La prostitution mise à nue

Dossier prostitution

L’imposture, documentaire sur la prostitution

«L’imposture», un documentaire réalisé par la cinéaste engagée Ève Lamont.

Annabelle Bouanchaud Dossier Prostitution

prostitution-escorte-prostituee-bordel-sexualite-lc3a9galisation-prostitutionDès mon entrée en salle, j’ai été agréablement surprise par l’hétérogénéité du public: femmes, hommes, jeunes et personnes âgées étaient présents. Ève Lamont commence par expliquer, avec émotion, le contexte du documentaire pour lequel elle a rencontré plusieurs femmes, d’âges et de cultures différentes, à travers tout le Québec. Elle souligne que chacune d’entres elles «avaient beaucoup de courage. Généralement les femmes ayant fait de la prostitution ont des difficultés à en parler».

J’ai été saisie par l’émotion de ces femmes, par leur sincérité troublante et leur courage. Ces femmes démontrent avec authenticité les difficultés, la pauvreté et la solitude auxquelles elles doivent faire face, même après être sorties de la prostitution. Une grande finesse se dégage de chaque scène. L’envers de la prostitution est brutalement mis à nue.

Survivre

Ces femmes luttent quotidiennement pour survivre alors que, paradoxalement, l’industrie du sexe se fait beaucoup d’argent avec leurs services sexuels. Elles subissent des dégradations morales et physiques importantes: «la première fois, j’ai tué quelque chose de mon âme, quelque chose de profond», témoigne une ancienne prostituée. La prostitution est un véritable fléau social.

L’étincelle s’est éteinte dans la plupart des cœurs de ces femmes. Le milieu les tue à petit feu: «À chaque jour que tu fais ça, l’ambition d’être quelqu’un, d’avoir un avenir… s’éteint». Le milieu de la prostitution a un véritable impact sur leur identité: «ce n’est pas un travail, c’est un mode de survie qui nous tue au lieu de nous aider».

Elles doivent apprendre à se faire une carapace, à se dissocier de leur corps au risque d’en perdre la sensibilité du toucher. Une femme expliquait que «dans le monde du sexe, il n’y a pas de limites, plus les hommes donnent de l’argent, plus il faut leur en donner». C’est un cercle vicieux dont il est difficile de se défaire. La consommation de drogue et d’alcool n’arrangent rien et solidifie ce cercle destructeur.

Si la prostitution est le travail le plus vieux du monde, est-ce une raison de le légitimer? Devons-nous accepter qu’un tel travail ait cet impact sur des personnes vulnérables?

En fait, la prostitution n’est un travail que parce ce que des clients l’exigent. Ceux-ci sont rarement pointés du doigt ou incriminés, contrairement aux femmes que l’on accable si facilement.

La prostitution un choix?

La prostitution «ce n’est pas un choix» mais plutôt un manque de choix. Lorsqu’une femme se retrouve en situation de grande précarité, avec ou sans enfants, la notion de survie (nourriture, logement, soin…) la mène à gagner l’argent facilement. Ce manque de choix la conduit vers l’industrie du sexe.

Un grand nombre d’entre elles ont été victimes d’abus sexuel. Est-ce acceptable que ces femmes vulnérables n’aient pas d’autres solutions? La société doit réorganiser ses politiques sociales et s’équiper de programmes pour aider de façon efficace et pragmatique ces femmes aux prises avec de grandes difficultés.

Après le visionnement, un débat s’organise avec le public. La réalisatrice y participe ainsi que quatre panélistes: Julie Miville-Deschênes, présidente du Conseil du statut de la femme du Québec, Maria Mourani, députée d’Ahuntsic et porte parole du Bloc Québécois en matière de justice, de sécurité publique, d’environnement, de transport et de condition féminine, Stéphanie Charron de la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) et Justine, une survivante de la prostitution.

Décriminaliser la prostitution

Le documentaire permet de mieux comprendre l’importance de la décision du 26 mars 2012 de la Cour d’Appel de l’Ontario. Selon la revue Prostitution et Société, la décision «reconnaît que la prostitution est toujours dangereuse en soi mais opte pour la décriminalisation des maisons de débauche. Elle maintient en revanche l’interdiction de la sollicitation dans la rue. En clair, les bordels sont légitimés. D’autant plus que le racolage dans la rue reste interdit. La prostitution devra donc être cantonnée derrière des murs».

Les panélistes en viennent à se poser la question suivante: est-ce vraiment plus sécuritaire? Légaliser les maisons closes viendrait à «rendre invisible la violence faite aux femmes et décriminaliser le comportement des clients» expliquent-elles.

Justine démontre par son courage et sa détermination, qu’il est possible de sortir de cet enfer. Sa vie a pris un tout autre chemin lors de la naissance de son enfant: «tu vois tout différemment, la musique, la télévision… Tu te bats».

Chaque femme devrait avoir la possibilité de retrouver le contrôle sur sa vie et la force de s’aimer pour ne plus se détruire. Stéphanie Charron souligne à plusieurs reprises le courage et la force de ces femmes.

Projet de loi

Sur le plan politique, Maria Mourani a présenté son projet de loi visant à lutter contre la traite et le proxénétisme en imposant des peines plus sévères. On peut régler le problème en profondeur en s’attaquant directement aux consommateurs du sexe, même hors des frontières canadiennes (législation extraterritoriale) afin d’aider les immigrantes forcées de se prostituer.

Il est important de rappeler qu’il y a un vide politique manifeste sur ce sujet. Il n’existe pas réellement de politique sociale pour lutter contre la prostitution, permettant à ces femmes vulnérables d’être aidées et soutenues dans leur combat. Une thérapie pour lutter contre la drogue et retrouver une vie sexuelle normale, des groupes d’entraide avec des pairs… devraient leur être proposés afin de leur permettre de se réinsérer socialement et professionnellement. Pour expliquer ce manque de moyens, il faut voir le laisser-faire de l’industrie du sexe et la banalisation de la violence sexuelle sous toutes ses formes.

La prostitution est une véritable problématique sociale au Canada. Il est important de rappeler la difficulté à laquelle doivent faire face les prostituées lorsqu’une action en justice est lancée. Devant la difficulté à trouver des preuves et parce qu’elles ont peur de la violence de leurs proxénètes et de l’inefficacité de la justice, elles préfèrent se taire.

Il est grand temps de prendre conscience de l’ampleur de ce phénomène sociétal.

À en juger par les réactions du public, l’œuvre d’Ève Lamont s’avère être un «coup de poing» social empreint d’émotion et de sincérité à l’état brut, grâce aux témoignages de ces femmes courageuses!

Autres textes sur la légalisation de la prostitution.

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La traite humaine

Prostitution, trafic d’organes et travail forcé

Le cas de la Moldavie

La Moldavie fait peu les manchettes. Quand c’est le cas, le thème de la traite humaine revient souvent: des cas de prostitution, mais aussi de trafic d’organes et de travail forcé. Sortir du pays à tout prix? C’est le risque encouru par bien des jeunes femmes moldaves, parfois au péril de leur vie. Mais qu’est-ce qui les pousse au bord du gouffre? Notre journaliste a enquêté.

Marie-Josée Richard. Dossier Prostitution

Une piste d’atterrissage d’asphalte sur fond de gazon, le tout entouré de collines verdoyantes, c’est ce qui frappe lorsque l’on atterrit à Chisinau, la capitale. Puis au centre-ville, le gris du béton domine, lui donnant un air morne et triste. Un autre contraste nous attend une fois sur Stefan cel Mare, le boulevard principal: des kiosques à journaux et de boissons jouxtent des boutiques Tommy Hilfinger, Adidas et bientôt un Apple Store. Sur la route, de vieux véhicules de l’ère soviétique, comme des Lada ou des trolleybus, côtoient des voitures de luxe.

Pour le voyageur averti, c’est le signe que les activités illicites prospèrent. «Avec un revenu moyen de 250$ à 300$ par mois, avoir une voiture tout court est déjà du luxe», m’explique Andrea, un Moldave résidant désormais à Montréal. «Je peux toucher jusqu’à 500$ par mois, me confie un chauffeur de taxi de Chisinau… à condition de travailler 6 à 7 jours par semaine.» Nouvellement papa, il a du mal à payer les couches de son bambin. Avec un taux de chômage endémique, il est conscient qu’il a de la chance d’avoir au moins un travail.

Dans un tel contexte, pas étonnant que la majorité des Moldaves rêve de travailler à l’étranger de façon temporaire ou immigrer: le quart de la population active travaille en dehors de ses frontières, le tiers quittant dans l’illégalité pour l’Italie, le Portugal, l’Espagne, la France, la Grèce ou la Russie. Comme des milliers d’autres Moldaves, Valéa a voulu tenter sa chance.

La lune promise

En 2009, elle n’a que 20 ans lorsqu’une amie lui parle d’une offre de travail comme serveuse et danseuse dans un bar de Chypre, dans la section turque. Où elle habite, un village de 2000 âmes, situé dans l’État de Criuleni, à une trentaine de kilomètres à l’est de Chisinau, le travail se fait rare. Un homme venu d’une région voisine recrute: il promet 2000€ à 2500€ par mois (environ 3000$-3500$ canadiens), soit bien plus que le salaire moyen annuel. Quelques rencontres plus tard, séance de photos et formulaires complétés pour l’obtention du visa, on lui donne rendez-vous à l’aéroport. Ses billets d’avion, elle les remboursera à son employeur en travaillant.

Quand arrive le jour J, les douaniers interceptent la jeune brunette. «Comme je ne pouvais dire avec précision où je m’en allais et qui je devais rencontrer, on a trouvé ça suspect», dit-elle en jouant nerveusement avec l’une de ses boucles d’oreilles. L’avion a décollé sans elle. Selon toute vraisemblance, elle allait se jeter tout droit dans la gueule du loup: Valéa aurait été obligée de se prostituer. Or, la Turquie figure au premier rang des destinations les plus fréquentes pour le trafic humain en provenance de la Moldavie, avec près du tiers des victimes. Ceci aurait dû lui mettre la puce à l’oreille…
Même si Valéa avait déjà été mise en garde contre les méthodes de recrutement des trafiqueurs, elle ne s’en était pas préoccupée outre mesure. «Je pensais que ça ne pouvait arriver qu’aux autres», se confie-t-elle naïvement. Et avant de partir, elle avait rencontré des jeunes femmes de son village employées par cet établissement… mais elles lui avaient caché la vraie nature de leur travail.

Chose certaine, le cas de Valéa n’est pas exceptionnel. Comme la majorité des jeunes femmes tombant dans le panneau en Moldavie, elle s’est fait rouler par une connaissance, en qui un proche avait confiance. Elle tombe pile dans le profil type des victimes: elle est une femme de moins de 25 ans, sans emploi, résidente d’une zone rurale. Ce qui diffère de plusieurs autres destins: son histoire finit bien.

Si Valéa l’a échappé belle, c’est grâce à un contrôle douanier plus serré, mesure mise de l’avant il y a trois ans. Mais toutes les jeunes femmes n’ont pas cette chance. Valéa raconte que certaines de ses voisines, parties quelques mois plus tôt pour Chypre, en sont revenues invalides, peu après l’épisode de l’aéroport. «Handicapées, après avoir été sauvagement battues», m’explique mon traducteur, un ex-policier devenu homme d’affaires.

Mieux vaut prévenir…

«La situation est beaucoup plus contrôlée qu’il y a dix ans, notam-ment à cause de la prévention», affirme Irina Todorova, coordonnatrice prévention et protection de l’Organisation internationale de la migration (OIM) de Chisinau, un organisme intergouvernemental ayant pour mission de faire la promotion d’une saine migration. Ceci se traduit principalement par des ateliers d’informations, qui ont lieu à Chisinau et dans les différentes régions du pays.

Mais l’OIM ne peut agir seul. L’unité policière antitraite de Moldavie et différents OSBL au pays font partie de leurs proches collaborateurs. Une chose est certaine: pas de doublons! «On tient à ce que nos rôles soient complémentaires», insiste la coordonnatrice.

Quand les rêves s’écroulent

Alors qu’elles pensaient s’enrichir, ces jeunes femmes (prises dans les griffes d’un proxénète) en finissent par devenir l’esclave sexuelle d’une dizaine de clients par jour, battues et/ou violées à répétitions, séquestrées, parfois sous-alimentées et droguées… Certaines tourmentées par la honte d’avoir été trahies par leur petit ami, qui les aura vendues à leur insu lors d’un voyage qui se voulait romantique.

Vendre une jeune Moldave? Plusieurs sont tentés par l’’appât du gain: elle peut valoir 400$ au pays. Et sur le marché noir en Italie, la transaction peut grimper à environ 3500€, soit près de 5000$ canadiens, des chiffres avancés par le chercheur Siddirth Kara dans son livre Sex trafficking – Inside the business of modern slavery(2009)… une véritable mine d’or pour un Casanova sans scrupule.

Et le recrutement se déroule aussi sous le nez des autorités. Le Makler, un quotidien russophone distribué partout au pays, publie tous les jours des annonces d’agences promettant des emplois ou des opportunités d’études à l’étranger. «Mais plusieurs sont des pièges, commente Viorela Rusu, cofondatrice de la mission de La Strada – Chisinau, un centre d’aide pour les victimes et leurs proches. On doit se méfier de celles qui prétendent que l’on peut partir en moins de dix jours, ou celles qui promettent de verser une importante somme d’argent pour un travail ne demandant pas de qualifications particulières.»

L’organisme publie chaque jour sur Internet une liste des agences jugées sécuritaires, ayant fait l’objet d’une brève enquête.

Illusion du moindre mal

«Depuis deux ans et demi à trois ans, le défi est d’arriver à identifier les victimes», raconte Irina Todorova, cette femme aux longs cheveux noirs. Les trafiqueurs ont assoupli leurs méthodes, poursuit-elle. En donnant plus de liberté aux jeunes filles et en leur allouant des petites sommes d’argent, 100 à 200 $ par mois à envoyer à leur famille, ceci leur renvoie une fausse image de bien-être…»

«Ça n’est pas si mal, disent certaines, au moins ici, j’ai de quoi manger, déplore la coordonnatrice, dans un anglais bien maîtrisé. Le résultat est navrant: des jeunes femmes victimes d’abus sexuels, de prostitution ou encore de travail forcé en viennent à ne plus demander d’aide.

«La plupart des jeunes femmes se faisant enrôler dans les réseaux de traite étant aussi victimes de violence familiale, elles sont généralement plus tolérantes face aux mauvais traitements», explique Victoria Dochitcu, psychologue et responsable de la Hot Line à la Strada, une ligne d’urgence à la disposition de la population. «Certaines jeunes femmes en viennent même à défendre leur pimp … ou retournent sous sa gouverne quand on leur en donne l’occasion.» Ceci donne du fil à retordre aux différents intervenants, qui voient que les trafiqueurs sont passés maîtres dans l’art de la manipulation.

La Moldavie

Une nation à peine plus grande que la Belgique, la Moldavie est coincée entre la Roumanie et l’Ukraine. Mais elle est surtout connue pour être la nation la plus pauvre d’Europe; près de 65 % de ses 3,8 millions d’habitants vivent sous le seuil de la pauvreté.

Classé au 117e rang sur 182 de l’indice de développement humain, tout juste avant le Vietnam et après la Guinée équatoriale, le pays a un PIB équivalent à celui du Soudan.

En devenant indépendante de l’URSS en 1991, la République de Moldavie fait face à une importante crise économique: sa monnaie, le leu moldave, plonge. La marche est haute pour qui passe d’une idéologie communiste à une idéologie capitaliste. Vingt ans plus tard, le pays peine toujours à remonter la pente. La majorité de ses revenus est siphonnée par le remboursement de ses dettes, laissant une maigre pitance aux employés de l’État… et ouvrant la voie à des abus de toutes sortes.

Ce reportage a été réalisé à l’été 2011 dans le cadre de la bourse Nord-Sud de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), grâce aux fonds de l’Agence canadienne de développement international (ACDI).

Autres textes sur la légalisation de la prostitution.

Témoignages de Prostituées.

Quand un homme accouche

quand-un-homme-accouche-roman-cheminementRoman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.htmlPar la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

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On a légalisé la prostitution!

On a légalisé la prostitution!

Dossier  Prostitution et Sexualité. Christine B. LAUTHE

legaliser-prostitution-legalisation-legalise-prostitution-escorte «Et pourquoi ne légaliserait-on pas la prostitution? Ça résoudrait tous les problèmes! Une fois légalisée, les prostituées pourraient choisir leurs conditions de travail, leurs clients; elles passeraient des contrats de travail avec des employeurs, travailleraient au chaud dans des maisons, auraient une prise en charge sociale… Bref, ça serait parfait!»

Cette réflexion je l’ai entendu souvent et parfois même de la bouche des personnes prostituées. C’est aussi ce que soutenaient les féministes australiennes dans les années 90 lorsqu’elles cherchaient des solutions à l’exploitation et au trafic des femmes dans l’industrie du sexe. Aujourd’hui, ce sont les mêmes qui crient «Au secours» devant les effets dévastateurs que la légalisation de la prostitution a engendré dans leur pays et plus particulièrement dans la province de Victoria en Australie.*

Politique et prostitution

Ces femmes font le cruel constat qu’«aucun législateur n’est capable de prévoir les formes diverses d’exploitation sexuelle que des industriels du sexe vont pouvoir mettre en place pour en tirer un maximum d’argent.»*

La libéralisation de la prostitution facilite l’expansion massive, la diversification de l’industrie et l’explosion des formes d’exploitation. Une fois que la prostitution est légitimée dans un pays comme une pratique commerciale acceptable, peu de barrières morales existent pour empêcher les formes nouvelles et brutales de l’asservissement de la personne – trafic d’enfants et de femmes qui alimentent les «bordels» locaux; services sexuels exigeant toujours plus de la personne et ceci dans des conditions toujours plus à risques – parce que dans cette industrie comme dans les autres «tout se vend, tout s’achète». On constate que le jeu de l’offre et de la demande, bien connu dans le commerce et dans l’industrie, fait prospérer les réseaux de trafiquants de femmes et d’enfants.

Violence et prostitution

Ce qui devait être une solution à l’insécurité, à la violence, au crime – situation auxquelles les personnes prostituées sont confrontées chaque jour dans la rue – s’est avéré être un cercle infernal d’esclavage dans lequel la violence, la consommation de drogues, la peur se sont conjuguées au rejet et à l’exclusion pour finalement renvoyer à la rue toutes les personnes prostituées qui n’étaient plus «rentables et efficaces».

Légalisation de la prostitution

La légalisation de la prostitution a des conséquences pour les personnes qui vivent dans et de la prostitution, mais elle en a aussi dans les rapports, plus généraux, entre les hommes et les femmes. À Victoria, une génération d’hommes, a appris depuis la légalisation de la prostitution qu’il est normal et acceptable de traiter des femmes comme des objets sexuels qui n’ont d’autre utilité que celle de leur propre «consommation».

Toutes les sociétés qui ont légalisé l’industrie du sexe et en vivent en tirent de très gros profits. Du temps de l’esclavage, des fortunes ont été amassées du fait du trafic d’esclaves. Mais alors pourquoi revenir en arrière?

Les féministes australiennes conjurent toutes les femmes des autres pays d’éviter la situation dramatique qu’elles connaissent, «de ne pas se lancer dans le chemin de la légalisation de la prostitution*». Elles invitent les décideurs qui se soucient du bien-être des femmes à décriminaliser les personnes prostituées et à maintenir la criminalisation des bordels et des souteneurs.

Ce constat australien doit nous interpeller et nous faire réagir face à des solutions qui, sous le couvert de supprimer la prostitution de rue et d’assurer le mieux-être des résidents, donne aux clients le droit à des demandes illimitées et aux proxénètes le droit à un esclavagisme mercantile.

Qui sont les grandes perdantes de la légalisation de la prostitution? Les femmes, toutes les femmes! Lorsqu’un pays légalise la prostitution ce sont toutes les femmes qui sont concernées… et tous les hommes. C’est dans le respect et l’égalité que nous pouvons et devons cohabiter.

*La légalisation de la prostitution n’est pas la réponse: l’exemple de Victoria; Coalition contre le trafic des femmes (CATW); Mary Sullivan et Sheila Jeffreys. 2001.

Dossier Prostitution et Sexualité.

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Le crime organisé et les danseuses nues

Le crime organisé et les danseuses nues

Dossier Prostitution et SexualitéJournal de Montréal, Égalité hommes-femmes

Un article de la Presse Canadienne publié dans le Journal de Montréal le 24 avril mentionne que la ministre fédérale de l’Immigration, Diane Finley, a reçu des menaces depuis qu’elle a proposé d’empêcher les stripteaseuses étrangères de pratiquer leur métier au Canada.

On y apprend aussi que des fonctionnaires du ministère de l’Immigration ont déjà été la cible de tentatives d’intimidation par le crime organisé lorsqu’il s’agissait de règlements limitant l’accès au Canada de danseuses nues.

Qu’attend-on pour sévir et règlementer encore plus? Doit-on laisser le crime organisé abattre un ministre? Des journalistes ont déjà subi les représailles du crime organisé. C’est su et connu depuis longtemps que les demandes d’immigration pour les danseuses nues sont majoritairement contrôlées par le crime organisé. Le Canada perd la trace de plusieurs immigrantes qui finissent, cachées dans le monde de la prostitution sous le contrôle du crime organisé. Des filles à qui ont leurs enlèvent leur passeport, on les empêchent de demander de l’aide, des filles qui se retrouvent obligées de se prostituer.

Qu’attend-on pour agir? J’ai l’impression parfois que tout le monde est au courant et que personne ne fait rien. Qu’est-ce que je fais de mots tels que « Justice sociale »? Je les mets au poubelle parce que personne n’ose mettre ses culottes? Je les banis de mon vocabulaire parce que personne ne peut s’organiser à désorganiser le crime organisé?

Quel message envoyons-nous à nos jeunes? Est-ce une façon de leur dire qu’ils sont aussi bien d’adhérer à un gang de rue et envisager le proxénétisme comme une bonne source de revenu? Dans les années 1970, nous avons laissé des motards se regrouper, s’organiser et devenir des institutions. La criminalité est le reflet de notre laxisme social.

Il reste encore un peu d’espoir qui m’habite. Que justice et équité puissent trouver leur place dans notre pays. Mais quand je vois le Canada avoir de la difficulté à prendre sa place et mettre les choses en ordre, comment puis-je espérer que, mondialement, les pays du tiers-monde accèdent eux aussi à cette justice tant espéré?

autres textes sur la légalisation de la prostitution.

  1. pourquoi le travail du sexe entre adultes consentants est criminel?
  2. le commerce du sexe
  3. avons-nous l’argent nécessaire pour légaliser la prostitution?
  4. doit-on légaliser la prostitution?
  5. les effets pervers de la légalisation de la prostitution
  6. prostitution: légalisation, décriminalisation, tolérance… et quoi encore!
  7. prostitution de luxe: les hauts et les bas d’une escorte.
  8. les clients de la prostitution.
  9. pour ou contre la légalisation de la prostitution?
  10. prostitution et toxicomanie
  11. être la mère d’une prostituée toxicomane
  12. la prostitution dans les prisons
  13. les filles dans les gangs de rue et la prostitution.
  14. prostitution: légalisation, décriminalisation, tolérance… et quoi encore!
  15. pour ou contre la légalisation de la prostitution: décriminaliser l’industrie de la prostitution ou la prostituée?
  16. Prostitution, Grand Prix de F1 et exploitation sexuelle
  17. La prostitution mise à nue

autres textes sur sexualité

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Légalisation de la prostitution

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Légalisation de la prostitution

Dossiers Prostitution et Sexualité.

Des jeunes de l’école secondaire de La Magdeleine à Laprairie nous ont fait parvenir leurs positions. 70% sont contre la légalisation et 30% sont pour. Ces pourcentages demeurent les même parmi les 64 filles et les 19 garçons qui nous ont écrit.

Légaliser la prostitution fera en sorte que l’image de la femme reste encore celle d’un objet sexuel. Cela ne va provoquer qu’une hausse de la demande comme la «saucisse Hygrade». La légalisation de la prostitution n’apportera rien de bon aux prostituées et ne signifiera que «l’exploitation de l’un par le plaisir de l’autre». Isabelle Grenier

Le plus scandaleux pour moi, c’est que ces femmes risquent de passer des années derrière les barreaux tandis que les hommes, à qui elles ont offert leurs services, ne payent qu’une petite amende! Tania Raymond

Il faut arrêter de réprimer les prostituées de rue qui font simplement partie de la chaîne des diverses formes de prostitution. Sellina-Anne

En tant que société, nous avons le devoir de subvenir à leur sécurité psychologique, physique et sociale. Justine Lajoie

Avant de légaliser la prostitution, nous ferions mieux d’établir des programmes pour aider les prostituées qui veulent s’en sortir. Amélie Lévesque Rousselle et Alexandre Vincart-Emard

La sollicitation est illégale, alors pourquoi laisser des annonces dans nos magazines? C’est de la sollicitation et pourtant, personne n’est puni. Claude Côté Dupuis

Pourquoi légaliser un métier où les pratiquants ne demandent qu’à s’en sortir? Stephany

Elle ne vend pas son corps, mais des services sexuels. Les prostituées sont parfois les seules voies d’accès au plaisir physique, notamment aux personnes invalides ou handicapées. Amanda Mesbah

Il est sûr que les groupes criminels seront les principaux administrateurs de ces bordels. Si nous légalisons la prostitution et que les groupes criminels s’en occupaient, nous ne pourrions plus dire que c’est légal. Nous croyons qu’il est temps de ne plus poser la question. Il est temps que nos politiciens mettent leurs culottes et prennent la meilleure décision possible pour que la société soit en meilleures conditions. Simon G. Lamarre et Guillaume Leclerc

Si les prostituées devenaient des travailleuses autonomes, elles obtiendraient certainement des avantages et auraient à payer des impôts. Mais sommes-nous naïfs au point de croire qu’il serait possible de gérer le domaine? D’un autre côté, légaliser, c’est non seulement montrer aux organisations criminalisées que nous ne pouvons rien contre elles, mais aussi leur offrir une plus grande liberté d’action. Charles Lapointe

Ce qu’il faut changer, ce n’est pas la réglementation, mais la mentalité des gens. Alexandre Raymond-Beaulieu

Je n’ai pas envie d’élever mes enfants dans un monde où la prostitution est omniprésente. Je ne me vois pas en train d’expliquer à mes enfants pourquoi, dans le journal, il y a des femmes presque nues qui disent être des vraies cochonnes au lit! Virginie Godin

Il est vrai que la pornographie et la prostitution ont connu un essor incroyable durant les dernières années. Il est rendu impossible de naviguer sur Internet sans se faire harceler par l’une de ces satanées publicités! Tenez-vous vraiment à montrer aux prochaines générations à quel point il est dégradant d’être une femme? C’est l’effet que laissera paraître la légalisation de la prostitution sur la société de demain. Édith Plamondon

Les abus persisteront même si la prostitution est légalisée. Si le client profite de la prostituée, elle ne va pas nécessairement aller le dénoncer. Même de simples citoyennes n’y vont pas! Natacha Binette et Vanessa Costa

En légalisant les danses à dix, les groupes criminels ne se sont pas éloignés des bars. Pourquoi il n’en serait pas de même avec la prostitution? Keven et Anthony

Ce métier est en fait une forme de discrimination pour les femmes puisque celui-ci est basé sur son apparence et non sur son expérience. Élisabeth Lefort et Mélanie Leduc

La prostituée qui se promène sur la rue n’est pas plus illégale que le gérant d’une agence qui fait de la publicité. Serait-ce qu’une prostituée, à moitié nue, à moitié consciente, à moitié refaite, qui se promène sur le trottoir est plus choquante qu’une petite annonce? L’image est drôlement plus dramatique pour la «coureuse des rues». Gabrielle Godin

Nous entendons parler d’histoires d’horreurs. Même si ces jeunes femmes vendent leur corps, elles sont quand même des êtres humains. Il y a des prostituées qui se font violer, qui se font battre et gardent le silence parce que leur gagne-pain est illégal. Elles ont autant le droit à la justice que quiconque. Dans certains emplois, nous devons obligatoirement porter des caps d’acier. Les clients devraient porter le condom. Mériam Duchesne

La prostitution fera toujours partie de notre société. Alors, pourquoi ne pas apprendre à vivre avec? Je ne suis pas nécessairement pour la légalisation de la prostitution. Je crois que nous devrions les aider plutôt que de leur étamper dans le front «criminel ayant aucun droit». Catherine Perrault

La légalisation de la prostitution serait un cadeau aux proxénètes et à l’industrie du sexe. En légalisant, la loi leur permettra de continuer leurs crimes. Amine Soulhi

Sous prétexte que cela serait légal, le gouvernement permettrait d’utiliser la femme comme un objet. La légalisation de la prostitution serait un affront à toutes les femmes qui se sont battues pour l’égalité. Stéphanie Bannon et Sandy Lebeau

Qu’elle soit permise ou non, cela ne changerait rien à la situation. Que la fille soit dans un bordel ou dans la rue, le client est «roi» et il a tous les droits sur elle. Karine Albert et Geneviève Boissonneault

Imaginez votre enfant qui vous annonce qu’il a trouvé la formation qu’il désire suivre: Prostitution. Pensez à ce qu’il apprendrait dans son cours. Certains disent que c’est un métier comme un autre. Vendre son corps ou vendre des voitures, c’est complètement différent. Marie-Pier Lavallée et Bénédicte Millien

La prostitution n’est pas un travail comme un autre, mais principalement une conséquence des inégalités sociales dont les femmes et les enfants sont les premières victimes. Leur situation ne s’est améliorée dans aucun pays qui a libéralisé les lois sur la prostitution. Vendre son corps est une exploitation des plus pauvres qui porte atteinte à leur dignité. Cela n’a rien à voir avec la liberté sexuelle.

En légalisant la commercialisation du sexe, le proxénétisme devient vertueux. Trop de femmes subissent les pressions et les violences de leurs proxénètes. Aimeraient-elles que leur condition de femmes bafouées soit reconnue et légalisée? Jessica Pelletier et Vanessa Lopez-Robert

Les filles ayant déjà des maladies et des problèmes de drogues ou d’alcool ne seront pas engagées dans les bordels légaux. Elles vont continuer à se faire de l’argent comme elles l’ont toujours fait, en se prostituant dans la rue. Mélissa Tremblay et Marie-Claude Gendron

La meilleure solution serait de dépénaliser les prostituées, mais pas les proxénètes. Ces derniers devraient se retrouver derrière les barreaux. Les jeunes, quant à eux, devraient être pris en charge sans être punis. Aucun mineur n’aurait voulu se prostituer de plein gré. Légaliser entraînerait une augmentation du trafic au noir. L’organisation pour les droits des enfants estime que dans un pays où le proxénétisme a été légalisé, le nombre de mineur vendant leur corps est passé de 4 000 à 15 000 en à peine cinq années. Pourquoi ne pas essayer de trouver un moyen qui ne soit ni tout blanc, ni tout noir? Catherine

J’ai de la difficulté à m’impliquer dans ce débat car j’ai plusieurs arguments pour et contre. Il devrait y avoir un juste milieu. Nous pouvons aider les prostituées à s’en sortir, mais pas en changeant la loi. Geneviève Ladouceur

Ce dont une prostituée a besoin, ce n’est pas d’être forcée à être aidée, mais de savoir qu’elle a droit à de l’aide si elle désire en recevoir. De toute façon, on ne peut pas aider une personne qui ne veut pas de notre aide. Marie-Christine Boucher

Légaliser la prostitution serait une grosse erreur. Elle nous entraînerait dans un cercle vicieux où il nous serait désormais impossible de nous en sortir. Jessie Tremblay Brosseau

La police n’a ni les moyens, ni le personnel suffisant pour enquêter dans les bordels afin de poursuivre les dirigeants illégaux. Prenez la loi des cigarettes dont la vente est interdite aux mineurs. Malgré les efforts faits pour empêcher les jeunes de fumer, combien le font malgré tout? Il y aura toujours de la fraude.

Un article de Janice G. Raymond de l’Université du Massachusett mentionne que la Coalition contre le trafic des femmes (CATW) a mené une étude révélant que 80% des victimes affirment avoir subi des violences physiques de la part des proxénètes et des clients avec des conséquences sur leur santé. La protection des femmes contre les abus est secondaire voire sans importance. Karine et Andréa

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