Le mois de l’histoire des Noirs vu par un Noir

Le mois de l’histoire des Noirs

Rencontre avec Johnny Walker Bien-Aimé

Johnny Walker Bien-Aimé travaille au Café Graffiti depuis 1997. D’abord professeur de danse hip-hop, il a par la suite suivi plusieurs formations qui lui ont permis de devenir l’intervenant fort apprécié que connaissent bien les habitués du café.

Normand Charest Dossier Racisme

haiti toiles exposition vernissage mois des noirsLors d’une première conversation, Johnny nous a fait part de ses réserves sur une certaine façon de parler du racisme ou du Mois de l’histoire des Noirs, ici à Montréal. C’est de manière fort sympathique et chaleureuse qu’il poursuit maintenant sa réflexion avec nous:

«Est-ce bien utile de commémorer tous les côtés sombres du passé, de fêter les massacres? Ne devrions-nous pas tout oublier pour aller de l’avant?… Bien sûr, il faut connaître toutes ces choses, pour ne pas qu’elles se répètent. Mais, en même temps, on ne doit pas vivre que sur des souvenirs négatifs.»

«Je respecte tous ceux qui se sont battus pour la reconnaissance des droits civiques des Noirs, dans le passé. Aujourd’hui, la situation n’est plus la même pour notre génération, et cela crée un certain malaise», dit-il.

«On se pose la question suivante: s’il y a un Mois des Noirs chez nous, ne devrions-nous pas aussi fêter l’histoire des autres ethnies? Il n’y a pas de Mois de l’histoire des Chinois ou des Juifs, par exemple.»

En effet, n’y a-t-il pas une contradiction entre ces commémorations ethniques et le fait de vouloir être reconnus comme citoyens à part entière, dans notre société? On a souvent reproché aux nationalistes québécois d’utiliser un «nous» qui ne représentait que les «pures laines» d’origine française. On objectait, avec raison, qu’il ne pouvait y avoir deux classes de citoyens, quelle que soit notre origine.

C’est pourquoi Johnny refuse de demander des subventions réservées aux minorités visibles (pour des écoles de danse). Il préfère agir dans un cadre plus large, non restrictif, qui inclut tous les citoyens du pays.

D’un pays à l’autre

La réflexion sur la pertinence de cet événement nous amène à réaliser que la situation n’est pas la même partout.

Selon sa propre expérience, Johnny a pu constater que la ségrégation n’est pas la même aux États-Unis, en France ou au Québec. Et que, par le fait même, le Mois de l’histoire des Noirs  devrais prendre un sens différent à chacun de ces endroits.

En Floride, par exemple, les Noirs, les Hispaniques et les Blancs forment des communautés bien séparées. Et les couples mixtes ne sont pas bien vus. Des Noirs ne peuvent pas se promener librement dans des communautés protégées de retraités Blancs même si ce sont des Noirs et des Hispaniques qui travaillent dans les résidences et que plusieurs des retraités soient des Québécois.

Ségrégation

haiti toiles exposition vernissage mois noirEn France, les banlieues des grandes villes sont presque exclusivement africaines et maghrébines. Dans le 10e arrondissement de Paris, un beau quartier, il se rappelle avoir été considéré comme un voyou, seulement parce qu’il était jeune et Noir.

Mais, surprise, la dame qui l’avait traité de voyou, à Paris, était maghrébine. «C’est terrible de se nuire ainsi entre nous, Maghrébins et Africains», lui avait-il répondu, «avant même que les Blancs n’interviennent. Le fait d’imposer une image de voyou aux jeunes Noirs ne va pas les aider. Au contraire, c’est ce genre d’attitude qui les pousse au gangstérisme, parce qu’ils ne voient pas d’autres issues: toutes les portes leur étant fermées d’avance.»

La ségrégation semble plus forte en France qu’ici. Le fait qu’elle commence déjà parmi les minorités est encore plus triste. Même les Noirs des plus hautes classes sociales peuvent bloquer ceux des cités. «Les Blancs n’ont même pas besoin d’intervenir», nous dit Johnny, à demi sérieusement.

Modèles d’hommes Noirs positifs

Nous avons touché la question de la pertinence et des différences entre les pays. Mais il nous reste à reconnaître que la question identitaire est importante pour chacun de nous. Et que cela apporte un côté positif à cette célébration.

L’enfant noir, dans un pays de Blancs, est confronté à des modèles auxquels il ne ressemble pas. Il doit pouvoir en trouver qui conviennent à sa quête d’identité et à son estime de soi. Car chacun, quel qu’il soit, doit s’épanouir selon sa propre beauté et ses origines.

Les enfants ont besoin de modèles positifs auxquels ils puissent ressembler. Si on leur en offre dans leur communauté, on les éloignera ainsi des gangs de rue vers lesquels ils pourraient avoir la tentation de se réfugier.

Les modèles de Noirs ne doivent pas se limiter aux rappeurs, aux 50 cents, aux sportifs, aux danseurs, aux musiciens, nous dit Johnny. Nous devons tous réaliser (et les jeunes avec nous) que les Noirs peuvent être présents à tous les échelons de la société (comme c’est déjà souvent le cas), et non pas seulement dans les sports et les spectacles.

Il y a là beaucoup d’éducation à faire, puisque les documents sur la contribution des Noirs à l’histoire commune ne sont pas très nombreux. Dans certains marchés haïtiens de Montréal, on trouve des affiches qui vont dans ce sens. Ces documents devraient être connus de tous.

Sait-on qu’il y a eu des philosophes africains durant l’Antiquité? Connaît-on les inventeurs noirs, les hommes de science, les artistes, les très nombreux écrivains et poètes noirs?

«Le footballeur français Lilian Thuram a écrit un livre formidable sur le sujet, qui porte le titre de Mes étoiles noires. Je le recommande à tous.

Ce genre d’informations fournirait un merveilleux tremplin pour éduquer les enfants des diverses ethnies, et pour les éloigner de la fausse solution du gangstérisme», nous dit Johnny avec beaucoup de conviction.

Un Noir chez les Amérindiens au 16e siècle

On trouve aussi ce passage dans un récent livre de Serge Bouchard, C’était au temps des mammouths laineux (2012), à propos d’un Noir chez les Amérindiens au début du 16e siècle:

haiti toiles exposition vernissage mois noirs«L’aventure espagnole en Amérique, c’est aussi Esteban, un Noir mahométan, originaire du Soudan, mais esclave en Égypte, capturé par les chrétiens espagnols en Méditerranée avant de rejoindre l’armada pour les Amériques, au service aveugle des conquistadores Narvaez et Coronado, explorateurs débridés, malheureux, Esteban qui survécut pendant une décennie dans des territoires inconnus, pieds nus entre Tallahassee et Santa Fe, passant pour un grand dieu noir aux yeux des Amérindiens, jusqu’à ce que ceux-ci, las de s’interroger, l’égorgent dans un pueblo zuñi, pour avoir séduit des vierges et offensé un chef.»

Autres textes sur le Mois de l’histoire des Noirs

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Une histoire centrée sur les Blancs

Ethnocentrisme *

Une Histoire trop blanche

Les concepts d’Histoire et de civilisation tels qu’on les a enseignés pendant longtemps ne sont pas aussi universels qu’on voulait bien le prétendre. Ils étaient fortement teintés par une vision européenne et blanche du monde.

Normand Charest – chronique Valeurs de société – dossier Interculturel, Mois de l’histoire des Noirs

réflexions sociales débats sociaux sociétéNous connaissons bien l’anthropologue Serge Bouchard par sa belle voix profonde et chaleureuse. Par ses propos éloquents que l’on a pu entendre à la radio ou à la télévision. Et aussi par ses écrits publiés dans Le Devoir et dans diverses revues, puis regroupés en de nombreux livres bien appréciés.

Son livre C’était au temps des mammouths laineux (2012), une collection de 25 essais, ne se lit pas nécessairement d’un seul coup. C’est un peu comme du sucre d’érable : très bon, mais riche et concentré. On en prend un morceau et on le laisse fondre dans la bouche. De la même manière, on lit un des essais de l’auteur, puis on y réfléchit.

Serge Bouchard nous fait réaliser à quel point l’Histoire, telle que nous l’avons apprise, ne correspond pas à ce qui a été réellement vécu par nos ancêtres. Comment la présence française aux États-Unis a été oubliée ou effacée. Comment les Amérindiens sont absents des mémoires, alors qu’ils peuplaient tout le continent que nous avons accaparé.

Ce que l’on nous a présenté comme une Histoire universelle objective et raisonnée n’était, en fait, qu’une épopée à la gloire des Blancs d’origine européenne qui se posaient en héros. Les autres peuples se fondant totalement dans le paysage.

Nos guides sur ce continent

On a occulté la présence des Noirs dans notre Histoire, comme le raconte Lilian Thuram dans son livre Mes étoiles noires, dont nous avons parlé dans le magazine Reflet de Société de février 2013.

Mais on a fait la même chose pour les Amérindiens, nos guides sur ce continent. Un Nouveau Monde pour les Européens, mais une vieille terre pour les Autochtones bien enracinés.

On a probablement sous-estimé, aussi, les effets du métissage sur notre société, des effets peut-être plus importants qu’on n’a pu le reconnaître jusqu’à maintenant. Métissage physique par le mariage, mais aussi culturel, par l’adoption de pratiques autochtones par les colons d’origine française.

L’Histoire telle qu’on l’a connue reposait sur une vision centrée sur l’Européen « civilisé » considéré comme supérieur aux autres « races », toujours inférieures à la sienne à divers degrés.

Cela faisait souvent partie du non-dit et de l’implicite, jusqu’à tout récemment. Tintin au Congo ou les films de cowboys et d’Indiens ne constituent pas que des exceptions, mais plutôt une norme encore présente dans les années 1950 et au début des années 1960, par exemple.

Le premier homme à se rendre au Pôle Nord, un Blanc américain ? Il dépendait plutôt de son assistant Noir sans lequel il n’aurait pas réussi. Et, encore plus ridicule, on ne parle même pas de la présence des Inuits dans ce pays qui était le leur.

Le premier homme à atteindre le sommet de l’Himalaya, un Blanc ? Grâce aux guides sherpas locaux, encore là. Sans eux, il ne se serait pas rendu bien loin.

Les explorateurs Lewis & Clarke aux États-Unis, les premiers à atteindre le Pacifique ? Pas sans leurs deux guides et interprètes, une Amérindienne et son conjoint Canadien français, qui faisaient le lien avec les peuples autochtones dont ils traversaient le territoire.

oiseau canard environnement foretEn 1534, Jacques Cartier découvre ce coin l’Amérique et en prend possession au nom du roi de France ? Il ne s’en est surement pas vanté devant les Amérindiens qui l’ont accueilli pacifiquement, dans ce qui était déjà leur propre pays. Ce sont aussi des « Indiens » qui les soigneront par les plantes, lorsque lui et ses hommes seront atteints du scorbut.

Dans une interview à la télé, Florent Vollant, lui-même innu, racontait que son père et son grand-père travaillaient comme guides pour les arpenteurs, les géologues, etc.  Tous les explorateurs ont reposé sur des guides locaux, sans vraiment leur donner crédit.

Pendant longtemps, d’ailleurs, les Blancs ont pris le crédit de tout ce qu’ils ont appris des guides locaux et des « primitifs ».

En fait, l’Histoire telle que nous la connaissons est une histoire de Blancs, et non pas une véritable histoire du monde. Une histoire qui s’est approprié tout ce qu’elle a touché, et qu’il est grand temps de remettre en question. Pas pour se flageller, mais pour voir les choses telles qu’elles sont et pour repartir du bon pied.

L’humanité est belle et elle est multicolore, multiculturelle.

______________________

* Ethnocentrisme : « Tendance à prendre comme modèle le groupe ethnique auquel on appartient et à ne valoriser que la culture de celui-ci. Une interprétation historique teintée d’ethnocentrisme » (Dictionnaire Antidote).

Illustration de Normand Charest

Autres textes sur le Mois de l’histoire des Noirs

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Journaliste en prison avec une sentence à vie, finaliste aux Grands Prix 2008 des éditeurs de magazines

Journaliste en prison avec une sentence à vie, finaliste aux Grands Prix 2008 des éditeurs de magazines

Dossier: Richard Martineau

Le magazine Reflet de Société, spécialisé dans les sujets sociaux, publie depuis quelques années une chronique d’un prisonnier, Jean-Pierre Bellemare. J’ai connu Jean-Pierre lors de mes années de bénévolat à l’Institut Leclerc, une prison fédérale à sécurité médium. Par la suite, Jean-Pierre a été transféré à la prison de Cowansville. Nous sommes resté en contact par la poste et Jean-Pierre a continué sa chronique dans notre magazine.

À chaque année, l’Association québécoise des éditeurs de magazines (AQEM), organise un concours pour souligner les meilleurs journalistes dans différentes catégories. Pour les Grands Prix 2007, la gagnante dans la catégorie « Chronique d’humeur, billet » a été Geneviève St-Germain de Châtelaine. Les finalistes avaient été Richard Martineau d’Elle Québec ainsi que Bernard Arcan et Serge Bouchard pour Québec Science.

Pour les Grands Prix 2008, les finalistes sont Jean-Pierre Bellemare de Reflet de Société. Les 3 billets présentés étaient:

– Pas banale la vie carcérale.
– Traitement de faveur pour délateurs.
– La sexualité au pénitencier.

Les 2 autres finalistes dans cette catégorie sont Émilie Dubreuil de Urbania et André Marois d’Info Presse.

La remise des prix aura lieu le 30 avril. Une demande de sortie spéciale est demandé à la prison de Cowansville pour permettre à M. Bellemare d’être présent lors de la remise des prix. Si la permission spéciale est refusée, à titre de rédacteur, je serais présent pour le représenter.

Toute l’équipe de Reflet de Société est extrêmement fière de la reconnaissance qui est ici offerte à M. Jean-Pierre Bellemare.

Nous avons envoyé l’information à M. Bellemare par la poste et attendons ses réactions. Nous vous tiendrons au courant de ses commentaires dès qu’ils nous parviendrons.

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Sexualité dans les prisons

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journaliste en prison avec une sentence a vie finaliste aux grands prix 2008 des editeurs de magazines

Livre de Colin McGregor LOVE in 3D

Présentation en français de LOVE in 3D

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autres textes de Chroniques d’un prisonnier

Les livres de Colin McGregor

Journaliste dans divers médias à travers le pays; Halifax Daily NewsMontreal Daily NewsFinancial Post et rédacteur en chef du Montreal Downtowner. Aujourd’hui, chroniqueur à Reflet de Société, critique littéraire à l’Anglican Montreal, traducteur et auteur aux Éditions TNT et rédacteur en chef du magazine The Social Eyes.

Parmi ses célèbres articles, il y eut celui dénonçant l’inconstitutionnalité de la loi anti-prostitution de Nouvelle-Écosse en 1986 et qui amena le gouvernement à faire marche arrière. Ou encore en Nouvelle-Écosse, l’utilisation répétée des mêmes cercueils par les services funéraires; scoop qui le propulsa sur la scène nationale des journalistes canadiens.

love-in-3dLove in 3D.

Enjoy our tale of the quest, the human thirst, to find light from within the darkness.

This is a tale for everyone, young and old, prisoner and free.

Love in 3D. Une traduction de L’Amour en 3 Dimensions.

teammate roman livre book colin mcgregorTeammates

Three teenage friends on a college rugby team in the shrinking community of English Montreal – three friends each facing wildly different fates.

This is the story of Bill Putnam, whose downward trajectory we first begin to trace in the late 1970s, and his friends Rudy and Max.

Teammates, their paths will cross in ways they never dreamt of in the happier days of their youth.

quebec-suicide-prevention-handbook-anglais-intervention-crise-suicidaireQuebec Suicide Prevention Handbook

Le suicide dérange. Le suicide touche trop de gens. Comment définir le suicide? Quel est l’ampleur du suicide? Quels sont les éléments déclencheurs du suicide? Quels sont les signes avant-coureurs? Comment intervenir auprès d’une personne suicidaire? Comment survivre au suicide d’un proche?…

Ce guide est écrit avec simplicité pour que tout le monde puisse s’y retrouver et démystifier ce fléau social. En français. En anglais.

social-eyes-web Magazine The Social Eyes

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Coup de coeur d’Anne Panasuk

Coup de coeur d’Anne Panasuk

Dossier Graffiti

Dans le numéro d’août de Reflet de Société, pour la chronique de livres, nous avons comme invité Mme Anne Panasuk, journaliste de renom de la Société Radio-Canada, Mme Anne Panasuk nous partage avec beaucoup de simplicité sa passion pour la lecture.

Simone de Beauvoir, Jorge Semprun, Andrei Makine, Boris Cyrunlik ou encore Serge Bouchard, ces auteurs ont réussi à toucher l’âme humaniste et d’anthropologue de Mme Anne Panasuk.

Pour mieux connaître Anne Panasuk, vous pouvez aussi lire l’entrevue que nous avions réalisé sur elle pour souligner son travail dénonçant Loto-Québec et l’usage des machines vidéo-pokers à Shefferville.

Chronique de livres.

Autres textes sur le Graffiti:

Arpi: Muraliste et designer d’intérieur

Inauguration de la fresque de Fluke avec RFF

Vidéo murale graffiti pour l’agence de communication ID3 (idées aux Cubes)

Murale graffiti, animation de foule, peinture en direct, T-shirt

Mural de Michael Jackson au Festival de Jazz avec les graffiteurs Fluke et Omen

Mural graffiti en direct par Fluke

Fluke pour Oxygen

Video clip graffiti hiphop et breakdance gratuit

Projet graffiti pour Oakley

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Le mural Jean Talon

Rencontre avec Nawlz: Graffeur du monde

Breakdance, hip hop, rap, graffiti: présentation des artistes

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Gambling et Jeu compulsif

La réalité sur les jeux de hasard, un outil de discussion pour les jeunes

gambling-jeu-compulsif-gambler-joueur-pathologique-poker-casinoDVD Gambling. 20$ + 5$ (taxes et frais de transport)

DVD de sensibilisation rassemblant témoignages et interventions de Biz, de Loco Locass, de l’ancienne croupière Éléonore Mainguy, du joueur devenu paraplégique Did Bélizaire et de plusieurs joueurs compulsifs. Le moyen idéal de s’éveiller aux conséquences de la dépendance au jeu.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009.

Par Internet: http://www.editionstnt.com/Video.html

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