Chihuly, du verre soufflé aux beaux-arts (MBAM)

Musée des beaux-arts de Montréal

Le verre soufflé élevé au niveau d’un grand art

Cette fois, on ne va pas reprocher au Musée des beaux-arts de Montréal d’être trop sérieux et inaccessible. En effet, avec l’exposition «Chihuly, un univers à couper le souffle», il nous offre une explosion de couleurs aussi pures et sans arrière-pensées que celles des enfants. Ce qui domine ici, cette fois, c’est le bonheur simple de la créativité et de l’énergie exprimée par les formes, le mouvement et la lumière.

Normand Charest – chronique Valeurs de société – dossier Culture

Pour les enfants de tous âges

débats société réflexions sociales communautéLes enfants sont nombreux parmi les visiteurs aujourd’hui, et je vois l’émerveillement spontané dans le visage d’un jeune garçon à côté de moi. Comme eux, je suis frappé par la grandeur des œuvres et par l’effet de la lumière sur le verre.

Chihuly, l’artiste au cœur de cette exposition, est comme un enfant auquel on aurait donné de grands moyens et qui les utilise sans barrières, sans théories et sans avoir besoin d’expliquer son travail de manière conceptuelle.

Au lieu d’une feuille et d’une boîte de crayons, il a à sa disposition du verre à souffler de toutes les couleurs, de grands fours et tout un étage de musée pour exposer ses œuvres. Chihuly est passionné par son travail et son enthousiasme est communicatif. Les enfants sont les premiers à le ressentir.

Dès l’entrée, en gravissant l’escalier de marbre de l’ancien édifice, les couleurs solaires du verre nous éclairent. Sur le palier, de hautes tiges bleues font contraste. Dans la plupart des salles, la lumière qui éclaire le verre est mise en valeur par les murs noirs.

«À couper le souffle»

Chihuly art culture musée beaux arts montréalLa première salle où j’entre me jette à terre, comme dit l’expression. Elle compte 28 grands vases, installés à diverses hauteurs, et porte le titre général de «Forêt de Macchia». Ces vases font penser à de grandes fleurs, plissées de manière irrégulière et naturelle. Chacun nous offre des couleurs différentes, dont les nuances n’envient rien aux meilleurs tableaux. Je pourrais rêver longtemps devant un seul de ces vases.

L’expression «à couper le souffle» qu’on a utilisée dans la publicité est parfaitement appropriée et on ne saurait trop souligner la virtuosité, la variété, la beauté des formes, des couleurs et des installations.

Féérique

plafond persan musée beaux arts montréal art cultureUne autre salle, nommée «Plafond persan», nous réserve une belle surprise par son plafond transparent sur lequel on a empilé des vases et des objets de verre aux couleurs variées (une centaine), éclairés par le haut. La lumière traverse les différentes couches de verre coloré, puis descend sur les murs blancs et sur nous de manière totalement féérique. On peut d’ailleurs se coucher par terre pour admirer, puisque l’on a disposé quelques larges coussins pour le faire. Cela nous fait penser à une sieste sous un arbre dont le feuillage est traversé par le soleil d’été.

Chihuly est né en 1941 à Tacona, dans l’État de Washington. Il a étudié le design d’intérieur, la sculpture, la céramique et le verre soufflé qu’il a élevé au sommet des beaux-arts, comme le montre cette exposition. Par les formes il est un fameux sculpteur, mais par son utilisation de la couleur il est un grand peintre. Il écrit d’ailleurs :

Je suis obsédé par la couleur – je n’en ai jamais vu que je n’aimais pas.

On trouvera à la fin de l’exposition l’habituelle boutique de souvenirs : des livres, des cartes, des calendriers pour tous… mais aussi, pour les amateurs sérieux, de véritables vases du studio Chihuly, plus petits que ceux de l’exposition, avec des prix sur l’étiquette dans les trois ou cinq mille dollars.

Expositions permanentes : beauté durable

Le Musée présente aussi plusieurs expositions permanentes gratuites. On peut y voir des tableaux anciens qui ont toujours quelque chose à nous apprendre : que ce soit par leur composition, la touche du pinceau, le dessin ou le jeu de la lumière et de l’ombre. Et peu importe que le tableau soit figuratif ou abstrait.

McGill_College_art culture musée beaux arts montréal

«Devoir de mémoire»

À quelques rues de là, sur l’avenue McGill College, le Musée McCord, en collaboration avec la Commission vérité et réconciliation du Canada, présente une exposition en plein air de photos anciennes sur le thème des pensionnats autochtones. C’est à voir. Nous avons déjà beaucoup écrit sur ce thème dans le magazine Reflet de Société et sur le Web, mais le titre «Devoir de mémoire» est très éloquent : il faut se souvenir des erreurs du passé pour en tirer des leçons et ne pas les répéter.

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Chihuly, un univers à couper le souffle, au MBAM du 8 juin au 20 octobre 2013. Entrée : 12 $ pour les 13-30 ans, 20 $ pour les 31 ans et plus (10 $ le mercredi soir). MBAM

Devoir de mémoire – Les pensionnats autochtones du Canada, Musée McCord, sur l’avenue McGill College à Montréal, du 19 juin au 20 octobre 2013.

Autres textes sur Culture

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Débat du Devoir sur la place de l’art public à Montréal

Débat du Devoir sur la place de l’art public à Montréal

Et en particulier sur le déplacement de la sculpture de Calder

Le débat sur « L’homme » du sculpteur Alexander Calder (1898-1976) vous laisse-t-il indifférent ? Vous souvenez-vous de cette œuvre imposante qui régnait sur la Place des Nations, aux beaux jours de l’Expo 67, avant qu’elle soit plus ou moins oubliée dans l’île aux pique-niques des Montréalais ?

Normand Charest – chronique Valeurs de société – dossier Culture

débats société réflexions socialesOubliée comme d’autres œuvres dans le parc Jean-Drapeau, maintenant dominé par le casino : de l’art au jeu et à la domination de l’argent… Les experts nous rappellent, d’ailleurs, que cette sculpture montréalaise de Calder est évaluée à plus de 150 millions de dollars. L’intérêt pour l’art risque-t-il d’être confondu avec sa valeur financière ?

Pour ou contre son déplacement

Cette célébrité un peu négligée a fait l’objet de débats récemment, et Le Devoir a voulu prolonger les échanges d’opinions publiés dans ses pages, lors d’une soirée sur le thème de l’art public, animé par l’éditorialiste Antoine Robitaille, le 22 avril dernier, au Centre canadien d’architecture (CCA), situé au 1920 rue Baile, à l’ouest de Montréal.

On avait invité à ce débat : Marcel Côté, un économiste aussi impliqué dans le domaine de l’art ; Sarah McCutcheon Greiche, historienne de l’art et auteure de deux études sur le déplacement de l’œuvre de Calder ; Marie-Claude Langevin, chercheuse et auteure d’un mémoire sur le déplacement d’œuvres publiques ; puis François W. Croteau, maire de l’arrondissement Rosemont-La Petite-Patrie.

Au départ, les quatre invités étaient d’accord sur une chose : celle de mettre en valeur cette œuvre, ainsi que les 224 autres qui composent la collection d’art public de la ville. Cependant, leurs opinions s’opposent sur la manière de le faire.

Favoriser le centre-ville ou la vie de quartier ?

l'homme calder art public culture artiste Les deux premiers invités (Mme McCutcheon Greiche et M. Côté) souhaitent déplacer l’œuvre de Calder au centre-ville afin de lui offrir une place appropriée. Une œuvre d’une telle valeur, nous disent-ils, doit être vue par le plus grand nombre. Selon eux, sa place est au cœur de l’agora, comme dit M. Côté, c’est-à-dire au centre-ville.

D’ailleurs, des œuvres d’une telle envergure ont souvent été déplacées, ailleurs dans le monde, sans que cela cause de problèmes.

Pour les deux autres invités (Mme Langevin et M. Croteau), l’œuvre est inséparable de son milieu, de sa dimension historique et sociale. Ils proposent plutôt de restaurer l’environnement de l’œuvre. Cela donnerait en même temps l’occasion de revitaliser le parc des îles qui en a bien besoin.

De plus, loin de privilégier le centre-ville, le maire de Rosemont-La Petite-Patrie préfère favoriser la vie de quartier, puisque c’est là que l’on vit au quotidien. Et cela implique d’apporter l’art public en ces lieux, plutôt que de le réserver aux secteurs d’affaires et de bureaux.

Un art « public », et donc un art pour tous

Tous les invités parlent de l’importance d’investir dans l’art public. Mais l’animateur fait bien de soulever la question de la popularité des œuvres, qui ne font pas l’unanimité. Les invités évitent un peu la question, nous semble-t-il, en disant qu’il n’y a jamais de consensus public en art.

Or, faudrait-il s’en remettre exclusivement aux experts pour le choix des œuvres publiques, comme le suggère Mme McCutcheon Greiche ? Cela nous semble drôlement élitiste, et même contraire au sens de l’expression « art public ».

En effet, si cet art est « public », n’est-on pas en droit de réagir lorsque l’œuvre nous déçoit, en tant que citoyens ? Lorsque nous ne voyons pas comment cette œuvre coûteuse pourrait améliorer notre qualité de vie, alors qu’elle n’éveille en nous aucune sensation de beauté ou d’élévation ?

En d’autres mots, est-il utile de dépenser des fortunes pour des œuvres inaccessibles au plus grand nombre, dans une société où l’argent manque pour les projets publics ? Dans une société démocratique, on est en droit de se poser la question. Et sans être nécessairement accusé de vouloir niveler l’art vers le bas.

Il est facile d’aimer Calder maintenant, après plusieurs décennies de mûrissement, nous dit-on. Et il est normal de ne pas aimer les œuvres contemporaines du premier coup. Or, il faudrait informer le public, nous disent poliment les invités de ce débat. En d’autres mots, il faudrait faire son éducation.

Cependant, toutes les œuvres monumentales qui occupent les lieux publics ne sont pas d’égale valeur. Et pas seulement parce qu’elles sont trop abstraites et que les citoyens manquent de culture. Nous ne souhaitons pas, non plus, revenir aux statues édifiantes d’autrefois.

Élargir le débat et la notion d’art public : pour un art plus vert

Le débat sur la place de l’art public n’est donc pas terminé. Selon nous, la réflexion pourrait même s’élargir et remettre en question l’autorité des experts à choisir ce qui est valable et ce qui ne l’est pas pour l’ensemble de la population.

La notion d’art pourrait aussi inclure l’art des jardins et la présence de la verdure en ville. Le CCA nous en donne d’ailleurs brillamment l’exemple, dans son aménagement paysager.

On pourrait objecter que le jardin est un art éphémère. Et pourtant, les plantes vivent plus longtemps que les installations des musées, et leur entretien ne coûte pas plus cher que l’entretien de ceux-ci. De plus, la beauté des jardins, leur signification et leur utilité sont accessibles à tous.

Si les arts visuels sont inséparables de l’architecture, ils sont aussi liés à l’architecture du paysage, et donc aux jardins et à la végétation… et à la notion d’art public. Nous serions portés à dire : « Moins de béton et plus de verdure, s’il vous plaît ! Notre époque en a bien besoin. »

Cependant, tout est question de volonté politique, comme on le dit souvent. Mais il est bon de se rappeler que celle-ci doit reposer sur le vouloir des citoyens. L’intérêt que ceux-ci manifestent ou non pour l’art, et pour certaines formes d’art en particulier, devrait donc influencer les pouvoirs publics.

Sinon, les lobbys continueront d’exercer leur influence dans la direction qui convient à leurs intérêts personnels, et non pas à ceux de l’ensemble de la population.

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Le réseau vert des arbres de la ville

Environnement et espaces verts

Pourrions-nous vivre dans une ville sans arbres ?

Les grands arbres des rues de Montréal participaient beaucoup au charme de la ville, autrefois. Est-ce encore le cas ?

Normand Charest – chronique Valeurs de société – dossier Environnement

société social réflexions sociales débatLorsque je retourne au lieu de mon enfance à Montréal, je trouve ma rue bien grise et un peu misérable. Bien sûr, tout cela paraissait plus grand alors… quand j’étais petit. Mais il y a plus.

Je me souviens d’une certaine pauvreté, des maisons en mauvais état, des terrains vagues où s’accumulaient des camions défaits, parmi les chardons sans cesse accrochés à nos vêtements.

Mais ce dont je me souviens le plus, c’est de la présence de grands arbres qui recouvraient les rues en été. Et de la couleur de leurs feuilles qui inspiraient nos dessins, lors du retour en classe en automne.

Les grands arbres forment une couverture verte sur la ville. Ils nous offrent l’oxygène, la fraîcheur, la beauté et une présence vivante qu’aucune invention humaine ne pourrait remplacer.

Les arbres offrent aussi une dimension historique aux enfants. Ils ont vu grandir leurs parents, leurs grands-parents et leurs arrière-grands-parents. Ils n’ont jamais été remis à jour. Ils n’ont jamais suivi les courants ou les tendances, et ils ne sont jamais démodés.

Ils incarnent, pour nous, la notion de permanence, de durabilité. Leurs grandes formes tranquilles nous apportent la paix et nous rappellent que nous faisons partie d’un large réseau d’éléments et d’êtres vivants dont nous dépendons pour notre existence.

Au pied du mont Royal (phot o N. Charest) environnement nature

Au pied du mont Royal (photo N. Charest)

Les grands arbres de la forêt sont magnifiques, mais ils sont loin de la ville. Ceux des grands parcs et du Jardin botanique sont déjà plus proches. Mais les plus utiles, les plus près de nous, ceux qui accompagnent la vie quotidienne des citadins, ce sont les arbres des rues et des ruelles.Ils ont la vie dure, pourtant, et même les modes ont fini par les affecter. Ils étaient devenus difficiles d’entretien, il fallait les tailler, ils nuisaient aux fils électriques. Certains, comme les ormes, ont souffert de maladies. D’autres avaient des racines trop importantes en surface.

On les a remplacés par des arbres plus petits qui n’offrent plus de grands ombrages, qui ne couvrent plus les rues en été. Souvent, d’ailleurs, ils meurent avant de parvenir à maturité. Les grands arbres, par contre, valent la peine qu’on s’occupe d’eux. Car ils nous donnent beaucoup plus que ce qu’ils coûtent à entretenir et à protéger.

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« Montréal : métropole congestionnée » à la Maison du développement durable

La congestion à Montréal

Propositions pour désengorger le transport à Montréal

Mardi le 26 février a eu lieu une conférence sur le thème « Montréal : métropole congestionnée » à la Maison du développement durable. Rassemblant des panélistes du milieu des transports en commun et de l’environnement, cette rencontre a servi de point de départ sur l’adoption de stratégies communes sur le développement du transport collectif afin de désengorger le réseau routier à Montréal.

Anders Turgeon Dossiers Société, Environnement

autobus bus metro ville montréal transport en commun« Chaque matin, des centaines de milliers d’automobilistes pestent dans les bouchons de circulation. […] Pendant ce temps, les Montréalais, aux prises avec un réseau de transports collectifs plein à craquer, voient défiler des métros et des autobus bondés et attendent impatiemment leur tour. L’économie s’en ressent, tout comme la qualité de vie des citoyens. »

C’est avec ce préambule que la Maison du développement durable introduit cette conférence-midi. N’est-ce pas le problème de la plupart des habitants de Montréal et ses environs d’être pris dans une congestion touchant à la fois le trafic routier et les transports en commun lorsque vient le temps de se déplacer?

Pour discuter de la problématique de la congestion routière dans la grande région montréalaise, quatre panélistes ont été invités afin de s’exprimer sur le sujet :

  • Nicolas Girard, président-directeur général de l’Agence métropolitaine de transport (AMT);
  • Bernard Bigras, directeur du développement durable à la Ville de Longueuil;
  • Michel Labrecque, président du conseil d’administration de la Société de transport de Montréal (STM);
  • Coralie Deny, porte-parole de TRANSIT, L’Alliance pour le financement des transports collectifs au Québec.

La discussion a été animée par Hugo Séguin, conseiller et porte-parole en matière de dépendance énergétique chez Équiterre.

Améliorer les transports collectifs

autobus bus metro ville montréal transport en commun stmD’entrée de jeu, les quatre panélistes présents se sont tous entendus pour affirmer qu’ils ne voient pas le développement du réseau routier métropolitain comme solution face aux perpétuels embouteillages. Dans sa présentation PowerPoint, Michel Labrecque a prétendu que la création ou l’élargissement des routes montréalaises ne ferait qu’accroître le nombre de véhicules sur celles-ci.

À l’instar des autres présentateurs du panel, M. Labrecque a préconisé l’amélioration de l’offre dans les transports collectifs de la région de Montréal. Plusieurs projets, à court ou à long terme, ont été mis de l’avant par les panélistes:

  • le Train de l’Est par l’AMT;
  • le renouvellement des wagons du métro de la STM;
  • l’ajout de nouvelles voies réservées sur les grands axes routiers;
  • l’aménagement du Service rapide par bus (SRB) sur le boulevard Pie-IX;
  • le prolongement des lignes de métro bleu, orange et jaune;
  • l’implantation du tramway au cœur de Montréal;
  • l’installation d’un train léger sur rails sur le nouveau pont Champlain à construire;
  • etc.

Dans le même esprit, les quatre panélistes veulent améliorer la rapidité et la fiabilité des différents modes de transport collectif de la région de Montréal.

Payer ces projets en transport collectif

Comment financer ces solutions face à la problématique de la congestion routière à Montréal? En réponse à cette question posée par Hugo Séguin, les quatre panélistes se sont entendus sur la nécessité de diversifier les sources de financement de ces projets.

Parmi ces solutions, faire payer les automobilistes. « Une augmentation de la taxe sur l’essence à cinq cents sur l’île de Montréal pourrait générer des revenus de 170 millions $ pour les transports collectifs », a estimé Coralie Deny. Elle soutient aussi que les automobilistes pourraient contribuer à l’approvisionnement d’un fonds vert à travers diverses sources de financement comme :

  • les péages sur les ponts;
  • l’instauration d’une nouvelle taxe sur l’essence;
  • la hausse des droits d’immatriculation.

Mais les panélistes ont également estimé que les automobilistes ne devraient pas être les seuls à injecter de l’argent pour payer les développements à venir du transport en commun métropolitain. « Montréal seule n’a pas les moyens de ses ambitions pour le transport collectif. Il faut que tous les paliers de gouvernement participent », a fait valoir M. Labrecque.

Reste à voir si ces projets pour décongestionner le réseau routier montréalais auront l’effet escompté, car ceci représente un projet sur le long terme. Il reste maintenant à démontrer aux habitants de la région de Montréal qu’utiliser les transports en commun seraient plus avantageux que de prendre la voiture afin de contribuer à la diminution de la congestion routière montréalaise.

Citations tirées de la présentation de la conférence sur le site web de la Maison du développement durable et d’un article de TVA Nouvelles.

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Quoi faire ce week-end, quoi voir aujourd’hui

Raymond Viger Dossiers Rap, Hip-hop

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saladin dazzle zilon lazer rock electroSiouxsie and the Banshees, Frigid, The Cure, Gossip, The Smiths, Pulp, Malaria, Moderat, The Clash, Breeders, Empire Of The Sun, Kraftwerk, CSS, Depeche Mode, Le Tigre, Blondie, Bowie, Joy Division, Spalding Rockwell, Felix Da Housecat, Human League, Duchess Says, Radiohead, New Order, OMD, Soft Cell, Automelodi, Eurythmics, MGMT, Pixies, Kap Bambino, YYYs, Pretenders, Queen, Chicks On Speed, Sigue Sigue Sputnik, Electronicat, Blur, Visage, TV On The Radio, Presets, Indochine, We Are Wolves, Tear for Fears, Grimes, Hoggdoll, Bjork, Trentemoller, Arcade Fire, Iggy Pop, Nina Hagen, Placebo, PIL, The Cramps, Bauhaus, Smashing Pumpkins, Hole, L7, Anne Clark, The Shoes, Nirvana, Billy Idol, Sonic Youth, Peaches, The Knife, Adult, Fisherspooner, Ladytron, Add N to X, Pet Shop Boys, Suicide, She wants revenge, Jesus & The Mary Chains, Ladyhawke, B-52′s, Lykke Li, Interpol et plus encore!

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SALLY (GAYBASH, OCHO, Mtl)

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FRIGID ( KINK, BEATBOX, MTl )

Frigid becomes a staple of Montreal’s nightlife in 2001 with his unique DJ blend of electro, alternative, 80s and indie rock. His enigmatic style and unique playlist soon takes him in various events & festivals in France, Spain, Portugal, Switzerland and Germany.

In 2004, after the release of a DJ compilation titled KINK!, Frigid takes center stage as a singer/songwriter with "Bedroom Sessions", a first original album launched in 2006. The following years are filled with many live shows; he opens for International acts such has Vive la Fête, Gossip & IAMX and plays in European festivals beside The Kills, Interpol, Nancy Sinatra, M.I.A., Marianne Faithfull & LCD Soundsystem to name a few.

Now, while finalizing his 2nd album (a double CD!) due later this year, Frigid returns to his underground DJ roots @ Royal Phoenix!
Dress up, trash it up and get ready to dance, sweat and rock the night out!

Invite  d’honneur:
Bruce LaBruce
Zilon
En ordre alphabétique
Jorge, Steve & Tyler

Birthday "Curl"
Ian InVncble "ponyio"

Art work: Pierre Luc Soumis

Vendredi, 15 mars à 22:00 heures
Royal Phoenix Bar
5788 Boul. St-Laurent, Montréal H2T 1S8

Couvert : 6$

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Vernissage au CCA, un portrait de Montréal

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Vernissage au CCA

Centre canadien d’architecture à Montréal: un portrait de la ville

Le 31 janvier dernier avait lieu le vernissage d’une exposition au Centre canadien d’architecture (CCA), rue Baile dans l’ouest de Montréal. Il s’agit de la deuxième phase d’une exposition nommée « ABC : MTL », une œuvre collective et changeante qui se veut être un portrait composite de la ville qui se terminera le 31 mars prochain.

Normand Charest – chronique Valeurs de société – Dossiers Ville de Montréal, Culture

débats société réflexions socialesLe CCA a été fondé en 1979 par Phyllis Lambert, elle-même architecte, à partir de sa fortune personnelle. Il comprend un centre de recherche et un musée. Le bâtiment actuel, conçu en 1989, est un chef-d’œuvre d’architecture où chaque détail est parfaitement conçu et entretenu, autant à l’intérieur qu’à l’extérieur. On trouve rarement un aménagement paysager si bien entretenu dans un lieu public, du moins à Montréal. Mme Lambert a incarné dans ce lieu tout son amour pour l’architecture, et ce centre est devenu son legs à notre société.

Née à Montréal en 1927, Phyllis Lambert est la fille de Samuel Bronfman. Dans les années 1960, elle conçoit le Centre des arts Saidye Bronfman qui porte le nom de sa mère. Elle contribue aussi à la fondation de l’organisme de protection du patrimoine Héritage Montréal puis au projet de revitalisation du Canal Lachine. À 85 ans, elle s’indigne encore contre le développement anarchique de la ville et continue de militer pour la protection du patrimoine architectural montréalais.

L’exposition

ville de montréal vitrines rue saint-laurent 19e siècleL’exposition « Par les rues » regroupe des photos, presque toutes en noir et blanc, tirées de la collection du CCA et d’un projet nommé « Les bâtiments en pierres grises de Montréal : Une mission photographique ». Une pierre grise très caractéristique des façades montréalaises, construites vers la fin du 19e siècle et le début du 20e siècle, de l’est à l’ouest de la ville. Les photos des vitrines de la rue Saint-Laurent témoignent aussi de l’apport international à cette rue, avec des noms comme Boucherie hongroise, Librairie espagnole et L. Bergson & Fils, monuments funéraires.

Un peu plus loin, dans les salles d’exposition principales, nous arrivons au cœur de l’exposition nommée « ABC : MTL », deuxième phase. Il s’agit d’une œuvre collective et changeante qui se veut un portrait composite de la ville, comprenant des photos, des plans, des maquettes, des films, etc.

ABC comme abécédaire et, effectivement, tous les événements qui entourent l’exposition reflètent ce thème. Ainsi, l’un d’eux, destiné aux enfants, ne nomme « B comme bédé ». Un autre titre d’événement, « R comme raboutage », me fait penser à une des salles où l’on expose, entre autres, quatre courtepointes ou patchworks qui symbolisent parfaitement la notion de raboutage inhérente au développement d’une ville.

La ville raboutée, la ville courtepointe

Dans les courtepointes d’autrefois, on récupérait des bouts de tissu d’origines diverses dont chacun portait son histoire. Ainsi, la mère pouvait dire à son garçon, en le bordant le soir : ce morceau-là vient du manteau de ton grand-père, celui-là de ton oncle Léon et ainsi de suite. L’enfant était alors enveloppé d’histoire et comme protégé par ses ancêtres.

La ville aussi est un patchwork riche d’histoire. Et ces vieilles façades de pierres grises – entretenues, rénovées et même recyclées – apportent à la ville une beauté, une richesse et une profondeur que des bâtiments temporaires et jetables, au gré des modes, ne peuvent lui apporter.

Un vernissage ouvert à tous

centre canadien architecture cca phyllis lambert urbanismeLe vernissage du 31 janvier était ouvert à tous, gratuitement, y compris le cocktail. Ce qui me semble très peu habituel. J’ai apprécié cette ouverture. Mais je me suis dit que ce « portrait de la ville » est probablement trop abstrait pour la majorité de ses citoyens, incluant ceux des milieux populaires.

Je me souviens d’avoir assisté à un vernissage, il y a peut-être une dizaine d’années, alors que Mme Lambert animait encore personnellement ce genre d’événements. Malgré sa position sociale, elle était probablement la personne la moins snob de l’assistance.

Elle allait vers chacun, vers des inconnus comme moi, pour leur demander leur avis et écouter leurs réactions. Quoiqu’anglophone, elle commençait ses discours en français avant de passer à l’anglais. Elle s’était aussi adressée à moi en français.

Ceux qui la remplaçaient maintenant, le soir du 31 janvier, n’avaient pas le même respect pour la priorité du français au Québec. Les discours ont été faits d’abord en anglais, et ensuite seulement en français, comme par obligation et sans grand enthousiasme.

Je n’ai pas aimé ce changement, qui me ramenait dans les années 60, alors que Montréal était scindée en deux villes, plus ou moins, l’ouest anglais (centre des affaires et quartiers riches) et ville française à l’est (surtout ouvrière). Un retour en arrière regrettable qui ne reflète pas du tout la volonté et la manière d’être que l’on a connu de la fondatrice et philanthrope, Mme Phyllis Lambert.

Cette exposition se termine le 31 mars 2013.

Centre Canadien d’Architecture
 
1920, rue Baile — Montréal (Québec)
 H3H 2S6

514 939 7026
http://www.cca.qc.ca/fr/a-propos

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L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

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Isolement des francophones hors-Québec

Les jeunes francophones de Windsor, Ontario

Windsor est une ville ontarienne qui a bien des choses en commun avec le petit village gaulois d’Astérix. En effet, cette petite communauté de francophones hors-Québec, reliée à Détroit par un pont, a une position de résistance de plus en plus difficile à défendre.

Par Martin Ouellet        Dossier Francophonie

Le Festival franco-jeunesse de Windsor en est à sa 10e édition. Le Festival franco-jeunesse de Windsor a pour objectif de favoriser l’estime de soi des jeunes et leur présenter des modèles de gens qui se développent et évoluent dans des milieux francophones.

Pour souligner cette 10e édition, nous présentons ici un reportage de Martin Ouellet réalisé lors de la 1ere édition.

Les arts et la francophonie

De nombreuses activités dont des concerts, des ateliers d’illustration, de création littéraire, de vidéo, de gestion de projets, de croissance personnelle et d’arts visuels étaient au programme. Sarah Hall, artiste-peintre, et Jean Labourdette, graffiteur, ont fait partie des invités du centre communautaire. Ils sont allés rencontrer des élèves finissants de l’école secondaire Lessard pour échanger avec eux, les encourager à poursuivre leurs études en français et les aider à se valoriser à travers la création. Voici le portrait assez particulier de l’endroit qu’ils nous ont dépeint…

Style de vie

À Windsor, ne cherchez pas de films en français à l’affiche dans les cinémas ni de livres francophones dans les libraires, il n’y en a pas. La télévision et la musique parlent anglais aussi. La diversité ethnique est à peu près inexistante. À l’école secondaire Lessard, si les cours et les ateliers se déroulent en français, dès que la cloche sonne pour la pause, on n’entend que de l’English dans les corridors.

Le rythme de vie y est beaucoup plus strict. Chaque matin, on récite une prière en classe, suivie de l’hymne national du Canada et d’une minute de silence! «C’est comme si la vie s’arrêtait! Les retardataires n’osent même pas entrer en classe avant la fin de la minute de silence!», nous confie Jean. Les enseignants sont plus formels et rigides, plus centrés sur le rituel que sur la motivation et la passion des jeunes.

Les finissants du secondaire sont confrontés à un choix: poursuivre leurs études en anglais (à Ottawa, Toronto ou Détroit) ou s’exiler à Montréal pour continuer en français. Pourtant, ces jeunes n’ont pour la plupart jamais eu de contact avec Montréal, qui se situe à plus de dix heures en automobile.

Suicide et drogue

Cette communauté francophone n’a pas réussi à trouver la potion magique qui a fait la force des gaulois d’Astérix… La proportion de suicide chez les étudiants francophones est sensiblement plus élevée et la consommation de drogues est anormalement supérieure aussi.

L’ennemi numéro un: l’ennui. «Les jeunes passent leur temps à travailler dans une shop, à fumer du pot, à se battre, à traîner dans les restos 24 heures et à faire des cascades débiles comme dans l’émission Jackass.», nous dit Jean. «Ils n’ont rien à faire, ils regardent leurs parents démotivés, matérialistes, et ils se résignent à mener une vie sans ambition, comme eux autres.», ajoute Sarah.

Sans automobile, les jeunes restent cloîtrés, dépendants de leurs parents ou du transport en commun déficient. La routine, le manque de motivation et d’exemples positifs en font un milieu propice pour les drogues et la violence.

Immersion

Il existe un sentiment général de fatalité. Les jeunes préfèrent travailler chez un constructeur automobile que de continuer à s’ins-truire. Le travail s’effectue en anglais, que ce soit dans la ville de Windsor elle-même ou aux États-Unis, de l’autre côté du pont. Le travail bien rémunéré en usine procure un confort matériel, ce qui rend l’immersion tentante et plus facile.

Art et culture

Le défi était de taille pour arriver à faire participer ces étudiants réputés pour leur manque d’initiative et leur manque de motivation. Pourtant, les deux animateurs ont rapidement compris qu’il fallait créer un contexte moins formel, amener les jeunes à se sentir libres et créer un lien de respect mutuel, sans rapport d’autorité. «On a créé des circonstances favorables pour les aider à trouver la force du changement en eux-mêmes. On a réveillé une énergie dormante en eux.», explique Jean.

En attribuant les tâches selon les compétences et, après quelques notions techniques, les artistes ont amené les finissants à prendre la place qui leur revenait. Le thème de l’œuvre collective était l’estime de soi. «Ce qui m’a impressionnée, c’est de rencontrer des jeunes en crise et de leur faire réaliser qu’ils peuvent se prendre en main.», mentionne Sarah.

Les professeurs ont été étonnés de voir le travail artistique que Sarah et Jean ont réalisé avec leurs jeunes. Les finissants, perçus comme des délinquants, se sont montrés très responsables. Il n’y a eu aucun vol, pas un tag. «J’ai perdu mon cahier de sketches un moment donné, raconte Jean. Il m’a vite été rapporté. Ils nous ont même amené du café la deuxième journée!».

«Pendant le ramassage, il pleuvait et les jeunes étaient encore dans l’échafaud, à peinturer!», se souvient Sarah. Les animateurs ont prodigué conseils et énergie, aidant les élèves à prendre conscience à quel point les arts et le processus de création peuvent être valorisants, porteurs de réflexion. «On leur a laissé des canettes pour qu’ils puissent continuer leur œuvre et on les a incités à négocier avec leurs profs pour obtenir un mur, un espace de liberté pour créer. On a semé des graines, on espère qu’elles vont pousser…», s’interroge Jean.

«Un lien s’est créé entre nous. On leur a apporté quelque chose, mais eux aussi, en retour, nous ont donné beaucoup: de la gratitude, des remerciements. C’était vraiment enrichissant», conclut Sarah.

Quel message pour les jeunes de Windsor?

Quand je lui demande ses souhaits pour les jeunes de Windsor, Sarah répond spontanément: «Soyez fiers d’être franco-ontariens! Si vous restez à Windsor, essayez d’influencer votre milieu. Si vous vous en allez, partez découvrir autre chose et revenez pour enrichir votre milieu de votre expérience. Vous êtes la relève, ne l’oubliez pas!».

Quant à Jean, il recommande la prise de pouvoir: «Reconnaissez vos talents, vos forces, vos intérêts. Prenez contact avec votre propre personnalité et osez prendre des risques. Ne subissez pas l’avenir, revendiquez-le!».

Selon Charles Castonguay de l’Université d’Ottawa, après une étude de 30 années de statistique: «l’assimilation des francophones hors Québec progresse».

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