La disparition des tramways

L’élimination du tramway

Raymond Viger Dossiers Environnement et Société

À partir de 1922, l’objectif est de remplacer les tramways électriques par des autobus à essence, puis, en discréditant le transport en commun, de vendre des automobiles comme étant le moyen d’assurer de bons déplacements dans les centres urbains.

Les États-Unis comptaient 1200 sociétés de transport par tramway avec 44 000 kilomètres de voies, employaient 300 000 travailleurss et transportaient 14 milliards de passagers par année.

L’achat et le démantèlement des petites sociétés de tramway ne pose pas de problème pour GM. Les grands réseaux, tels la New York Railway ou la Los Angeles’ Pacific Electric étaient plus difficile. Et sans eux, la stratégie était vouée à l’échec.

Pour y arriver, GM découvre que les propriétaires de ces réseaux, les sociétés productrices d’énergie électrique, se servent de leurs sociétés de tramway, peu rentables, pour compenser les profits générés par la vente d’énergie et ainsi ne pas payer d’impôt.

Au début des années 1930, GM dénonce cette pratique en montrant les pertes fiscales pour l’État. Le Congrès adopte alors une loi interdisant aux compagnies énergétique d’être propriétaires de sociétés de tramways. Cela ne leur laissa pas d’autres choix que d’accepter de vendre à GM. En 18 mois, les 150 km de voies du tramway de Manhattan sont démantelés. C’est la fin du réseau new-yorkais.

Pour camoufler ses acquisitions et les démantèlements en série des réseaux, GM fonde en 1936 une société écran, la National City Lines (NCL). Pour brouiller ses détracteurs, la NCL avait créé de nombreuses autres entreprises dont chacune prenait charge d’une partie du territoire américain. Une alliance est créée avec la société pétrolière Standard Oil et le fabricant de pneux Firestone.

Résultat, plus d’une centaine de réseaux de tramway dans une soixantaine de villes ont disparus. Pour ces gestes antisociaux, en avril 1949, un jury fédéral déclare coupable GM d’avoir comploté avec Standard Oil et Firestone Tire. Ils héritent d’une amende ridicule de 5000 $ US. Le trésorier de GM est aussi reconnu coupable et reçoit une amende d’un dollar !?!

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Roman humoristique et éducatif sur la sexualité

Vanessa, Voyages dans les Caraïbes

roman sexualité humour éducation sexuelle sexe livreRoman qui est un outil de discussion, de réflexion dans le respect sans être moralisateur. L’humour est une approche attrayant et aide à dédramatiser les situations.

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L’université, du Moyen Âge à aujourd’hui

« Que sont mes amis devenus… »

Université et traditions médiévales

Il n’est peut-être pas surprenant de constater la popularité du médiéval chez les étudiants, puisque la tradition universitaire (y compris son poids social et l’importance de ses manifestations) remonte en grande partie au Moyen Âge.

Normand Charest – chronique Valeurs de société – Dossier Éducation

débats société réflexions sociales communauté

Rive Gauche au 13e siècle

Ainsi, la Rive Gauche de Paris était déjà dominée par la vie étudiante dès le 13e siècle, et son université offrait un « baccalauréat ès arts », un terme qui a été conservé par les universités de langue française jusqu’à nos jours.

La population étudiante de la Rive Gauche provenait de différents pays européens et ne parlait pas forcément français. En fait, tous les cours étaient donnés en latin à cette époque (la langue du savoir, la langue de la science), et le latin était devenu la langue commune de ces étudiants : d’où le nom Quartier Latin que l’on donnait à ce coin de Paris (et qui a été repris à Montréal, à partir de 1876, pour désigner un quartier étudiant et littéraire, autour de la rue Saint-Denis).

Église Saint-Julien-le-Pauvre, premier siège des assemblées de l'ancienne université de Paris

Église Saint-Julien-le-Pauvre, premier siège des assemblées de l’ancienne université de Paris

La population étudiante dominait la Rive Gauche de Paris, et elle avait une grande influence économique sur la vie de ce quartier. Consciente de son pouvoir et de son nombre, elle y faisait un peu la loi. Les nombreuses grèves (et les beuveries) menaient à des affrontements entre les étudiants et les forces de l’ordre.

Que sont mes amis devenus

En littérature française, les poètes Rutebeuf (1230-1285), lui-même du 13e siècle, et Villon (1431-1463) du 15e, sont de bons représentants de cet esprit estudiantin irrévérencieux. De Villon, on se rappellera la Ballade des pendus (« Frères humains qui après nous vivez, / N’ayez les cœurs contre nous endurcis… ») et de Rutebeuf, sa complainte tirée des Poèmes de l’infortune, adaptée et mise en musique par Léo Ferré sous le titre Pauvre Rutebeuf :

villon université poésie moyen-âge

Villon

Que sont mes amis devenus

Que j’avais de si près tenus

Et tant aimés

Ils ont été trop clairsemés

Je crois le vent les a ôtés

L’amour est morte

Ce sont amis que vent me porte

Et il ventait devant ma porte
Les emporta
Avec le temps qu’arbre défeuille

Quand il ne reste en branche feuille

Qui n’aille à terre

Avec pauvreté qui m’atterre

Qui de partout me fait la guerre

Au temps d’hiver

Ne convient pas que vous raconte

Comment je me suis mis à honte
En quelle manière
Que sont mes amis devenus

Que j’avais de si près tenus
Et tant aimés

Ils ont été trop clairsemés

Je crois le vent les a ôtés

L’amour est morte
Le mal ne sait pas seul venir

Tout ce qui m’était à venir

M’est advenu
Pauvre sens et pauvre mémoire

M’a Dieu donné, le roi de gloire

Et pauvre rente

Et droit au cul quand bise vente

Le vent me vient, le vent m’évente

L’amour est morte

Ce sont amis que vent emporte

Et il ventait devant ma porte

Les emporta.

Pas de gratuité au 13e siècle

À Paris au 13e siècle, du temps de Rutebeuf, on entrait à l’université vers l’âge de 14 ans et il fallait 8 années d’études pour obtenir son baccalauréat ès arts. Avec une autre année, on pouvait obtenir une maîtrise, ce qui permettait d’enseigner. Toutefois, pour compléter un doctorat (en droit, médecine, philosophie ou théologie), il fallait ajouter 12 autres années d’études.

Tout cela coûtait très cher, et on comprend que seules les familles riches et nobles pouvaient se permettre d’envoyer leurs fils à l’université. Il y avait cependant des bourses qui permettaient à des jeunes gens talentueux des classes populaires d’accéder aux études supérieures. Ces bourses étaient payées par des nobles qui voulaient encourager les talents locaux, ou par le clergé.

Nous étions donc encore loin, au Moyen Âge, de l’université populaire gratuite et accessible à tous, mais le côté festif et contestataire des étudiants était déjà une réalité bien présente.

______________

Sources des informations : Thomas Cahill, Mysteries of the Middle Ages, Anchor Books, New York, 2008 ; le Web et une anthologie de poésie.

Autres textes sur  Éducation

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Peinture, culture et bicyclette à Longueuil

Eugénia Reznik

Exposition de peinture à la Maison de la Culture de Longueuil

Normand Charest – chronique Valeurs de société – Dossier Culture

Culture et bicyclette

reflet societe social reflexions sociales debatsLa Maison de la Culture de Longueuil est située dans l’ancien hôtel de ville, rue Saint-Charles. On trouve même, à deux pas, une station de Bixi. Dans Le Devoir de ce matin (le 28 mai 2013), on peut lire que les Bixi montréalais ont maintenant fait des petits à New York sous le nom de Citi Bikes.

Un autre success-story québécois ? Il faut bien souligner les bonnes choses, les bons coups et ce qui va bien. On sait déjà bien assez ce qui ne va pas sur les routes, dans les aqueducs et dans les enveloppes brunes qui poussent comme des pissenlits.

La Maison de la Culture présente en ce moment, du 16 avril au 30 juin, les toiles d’Eugénia Reznik, une artiste peintre d’origine juive ukrainienne qui habite Longueuil.

Des toiles abstraites ?

L’exposition se nomme Récits des racines. J’évite le dépliant un peu savant qui parle d’œuvres «installatives» et j’écoute plutôt ce que les œuvres ont à me dire, sans autres commentaires. Il s’agit souvent de toiles brutes, non encadrées et suspendues, sur lesquelles on peut voir des plis et des défauts divers qui ajoutent à la texture brute de l’ensemble.

Le noir et le blanc dominent la plupart des œuvres. En plus des «toiles pliées» (comme l’indiquent certains titres), on en trouve aussi qui sont encadrées, tandis d’autres tableaux sont peints sur bois. À première vue, les toiles semblent abstraites. Sauf pour le triptyque Alesha i Genia représentant deux enfants, qui est l’œuvre la plus intéressante, à mon avis.

Une partie du triptyque «Alesha i Genia» art culture maison longueuil

Une partie du triptyque «Alesha i Genia»

En regardant les titres, on s’aperçoit cependant qu’il y a des paysages ainsi qu’une série de robes et de manteaux. Mais toutes les formes ne semblent être que des prétextes pour explorer les tracés et les textures.

Avons-nous épuisé l’abstraction ? Je ne crois pas. Ou alors, on l’aborde différemment. Premièrement, l’abstraction ne choque plus comme autrefois, puisque cela fait déjà près d’un siècle qu’on l’utilise. Deuxièmement, l’abstraction et la figuration se confondent librement depuis longtemps, surtout dans les paysages. Il n’y a donc plus de surprise de ce côté-là.

Un art inaccessible ?

Mais les beaux-arts semblent souvent éloignés du grand public. L’approche savante, les termes compliqués (comme les «œuvres installatives») ou le besoin de se distinguer en choquant n’ont pas aidé la situation. L’intérêt de l’art réside dans le plaisir de la découverte, qui n’a rien à voir avec les termes savants qu’on peut lui appliquer par la suite. Les longues études théoriques n’ont rien à voir avec l’art. D’ailleurs, le même plaisir peut animer autant les artistes professionnels que les peintres des rues. Et on peut le constater dans certaines œuvres exposées au Café Graffiti.

Les images doivent pouvoir nous parler sans paroles, sans explications, sinon il leur manque quelque chose. Il y a des éléments intéressants dans cette exposition et le site Web de l’artiste permet d’en découvrir d’autres, des toiles parfois plus colorées et joyeuses. Eugénia Reznik s’est aussi impliquée dans les écoles, à propos des gangs de rue et de la violence chez les jeunes.

Autres textes sur Culture

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Élections américaines: Mitt Romney et la tempête

Mitt Romney, la tempête et l’indécence de certains arguments économiques

«Je ne suis pas là pour sauver la planète»

Durant la campagne électorale américaine, Mitt Romney se pose en pragmatique, à la manière purement républicaine. L’important, c’est de créer des emplois, dit-il, le reste va se régler de lui-même, sans intervention de l’État.

Normand Charest – chronique Valeurs de société, dossiers EnvironnementÉconomie, Politique

reflet de société débats sociaux reflexions socialesDans ce genre de discours, Romney s’accroche au « rêve américain » qui pourtant n’a jamais fonctionné pour tous. Durant les belles années de l’après-guerre, on traitait encore les Noirs de manière terrible dans le sud des États-Unis, est-il nécessaire de le rappeler ? C’était aussi les années de la commission Hoover et de la chasse aux communistes. Pendant que certains rêvaient, d’autres vivaient un cauchemar.

Donc, selon Romney, le salut serait dans l’entreprise privée ? Certainement pour ceux qui, comme lui, sont au sommet de l’échelle économique, mais beaucoup moins pour ceux qui rament durement pour arriver.

« Je ne suis pas là pour sauver la planète »

Mais heureusement pour nous, Romney a le don de se tirer dans le pied sans qu’on l’aide. En parlant, par exemple, des 47 % de la population qui est à la charge de l’État. Et, plus récemment, lorsqu’il ridiculisait les préoccupations écologiques ainsi :

I’m not in this race to slow the rise of the oceans or to heal the planet. I’m in this race to help the American people.

Est-il vraiment nécessaire de souligner le grotesque de cette remarque ? Son but n’est pas de ralentir la montée des eaux ou de guérir la planète, mais seulement d’aider les Américains. En balayant du revers de la main toute la planète et le reste de l’humanité.

Mais comment pourrait-il les aider, lorsque la mer paralyse le métro et lorsque tout s’arrête dans le noir ? Le New York Times s’amuse à ses dépens, dans son éditorial du 29 octobre 2012 intitulé « A Big Storm Requires Big Government ». Sans les bureaucrates dont Romney voudrait se débarrasser, qui s’occuperait de la gestion des secours ? demande justement le journal.

Et sans prendre au sérieux les problèmes environnementaux actuels, comment peut-on penser à une économie et à une paix sociale durables ? Non vraiment, derrière l’apparent pragmatisme se cache ici, en réalité, une ignorance et une recherche égocentrique de pouvoir et de privilège.

L’indécence de certains arguments économiques

storm tempête américaine sandy usa new yorkEt puis on parle déjà de la reconstruction après le séisme qui relancera l’économie. Comme on parlait autrefois des guerres qui faisaient rouler l’économie. Ne ressent-on pas une honte profonde, en entendant de tels propos ? Voyez l’image des charognards qui se nourrissent de la souffrance des autres. Une telle vision du monde donne la nausée.

Les guerres bonnes pour l’économie ? Les soldats qui meurent dans les tranchées, la population sous les bombardements. Ceux qui soignent les blessés, ceux qui ramassent les morceaux éparpillés de chair, pourraient-ils parler aussi facilement de la valeur économique des catastrophes et des guerres ?

Il y a là une indécence difficile à concevoir et à excuser, du point de vue éthique ou moral.

Une économie qui repose sur le malheur des autres, sur la surconsommation et les plaisirs superficiels est forcément fausse, pour ne pas dire immorale. Elle est d’ailleurs toujours sur le bord de la crise.

Redéfinir le bonheur ?

Comment définir le bonheur, ou au moins la « qualité de la vie » ? Au départ, la nature est belle. Ses paysages nous réconfortent, et ce n’est pas pour rien qu’on l’a appelée Mère Terre. Elle nous offre de l’eau pure et de l’air pur.

Ou plutôt, « nous offrait », parce que nous avons détruit tout cela au nom de l’économie et de la surconsommation qui lui est nécessaire. Résultat : nous travaillons dans des usines grises ou des bureaux beiges, plutôt que sous le soleil.

Et pendant nos temps libres, lorsqu’il en reste, nous bravons les puants bouchons de circulation pour retrouver quelques arbres. Le sol est couvert d’asphalte, autour des centres commerciaux et des zones industrielles, là où se trouvaient, hier à peine, des pâturages et des terres, des canards et des hérons.

Retrouver des valeurs durables

Sérieusement, qui veut d’un tel monde dans lequel la beauté, la culture et le bonheur calme disparaissent au nom du pragmatisme ? Tout y est pesé en ne tenant compte que de la valeur financière, et le reste est rejeté. Une telle vie n’a aucun sens.

Mais la vie véritable est bien loin de tout cela. Elle est basée sur des valeurs plus profondes et durables : des valeurs éthiques, morales, incluant de l’entraide, du partage, de la confiance, de la compassion, de l’amour. La vie réelle implique toutes ces choses. La vie réelle qui « vaut la peine d’être vécue ».

Malgré les discours de ceux qui se prétendent plus avisés, nous devons garder le cap et conserver nos valeurs, autant sociales que spirituelles, sans lesquelles l’humanité ne pourrait pas survivre.

Article cité du New York Times, « A Big Storm Requires Big Government ».

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Occupation double en prison

Livre de Colin McGregor LOVE in 3D

Présentation en français de LOVE in 3D

Prisons canadiennes VS prisons américaines

Quand les prisons sont pleines

Des études démontrent que si un jeune de 18 ans, arrêté pour agression, sort de prison à l’âge de 22 ans, ses risques de récidives ne sont pas plus grandes que pour une autre personne dans la population en général. La société y gagne en dépensant moins pour garder des prisonniers. Le système américain, lui, règle ce problème en ne laissant jamais ses jeunes sortir de prison.

Colin McGregor, prison de Cowansville. Dossiers Chroniques d’un prisonnier , Criminalité  , Religion et spiritualité 

prison-prisonnier-etablissement-carceral-systeme-penitencier-toleLa nuit, j’aime m’étendre sur le lit de fer de ma cellule. Je ferme les yeux et j’écoute la radio. J’écoute des émissions américaines, à des kilomètres de moi: du Vermont, de Detroit, de Buffalo, de New York et, certaines nuits, de Chicago. J’ai brisé plus d’une paire d’écouteurs en me retournant sur mon oreiller alors que je m’endormais au son de discussions sur la politique à Washington, du baseball ou des ovnis.

Le Christ à Cowansville

En 2004, un prêtre catholique renégat, Andrew Wingate, qui se décrit comme un mystique possédant un site Internet suivi par des millions de fidèles, donnait une entrevue à la radio. Il annonçait une nouvelle incroyable. Il proclamait que le Christ revenait sur terre, que le Sauveur apparaîtrait à Cowansville, au Québec, vers le 15 septembre de la même année. J’écoutais fébrilement.

À ce moment, j’ai fait le tour de mon unité pour trouver le fameux candidat. Après tout, la première fois qu’il est venu sur terre, Jésus a été condamné. Il est parti comme un criminel. Peut-être qu’à son retour, il reviendrait sous les habits d’un prisonnier. Au bout du couloir, il y avait un gentilhomme qui cuisinait parfois des biscuits. Il en donnait aux autres prisonniers gratuitement. Mais ses biscuits étaient faits avec de la pâte à biscuit. Pas avec de la mie ou du poisson. J’ai arrêté de chercher.

Personne n’a remarqué de Messie à la prison en 2004. Et le pape n’a pas été enlevé, une autre prédiction d’Andrew Wingate. Mais si les Américains s’attendent à ce que Jésus débarque dans une prison, ils n’ont pas besoin de chercher si loin. Aujourd’hui, un Américain sur 100 est derrière les barreaux. Si on ajoute ceux qui sont en probation ou sous conditions, pas moins  d’un adulte sur 31 est sous supervision correctionnelle aux États-Unis.

Prisons américaines

Notre prison n’est qu’à quelques kilomètres du Vermont. Puisqu’il semble que notre système pénal se rapproche de celui des Américains, il serait utile de comprendre comment le système carcéral fonctionne au sud de notre frontière.

temoignage-prisonnier-prison-systeme-carceral-penitencierOn recense plus de 4000 crimes fédéraux aux États-Unis par année.  Dans l’État de la Californie seulement, 3700 détenus purgent des peines à vie pour des crimes qui ne sont pas violents ou sérieux. C’est plus que le nombre de prisonniers condamnés à perpétuité que compte le Canada. En Alabama, Jerald Sanders restera derrière les barreaux toute sa vie pour avoir volé une bicyclette. Un fleuriste du Texas a été emprisonné pour avoir possédé des orchidées sans avoir obtenu le permis approprié. Des Américains sont en prison pour avoir empaqueté des queues de homard dans un sac plutôt que dans une boîte. C’est une place merveilleuse pour travailler, en prison. On ne perd jamais son emploi!

Risques de récidives

Des études démontrent que si un jeune de 18 ans, arrêté pour agression, sort de prison à l’âge de 22 ans, ses risques de récidives ne sont pas plus grandes que pour une autre personne dans la population en général. La société y gagne en dépensant moins pour garder des prisonniers. Le système américain, lui, règle ce problème en ne laissant jamais ses jeunes sortir de prison.

Des économistes disent que la société peut dépenser son argent dans la coercition ou dans les services sociaux. C’est un choix. La façon de combattre le crime, bien sûr, est d’investir en éducation, en santé et en sécurité sociale. Le désespoir et la faim peuvent être des moteurs qui appellent à des comportements extrêmes. En étant nourris et éduqués, les gens seront moins portés à voler ou à devenir violents.

C’est facile de critiquer les Américains de ne pas dépenser d’argent pour arrêter le crime avant qu’il ne soit commis. Mais ils ne peuvent tout simplement pas. Selon la Constitution, la sécurité sociale, l’éducation et la santé tombent sous la responsabilité de chaque État. Ici, ce sont des domaines de juridiction provinciale. Quand le Québec a besoin de plus d’argent, il peut emprunter ou faire un déficit. On est très bon pour ça! Mais 49 des 50 États américains ne sont pas autorisés à être déficitaires selon leur constitution (chaque État a sa propre constitution). Quand on entend que la Californie a un manque à gagner de 30 milliards, leur gouverneur doit trouver l’argent aussitôt ou fermer boutique. Ils ne peuvent pas augmenter l’assistance sociale même s’ils le désirent. Seul le petit Vermont, tout près de Cowansville, peut être en déficit. Peut-être est-ce la raison pour laquelle le Vermont est paisible et gai, l’État hippie. Le reste des États-Unis doit construire des prisons. C’est la loi.

Occupation double en prison

Ma prison enfle et s’agrandit. Ils vont entasser deux hommes dans la même cellule de 7 X 10 pieds, meublée avec deux lits superposés, une toilette et un lavabo. Ils construisent de nouvelles unités pour rajouter des cellules. Les gens qui travaillent ici nous demandent toujours de regarder le côté positif des choses. Voici un avantage: je suis très seul, peut-être qu’ils vont m’emmener un pêcheur de homard ou un fleuriste qui fait pousser des orchidées avec qui je pourrais échanger! Un jour, tous les pauvres seront en prison. Et nous pourrons alors regarder Occupation Double tous ensemble à partir de nos cellules à lits superposés. Je ne me sentirai plus seul.

autres textes de Chroniques d’un prisonnier

Les livres de Colin McGregor

Journaliste dans divers médias à travers le pays; Halifax Daily NewsMontreal Daily NewsFinancial Post et rédacteur en chef du Montreal Downtowner. Aujourd’hui, chroniqueur à Reflet de Société, critique littéraire à l’Anglican Montreal, traducteur et auteur aux Éditions TNT et rédacteur en chef du magazine The Social Eyes.

Parmi ses célèbres articles, il y eut celui dénonçant l’inconstitutionnalité de la loi anti-prostitution de Nouvelle-Écosse en 1986 et qui amena le gouvernement à faire marche arrière. Ou encore en Nouvelle-Écosse, l’utilisation répétée des mêmes cercueils par les services funéraires; scoop qui le propulsa sur la scène nationale des journalistes canadiens.

love-in-3dLove in 3D.

Enjoy our tale of the quest, the human thirst, to find light from within the darkness.

This is a tale for everyone, young and old, prisoner and free.

Love in 3D. Une traduction de L’Amour en 3 Dimensions.

teammate roman livre book colin mcgregorTeammates

Three teenage friends on a college rugby team in the shrinking community of English Montreal – three friends each facing wildly different fates.

This is the story of Bill Putnam, whose downward trajectory we first begin to trace in the late 1970s, and his friends Rudy and Max.

Teammates, their paths will cross in ways they never dreamt of in the happier days of their youth.

quebec-suicide-prevention-handbook-anglais-intervention-crise-suicidaireQuebec Suicide Prevention Handbook

Le suicide dérange. Le suicide touche trop de gens. Comment définir le suicide? Quel est l’ampleur du suicide? Quels sont les éléments déclencheurs du suicide? Quels sont les signes avant-coureurs? Comment intervenir auprès d’une personne suicidaire? Comment survivre au suicide d’un proche?…

Ce guide est écrit avec simplicité pour que tout le monde puisse s’y retrouver et démystifier ce fléau social. En français. En anglais.

social-eyes-web Magazine The Social Eyes

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Manifestation artistique pacifique anti terroriste; hommage à nos héros

Bistro le Ste Cath, restaurant socialement engagé dans Hochelaga-Maisonneuve

Manifestation artistique anti terroriste

Du 5 au 11 septembre 2011 à la Galerie Point rouge l’artiste international Arpi présente SiMPLE, un événement pacifique anti terroriste. Un hommage à nos héros que l’on croisent à tous les jours.

Raymond Viger   Dossiers Graffiti, Hip-Hop, Culture

arpi-artiste-anti-terroriste-vernissage-art-urbain-muraliste

Performance artistique et démo anti terroriste, peinture en direct, projection multimédia, lancement du site web arpivision, manif love-activisme, vernissage, peintures, photos et installation.

arpi-designer-urbain-muraliste-art-muralesLe 11 septembre 2010, Arpi nous conviait à l’événement toute pacifique antiTERRORISTE. Cette année, il prend d’assaut la rentrée du 5 au 11 septembre avec SiMPLE: bombes, divertissements et installations.

Ceux qui prétendent combattre le terrorisme avec des guns et des bombes mentent gravement. Pour moi, c’est SiMPLE. En oppressant, on ne fait qu’encourager l’oppression. En aimant, on encourage et cultive l’amour. Je suis heureux et fier de réaliser que je suis entouré, ici comme ailleurs, de super héros antiterroristes. En effet, où bon mes pieds me mènent, je vois des gens qui aiment partager; bouffe, idées, culture…Partout dans le monde, les gens aiment se retrouver avec leurs pairs, jouer de la musique, danser, rire, manger, boire, faire l’amour. Cependant, on associe rarement ces gestes à un combat contre le mal… ce qui en fait tout sa force. J’encourage chacun à cultiver le positif dans sa vie plutôt que de chercher à éliminer le négatif dans la vie des autres.Je souhaite rendre hommage à tous les héros que l’on tient pour acquis, surtout celui en nous. Pour toutes les bonnes bouffes maison, toutes les plantes arrosées, les portes tenues ouvertes, les places cédées, les calins, les chats et les chiens faisant de l’embonpoint et surtout, les marches autour de son quartier.

Vernissage, jeudi le 8 septembre dès 5:00 heures à la Galerie Point Rouge

2471 Notre-Dame Ouest. Près métro Lionel-Groulx (514) 586-0554.

Mercredi et samedi de 12 à 17 hres. Jeudi et vendredi de 12 à 19 hres.

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Le Planétarium déménage, le Café-Graffiti emménage

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Service de cartes Desjardins

Le mural Jean Talon

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Muraliste et designer d’intérieur

Un muraliste, des canettes aérosol et Omer de Serres

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Yann Perreau et la littérature

Chronique de livres

Les coups de cœur de Yann Perreau

Yann Perreau, auteur-compositeur-interprète, “habite” avec les auteurs qui l’ont influencé. Tels des fantômes, ils rôdent continuellement autour de lui. “Tous les écrivains que j’ai lus font partie de mon monde, de mes influences. Ils sont ce que j’ai glané comme perspective, ils m’ont aidé à forger mes rêves et mes ambitions.”

Marie-Claude Marsolais   Dossier Culture

Certains livres l’ont particulièrement influencé sur le plan spirituel. Dès l’âge de 10 ans, il recevait de sa mère Illusion. Le messie récalcitrant, de Richard Bach.

C’est une forme d’initiation à la spiritualité. C’est une introduction au principe d’écoute de soi, de sa puissance et de sa richesse intérieure.

Au fil de ses lectures, Yann Perreau a découvert ce qu’il qualifie de “véritable bible personnelle”. Le prophète, de Khalil Gibran, a été pour lui une révélation.

C’est comme un guide spirituel. Je l’apprécie, car il ne dit pas quoi faire, mais suggère plutôt des pistes. C’est au lecteur de les appliquer et d’interpréter les enseignements à sa façon. En plus, c’est une très belle histoire, simple et sans lourdeur.

La première lecture du Prophète par Yann Perreau remonte au début de sa vingtaine. De son propre aveu, le jeune homme de 30 ans l’a revisité récemment.

J’ai découvert d’autres enseignements que je n’avais pas compris la première fois. C’est un livre qui vieillit bien et qui se renouvelle toujours. Gibran puise dans des préceptes universels et intemporels.

Si tous les auteurs qu’il a lus inspirent l’artiste qu’est Yann Perreau, certains teintent également le mode de vie du chanteur. Jack Kerouac et son roman Sur la route en est un exemple.

Jack Kerouac a un coté très sauvage, enfant terrible. Il est très rock ’n’ roll. J’aime la nuit et la musique. Lui était amoureux du jazz et de la poésie. Mais, plus que tout, Sur la route a été la bougie d’allumage de mon premier roadtrip.

À l’instar de Kerouac et du héros de son livre, Yann Perreau a traversé les États-Unis. Si Kerouac est parti de New York, Perreau, lui, est parti de Montréal. Les deux ont débarqué à San Francisco. À 22 ans, avec moins de 400$ en poche, son sac sur le dos, il a vagabondé pendant 2 mois.

Tout au long de mon voyage, j’ai tenu un journal de bord. Un jour, j’aimerais écrire un roman comme l’a fait Kerouac.

Yann Perreau accorde également beaucoup d’importance à Jacques Prévert, un autre auteur qui fait partie de ses fantômes littéraires. Il a particulièrement craqué pour le recueil de poésie Paroles, qu’il a découvert lors de ses ateliers de théâtre dans la troupe de Pol Pelletier. Une professeure donnait des exercices de diction à même les poèmes de Prévert.

Cet auteur prolétarien était très engagé et écrivait pour le peuple. Il était aussi considéré comme un intello. Il a su marier ses deux forces avec finesse, simplicité et humour.

Yann Perreau, qui écrit lui-même ses chansons, avoue avoir énormément appris des œuvres du célèbre poète français.

C’est un homme qui créait des images très fortes avec ses mots. Quand tu le lis, tu sens l’odeur du café, tu entends les enfants jouer dans le parc. Il m’a beaucoup aidé. Je me suis aperçu qu’on n’avait pas besoin d’écrire 25 pages pour imbiber quelqu’un d’un sentiment. Il a su écrire à la fois avec son esprit et avec son cœur.

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