Consommation de pot

Consommation de pot

Dossier alcool, drogue et toxicomanie.

En tant qu’intervenant, j’ai eu l’occasion d’accompagner plusieurs personnes toxicomanes. Aujourd’hui je veux vous partager quelques constats concernant les arrêts de consommation que j’ai pu observer.

On parle ici de jeunes de 16 à 30 ans. Certains ont consommé du pot pendant plusieurs années, pouvant aller jusqu’à 15 ans de consommation continue. Des jeunes devenus irresponsables, voleurs, menteurs, incapables de respecter un rendez-vous ou un engagement, un lever du corps à des heures aléatoires, des promesses, toujours des promesses, mais sans résultat concret, une mémoire de quelques minutes, incapables de planifier plus de 5 minutes à la fois…

En espérant que vous n’avez pas reconnu trop de monde de votre entourage. Certains de ces jeunes ont dû passer par un centre de thérapie pour en arriver à reprendre le contrôle de leur vie. D’autres ont dû faire plusieurs thérapies avant d’en arriver à une victoire.

Finalement, il y a ceux qui ont arrêté, tout simplement parce qu’ils n’en pouvaient plus de se voir consommer et d’être des légumes permanents. Des arrêts de consommation sans aucune thérapie, à froid, motivé par une” écoeurantite” aigue de leur mode de vie. Leur motivation: “Je ne veux plus retourner de là d’ou je viens”.

En peu de temps, moins d’une semaine, ces jeunes se cherchent un emploi, se font un plan d’action, deviennent sérieux et responsables! Ils demeurent différents pour un certain temps. Mais après une semaine d’arrêt de consommation, vous les verriez et vous auriez de la difficulté à me croire si je vous décrivais l’état végétatif dans lequel ils baignaient la semaine d’avant.

Tout n’est pas toujours aussi beau et miraculeux. Certaines drogues laissent des séquelles à long terme. Je fais 2 constats de ces expériences. D’une part, il est faux de banaliser la consommation de pot et de penser qu’il n’y a rien là. Pendant leur consommation, le mode de vie de ces jeunes n’était pas enviable. D’autre part, l’arrêt de consommation peut permettre un rétablissement rapide et plus facile que l’on peut se l’imaginer.

Essayez donc, juste pour voir. Vous m’en donnerez des nouvelles dans quelques semaines.

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5 réponses

  1. Pour le travail, j’interviewais des toxicomanes sur leurs modes de consommation et également sur les MTS et sida. Le plus difficile n’est pas de les faire parler, c’est de s’assurer qu’ils se présentent aux rendez-vous! Du monde pocké j’en ai vu, plus aucune lueur dans leur yeux outre le moment qu’ils se shoot de la drogue dans les veines. Difficile clientèle mais oh combien il y a du travail à faire. Les héroïnomanes sont les plus difficile à faire sortir de la drogue. À moins que je me trompe.

  2. Effectivement, l’héroïne est une maitresse qui ne laisse pas partir son esclave facilement. Le soutien médicale est requis, un changement majeur de mode de vie est à être planifié, un soutien, de la patience, beaucoup d’amour…

    Je suis curieux pour ton travail. Quand tu auras une chance tu pourras m’en dire plus. Et si jamais tu as un peu de temps, on peut regarder pour un article dans Reflet de Société.

  3. Je travail plus là, mais c’est l’étude SURVUDI de l’INSPQ. Aucune idée s’il y a des résultats accessibles sur le web, je vais vérifier.

  4. Merci de ton implication.

  5. J’espère pas trop te décourager, mais j’ai trouvé 33 documents à ce sujet pour le Québec :

    http://www.inspq.qc.ca/publications/liste.asp?Submit=Oui&E=p&cl=1&Theme=37

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