Saul Alinsky, Barack Obama, Hillary Clinton et Pierre Péladeau

Organisateur communautaire

Les influences de Saul Alinsky

Saul Alinsky est un sociologue américain considéré comme le père de l’organisation communautaire. Hillary Clinton a écrit une thèse sur Saul Alinsky et Barack Obama s’en est aussi inspiré.

Raymond Viger   Dossiers Communautaire

Hillary Clinton a écrit la thèse Une analyse du modèle Alinsky. Barack Obama s’en est inspiré pour son concept de démocratie participative (partage et exercice du pouvoir, fondée sur le renforcement de la participation des citoyens à la prise de décision politique).

Un des principes est que le fondement des conflit peut être source d’empowerment (prise en charge de l’individu sur sa destinée économique, professionnelle, familiale et sociale).

Pourquoi je vous présente aujourd’hui Saul Alinsky?

J’ai reçu une classe d’animateurs culturels de l’Université Paris-Est Créteil. Référé par l’Université du Québec à Montréal (UQAM), l’objectif était de découvrir comment le Café-Graffiti réalise son intervention culturelle et psycho-sociale.

Les étudiants de cette université française m’ont demandé quels livres avaient pu m’influencer dans la création d’un organisme comme le nôtre. Deux livres avaient su m’influencer dans notre méthodologie d’intervention. Le premier est le Guide de l’instructeur de vol.

pilotage-avion-pilote-cours-formation J’ai fait 5 années dans l’aviation, dont plusieurs comme instructeur. Cette relation particulière que j’ai établie avec différents étudiants en pilotage d’un avion m’a permis d’en apprendre beaucoup sur les motivations d’une personne.

Certains avaient un profil cascadeur et avaient écouter trop de film de guerre. D’autres avaient peur de faire de l’acrobatie aérienne ou encore incapable de comprendre toutes les nuances qu’il fallait maîtriser concernant la météorologie…

Certains de mes étudiants étaient très fort dans la pratique mais avaient de grandes difficultés avec la théorie ou vice-versa. De tous ces extrêmes, je devais adapter ma façon d’enseigner pour la personnaliser selon les besoins et les contraintes que chaque personne que je rencontrais. Cette philosophie d’enseignement est devenue notre méthodologie d’intervention auprès des jeunes.

barack-obama-saul-alinsky-power-analysis-analyse-pouvoir Le second livre qui m’a influencé est le Manuel de l’animateur social de Saul Alinsky. Et le chef de département de répliquer à ses élèves: « Barack Obama a aussi été inspiré par Saul Alinsky ».

Quelle surprise. J’avais adoré les enseignements de Saul Alinsky, mais je n’avais jamais fait le lien avec Barack Obama et sur l’influence que Saul Alinsky avait pu avoir. Barack Obama a enseigné les méthodes d’organisation communautaire et l’analyse du pouvoir.

C’est en cherchant des notes biographiques sur Saul Alinsky que j’ai aussi pu voir l’intérêt qu’Hillary Clinton avait porté sur l’intervention de Saul Alinsky.

À ce principe de Saul Alinsky que le conflit peut être source d’empowerment, j’ai aussi rajouté un principe provenant de l’intervention auprès d’une personne suicidaire. Le mot crise vient du grec et veut dire changement. Quand la crise arrive, c’est une occasion de créer un changement. Notre présence est d’en arriver à ce que ce changement soit positif.

J’ai suscité l’intérêt de ce groupe français pendant plusieurs heures. Mais c’est au contact des autres cultures que l’on apprend sur soi. Ce groupe d’étudiants m’a appris à mieux définir la provenance de mes racines et de ma méthodologie d’intervention avec Saul Alinsky.

pierre-peladeau-quebecor-journal-de-montreal Nous sommes des entrepreneurs communautaires. J’ai développé mon côté entrepreneur avec mes rencontres avec Pierre Péladeau.

Ma recette d’intervention auprès des jeunes aura été particulière. Un peu de Saul Alinsky, saupoudré de Pierre Péladeau sur un fond d’aviation. Une façon originale d’avoir les pieds bien « groundé » et la tête dans les nuages.

Merci à Saul Alinsky et Pierre Péladeau pour ce que vous m’avez apporté. Votre influence a permis au Café-Graffiti et à Reflet de Société d’être ce qu’ils sont.

Autres textes sur Communautaire

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Pistes cyclables du Québec et de l’Europe

Amour sans frontière

Deux amoureux se sont inventé un projet pour voyager ensemble: aidés d’Équiterre, ils vont dresser un portrait des réseaux cyclables d’Allemagne, de Suisse et de Hollande, pour inspirer le Québec.

Dominic Desmarais        Dossier  Famille 

Mark Schanzleh et Amélie Racine se sont rencontrés en Nouvelle-Zélande. Lui découvrait ce pays à vélo, elle, en voiture. Lui, originaire des Pays-Bas, elle du Québec. Mark a tout quitté pour venir rejoindre Amélie à Montréal. Ils viennent de partir pour un séjour de 6 mois en Allemagne, en Suisse et aux Pays-Bas. Mark et Amélie vont pédaler et s’informer sur le réseau cyclable de ces trois pays cités en exemples pour leurs aménagements cyclistes.

«On va voir si les services sont vraiment adaptés aux besoins des touristes. On veut rencontrer les penseurs, ceux qui ont eu l’idée des réseaux cyclables. Quel a été le rôle des gouvernements? Des commerçants? Est-ce qu’il y a un engouement général? On va assister à des congrès. On va créer un réseau», dit Amélie.

Boutique de plein-air et cyclo-tourisme

Mark est arrivé le 4 janvier à Montréal. Il repartait de zéro, après avoir vendu et remisé ses biens au Pays-Bas. Il ne parlait pas français. «Comme il n’est pas autorisé à travailler ici, on voulait créer notre emploi. On voulait ouvrir une boutique de plein-air, on souhaitait trouver un projet de voyage… Pas juste pour voyager. Pour travailler. Des fois, tu remets des choses à demain et tu ne les fais jamais.»

«Je connaissais Jeunes professionnels à l’étranger, un programme fédéral pour les moins de 30 ans. Notre projet a été accepté.» Il faut souligner qu’Amélie avait été sélectionnée par le Réseau de veille en tourisme de la Chaire de tourisme de l’UQAM. Au retour, le rapport du jeune couple pourra inspirer le Québec si la province se décide à développer un véritable réseau cyclable.

Équiterre et le vélo

Les deux tourtereaux ont bâti un projet qui leur ressemble : voyager, respecter l’environnement, apprendre, rencontrer des gens… «On s’est tourné vers l’organisme environnemental Équiterre puisqu’on partait à vélo. On s’est dit qu’on pouvait faire un geste concret.»

Le jeune couple partagera avec l’organisme les sommes amassées auprès des commanditaires qui leur donnent un certain montant pour chaque kilomètre. Une façon écologique de se déplacer.

On a sollicité des commanditaires, innovateurs, différents de la masse, avec un programme environnemental. On a été très sélectifs, car avec Équiterre, il y a des restrictions imposées par leur code d’éthique. On partage les dons avec Équiterre.» Leur site est traduit en 4 langues: français, anglais, néerlandais et allemand.

Du cyclisme international

Plus que tout, ce projet est une ouverture vers l’avenir du couple. Un pari en quelque sorte. «Pour nous, c’est d’être en mesure d’avoir une business ensemble. C’est dans nos projets et ça va marcher, on sait qu’on est capable si on veut développer d’autres entreprises.»

Mark et Amélie reviendront dans la prochaine édition nous raconter leurs aventures outre-mer. On peut suivre leur itinéraire sur leur site à l’adresse: www.equicycle.com ou encore leur écrire à info@equicycle.com.

Autres textes : Dossier Famille 

Témoignage: l’impuissance d’un père

Casse-tête quotidien

Vaincre la violence

Conflit de génération, dossier famille

CAP libre: éducation alternative pour jeunes décrocheurs

Amour sexe et societe

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Spectacle Hip Hop Breakdance, Graffiti, DJ et rap

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L’église Saint-Nom-de-Jésus expose une centaine de toiles peints par des artistes. Plus de cinquante artistes complices présentent “Le Choc des Cultures”. 25$

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Festival d’expression de la rue à Montréal: punks, hip-hop, jeunes de la rue, policiers

Festival d’expression de la rue à Montréal: punks, hip-hop, jeunes de la rue, policiers

François Richard   Dossiers Festival d’expression de la rue, Jeunes de la rue et Organismes communautaires

Rencontre avec Kim Heynemand, organisatrice du Festival d’expression de la rue (FER)

L’équipe organisatrice du FER a vécu son lot de difficultés cette année. Le Festival aurait bien pu ne pas avoir lieu suite au refus de l’Université du Québec à Montréal d’accueillir l’événement sur son terrain de la Place Pasteur (rue Saint-Denis). Depuis sa création il y a 12 ans, toutes les éditions du FER s’étaient déroulées à cet endroit. Le Festival aura finalement lieu au Parc de la Paix, rue Saint-Laurent, lors du dernier week-end du mois d’août et ses organisateurs peuvent enfin mettre de côté la recherche d’un terrain pour consacrer leurs énergies à la préparation de l’événement. Malgré les délais qui raccourcissent, l’une des organisatrice du FER, Kim Heynemand, a accepté de laisser de côté son travail quelques minutes afin de s’entretenir avec Reflet de Société. Elle nous parle de l’organisation du FER, du milieu des jeunes de la rue auquel il s’adresse et des difficultés de cohabitation entre marginaux et autres citoyens dans le centre de Montréal.

FER, Pairs Aidants, Jeunes de la rue à Montréal

Kim est une Pair Aidante. Les jeunes participant à ce programme ont tous un vécu marqué par la vie dans la rue. Ils sont jumelés avec un organisme communautaire du centre de Montréal et viennent en aide aux jeunes de la rue. Les Pairs Aidants doivent de plus organiser chaque année le FER, un événement mariant spectacles musicaux, projection de films et ateliers sur différentes problématiques telles les maladies transmises sexuellement et les drogues dures. Les organisateurs du FER ont consulté les jeunes de la rue au cours des dernières semaines afin de connaître leurs préférences quant au contenu de l’événement qui leur est consacré. Plusieurs des spectacles présentés au FER mettent d’ailleurs en vedette des jeunes de la rue.

Spectacles, prison, micro ouvert

‘Nous devons avoir une programmation assez souple, car nous sommes souvent confrontés aux imprévus, explique Kim Heynemand. Parfois des jeunes que nous avons embauché sont en prison ou trop éméchés pour jouer quand l’heure de leur spectacle arrive. Le contraire est aussi vrai: des jeunes dont nous n’avions plus de nouvelles refont surface à la dernière minute et veulent participer. C’est pourquoi nous privilégions les soirées de type micro ouvert, comme ça il est plus facile de déplacer des performances au cours d’une soirée.’ Elle précise toutefois qu’une partie importante de la programmation est fixe, notamment les activités de jours comme les kiosques d’information et de sensibilisation.

Hip-Hop, punks, jeunes de la rue

En plus des aléas des horaires de chacun, Kim doit composer avec une difficulté particulière: elle est en charge de l’organisation de la journée hip-hop. Et alors? ‘Bien, dans le comité organisateur, nous sommes tous des punks.’ Kim explique ensuite que de plus en plus de jeunes de la rue adhèrent à la mode hip-hop plutôt que punk. ‘Ça ne créé pas de conflit particulier, mais il y a de grandes différences dans la culture. Contrairement aux punks, les hip-hop ne tirent pas de fierté du fait de vivre dans la rue. Ils ont le même mode de vie, font appel aux mêmes ressources de soutien, mais ils n’en font pas un élément central de leur identité.’

Marqué au FER

La thématique de cette année est ‘Marqué au FER’, en référence à l’attention particulière de la part des policiers dont sont l’objet les jeunes de la rue. ‘Dans le cas des punks, ça m’a toujours semblé évident. Avec les cheveux colorés, les vêtements militaires et les grosses bottes, il est normal qu’ils soient aisément identifiables. J’ai par contre été surprise d’apprendre que les policiers du centre-ville connaissent tous les rappeurs de la rue par leur nom. Quand tu vis dans la rue, tu deviens une espèce de propriété publique. Des tas de gens te connaissent, mais vu le grand nombre de rencontres que tu fais dans une journée, tu ne peux pas te souvenir de tout le monde.’

Expulsion des jeunes, métro de Montréal, UQAM

Paradoxalement, une des raisons pour laquelle les jeunes de la rue deviennent une propriété publique, c’est qu’ils doivent de plus en plus ‘occuper des espaces semi-privés, explique Kim. Les jeunes sont systématiquement expulsés des parcs, ils doivent donc se rabattre sur les entrées de commerce et les institutions, comme l’UQAM ou les stations de métro. Ça exaspère les propriétaires et les utilisateurs, mais on ne peut pas pousser les jeunes dans le fleuve. Si on les bouge d’un lieu, ils en occuperont un autre.’ En ce sens, le déménagement du FER est conséquent. ‘Ça fait des années qu’il n’y a plus de jeunes de rue à la Place Pasteur, l’UQAM les chasse systématiquement de leurs propriétés.’

Jeunes marginaux, satisfaction

Le FER tente d’atténuer les tensions qui surviennent continuellement entre marginaux et autres habitants du quartier. Les résultats sont difficiles à évaluer, selon Kim. ‘Ça peut occasionner de belles rencontres. C’est sûr que pour un non-initié, la soirée punk vers 10-11 heures est peut-être à éviter, mais les activités hip-hop et les ateliers d’après-midi nous permettent de rejoindre un public d’horizons divers.’  Kim affirme que le FER fait un grand bien à des jeunes qui ont des histoires de vie souvent pénibles. ‘Ils peuvent passer trois jours dans un parc sans se faire tasser. Ça les valorise de participer, même si c’est simplement pour donner un coup de main à l’entretien. Ils en parlent encore des mois plus tard.’

                                                                                            ***

Le FER aura lieu les 26-27 et 28 août au Parc de la Paix, situé à l’angle des rues Saint-Laurent et René-Lévesque. Nous publierons la programmation complète de l’événement lorsqu’elle sera disponible.

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L’UQAM rompt ses liens avec le Festival d’expression de la rue

L’UQAM rompt ses liens avec le Festival d’expression de la rue

François Richard  Dossiers Festival d’expression de la rueJeunes de la rue et Organismes communautaires

Le Festival d’expression de la rue (FER) se retrouve sans lieu où tenir sa treizième édition. L’Université du Québec à Montréal (UQAM) refuse de rendre disponible la Place Pasteur comme elle l’a fait au cours des douze dernières années.

L’événement est organisé par le Collectif d’intervention par les pairs. Il s’agit d’un groupe de jeunes intervenants qui ont déjà habité dans la rue et qui mettent aujourd’hui à profit cette expérience afin de venir en aide aux jeunes marginaux du centre-ville de Montréal.

Cette aide prend notamment la forme de l’organisation du FER, qui permet pendant quelques jours par année à des jeunes sans domicile fixe de présenter leurs créations artistiques. Des ateliers et des kiosques sur une foule de sujets, tels la prévention du VIH et la réduction des méfaits liés à la consommation de drogue sont aussi présentés. L’événement constitue une occasion d’établir des liens positifs entre les différents occupants du quartier: résidants, commerçants, institutions et jeunes de la rue.

Les organisateurs du Festival se disent surpris et déçus de la décision de l’UQAM, une institution avec laquelle ils ont entretenu de bons liens jusqu’à maintenait. La direction de l’Université explique son refus d’accueillir l’événement par la tenue de festivités en lien avec son quarantième anniversaire.

Victimes de discrimination? Le Festival Juste pour rire!

Les membres du collectif d’intervention par les pairs expriment des doutes sur la justesse de cette affirmation. Ils se questionnent quant au fait que ces mêmes festivités n’ont pas empêché l’UQAM de laisser le Festival Juste pour rire occuper la Place Pasteur, située sur le rue Saint-Denis entre les rues Sainte-Catherine et Maisonneuve.

Dans une lettre expliquant son refus, le recteur de l’UQAM, Claude Corbo, mentionne le souhait de l’université d’éviter d’être associée à des événements polémiques. Pourtant, les douze dernières éditions de l’événement se sont déroulées sans incident majeur. Le Collectif des pairs aidant dédommage l’UQAM pour les frais liés à l’occupation des lieux, notamment le salaire de gardiens de sécurité supplémentaires sur le campus. Les pairs croient maintenant que l’UQAM refuse simplement de s’associer à des jeunes marginaux par crainte des impacts négatifs que cela pourrait avoir sur l’image de l’Université.

Le Collectif a rédigé une lettre ouverte dénonçant la situation que nous publions ici. Nous vous invitons à en prendre connaissance et à réagir. Les pairs aidant sont présentement en discussions avec l’arrondissement de Ville-Marie et une des membres du comité, Évelyne Gauthier, dit être confiante que l’événement pourra avoir lieu dans un autre lieu, non confirmé pour l’instant.

Lettre ouverte

Festival d’expression de la rue (FER)

L’UQAM : « Oui, mais… pas dans ma cour »

Cette année, le seul festival montréalais qui peut se targuer de ne pas exclure personne de son territoire se fait lui-même expulser pour des raisons plutôt discutables. En effet, l’Université du Québec à Montréal refuse d’octroyer la Place Pasteur au Festival d’Expression de la Rue (FER) pour la tenue de sa 13e édition.

Or, pendant les douze dernières années, le FER s’est tenu, jusqu’à ce jour, à la Place Pasteur, située sur la rue St-Denis immédiatement à côté de la sortie de métro Berri-UQAM. Cette place, dont l’administration est aujourd’hui assurée par L’UQAM, car située sur son campus, fut léguée à la Ville de Montréal au XIXe siècle par Louis-Joseph Papineau, qui lui décréta alors son statut d’espace public : c’est-à-dire accessible à tous. Cette place reçut ensuite son nom actuel au XXe siècle en l’honneur de Louis Pasteur, homme de science dévoué à l’amélioration des mesures socio-sanitaires et de la santé collective. L’histoire de ce site enchanteur lui confère donc une valeur particulièrement symbolique pour notre événement puisqu’elle s’est enracinée sous un statut d’espace public et qu’elle rejoint de surcroît la mission préventive et sanitaire du festival.

Et parlons-en de ce Festival. C’est le dernier de la saison estivale, celui qui s’impose depuis 1997 après les grands événements clôturés. Organisé par le Collectif d’intervention par les pairs, le Festival d’Expression de la Rue cible principalement les jeunes en situation de précarité et d’itinérance qui fréquentent le centre-ville de Montréal. En ouvrant un dialogue, le FER favorise la cohabitation harmonieuse de ces jeunes avec les résidents, commerçants et passants du quartier tout en démystifiant leur culture.

Fruit de la collaboration annuelle d’une cinquantaine de partenaires et d’organismes communautaires, le FER offre aussi une tribune importante pour les talents artistiques des plus variés. Parallèlement, cet événement sert de plateforme pour sensibiliser les jeunes à la prévention des maladies infectieuses et aux méfaits liés à l’utilisation de drogues, tout en favorisant un développement positif de leur estime de soi.

C’est après 12 ans d’une saine collaboration que l’UQAM refuse délibérément de prêter l’espace. Le Collectif d’intervention par les pairs a rencontré M. Claude Corbo, recteur de l’UQAM, en vue d’en arriver à un compromis, mais le recteur est demeuré inflexible. L’excuse officielle offerte repose entièrement sur la non-disponibilité du terrain de juin à octobre, en raison de la tenue des festivités entourant le 40e anniversaire de l’université. Pourtant, le festival Juste pour Rire nous a confirmé qu’il tiendra encore cette année, certaines de ses activités sur le site même de la Place Pasteur au courant du mois de juillet. Que cache donc l’excuse du quarantième de l’UQAM?

Dans une missive qui nous a été envoyée par le recteur le 25 février dernier, celui-ci indique ses motivations réelles pour refuser ledit terrain : « le rendez-vous festif et stratégique auquel nous sommes conviés en 2009, nous invite à des démarches plus sobres et moins enclines à des polémiques. »

On peut alors se demander : « mais, qu’est-ce qui est polémique? » Si l’image que projettent les jeunes de la rue peut sembler dérangeante pour certains, il faut savoir que l’un des principaux objectifs du festival est justement de favoriser une meilleure cohabitation et une compréhension réciproque entre les jeunes et le reste de la population! De plus, les 12 éditions sans embuche qu’ont connues le Festival ne peuvent que servir la réputation de l’université.

Enfin, pourrait-on penser que l’UQAM a abandonné son statut d’université du peuple, son ouverture et sa mission sociale en préférant que les jeunes marginalisés se retrouvent n’importe où, mais ailleurs que dans sa cour?

Dans les circonstances, il appartient à la Ville de Montréal, l’autre des responsables actuels de la place Pasteur, de trouver un lieu alternatif au FER, à moins que l’UQAM ne daigne sagement revenir sur sa décision. En effet, on est sur le point de démolir une institution communautaire et populaire favorisant l’inclusion de jeunes justement trop souvent victimes d’exclusion dans de multiples sphères de leur vie. Il n’y a pas à dire : Papineau doit très certainement être en train de se retourner dans sa tombe!

Le Collectif d’intervention par les pairs
Kim, Stéphanie, Marc, Marc-André, Bertrand, Isabelle, Marie-Noëlle, Catherine et Evelyne

pairs-aidants@cactusmontreal.org, (514) 847-0067, poste 301

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Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

show_image Opération Graffiti. Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Spect’ARC: Art authentique au service du Café Graffiti

Spect’ARC: Art authentique au service du Café Graffiti

Gabriel Alexandre Gosselinheader       Dossiers Graffiti et Culture

Sous le thème Le Palais des fous, les étudiants en Animation et recherches culturelles (ARC) de l’UQAM lancent le 9 avril prochain la 19e édition du Spect’ARC. Le Spect’ARC, c’est un spectacle multidisciplinaire entièrement rodé, préparé, médiatisé, animé et créé par ces étudiants en ARC. C’est aussi l’occasion d’apprécier ce que notre jeune relève artistique et culturelle a dans le ventre.

Cette année, le Spect’ARC a choisi d’exploiter l’aspect burlesque de l’expression artistique et sa folie contagieuse. En fait, on ne parle pas vraiment d’un aspect burlesque, ou d’une thématique burlesque. Les organisateurs de l’événement invitent plutôt à la rencontre d’un univers burlesque, ou d’une maison de la «burlesquerie»!

Café Graffiti en association avec le Spect’ARC

Le vernissage de l’exposition conceptuelle Les Fous Br’ARCs servira d’amorce à l’événement Le Palais des fous le 9 avril prochain, à 18h, au foyer Marie Gérin-Lajoie, dans l’enceinte de l’UQAM. Par contre, il sera possible de visiter la galerie d’art conçue dans un labyrinthe dès le 7 avril, de 12h à 18h, et aux mêmes heures le 8 avril.

Des artistes du Café Graffiti seront sur place lors du vernissage pour exposer leurs toiles et s’illustrer dans des performances live. Selon le site Internet du Spect’ARC, une visite de l’exposition ne vous coûtera que l’effort d’un grand sourire, alors que le prix d’entrée pour le spectacle Le Palais des fous est de 10$.

Le spectacle prend place au théâtre Télus. Les billets sont déjà en vente sur leur site Internet ou sur place, ainsi que par le Réseau Admission. Vous pouvez également contacté le personnel du Café Graffiti pour vous procurer vos billets à l’avance auprès d’Élodie Bibeau au (514)256-4467, ou de Daniel Lauzon au (514)259-6900. Tous les profits amassés par l’édition 2009 du Spect’ARC iront au Café Graffiti.

Soyez-y en grand nombre!

Autres textes sur le Graffiti:

Arpi: Muraliste et designer d’intérieur

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Fluke pour Oxygen

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Projet graffiti pour Oakley

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Le mural Jean Talon

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Breakdance, hip hop, rap, graffiti: présentation des artistes

Pour rejoindre les artistes du Café-Graffiti: (514) 259-6900

Photos de Murales et fresques urbaines.

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CD Rap music Hip Hop de la scène de Montréal

show_image CD de musique Ill Legal. Compilation de rappeur et rap music Hip Hop avec Chilly D, DJ Mana, L’intrus, Shades of culture, SP, Patrick Batemen, 01 Étranjj, Ninja P, Virus, Vulguerre, Chance Won, Erratum, Son 2 PT, Manspino, Dynastie des Morniers. 9,95$

Tél: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: cafegraffiti.net
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Défendre son emploi malgré la crise économique

Défendre son emploi malgré la crise économique

François Richard

Dossiers Économie

La Cour supérieure du Québec a accordé une injonction à l’Université du Québec à Montréal le 25 mars dernier. La mesure est dirigée contre les professeurs de l’établissement, en grève depuis deux semaines. Il leur sera interdit pour les dix prochains jours de tenir quelque manifestation que ce soit à l’intérieur de l’université, d’être plus de cinq à la fois sur les lignes de piquetage et de s’approcher à plus de cinq mètres des portes de l’UQAM lorsqu’ils manifestent.

Ces mesures sont extrêmement sévères, vu le peu d’impact de ce conflit de travail sur la société en général. De plus, le juge Jean-François de Grandpré a eu recours à un argumentaire peu crédible pour justifier sa décision, évoquant la sécurité des usagers de l’UQAM qui serait mise en péril par les professeur qui manifestent. Comme si ces derniers étaient un groupe de dangereux trouble-fêtes qui risquaient à tout moment de saccager l’université et de s’en prendre violemment aux étudiants ou aux employées de cafétéria.

Crise économique, licenciements, conflits de travail

Plus de 200 000 Canadiens ont perdu leur emploi depuis le début de la crise économique. Il est inquiétant dans ce contexte de constater que la justice se montre prête à briser un mouvement de contestation légitime au nom de considérations sécuritaires tirées par les cheveux. Avant même que la crise actuelle ne débute, les Québécois et les Canadiens des autres provinces ont été témoins d’un durcissement croissant des relations de travail et d’un effritement des droits des travailleurs au pays. Depuis une dizaine d’années, le phénomène s’aggrave et ce autant dans les entreprises privées que chez les employeurs publics, de Wal-Mart qui ferme ses succursales récemment syndiquées au gouvernement du Québec qui interdit toute forme de militantisme au employés du secteur public sur leurs lieux de travail.

S’il faut qu’en plus les tribunaux se mêlent de conflits de travail qui ne concernent pas la justice, il faut s’attendre à ce que de nombreuses entreprises profitent de la crise pour effectuer des licenciements et des réductions de salaire qui auraient été considérées inacceptables en des temps plus prospères. Pourtant, pour qu’une société soit prospère, il faut que la majorité de sa population le soit aussi. Malgré les conditions difficiles crées par la crise, les travailleurs doivent continuer de défendre leur emploi et leur qualité de vie.

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Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

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L’union fait la force pour le Café Graffiti

L’union fait la force pour le Café Graffiti

François Richard

Les étudiants du programme d’animation et de recherche culturelles de l’Université du Québec à Montréal organisent une levée de fonds au profit du Café Graffiti. Parmi les activités de financement prévues, un groupe d’étudiants participera au jeu télévisé L’union fait la force, animé par Patrice l’Écuyer et diffusé sur les ondes de Radio-Canada. L’émission permet à des groupes de participants représentant des organismes communautaires de s’affronter lors de jeu de connaissances générales et de rapidité. Les organismes gagnants peuvent espérer remporter jusqu’à 5 000$.

Participez à l’émission

Nous avons besoin que  vous, amis du Café Graffiti, alliez assister au tournage de l’émission afin d’encourager les étudiants qui donnent généreusement de leur temps et leur énergie au profit de notre organisme. Votre participation est une manière amusante et originale de faire votre part pour les jeunes avec lesquels nous travaillons.

Tournage et réservations

Le tournage aura lieu dans les studios de Radio-Canada, au 1400 boulevard René-Lévesque, est, à Montréal, le samedi 21 février de 13h30 à 17h30.

Pour plus d’informations à propos de l’émission L’union fait la force et du programme animation et recherche culturelles de l’Université du Québec à Montréal, veuillez visiter les liens suivants.

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Le livre, au coût de 9,95$ est disponible

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: www.refletdesociete.com
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

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