Environnement: feuilles de thé équitables

L’avenir dans les feuilles de thé… équitables !

Ces deux sachets de thé racontent deux histoires bien différentes. L’un provient d’une grande plantation, l’autre d’une coopérative.

Nicole Castéran (Agence Science-Presse) | Dossiers  Commerce équitable, cartes anniversaire et Environnement.

Un thé au goût amer

Le Sri Lanka est le troisième producteur de thé au monde. Dans la région montagneuse du centre du pays, s’étendent d’immenses plantations appartenant à des sociétés multinationales privées. De nombreuses familles y travaillent dans des conditions proches de l’esclavage. « Leur vie est un véritable enfer, s’exclame Nada, le coordonnateur de l’organisme d’aide local HDO. Ces hommes et ces femmes ne gagnent pas de quoi se nourrir. Pourtant, l’industrie du thé est très rentable ».

Un seul repas par jour

Vissaraji cueille des feuilles de thé neuf heures par jour. Elle doit en récolter 18 kilos chaque jour pour obtenir son salaire complet. Son mari travaille à l’usine de thé. « Nous faisons un seul vrai repas par jour : du riz au cari, explique-t-elle. Et comme la plupart des familles ici, nous mangeons à crédit à partir du 20 de chaque mois. »

Les employés sont logés dans des bâtiments délabrés et insalubres, sans fenêtres, au beau milieu des plantations. Grands et petits respirent ainsi les pesticides épandus en quantité sur les théiers. L’organisme Entraide universitaire mondiale du Canada vient en aide à ces familles en les renseignant sur leurs droits et sur les précautions à prendre pour préserver leur santé.

Thé équitable, toi ?

Dans la région de Kandy, également au centre du pays, 350 petits producteurs de thé se sont regroupés au sein d’une coopérative, appelée SOFA. Ils mettent leurs forces en commun pour cultiver du thé biologique. Grâce au commerce équitable, des organisations comme Equita, d’Oxfam-Québec, leur achètent leur production à un prix sept fois plus élevé que le marché régulier : 0,15 $ le kilo de thé, plutôt que 0,02 $. Mais comme ces paysans possèdent peu de plants sur leur petite parcelle, ils ne deviennent pas riches pour autant.

La solution : de nouvelles branches

Pour cultiver « bio », les membres de la SOFA doivent observer des règles bien strictes : pas d’engrais, ni d’insecticides chimiques, ni de brûlis *. Ingénieux, ils ont découvert qu’en plantant des arbres à cannelle et diverses épices au milieu de leur lopin de thé, ils éloignaient les insectes nuisibles. Encore mieux : Equita leur achète maintenant ces épices biologiques : poivre noir, clou de girofle, cannelle, cari, muscade et gingembre ! Les paysans ont aussi planté des légumes et des fruits pour leur consommation personnelle.

Les grands avantages du commerce équitable

Equita et les autres organisations de commerce équitable versent aussi à la coopérative de l’argent pour la construction de toilettes, l’achat de nouveaux plants, l’approvisionnement en eau potable, la formation, etc. Les femmes ont appris, par exemple, à confectionner des boîtes en feuille de palme pour emballer le thé. Ce travail leur rapporte plus que la culture du thé elle-même ! De fil en aiguille, les membres de SOFA trouvent ainsi des moyens d’améliorer leurs conditions de vie. C’est là l’intérêt du commerce équitable.

Le Sri Lanka en bref

Superficie : 66 000 km2 (Un peu moins que le Nouveau-Brunswick – 72 000 km2)
Population : 20,7 millions d’habitants
Capitale : Colombo
Espérance de vie : 74 ans (80 ans au Canada)
Ce pays connaît la guerre depuis 30 ans. En 2004, il a été durement touché par le tsunami.

Le thé est la deuxième boisson la plus bue au monde après l’eau. Le thé noir et le thé vert proviennent des mêmes feuilles. C’est la manière de les traiter qui diffère : on fait fermenter les feuilles pour obtenir le thé noir alors qu’on les torréfie pour fabriquer le thé vert.

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D’un couvert à l’autre

D'un couvert à l'autre livre bistro le ste-cath journal de la rue Café GraffitiLe livre retrace les 25 ans d’histoire de l’organisme Journal de la Rue, les principaux évènements que l’organisme a traversé et parle avec émotions et réalisme de la réalité de l’intervention auprès des jeunes.

Une section est dédiée au dernier projet de l’organisme, le bistro Ste-Cath, l’histoire quotidienne de ce lieu mais également la relation entre les artistes et le public, notamment Elizabeth Blouin-Brathwaite, Pascal Dufour, Sule Heitner, B.U, Davy Boisvert,…

Une co-publication entre Delphine Caubet et Raymond Viger. Photographies Georges Dutil. Une couverture de l’artiste Geneviève Lebel. Le livre est disponible en édition de luxe (30 pages en couleur) à 24,95$ ou en noir et blanc à 19,95$ (plus 4,95$ taxe et livraison). Aux Éditions TNT. (514) 256-9000.

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Antisémitisme sur Facebook

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La direction de Facebook est critiquée ces jours-ci pour avoir refusé de retirer du populaire site Internet des groupes de discussions fréquentés par des gens niant l’existence de la Shoah. Plaidant d’abord la liberté d’expression pour justifier la présence de tels contenus sur Facebook, les responsables de l’entreprise ont rapidement demandé le retrait de deux des cinq groupes montrés du doigt par un avocat de Dallas ayant écrit une lettre ouverte sur la question. Ils assurent surveiller de près les trois groupes restant afin de s’assurer que les informations qu’ils mettent en ligne ne contiennent pas de propos haineux.

Nier la Shoah: islamisme et suprématie de la race blanche

Les gens niant l’existence de la Shoah, soit le massacre de six millions de Juifs par les Nazis durant la Deuxième guerre mondiale, gravitent habituellement autour de regroupements prônant la violence et l’intolérance raciale. Si la plupart des ‘négationnistes’ à l’échelle mondiale sont des islamistes, il en existe aussi en Occident, habituellement associés à des groupes d’extrême-droite qui proclament que la race blanche est supérieure à toutes les autres.

Des survivants à Montréal et Jérusalem

Il est absurde de nier la Shoah. Il s’agit sûrement de l’un des événements historiques les mieux documentés de tous les temps. Des tonnes de documents attestent de l’existence de camps d’exterminations en Europe de l’Est. D’ailleurs, les bâtiments, dans certains cas, existent toujours et de nombreux survivants ont raconté au monde entier les horreurs qu’ils ont eu à endurer. L’histoire nous touche tout particulièrement en tant que Montréalais, notre ville étant la deuxième au monde, après Jérusalem, quant au nombre de survivants de la Shoah qui l’habite.

Internet et liberté d’expression

La controverse autour de Facebook évoque toutefois un autre problème: celui de la liberté d’expression. Internet ouvre la porte aux propos abusifs, et ce, pour deux raisons, soit la possibilité pour les auteurs de conserver l’anonymat ou, à tout le moins, de ne pas avoir à confronter directement les personnes dénigrées ou injustement critiquées.

Censure et liberté d’expression dans les médias

Ce risque me semble être le prix à payer afin d’avoir un espace de discussion libre et démocratique où tout le monde peut apporter sa contribution au débat social. Je crois que ce principe devrait aussi s’appliquer aux autres médias et qu’il faut à tout prix éviter la censure sous toutes ses formes, quitte à entendre parfois des propos désagréables.

Illégal en Allemagne

Dans treize pays, dont l’Allemagne, nier la Shoah est illégal. Je crois que l’approche canadienne, qui au lieu de condamner une prise de position spécifique condamne plutôt les propos haineux ou incitant à la haine, est plus juste et permet de sanctionner ceux qui vont trop loin, sans pour autant empêcher des idées marginales de se faire entendre.

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Les gens qui tiennent des propos aussi farfelus et de mauvaise foi que de nier la Shaoh se discréditent de toute façon eux-mêmes. Les historiens ‘négationnistes’ sont en effet conspués par leurs pairs et leurs travaux sont mis en pièce. Il n’y a pas lieu d’empiéter sur les droits fondamentaux de toute une population afin de prévenir des abus qui sont très minoritaires. Le tribunal de l’opinion publique est bien capable de s’en occuper. Cela étant dit, je suis bien curieux de connaître votre avis sur ces questions. Sur la liberté d’expression bien sûr, pas sur l’existence de la Shoah…

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Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Au coût de 9,95$ chacun de ces livres sont disponibles par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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