Un nouveau magazine arrive!

Reflet de Société du printemps

Raymond Viger     Dossiers Magazine du Québec, Média

magazine revue journalisme édition abonnement journalÇa y est !

Le prochain numéro du magazine Reflet de Société est entrain de se faire une beauté chez notre imprimeur.

D’ici quelques jours, vous le trouverez chez vous et profiterez de vos chroniques favorites.

Dans ce numéro du printemps 2016 figurent :

  • Le soutien de l’ergothérapie contre les difficultés scolaires;
  • La territoire Québec encore à définir;
    Le rapport de la CVRC
    La chronique de l’actrice québécoise Ingrid Falaise;
    Et bien d’autres articles ! 

Abonnement au magazine Reflet de Société

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  • Un magazine d’information entièrement indépendant, financé par ses milliers d’abonnés aux quatre coins du Québec
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Par téléphone: (514) 256-9000, ext.: 1-877-256-9009 Par Internet: http://www.refletdesociete.com/abonnement Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Psychologie d’un jury

Les chanceux

Colin McGregor, prison de Cowansville dossiers Chroniques d’un prisonnier.

Lorsque j’étais jeune homme, au cégep et à McGill, je passais les week-ends de Pâques à New York. Je faisais partie d’une équipe de rugby amateur, les Montreal Wanderers, les Vagabonds de Montréal. Sur le terrain, j’étais facile à reconnaître. J’étais le jeune homme maigre et blond, nerveux et transpirant, qui se tenait au bout d’une file d’hommes plus costauds que lui. J’étais le plus rapide coureur de la ligue et de l’avis de tous, le plus mauvais plaqueur. Je courais très vite chaque fois que j’avais le ballon. La peur et la vitesse m’avaient fait accepter dans l’équipe.

Chaque année à Pâques, mon équipe descendait vers le sud, le long de l’autoroute Interstate 89 pour aller jouer au Manhattan Rugby Club, une institution historique de New York et le plus vieux club de rugby des États-Unis. Ce club possédait un bout de terrain sur l’île de Rikers dans l’East River. Nous jouions à l’ombre d’une prison géante, doublée d’un établissement psychiatrique, qui ressemblait plus à un long, étroit et haut édifice de logements sociaux, perdu quelque part dans un quartier en ruine, qu’à un pénitencier. Entourés de clôtures barbelées, nous jouions à deux pas de 10 000 détenus. Pas une fois nous ne pensions à la souffrance qui devait régner là, à côté de nos jeux; nous ne faisions que des blagues à propos de bagnards fous et de l’horrible nourriture des prisons.

Chaque personne de notre équipe logeait chez un membre du Manhattan Rugby Club, une étrange collection de travailleurs de la construction, d’écrivains, d’enseignants et de vendeurs d’assurances qui s’étaient tous épris de ce sport brutal joué surtout dans des lieux fort éloignés de New York. Un de mes hôtes était un trentenaire aux cheveux sombres et bouclés et à la moustache en poignée de bicyclette qui avait un emploi, disait-il, que seulement deux douzaines de personnes possédaient, en ce temps-là, en Amérique. C’était en 1980. Armé d’un doctorat en psychologie de l’Université de Pennsylvanie, une école de l’Ivy League des élites, une des meilleures du pays: il était consultant en jury.

«La paye est fantastique», s’exclamait-il devant une bière et un spaghetti. «Je travaille autant du côté de la poursuite que de la défense.» Les avocats le payaient une fortune pour évaluer si un juré risquait de condamner ou d’acquitter un accusé. Ses riches clients imaginaient qu’il disposait d’un système mathématique sophistiqué pour déterminer si un juré potentiel pouvait avoir de l’empathie pour un accusé. Mais son système aux résultats si formidable était beaucoup plus simple.

«Supposons que je travaille pour la défense», disait-il. «Je cherche alors des jurés qui ont eu la vie dure. Des gens qui ont divorcé ou qui ont perdu un parent lorsqu’ils étaient jeunes. Des petits entrepreneurs qui peinent à payer leur hypothèque. Des gens qui travaillent à leur compte. Des célibataires. Des artistes. N’importe qui avec des tragédies dans son passé. Des gens qui ont connu des faillites ou des maladies. Ceux-là ont plus de chance de sympathiser avec une personne accusée d’un crime. Ils savent que la société fait des erreurs, et que les gens sont humains, en fin de compte.»

Et lorsqu’il travaillait du côté de la poursuite? «Si je veux condamner quelqu’un, expliquait-il, je cherche les jurés ceux qui travaillent pour de grandes institutions ou entreprises. Ceux qui n’ont jamais perdu de parent, qui n’ont jamais souffert d’un divorce. Ces gens croient que la vie est juste. Ils n’ont pas besoin d’être riches. Seulement d’avoir été chanceux dans la vie. Ils font confiance aux institutions. La société a fonctionné pour eux.» Ils font partie des chanceux, de ceux qui ressentent moins de compassion pour les malheureux. Mon hôte travaille rarement pour la poursuite. Travailler pour la défense rapporte beaucoup plus.

Cette perspicacité a valu à mon hôte un grand appartement dans la plus importante ville de la Terre. Depuis cette nuit à New York, je ne me suis plus jamais demandé pourquoi beaucoup se soucient des pauvres, des malades, des sans-abri, des malades mentaux et même des prisonniers. Et pourquoi d’autres ne s’en soucient pas. Avec leurs doctorats.

Le lendemain, au cours du jeu, un coéquipier me passe le ballon. Je le reçois en plein visage. «Sors la tête de ton derrière!» me crie mon capitaine.

«Désolé!» que je lui réponds. J’avais le regard fixé sur la prison de Rikers Island.

autres textes de Chroniques d’un prisonnier

    Les livres de Colin McGregor

    Journaliste dans divers médias à travers le pays; Halifax Daily NewsMontreal Daily NewsFinancial Post et rédacteur en chef du Montreal Downtowner. Aujourd’hui, chroniqueur à Reflet de Société, critique littéraire à l’Anglican Montreal, traducteur et auteur aux Éditions TNT et rédacteur en chef du magazine The Social Eyes.

    Parmi ses célèbres articles, il y eut celui dénonçant l’inconstitutionnalité de la loi anti-prostitution de Nouvelle-Écosse en 1986 et qui amena le gouvernement à faire marche arrière. Ou encore en Nouvelle-Écosse, l’utilisation répétée des mêmes cercueils par les services funéraires; scoop qui le propulsa sur la scène nationale des journalistes canadiens.

    love-in-3dLove in 3D.

    Enjoy our tale of the quest, the human thirst, to find light from within the darkness.

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    Le suicide dérange. Le suicide touche trop de gens. Comment définir le suicide? Quel est l’ampleur du suicide? Quels sont les éléments déclencheurs du suicide? Quels sont les signes avant-coureurs? Comment intervenir auprès d’une personne suicidaire? Comment survivre au suicide d’un proche?…

    Ce guide est écrit avec simplicité pour que tout le monde puisse s’y retrouver et démystifier ce fléau social. En français. En anglais.

    social-eyes-web Magazine The Social Eyes

    Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
    4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

    Pourquoi une chronique intitulée « Valeurs de société » ?

    Nouvelle chronique

    Valeurs de société

    Changer le monde, un petit bout à la fois.

    Normand Charest, chronique Valeurs de société

    normand-charest-journaliste-medis-communautaire-presse-ecriteAu départ, on peut se demander ce que signifie le terme « chronique ». Dans un journal, il s’agit d’une rubrique qui paraît de façon régulière (la mienne le fera chaque semaine) et qui traite d’un domaine particulier.

    Dans mon cas, j’aborderai une grande variété de thèmes, sans trop me limiter. Mais je le ferai, effectivement, sous un angle particulier, celui d’une réflexion sur les valeurs de notre société.

    Pour une société juste et responsable

    Je souhaite partager mes réflexions, mes étonnements et mes découvertes en ce sens. D’une part, exprimer mes questionnements, mais d’autre part, souligner les aspects positifs. Appuyer les attitudes justes, responsables et altruistes. Favoriser l’écoute des autres et de la nature.

    Mais aussi l’écoute au fond de soi, la recherche d’un sens profond à notre vie… Puisque la force et la santé d’une société reposent sur la force et la santé intérieures de l’ensemble des individus qui la composent.

    Autochtones et environnement

    Les Premières Nations parlent souvent de cultiver nos « relations ». Nos relations avec les humains, les animaux, les plantes et tous les éléments, jusqu’à l’origine de toutes choses. Selon moi, tout cela peut prendre place sous l’appellation « Valeurs de société ».

    … Après avoir écrit ces lignes, je tombe sur une citation dans un site Internet qui, selon moi, convient parfaitement à notre propos :

    Faites le bien, par petits bouts, là où vous êtes ; car ce sont tous ces petits bouts de bien, une fois assemblés, qui transforment le monde (Desmond Tutu).

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    Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

    L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

    Le livre est disponible au coût de 19,95$.

    Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet:
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    Une mention pour chroniqueur Jean-Pierre Bellemare

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    Présentation en français de LOVE in 3D

    Prix de l’Association des éditeurs de magazines du Québec

    En direct de la prison de Cowansville

    Le chroniqueur Jean-Pierre Bellemare reçoit une mention pour ses chroniques du prisonnier.

    Jean-Pierre Bellemare, prison de Cowansville. Dossiers Prison, Criminalité

    jean-pierre bellemare chroniqueur prison cowansville système carcéral pénitencierEn mai dernier, l’Association des éditeurs de magazines du Québec (AQEM) a fait sa remise des prix en journalisme. Notre chroniqueur de la prison de Cowansville, Jean-Pierre Bellemare, était finaliste pour le chroniqueur de l’année. Avec lui se retrouvait Pierre Duhamel de L’actualité, Anne-Marie Lecomte de Chatelaine et Annick Poitras de Jobboom.

    On se souvient que Jean-Pierre avait reçu une 3e place pour le chroniqueur de l’année lors des prix de l’Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ).

    Jean-Pierre Bellemare a reçu une mention pour le travail qu’il réalise pour Reflet de Société. La vidéo présente la mention que Jean-Pierre a reçue. Félicitations Jean-Pierre et bonne continuité.

    Pour Magazines Québec, trois chroniques ont été primées:

    Pour l’AMECQ, c’est Au dessus de tout soupçon qui a été sélectionné.

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