d’autres histoires semblables à celles de Sunny Boy et de mon amie Sylvie, mais toutes des histoires réalités, tellement différentes et uniques!

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Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide

Autres textes sur le Suicide:

Survivre, un organisme d’intervention et de veuille en prévention du suicide et en promotion de la Santé mentale. Pour faire un don. Reçu de charité pour vos impôts.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

show_image Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.Le livre, au coût de 4,95$, est disponible :
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet
Par la poste: Reflet de Société 4260 Ste-Catherine Est Mtl, Qc. H1V 1X6

 Maintenant disponible en anglais: Suicide Prevention Handbook.

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Autres livres pouvant vous intéresser:

Pierre Karl Péladeau, vidéotron, la police et le suicide

Pierre Karl Péladeau, vidéotron, la police et le suicide

Raymond Viger, Dossier Santé, Pierre-Karl Péladeau,  Suicide

Lettre ouverte à Pierre Karl Péladeau

Je suis un intervenant de crise auprès de personnes suicidaires depuis près de 20 ans. Je l’ai enseigné à l’université McGill, j’ai fait de l’intervention au Québec en français, au Canada en anglais, avec les Inuits dans le Grand Nord Québécois. J’ai donné des formations à différents endroits, notamment en France.

Le but de cette lettre ouverte M. Péladeau n’est pas de vous fournir mon CV. Je veux vous parler d’une grande fierté et d’une grande déception qui m’habite aujourd’hui en regard avec l’intervention de crise auprès de personnes suicidaires.

Le Québec, les champions de l’intervention de crise

Je suis fier du travail d’intervention auprès de personnes suicidaires que nous réalisons au Québec. Je considère que les Québécois sont créatifs, passionnés et visionnaires. De ce que j’ai vu et entendu, de par le monde, c’est au Québec que nous avons les meilleurs organismes d’intervention, le meilleur filet social et les meilleurs intervenants pour prévenir et intervenir auprès des personnes en crise. Je dirais que nous sommes au suicide, ce que Céline Dion et le Cirque du Soleil sont pour les arts et la culture.

Le hasard m’a amené depuis l’an dernier à faire de l’intervention de crise sur l’Internet. En une année, ce sont 150 000 Internautes déprimés et suicidaires de par le monde qui ont passés par mon site. Cela m’a obligé à avoir des contacts avec tous les corps policiers pour pouvoir garantir une intervention rapide et efficace. Pour certains corps policiers, je suis le seul civil à pouvoir travailler directement avec eux.

Vidéotron et les corps policiers, le pire protocole

Lors d’une rencontre téléphonique avec des policiers pour améliorer notre protocole d’intervention, ceux-ci m’ont mentionné que le service de messagerie Hotmail est le plus coopératif pour soutenir leur travail dans l’aide qu’ils peuvent apporter pour soutenir les personnes suicidaires. Quelle ne fût pas ma surprise d’entendre ces policiers me dire que les plus grandes difficultés rencontrées proviennent du service de messagerie de Vidéotron.

Lorsqu’on m’a fait part de cette réalité, j’ai délégué un de mes journalistes, M. François Richard pour parler avec quelqu’un de Vidéotron de cette triste réalité. Chez Vidéotron, on nous assure qu’il collabore avec la police. Possiblement vrai. Cependant, les corps policiers ne semblent pas satisfaits de la diligence et de la facilité de cette collaboration.

Nous avons porté à l’attention des gens de Vidéotron cette réalité. Je ne suis pas convaincu cependant que notre information aille bien loin dans la hiérarchie de Vidéotron. Au cas où notre appel n’aurait pas été pris au sérieux, je me permets d’envoyer dans le cyber espace cette lettre ouverte. En espérant que cela puisse aider à réviser le protocole d’intervention entre Vidéotron et les corps policiers.

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Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056

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Le processus suicidaire, suicide, trucs pour réussir son suicide, vouloir mourir, se suicider

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Extrait du guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires      Dossier  Suicide

La période entre le moment de l’événement déclencheur et le passage à l’acte du suicide peut différer d’un individu à un autre. Pour les adolescents, le processus suicidaire peut processus suicidaire se suicider suicide prévention intervention être très court, soit de quelques heures ou de quelques jours.

Généralement, le processus suicidaire dure de 6 à 8 semaines, et pour les suicidaires chroniques, il peut aussi être assez long; de quelques mois à plusieurs années.

Le début de la crise suicidaire

Au point de départ, la personne en crise vit une situation problématique grave et difficile. Elle n’arrive pas à trouver dans ses ressources personnelles ou communautaires une solution à son problème. Elle éprouve un besoin de fuir la douleur.

L’idée du suicide, comme solution possible, traverse l’esprit de la personne en crise.

L’idéation est momentanée et passagère; la personne y pense rarement, et de façon vague. Il n’y a pas de planification réelle ou, s’il y en a, elle est floue. Cette idée peut très bien disparaître, pour réapparaître un peu plus tard.

Si les choses ne se règlent pas, les idées suicidaires prennent de plus en plus de place; elles reviennent plus souvent, sont présentes plus longtemps, jusqu’à faire pratiquement partie du quotidien.

Quand le suicide prend toute la place

Les idées suicidaires sont alors continues, persistantes et peuvent devenir obsessionnelles. En même temps, ce questionnement intérieur fait peur. La personne se demande si elle n’est pas en train de devenir folle, ce qui augmente sa souffrance. C’est la période de rumination.

À la période de cristallisation, ou la fixation de l’idée suicidaire, la personne en crise considère le suicide comme l’ultime solution à sa souffrance.

La planification du suicide

Lorsque l’état de la personne se détériore à ce point, la planification du suicide s’est précisée; le moyen, la date, le lieu et même l’heure peuvent être fixés. Durant cette période, la personne peut sembler très calme, car elle perçoit la planification de son suicide comme un apaisement, une issue, un répit.

Plus le processus suicidaire avance, plus les autres solutions que le suicide semblent devenir caduques ou désuètes, jusqu’à ne laisser que le suicide comme unique solution pour enrayer la douleur et la souffrance.

La personne suicidaire est ambivalente jusqu’à la fin. La peur de passer à l’acte subsiste jusque dans les derniers moments. Le suicide est réversible jusqu’à la dernière minute. Il n’est jamais trop tard pour intervenir.

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Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.

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Suicide et intervention de crise en France

Suicide et intervention de crise en France

Dossier   Suicide

L’organisme, Le Journal de la Rue, possède 2 sites Internet et plusieurs blogues. Cela permet de faciliter la navigation des Internautes selon leurs besoins et leurs goûts.

Nous avons donc un site artistique et culturel pour le Café-Graffiti. www.cafegraffiti.net. Nous avons le site général de l’organisme et spécifique pour le magazine, www.refletdesociete.com.

Nous gérons plusieurs blogues.

Cela nous amène un trafic différent mais aussi de provenances différentes pour chacun de ces sites et blogues. Les 2 sites Internet génèrent un trafic 100% canadien. Selon les statistiques d’Alexa, le Café-Graffiti se retrouve pour le Canada à la 20 254e place, tandis que le site pour Reflet de Société arrive à la 40 663e place. Seulement à titre de référence pour mieux comprendre ces statistiques, le site de L’actualité génère 63% de trafic canadien et il obtient ainsi la 17455e place pour le Canada.

Ce qui m’a surpris, c’est le trafic généré par les 2 blogues. Le blogue du rédacteur en chef génère un trafic à 56% de France et 11% provenant du Canada. Celui de la revue en a 39% de France et 18% du Canada. En France, ces blogues arrivent en 104 929e place et 95 719e place. Celui de L’actualité arrivant à la 132 221e place.

Quels sont les textes qui génèrent un si grand trafic provenant de la France? Les textes sur le suicide. En plus de générer beaucoup de visites, les textes reliés au suicide génèrent beaucoup de commentaires, surtout provenant de gens habitant la France.

Lors de ma tournée de conférence en France en avril dernier, j’avais remarqué que le suicide est une problématique ou les intervenants n’osent pas prendre leur place, ne laissant que les services spécialisés telle la psychiatrie intervenir. Malgré l’expérience de plusieurs, lorsque j’ai donné une formation sur l’intervention auprès de personnes suicidaires, pour plusieurs des intervenants français, c’était une révélation d’apprendre qu’ils pouvaient et qu’ils se devaient d’intervenir.

À partir des commentaires reçus d’Internautes français vivant des difficultés, j’ai eu l’occasion d’établir une relation thérapeutique par mail. Le manque de ressources pouvant intervenir en France est flagrant et évident. Cela isole encore plus les personnes en crise.

Le Québec demeure encore un endroit privilégié pour ses ressources communautaires et son implication auprès des personnes plus démunies, que ce soit physiquement, financièrement ou émotivement.

Ressources:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.

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apres-la-pluie-le-beau-temps-recueil-de-textes-a-mediter-croissance-personnelle Après la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre est disponible au coût de 9,95$.

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Le suicide, les armes à feu et le coroner Michel Ferland

Le suicide, les armes à feu et le coroner Michel Ferland 

Dossier  SuicideJournal de Montréal

Dans le Journal de Montréal du 12 février dernier, nous pouvons y lire les recommandations du coroner Michel Ferland: « Nous sommes d’avis qu’une personne détentrice d’armes à feu qui manifeste des idéations suicidaires sérieuses devrait se voir interdire la possession à tout jamais d’arme à feu. » Il demande au au ministre québécois de la Sécurité publique de s’entendre avec son homologue fédéral « pour trouver une solution afin d’interdire la remise des armes à feu à un détenteur » qui a déjà pensé à se suicider.

Dans l’histoire du meurtre suivi d’un suicide que le coroner Ferland avait à étudier, il conclut que le suicidaire avait une santé mentale trop instable pour posséder des armes.

Je demeure bouche bée devant de telles conclusions. Il y a un manque complet de compréhension du processus suicidaire et le coroner Ferland tente de régler un problème complexe avec une solution simpliste.

Imaginez un policier qui fait une dépression et qui commence à penser au suicide. Une telle loi va-t-elle l’aider à demander de l’aide? Sûrement pas. S’il se dénonce comme étant suicidaire, il va perdre le droit de porter une arme, donc son emploi.

Suite à une crise suicidaire, aussi intense soit-elle, la résolution de la crise peut prendre différente finalité. Elle peut-être positive, c’est-à-dire que la personne en sort grandi et plus forte. Elle peut-être neutre, c’est-à-dire que la personne en sort dans le même état qu’elle était avant la crise. Elle peut-être négative, c’est-à-dire qu’elle en ressort affaibli et plus vulnérable.

Ce qui est important, c’est d’offrir suffisamment de ressources et de soutien pour que la personne suicidaire puisse en arriver à grandir dans cette épreuve et devenir plus forte qu’elle était avant la crise. Avec une bonne intervention, cela est possible. On ne peut étiquetter une personne qui a vécu une période suicidaire pour le restant de ses jours sans en connaître son cheminement, son droit à revenir à une vie normale.

Un tel jugement pourrait s’appliquer non seulement aux personnes suicidaires, mais à toutes personnes ayant vécu des difficultés dans une période de sa vie. Avec le même raisonnement, devrait-on dire que toutes les personnes ayant des troubles d’alcoolisme, de toxicomanie, de gambling ou autres, sont des personnes finies pour le restant de leur jour et qu’elles ne sont plus aptes à posséder une arme ou à conduire leurs véhicules…

Si on commence à stigmatiser une personne qui a vécu des difficultés il faudra enlever des droits à des centaines de milliers de citoyens aujourd’hui bien rétabli de leur crise. Peut-on affirmer qu’aucun policier, médecin, politicien, enseignant ou autre n’a eu des idéations suicidaires ou d’autres problèmes qui pourraient justifier de lui enlever ses droits et privilèges à vie?

Un tel jugement est une sentence à vie que l’on veut imposer à des citoyens qui ont besoin de soutien. Dans ces recommandations du coroner Ferland, il mentionne que la personne avait une santé mentale instable. Il est vrai qu’une personne qui a une santé mentale instable ne devrait pas avoir accès à une arme à feu. Mais ce n’est pas parce que nous sommes suicidaire que nous avons des problèmes de santé mentale à vie.

Si M. Ferland veut être cohérent avec ce qu’il dit, qu’il enlève le permis de conduire à vie à toute personne qui a eu un problème d’alcool. Selon son raisonnement, même si ces personnes règlent leur problème et sont abstinentes, elles demeurent des dangers et des risques publics. S’il veut se rendre jusque-là, qu’il n’oublie pas d’enlever les privilèges à tout le monde, incluant des premiers ministres que nous avons eu et qui ont eu des problèmes d’alcool.

M. Ferland aurait dû dénoncer le manque de suivi et de ressources que nous offrons aux personnes suicidaires. J’ai vu trop souvent des jeunes entrer à l’hôpital pour une tentative de suicide et en ressortir 24 heures après avec un rendez-vous avec un psychiatre dans 6 mois. Sachant que les risques sont élevés d’une deuxième tentative de suicide dans les semaines qui suivent la première, cela est une négligence qui se doit d’être dénoncé.

Si dans le cas qui nous concerne il y avait eu un suivi digne de ce nom, les événements se seraient déroulés différemment.

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La Suisse: Stop Suicide

Autres textes sur le Suicide:

https://raymondviger.wordpress.com/2007/02/12/michel-sheenan-daniel-pinard-guy-a-lepage-et-le-suicide-a-tout-le-monde-en-parle/

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Le suicide et les médias

Le suicide et les médias

Raymond Viger Dossiers  Suicide, Médias et publicationJournal de Montréal

Il y a presque 15 ans avec les intervenants auprès de personnes suicidaires, nous déposions des recommandations sur la façon de traiter le suicide dans les médias. Nous avions remarqué qu’à chaque fois qu’un média traitait du suicide avec sensationnalisme, le nombre de suicide augmentait drastiquement dans les jours qui suivaient.

À plusieurs occasions, j’ai envoyé des communiqués aux médias sur cette triste réalité. À chaque fois que j’en ai eu l’occasion, j’en ai discuté avec des journalistes. À l’occasion, j’ai eu des réponses défensives telles que: «On a une job à faire, il faut la faire. Notre rôle n’est pas d’être des intervenants».

Trois suicides viennent d’être couvert par le Journal de Montréal. Le traitement fait par Jean-François Coderre a été respectueux de la sévérité de cette réalité. Plusieurs références ont été donné. Les signes avant-coureurs ont été présenté. Le traitement de la nouvelle a trouvé son équilibre entre le travail journalistique et celui d’être un citoyen respectueux du deuil d’autrui.

Je suis content de voir que la vision du journalisme a changé depuis 15 ans. Une plus grande ouverture d’esprit et une sensibilité vis-à-vis la présentation d’une nouvelle qui peut en bouleverser plus d’un. Franco Nuovo le 31 août et Lise Payette le 1er septembre ont utilisé leur chronique respective pour parler de ce que ces suicides leur faisaient vivre. De très belles chroniques pour soutenir le reportage sur ces suicides. Des chroniques humanistes et touchantes.

Félicitations à vous tous pour cette présentation. Un bon journalisme n’est pas nécessairement étranger à la sensibilité.

https://raymondviger.wordpress.com/2006/08/16/le-journal-de-montreal-les-armes-et-lexageration-ehontee/

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