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Les adieux de Nathalie Simard

Plusieurs médias ont annoncé la retraite de Nathalie Simard dans l’industrie du Show Business.

Après un long silence, un silence qui tue, en 2003 Mme Simard fait son coming out et dénonce les abus sexuels qu’elle a subi de la part de son gérant et pédophile Guy Cloutier. S’en suit un procès éprouvant. Il ne faut vraiment pas banaliser la charge émotive d’un tel procès médiatisé pour une victime d’abus sexuel.

À la fin du procès, s’enchaînera à un rythme d’enfer: entrevues médiatiques, lancement d’un livre, création de la Fondation Nathalie Simard, séries de conférences sur les abus sexuels à travers le Québec, une chicane familiale… Un retour à la vie publique dès plus essoufflants.

Ensuite Nathalie Simard planifie son retour à la chanson, sa carrière, sa raison d’être professionnelle. Épuisement, fatique, panique… Les détenteurs de billets pour une tournée trop “booké” pourront se faire rembourser. Nathalie Simard quitte la vie publique, se retire.

Cela n’est pas sans me rappeler plusieurs histoires qui ont certaines similitudes. Un parent qui a perdu en enfant par suicide, une femme qui perd sa soeur dans une tuerie, un père qui a perdu sa fille au main d’un meurtrier, un père dont son fils s’est suicidé à cause du jeu compulsif, un joueur compulsif qui a survécu a une tentative de suicide, un homme séropositif… Lise Mondor, Heidi Rathjen, Pierre-Hugues Boisvenu, Sol Boxenbaum, Did Tafari Bélizaire, François Blais… Et j’aurais pu mettre une quantité énorme de noms.

Lorsque nous traversons des événements qui nous sont pénibles, il n’est pas rare d’observer qu’une des réactions est de vouloir sauver le monde et tous les autres qui passent par les mêmes souffrances que nous. Nous devenons hypersensibles. La cause prend le dessus. Au départ, la mission que l’on se donne peut être une forme de thérapie. Elle peut aussi rapidement devenir un fardeau lourd à porter. Très lourd.

J’ai vu des gens vouloir partir des fondations et des organismes d’intervention. Des gens qui ont fait un burn out, d’autres qui se sont suicidés. Par respect pour les survivants, je ne mettrais pas de noms sur ces victimes qui sont devenues leurs propres bourreaux.

Je suis content d’apprendre que Nathalie Simard a su se respecter et mettre des limites. Question de se respecter. Question de respecter toutes les victimes d’abus sexuels qui se sont reconnues en elle et qui n’auraient pas pu survivre à un burn out qui aurait pu amener à son suicide.

Merci Mme Simard de prendre soin de vous.

Autres textes sur la sexualité et commentaires du rédacteur sur la sexualité.

Autres textes sur le suicide et commentaires du rédacteur sur le suicide.

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Suicide d’un ami

Plusieurs personnes de mon entourage se sont suicidées. Certaines étaient très près de moi. Je leur parlais, je savais qu’elles souffraient à un haut niveau. J’ai tenté de les consoler, de les aider. Mais rien n’y faisait. Elles se sont suicidées.

J’ai commencé par étouffer la culpabilité qui me rongeait en essayant de me convaincre que j’acceptais le choix qu’elles avaient fait. Il est plus facile de dire que c’était leur choix que d’oser imaginer que j’avais peut-être ma part de responsabilité. Si j’avais pris plus de temps avec lui, peut-être qu’il ne se serait pas suicidé. Si j’avais pris plus de temps pour l’écouter, peut-être serait-il encore là à me parler… Un paquet de «si» me hantent et me dérangent. Oui, ça dérange quand quelqu’un se suicide autour de soi.

Je suis envahi par une série de «peut-être» et de «si» qui deviennent menaçants pour ma survie psychologique personnelle. Oui, je parle de survie. Parce que la vraie question, ce n’est pas qu’est-ce que j’aurais pu faire pour éviter le suicide de cet ami, mais plutôt qu’est-ce que moi je peux faire pour survivre à son départ prématuré?

J’ai essayé de me convaincre que nous avons le choix de décider du sort de notre vie. Je n’ai parlé à personne de cette culpabilité qui me rongeait. Je suis devenu une sorte de «zombie», incapable de toucher aux émotions qui remontaient en moi. Laisser remonter une émotion voulait dire aussi laisser remonter cette culpabilité, cette souffrance.

J’ai eu mon lot de difficultés. J’ai fini par faire une tentative de suicide. Ce n’était pas un choix. Je n’avais aucune conscience de ce qui se passait. J’ai fait une overdose de souffrance. Ça faisait trop mal pour que je comprenne ce qui se passait en moi.

Plus tard, en thérapie, j’ai réalisé que ce n’était pas une, mais deux tentatives de suicide que j’avais faites. J’ai été arrêté dans ma première et je ne m’étais même pas rendu compte de ce qui s’était passé. Quand tu dis que tu fais une tentative de suicide et que tu ne t’en souviens même pas! Faut-y que tu sois assez «gelé» par ta souffrance rien qu’un peu!!!

Parce qu’une overdose de souffrance, c’est la pire des drogues qui existe. Tu ne vois plus rien, tu n’as plus conscience de ce qui se passe, ni en toi, ni autour de toi.

Le suicide d’un ami, ça dérange, ça choque et c’est bouleversant. Non je n’accepte pas le choix de se suicider. Je ne l’accepterai jamais. On ne choisit pas de mourir. On se suicide quand on ne voit plus les choix qui s’offrent à soi. Pour moi, tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir et je ne peux pas dire que je serai mieux quand je serai l’autre bord. Je n’y ai jamais été et personne ne peut me garantir que c’est vrai que c’est plus beau l’autre côté.

Il y a trop de suicides au Québec. Il y a trop de suicides parmi les jeunes. Je ne peux l’accepter et je ne l’accepterai jamais. Non je n’accepte pas qu’un jeune se suicide.

Je n’ai qu’un seul souhait à formuler, un seul message à livrer. Si un de tes amis vient de se suicider, j’espère que tu ne me diras pas que tu acceptes son choix comme moi j’ai essayé de le faire. J’espère, au plus profond de mon coeur, que tu vas prendre le temps d’en parler autour de toi, de contacter une ressource qui peut t’aider et te soutenir dans cette période très difficile. Le suicide d’un proche ça dérange et c’est ensemble qu’on peut s’aider à passer à travers.

Je veux te laisser un petit cadeau. Peu importe l’épreuve que tu traverses, dis-toi qu’il y a toujours quelqu’un, quelque part qui est prêt à t’aimer, à t’écouter et à faire un bout de chemin avec toi. Ne laisse pas tout tomber avant de l’avoir rencontré.

RESSOURCES DISPONIBLES :

-JEUNESSE J’ÉCOUTE 1-800-668-6868

-SUICIDE ACTION MONTRÉAL (514) 723-4000

-ACCUEIL-AMITIÉ QUÉBEC ( 418 ) 228-0001

-IL EXITE 35 CENTRES DE PRÉVENTION DU SUICIDE AU QUÉBEC. LE 411 PEUT VOUS RÉFÉRER AU NUMÉRO DE TÉLÉPHONE DU CENTRE LE PLUS PRÈS DE CHEZ VOUS.

-LES CLSC SONT EN CONTACTS AVEC UN CENTRE DE CRISE.

http://raymondviger.wordpress.com/2006/06/23/guide-dintervention-aupres-dune-personne-suicidaire

 http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/22/ensemble-pour-vaincre-le-suicide/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/08/quand-le-casino-mene-au-pont-jacques-cartier/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/17/que-pensez-vous-de-la-foi-pour-contrer-le-suicide-2/

Textes sur le suicide. Commentaires sur le suicide. Guide d’intervention.

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La dépendance affective
Je me contenterai de donner quelques exemples tirés de ma vie personnelle. Mon père a été un dépendant affectif. Après son divorce et la mort de ma mère, il a été incapable de refaire sa vie avec quelqu’un d’autre. Il a essayé, mais il ne cessait pas de dire que sa nouvelle amie n’était pas comme ma mère, etc, etc. Finalement, il s’est suicidé.

De mon côté, j’ai été un acheteur professionnel et un directeur des ventes bien aguerri. À cause d’une de mes relations qui travaillait dans mon commerce, mes capacités d’acheteur et de directeur ont chuté rapidement. Par peur de déplaire à cette femme, je n’arrivais plus à faire les choix adéquats pour mon entreprise.

Un fournisseur aurait mérité que je le discontinue, mais si ma femme aimait le produit, je le gardais. J’ai engagé des membres de sa famille qui ne valait pas cher la livre comme employés, incapable de les congédier pour ne pas déplaire à ma femme. J’en étais rendu à toujours devoir confirmer avec cette femme avant de faire une transaction ou de prendre une décision. Mon génie ne valait plus rien, je ne me faisais plus confiance et, indirectement, c’était ma femme qui menait mon entreprise.

Si ma femme voulait prendre des vacances, nous prenions des vacances. Je ne me demandais pas si j’avais le temps ou l’argent.  Incapable de lui dire non, incapable de la contrarier, je préférais m’arranger et faire toutes sortes de courbettes pour compenser plutôt que de la contrarier ou de risquer de la perdre.

J’ai fait beaucoup d’argent, mais ma dépendance affective m’a tout fait perdre. La dépendance, que ce soit à la drogue, à l’alcool ou à une femme, même avec un million de dollars, ce n’est pas suffisant pour acheter l’amour de l’autre. Quand elle m’a quitté, j’ai fait deux tentatives de suicide. La thérapie et l’écriture auront permis de m’en sortir.

Savoir aimer, c’est aimer l’autre, mais pas au point de se faire mal ou d’avoir à mentir. Savoir aimer, c’est rester naturel, garder nos valeurs et nos principes tout en étant avec l’autre. Rester soi-même, au risque de perdre l’autre. Je t’aime mais pas au prix de me faire du mal. Je t’aime mais pas au prix de me mentir ou de mentir aux autres. Je t’aime mais pas au prix de devenir un voleur. Je veux pouvoir m’engager dans une relation amoureuse, tout en restant capable de m’engager face à moi-même et à mon entourage.

Pour reprendre une citation de Richard Bach, «L’amour c’est comme deux ballons qui s’aident à monter toujours plus haut. Lorsque l’un des ballons devient un boulet pour l’autre, il est temps de couper la corde».

Sur cette citation, je rajouterais que la dépendance affective est comme une bulle que l’on se crée.  Une bulle que l’on fait monter artificiellement en se créant des problèmes, qui nous cause des emmerdes tout autour de soi, mais qu’on essaye de cacher à sa femme. Par peur qu’elle nous voie sous notre vrai jour, par peur qu’elle soit au courant de la vraie situation dans laquelle on patauge, par peur de lui déplaire, par peur qu’elle nous quitte…

Aujourd’hui, j’ai accompagné plusieurs femmes en thérapie qui ont eu à retrouver leur équilibre après une rupture douloureuse. Elles m’ont toutes dit la même chose. «S’il m’avait dit qu’il n’avait plus d’argent, je n’en aurais pas demandé tant. Si j’avais su que ça allait si mal, j’aurais pu l’aider»

Morale de cette histoire, à cacher la vérité à sa femme, souvent on se prive du meilleur allié qu’on avait. La morale de cette morale, si parce qu’on dit la vérité à notre femme elle nous quitte, la bulle vient d’être crevée et je n’ai plus à me conter de menteries et à m’enliser encore plus. D’une façon comme de l’autre, j’en sors gagnant.

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Retour de vacances, le suicide, la semaine de prévention du suicide et le Journal de Montréal

Nous sommes le 8 février. Mon blogue et celui du Journal de la Rue m’ont créé une certaine commotion. Le trafic continue d’augmenter sur les différents textes, mais plus spécialement sur ceux touchant le suicide. Ces textes sur le suicide, à eux seuls, génèrent plus de 475 visites par jour! C’est plus de 3 000 visites de gens qui souffrent et qui cherchent un moyen pour se suicider qui ont passé sur mon site pendant ma semaine de vacances! C’est aussi plus de 70 commentaires ou demandes d’aide qui se sont rajoutés dans les billets et dans mon mail.

Je voudrais remercier mon ami Folly, un autre blogueur, qui est venu intervenir à quelques reprises pour aider les gens qui ont passé par mon blogue. Folly a aussi répondu à une demande du Journal de Montréal pour une entrevue sur le suicide qui a été publiée aussi sur Canoe.com. Cela a permis de partager les chiffres et l’achalandage que nous recevons sur nos blogues touchant cette détresse qui nous pousse à vouloir en finir et envisager le suicide comme la seule solution “viable” pour éviter de souffrir.

Jean-Michel Nahas, reporter du Journal de Montréal, a écrit cet article, motivé par la semaine de prévention du suicide du 3 au 9 février. Jean-Michel Nahas m’avait laissé un message samedi le 2 février me demandant de le rappeler la journée même pour compléter son article. Mais j’étais en vacances.

Vous vous demandez peut-être comment une personne, sensible au suicide comme moi, peut se retrouver en vacances pendant la semaine de prévention du suicide? Parce que dans mon cas, le suicide se vit 365 jours par année. On peut profiter d’une semaine thématique pour faire de la prévention dans les médias ou dans les écoles. Mais la détresse est omniprésente toute l’année durant.

Cela faisait 3 années que je n’avais pas pris de vacances. La seule semaine de vacances qui pouvait entrer dans l’agenda était celle-là. Et je l’ai prise.

Merci à tous pour votre fidélité et votre présence dans mon blogue. Continuer à prendre votre place et à vous exprimer.

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Suicide et intervention de crise en France

L’organisme, Le Journal de la Rue, possède 2 sites Internet et plusieurs blogues. Cela permet de faciliter la navigation des Internautes selon leurs besoins et leurs goûts.

Nous avons donc un site artistique et culturel pour le Café-Graffiti. www.cafegraffiti.net. Nous avons le site général de l’organisme, www.journaldelarue.com. Nous sommes à finaliser un nouveau site, spécifiquement pour le magazine, www.refletdesociete.com.

Nous gérons plusieurs blogues. Les 2 principaux sont ceux des archives de Reflet de Société. www.journaldelarue.wordpress.com et le blogue du rédacteur en chef, www.raymondviger.wordpress.com.

Cela nous amène un trafic différent mais aussi de provenances différentes pour chacun de ces sites et blogues. Les 2 sites Internet génèrent un trafic 100% canadien. Selon les statistiques d’Alexa, le Café-Graffiti se retrouve pour le Canada à la 20 254e place, tandis que le site pour Reflet de Société arrive à la 40 663e place. Seulement à titre de référence pour mieux comprendre ces statistiques, le site de L’actualité génère 63% de trafic canadien et il obtient ainsi la 17455e place pour le Canada.

Ce qui m’a surpris, c’est le trafic généré par les 2 blogues. Le blogue du rédacteur en chef génère un trafic à 56% de France et 11% provenant du Canada. Celui de la revue en a 39% de France et 18% du Canada. En France, ces blogues arrivent en 104 929e place et 95 719e place. Celui de L’actualité arrivant à la 132 221e place. 

Quels sont les textes qui génèrent un si grand trafic provenant de la France? Les textes sur le suicide. En plus de générer beaucoup de visites, les textes reliés au suicide génèrent beaucoup de commentaires, surtout provenant de gens habitant la France.

Lors de ma tournée de conférence en France en avril dernier, j’avais remarqué que le suicide est une problématique ou les intervenants n’osent pas prendre leur place, ne laissant que les services spécialisés telle la psychiatrie intervenir. Malgré l’expérience de plusieurs, lorsque j’ai donné une formation sur l’intervention auprès de personnes suicidaires, pour plusieurs des intervenants français, c’était une révélation d’apprendre qu’ils pouvaient et qu’ils se devaient d’intervenir. 

À partir des commentaires reçus d’Internautes français vivant des difficultés, j’ai eu l’occasion d’établir une relation thérapeutique par mail. Le manque de ressources pouvant intervenir en France est flagrant et évident. Cela isole encore plus les personnes en crise.

Le Québec demeure encore un endroit privilégié pour ses ressources communautaires et son implication auprès des personnes plus démunies, que ce soit physiquement, financièrement ou émotivement.

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Richard Martineau, le suicide et la cigarette

Richard Martineau, roi du Congo

C’est ainsi que dans sa chronique du 10 janvier dans le Journal de Montréal, M. Martineau demande à être appelé. L’Agence France-Presse publiait le 8 janvier les résultats d’une étude soulignant qu’il existerait un lien entre le tabagisme et le risque suicidaire.

Les résultats mentionnent, après avoir suivi plus de 3000 jeunes pendant plus de 3 ans, que 15% des non-fumeurs ont eu des pensées suicidaires, 20% chez les fumeurs occasionnels et 30% chez les fumeurs dépendants. La tendance se maintient aussi lorsqu’on regarde les tentatives de suicide. 0,6% pour les non-fumeurs, 1,6% pour les fumeurs occasionnels et 6,4% pour les fumeurs dépendants.

Et voilà M. Martineau qui déchire sa chemise, comme il lui arrive régulièrement, en mentionnant “mais si cette étude est scientifique, moi, je suis le président du Congo”. Désolé M. Martineau, mais votre verbe vous a monté au nez un peu trop vite et vous avez très mal interprété les résultats de cette recherche.

M. Martineau nous présente son argument choc: “Ce n’est pas le tabac qui pousse aux suicides, voyons, c’est l’inverse! Plus on a des tendances suicidaires, plus on est angoissé. Et plus on est angoissé, plus on fume!”

Pour tenter de vous faire comprendre ce que les scientifiques ont tenté d’exprimer dans leur étude, je vais vous parler ici M. Martineau d’une part en tant qu’intervenant de crise auprès de personnes suicidaires et d’autre part, en tant que personne qui a déjà fait 2 tentatives de suicide.

Premièrement, la crise suicidaire c’est quelque chose de ponctuelle dans notre vie. On ne nait pas suicidaire et on ne l’est pas nécessairement toute notre vie. C’est vrai qu’il existe certaines personnes qui sont suicidaires chroniques, à répétition, mais ici on parle d’autre chose, on ne parle plus d’une crise suicidaire.

Il est vrai qu’un fumeur, lorsqu’il traverse une crise suicidaire est plus angoissé et sa consommation de cigarettes, d’alcool ou de tout autre drogue risque fortement d’augmenter. Pour me donner en exemple, j’ai toujours fumé mes 3 paquets de cigarettes par jour. Lorsque je suis entré en crise suicidaire, j’en fumais presque 5 par jour!

Mais l’étude de ces scientifiques ne parle pas de notre changement de consommation au moment de la crise. L’étude dit que dans le groupe de gros fumeur, le risque suicidaire est plus grand que les fumeurs occasionnels qui lui est plus grand que ceux qui ne fument pas. Il y a une nuance énorme entre votre interprétation et les résultats énoncés.

Pour reprendre mon exemple personnel, j’ai été un gros fumeur pendant près de 20 ans avant de faire mes tentatives de suicide. Ce n’est pas ma crise suicidaire qui m’a fait commencer à fumer 20 ans plus tôt. Ce n’est pas ma crise suicidaire qui a fait de moi un gros fumeur 20 ans auparavant! L’étude tend à démontrer que lorsque je suis un gros fumeur, quand je traverse une crise suicidaire, je suis peut-être moins bien équipé pour passer à travers cette crise. Je suis plus vulnérable aux différentes crises existentielles que nous devons tous traverser.

Je ne sais pas si mon explication est assez claire pour que vous la compreniez M. Martineau. Si ce n’est pas le cas, S.V.P. avant d’affirmer “Pas besoin d’avoir fait un post-doctorat en physique nucléaire pour se rendre compte que cette étude ne tient pas debout deux secondes”, prenez donc le temps de demander à un vulgarisateur scientifique de vous traduire cette étude et de vous l’expliquer.

Pour terminer, je me prosterne humblement devant le nouveau roi du Congo.

Voter pour ce texte sur Cent Papiers.

http://raymondviger.wordpress.com/2006/12/18/richard-martineau-et-le-tabac-au-cinema/

http://raymondviger.wordpress.com/2007/01/28/richard-martineau-du-journal-de-montreal-vs-yves-boisvert-de-la-presse/

http://raymondviger.wordpress.com/2007/02/22/maria-mourani-et-mario-dumont-chez-les-francs-tireurs-richard-martineau-et-patrick-lagace/

http://raymondviger.wordpress.com/2007/04/25/richard-martineau-et-le-sexe/

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Suicide, Bill Clennett, Loto-Québec et le jeu compulsif

L’an dernier, j’avais félicité Bill Clennett pour son implication contre Loto-Québec. Bill Clennett tentait de connaître la vérité sur le nombre de suicides reliés au jeu compulsif dans les casinos du Québec. Loto-Québec tentait, par tous les moyens, d’éviter d’avoir à présenter la réalité du suicide dans ses casinos.

Radio-Canada nous annonçait que M. Bill Clennett avait réussi à gagner en cour d’appel contre Loto-Québec. Loto-Québec devra nous parler “honnêtement” de ce qu’il se passe dans les casinos.

Étrange que l’on doit aller en cour contre une société d’État pour tenter de connaître la vérité. Étrange que cette même société d’État, après avoir perdu une première fois, ait été en appel pour éviter de nous présenter la vérité. Une société d’État n’est-elle pas censée être au service de sa société?

Textes sur le gambling et le suicide. Commentaires du rédacteur sur Loto-Québec et le suicide.

Guide d’intervention sur le suicide et les endeuillés du suicide.

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Guillaume Vigneault dans Reflet de Société

Guillaume Vigneault, auteur et fils de notre célèbre Gilles Vigneault, sera l’invité de la chronique littéraire “Coup de coeur” du magazine Reflet de Société de décembre. Il nous présentera les livres qui l’ont influencé. Des classiques tels que Jonathan Livingston de Richard Bach, L’étranger d’Albert Camus. Mais aussi des Philip Roth, Jonathan Frentzen, John Irving ainsi que le «fabuleux» titre La nuit de l’Oracle, de Paul Auster.

Les auteurs québécois ne seront pas laissés de côté avec les Jacques Poulin, Louis Hamelin et Christian Mistral. Une chronique qui nous fera mieux connaître Guillaume Vigneault à travers ses lectures ainsi que sa nouvelle implication dans un long métrage sur le suicide.

Textes de Guillaume Vigneault

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Suicide sans souffrance, comment se suicider, se donner la mort sans douleur, rapidement, moyens pour se suicider

J’ai fait 2 tentatives de suicide. J’ai été arrêté dans mon geste. Contre mon gré.

J’ai été habité par une colère, une frustration. Pourquoi ne pas respecter le choix que j’ai fait. Celui de me suicider, de me donner la mort? Ne suis-je pas libre de disposer de ma vie comme bon me semble?

J’ai été amené en thérapie. Ça n’a pas été facile au début. J’ai fait peur à plusieurs thérapeutes avant d’en trouver un capable d’entendre l’expression de cette souffrance qui m’étouffait. Ma volonté de mourir était trop intense, la colère qui m’habitait trop violente.

J’ai cherché des moyens pour me suicider. J’ai tenté de trouver la mort. En thérapie j’ai réussi à trouver des gens pour m’écouter et évacuer cette souffrance, cette violence.

Aujourd’hui, je suis reconnaissant envers ces personnes que j’ai croisées qui m’ont aidé et soutenu. Si tu souffres. Appelle. Si quelqu’un dans ton entourage souffre. Appelle. Si tu as le moindre doute, n’hésite même plus. Appelle.

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00.

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide

Guide d’intervention de crise auprès d’une personne suicidaire. Un guide simple et accessible pour tous.

Textes sur le suicide. Commentaires de Raymond Viger sur le suicide.

D’autres commentaires d’Internautes sur un autre billet portant sur le suicide.

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Richard Petit, Aline Apostolska à Tout le monde en parle

Guy A. Lepage avait reçu la semaine dernière Richard Petit. Survivant d’un cancer, il a écrit un livre. Cette semaine, c’est Aline Apostolska, suite à une maladie qui nous présente son livre. Guy A. Lepage lance sa question qui tue: “Est-ce que la maladie fait écrire?”

Je ne peux répondre pour les autres. Pour ma part, j’ai publié mon premier livre suite à 2 tentatives de suicide. Dans mon cas, oui, la maladie, qu’elle soit physique ou psychique nous ouvre et nous aide dans l’écriture.

Même si l’écriture a toujours été présente dans ma vie, ce n’est qu’à ma sortie de thérapie que je me suis permis d’être moi-même. L’écriture a été une forme d’auto-thérapie. Après la maladie, nous n’avons plus rien à cacher. Nous laissons parler le coeur et laissons de côté le rationel, cette tête qui ne cherche qu’à nous mettre les batons dans les roues, qu’à nous dicter ce qui est correct et ce qui ne l’est pas.

La maladie m’a rendu plus humble et plus sensible à la vie et tout ce qui la compose.

Lorsque j’ai publié mon premier livre Après la pluie… Le beau temps, je n’avais pas osé mettre ma photo à l’arrière du livre. Pour le 2e, Quand un homme accouche ma photo n’y est pas non plus. Pour les autres, parfois elle y est, parfois non. Selon le livre et son style. Je me laisse guider par ce que je ressens au moment de l’édition.

Au début, je voulais même prendre un nom de plume, pour cacher ma véritable identité. Je ne me reconnaissais plus dans ce que je disais et écrivais. Je ne regrette pas d’avoir gardé mon nom.

Je profite de cette occasion pour saluer tous ceux qui ont décidé de laisser valser cette plume sur quelques feuilles blanches pour nous partager leur vécu et leurs émotions. Merci de votre implication.

Plus d’informations sur mes livres.

Textes sur Tout le monde en parle.

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Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre, au coût de 4,95$ est disponible dans toutes bonnes librairies au Québec ainsi qu’à la Librairie du Québec à Paris.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: www.refletdesociete.com
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Martin Matte, l’humour, les traumatismes crâniens à Tout le monde en parle

Le 16 septembre dernier, Martin Matte, humblement est revenu rencontrer Guy A. Lepage à l’émission Tout le monde en parle. J’ai découvert un côté du personnage qui m’a touché. On y a appris qu’à l’âge de 17 ans, le frère de Martin Matte a subi un traumatisme crânien. Ayant de sévères problèmes comportementaux et physiques, la famille Matte a tenté, sans succès de trouver un hébergement pour leur enfant. Il n’existait rien pour accueillir une victime d’un traumatisme crânien.

Martin Matte, sensible à la réalité de son frère, a créé une fondation dans le but d’ouvrir des maisons pour héberger ces victimes. J’ai été touché par ce geste et cette sensibilité de Martin Matte.

Martin Matte aurait déjà fait des sketches humoristiques touchant cette problématique. Certains spectateurs n’ont pas apprécié. Cela me déçoit. Car l’humour est important dans nos vies, pas juste pour rire, mais aussi pour dédramatiser les événements tragiques de la vie.

J’ai personnellement fait 2 tentatives de suicide. Je me souviens, lors d’une des phases de mon rétablissement, avoir dit: je pourrais sentir que j’ai fait un bon bout pour m’en sortir lorsque je serais capable d’écrire des textes humoristiques sur le suicide. Cela m’aura pris près de 10 ans pour y arriver. J’ai été pendant plusieurs années intervenant de crise auprès de personnes suicidaires. Je suis capable de vivre avec les gens, l’intensité des émotions véhiculée par la crise suicidaire. Mais je suis aussi capable d’en rire. Sans ridiculiser la réalité des gens qui passent par cette crise ou leur entourage. Un humour qui nous permet de libérer une partie de la tension et du stress accumulée.

Si Martin Matte fait des sketchs humoristiques touchant des thèmes sociaux, en ce qui me concerne, c’est bien correct. Si des spectateurs ont de la difficulté à entendre parler de ces thèmes sociaux, peut-être qu’il y a dans leur vécu des bouts d’émotion qui sont resté bloqués et qui auraient avantages à trouver une voix de sortie. Parlez-en à votre thérapeute, ça ne fera sûrement pas de tort.

Merci et félicitations à Martin Matte pour cette implication sociale.

Fondation Martin Matte.

Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.

Textes sur Tout le monde en parle.

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Comment se suicider, moyens pour se suicider

Un titre qui dérange. Parce que le suicide dérange. Je vais vous conter la petite histoire de notre ami Folliculaire.

Folliculaire a un blogue. Il commence par écrire un texte sur la prévention du suicide. Quelques centaines de personnes ont lu son texte sur trois mois. Il remarque cependant que pour aboutir sur son texte, les gens ont fait des recherches avec des mots clefs tels que:

- Comment mettre fin à ses jours.

- Comment se suicider sans souffrance.

- Comment se suicider sans avoir mal.

- Comment se suicider sans laisser de trace.

- Se suicider rapidement sans douleur.

Les gens qui se dirigeaient vers son texte ne cherchaient pas à éviter ou prévenir le suicide, mais plutôt à le compléter!

Folliculaire a eu l’idée de refaire un blogue en s’adressant directement aux gens qui veulent se suicider: Comment se suicider. Quelle surprise de se rendre compte que le premier mois, c’est plus de 3000 Internautes qui ont visité son blogue!

Cela donne le vertige. Cela questionne aussi nos techniques de prévention. Si je fais un texte de prévention du suicide, les proches de ceux-ci viendront peut-être s’informer pour intervenir ou trouver des ressources. Mais si je veux atteindre les gens qui vivent une détresse profonde, je dois mettre sur Internet un titre qui saura les rejoindre.

Cela me questionne aussi sur la responsabilité des moteurs de recherche. Si quelqu’un publie un blogue en donnant des moyens pour se suicider, ne devrait-on pas bannir ce texte? La personne qui en arrive à publier des moyens pour se suicider, ne devrait-elle pas être interpelée et questionnée par les autorités? Pousser quelqu’un vers le suicide ou lui faciliter le passage à l’acte, n’est-il pas une complicité de meurtre?

Si vous souffrez au point d’envisager le suicide, si vous avez un parent ou un ami qui pense à se suicider autour de vous, ne restez pas seul. N’hésitez pas à demander de l’aide.

Pour le Québec, 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00.

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide

Guide d’intervention de crise auprès d’une personne suicidaire. Un guide simple et accessible pour tous.

Textes sur le suicide. Commentaires de Raymond Viger sur le suicide.

D’autres commentaires d’Internautes sur un autre billet portant sur le suicide:

Vous pouvez lire l’aventure complète de Folliculaire ici.

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Le suicide, les armes à feu et le coroner Michel Ferland

Dans le Journal de Montréal du 12 février dernier, nous pouvons y lire les recommandations du coroner Michel Ferland: “Nous sommes d’avis qu’une personne détentrice d’armes à feu qui manifeste des idéations suicidaires sérieuses devrait se voir interdire la possession à tout jamais d’arme à feu.” Il demande au au ministre québécois de la Sécurité publique de s’entendre avec son homologue fédéral “pour trouver une solution afin d’interdire la remise des armes à feu à un détenteur” qui a déjà pensé à se suicider.

Dans l’histoire du meurtre suivi d’un suicide que le coroner Ferland avait à étudier, il conclut que le suicidaire avait une santé mentale trop instable pour posséder des armes.

Je demeure bouche bée devant de telles conclusions. Il y a un manque complet de compréhension du processus suicidaire et le coroner Ferland tente de régler un problème complexe avec une solution simpliste.

Imaginez un policier qui fait une dépression et qui commence à penser au suicide. Une telle loi va-t-elle l’aider à demander de l’aide? Sûrement pas. S’il se dénonce comme étant suicidaire, il va perdre le droit de porter une arme, donc son emploi.

Suite à une crise suicidaire, aussi intense soit-elle, la résolution de la crise peut prendre différente finalité. Elle peut-être positive, c’est-à-dire que la personne en sort grandi et plus forte. Elle peut-être neutre, c’est-à-dire que la personne en sort dans le même état qu’elle était avant la crise. Elle peut-être négative, c’est-à-dire qu’elle en ressort affaibli et plus vulnérable.

Ce qui est important, c’est d’offrir suffisamment de ressources et de soutien pour que la personne suicidaire puisse en arriver à grandir dans cette épreuve et devenir plus forte qu’elle était avant la crise. Avec une bonne intervention, cela est possible. On ne peut étiquetter une personne qui a vécu une période suicidaire pour le restant de ses jours sans en connaître son cheminement, son droit à revenir à une vie normale.

Un tel jugement pourrait s’appliquer non seulement aux personnes suicidaires, mais à toutes personnes ayant vécu des difficultés dans une période de sa vie. Avec le même raisonnement, devrait-on dire que toutes les personnes ayant des troubles d’alcoolisme, de toxicomanie, de gambling ou autres, sont des personnes finies pour le restant de leur jour et qu’elles ne sont plus aptes à posséder une arme ou à conduire leurs véhicules…

Si on commence à stigmatiser une personne qui a vécu des difficultés il faudra enlever des droits à des centaines de milliers de citoyens aujourd’hui bien rétabli de leur crise. Peut-on affirmer qu’aucun policier, médecin, politicien, enseignant ou autre n’a eu des idéations suicidaires ou d’autres problèmes qui pourraient justifier de lui enlever ses droits et privilèges à vie?

Un tel jugement est une sentence à vie que l’on veut imposer à des citoyens qui ont besoin de soutien. Dans ces recommandations du coroner Ferland, il mentionne que la personne avait une santé mentale instable. Il est vrai qu’une personne qui a une santé mentale instable ne devrait pas avoir accès à une arme à feu. Mais ce n’est pas parce que nous sommes suicidaire que nous avons des problèmes de santé mentale à vie.

Si M. Ferland veut être cohérent avec ce qu’il dit, qu’il enlève le permis de conduire à vie à toute personne qui a eu un problème d’alcool. Selon son raisonnement, même si ces personnes règlent leur problème et sont abstinentes, elles demeurent des dangers et des risques publics. S’il veut se rendre jusque-là, qu’il n’oublie pas d’enlever les privilèges à tout le monde, incluant des premiers ministres que nous avons eu et qui ont eu des problèmes d’alcool.

M. Ferland aurait dû dénoncer le manque de suivi et de ressources que nous offrons aux personnes suicidaires. J’ai vu trop souvent des jeunes entrer à l’hôpital pour une tentative de suicide et en ressortir 24 heures après avec un rendez-vous avec un psychiatre dans 6 mois. Sachant que les risques sont élevés d’une deuxième tentative de suicide dans les semaines qui suivent la première, cela est une négligence qui se doit d’être dénoncé.

Si dans le cas qui nous concerne il y avait eu un suivi digne de ce nom, les événements se seraient déroulés différemment.

http://raymondviger.wordpress.com/2007/02/12/michel-sheenan-daniel-pinard-guy-a-lepage-et-le-suicide-a-tout-le-monde-en-parle/

http://raymondviger.wordpress.com/2006/06/23/guide-dintervention-aupres-dune-personne-suicidaire/

Autres textes sur le suicide.

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Michel Sheenan, Daniel Pinard, Guy A. Lepage et le suicide à Tout le monde en parle

En tant qu’intervenant de crise auprès de personne suicidaire, est-ce qu’on doit parler du suicide dans les médias. Oui. Le suicide est un sujet délicat qui touche beaucoup de monde. On ne peut pas en parler n’importe comment.

Après avoir écouté l’émission Tout le monde en parle d’hier soir, je me dois de féliciter Guy A. Lepage. Nous sommes dans une émission de variétés qui se veut humoristique, attrayante. Malgré tout, M. Lepage a su nous parler du suicide et de livrer un message complet.

Au départ, l’émission avait trouvé un excellent porte-parole. Le juge Michel Sheenan dont son fils, psychologue, s’est suicidé. Une belle façon de nous montrer que le suicide touche tout le monde. M. Sheenan a su nous parler ouvertement de ce qu’il a vécu vis-à-vis son fils, nous livrer un message de prévention et donner avec une grande simplicité des conseils pour mieux comprendre comment intervenir.

Sans voler la vedette ou faire dévier le débat, Guy A. Lepage a humblement parlé du suicide de son frère. Et nous avons eu le privilège et la chance de voir Daniel Pinard vivre ses émotions vis-à-vis ses propres difficultés touchant cette détresse ultime qui nous amène à envisager le suicide.

Pendant l’entrevue de Daniel Pinard, rien ne laissait présager qu’il nous ferait ce partage. Était-ce prévu? Est-ce que Guy A. Lepage savait que Daniel Pinard vivait encore toutes ces émotions en parlant de suicide ou était-ce le hasard? Je ne le sais pas. Et il n’est pas important de le savoir. Ce qui s’est passé a été magique. Je n’ai pas senti que Guy A. Lepage a poussé Daniel Pinard a embarqué dans ce débat. J’ai eu l’impression qu’il l’a fait volontairement, par lui-même, quand il était prêt.

Cet instant d’émotion a bien souligné que le suicide est une détresse qui affecte tout le monde sournoisement. Qu’elle laisse des cicatrices permanentes. Un Daniel Pinard serein et qui nous entretient sur différents sujets en arrive, quelques instants plus tard, à nous partager sa sensibilité et ses propres difficultés.

En 15 ans, j’en ai vu des médias nous parler de suicide. J’en ai dénoncé certains qui ont versé dans le sensationnalisme et le manque de professionnalisme. En ce qui concerne l’émission Tout le monde en parle, je ne peux que féliciter Guy A. Lepage pour le magnifique travail qu’il a fait hier. Tout en ayant une émission à grosse cote d’écoute, une émission de divestissement, il a su ouvrir la porte sur un message qui, nous l’espérons tous, saura aider plusieurs de nos proches. Un bel exemple que la prévention a sa place partout et qu’il n’est pas nécessaire de verser ni dans le sensationnalisme, ni dans un ton moralisateur pour faire passer son message.

Merci M. Lepage et bonne continuité dans votre travail.

http://raymondviger.wordpress.com/2006/06/23/guide-dintervention-aupres-dune-personne-suicidaire/

http://raymondviger.wordpress.com/2006/09/05/le-suicide-et-les-medias/

http://raymondviger.wordpress.com/2006/04/14/loto-quebec-le-casino-et-le-suicide/

Autres textes sur le suicide.

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Les cegeps, la détresse psychologique et le suicide

Le 10 novembre dernier, le Journal de Montréal nous apprend que la détresse psychologique des cégépiens est élevé. Les listes d’attentes pour rencontrer un professionnel sont longues et que plusieurs jeunes décident d’en finir avant d’avoir été vu par ce spécialiste.

Triste réalité. Difficile à accepter. Notre responsabilité de bon père de famille on en fait quoi? Tu vis des choses difficiles. Tu veux en finir avec la vie. On n’a pas le temps de s’occuper de toi, prends un numéro! Quand on sait que pour un jeune de cet âge le passage à l’acte peut être rapide, ça n’inspire pas confiance.

Cela me ramène à une conversation que j’avais eu avec un psychiatre il y a une dizaine d’années. Il mentionnait que 95% des difficultés qu’on rencontre peut être réglé par le milieu environnant. 5% des crises doivent être suivi par un spécialiste. Je suis obligé de me questionner sur cette réalité. Est-ce que le réseau naturel qui entoure un citoyen s’est effrité au point où nous en venons à se référer trop vite à des spécialistes? En ayant perdu notre capacité d’aidant naturel, est-ce que nous nous déresponsabilisons et embourbons ces spécialistes?

Il y a plus de dix ans, on avait mis en place des groupes de pairs aidants dans certaines écoles. Des jeunes pour aider des jeunes. Une façon d’augmenter le dépistage des jeunes en crise, mais aussi pour avoir des aidants naturels qui pouvaient débuter une intervention et une présence minimale aux jeunes en détresse. Avons-nous perdu les outils que nous avions mis en place à l’époque?

Quand un jeune est en détresse, il ne peut y avoir que ce jeune et un spécialiste. Il doit y avoir un milieu de vie qui entoure le jeune. L’intervention doit être globale. C’est une responsabilité commune. Il y a une famille, des amis, des professeurs… Tous ensemble nous pouvons intervenir et soutenir le jeune qui est temporairement fragilisé.

Quand j’ai eu à intervenir auprès des Inuits dans le Grand Nord pendant les épédémies de suicide, je n’ai pas eu accès à des spécialistes. Il a fallu se débrouiller avec ce que l’on avait. C’est-à-dire une communauté qui pouvait développer des moyens pour soutenir leurs membres. Des aidants naturels qui, avec leur compassion et leur empathie pouvaient assurer une présence et une aide.

C’est vrai que les spécialistes sont parfois utiles. Mais pour un milieu de vie sain, c’est la dernière chose que nous avons besoin. Il faut premièrement intervenir sur le milieu pour qu’il se prenne en main. Des aidants naturels, des gens qui sont prêts à écouter et aider un proche, il y en a beaucoup dans chaque communauté. Ce sont les premières personnes à mobiliser.

Arrêtons d’attendre des budgets d’un gouvernement qui ne cesse de se désengager de nos communautés. Arrêtons d’attendre les spécialistes comme s’ils n’étaient que la seule solution à nos problèmes. Apprenons à vivre en communauté et à être solidaire les uns les autres.

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Santé mentale, l’itinérance et les ressources

À titre de travailleur de rue, j’accompagne une personne qui a plusieurs problématiques; maniaco-dépressif, alcoolique, toxicomane et suicidaire. Je réussis à amener la personne à accepter une évaluation psychiâtrique à Louis H. Lafontaine. On refuse de suivre la personne. Elle est alcoolique et toxicomane. Qu’elle règle ces deux problèmes avec l’hôpital Maisonneuve-Rosemont et on verra ensuite pour le suivi psychiâtrique. À l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, ils ne peuvent rien faire. Il faut commencer par Louis H. Lafontaine pour régler ses problèmes de santé mentale! J’ai fait la navette entre ces deux institutions pendant 6 mois avec une personne suicidaire que personne ne voulait. Elle a finalement été admise à Louis H. Lafontaine après qu’elle ait fait une tentative de suicide en passant à travers une fenêtre du deuxième étage!

Un jeune adolescent fait une tentative de suicide. Il se retrouve à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont. Dès que les symptomes physiques sont sous contrôles, on le laisse partir. Sans aucun suivi ou encadrement. Il pourra voir un psychiâtre dans 6 à 9 mois! Pourtant les risques d’une deuxième tentative sont très grands à court terme.

Ce ne sont que deux exemples de ce que j’ai pu vivre vis-à-vis les institutions pouvant nous aider à accompagner des jeunes. En tant qu’intervenant, notre impuissance ne se vit pas seulement auprès de la personne que nous accompagnons, mais aussi avec les institutions qui devraient nous aider et appuyer notre démarche.

Mon expérience terrain m’amène à questionner notre système de santé. Nous avons trop de spécialistes et pas assez de généralistes. Un bon accompagnement commence par un généraliste, près du terrain, pouvant établir une relation avec la personne. Après avoir identifié les besoins et les ressources pouvant intervenir, ce généraliste doit pouvoir avoir ses portes d’entrée dans les différentes institutions. Les spécialistes ne devraient jamais être en charge de l’intervention, mais être un outil de soutien à ce généraliste. Le généraliste, souvent nommé travailleur de rue, devrait pouvoir accès à l’information concernant la personne aidée et faire parti d’un plan de suivi et d’encadrement.

Trop souvent j’ai fait admettre une personne dans une ressource et, sous le couvert du secret professionnel, on ne me donnait aucune information. Il est arrivé que je laisse mes coordonnés pour que je sois appelé si la personne quittait pour que je puisse l’acceuillir à sa sortie. Malheureusement, on la laissait sortir sans me prévenir avec des conséquences et des effets pervers qui ont mis ces gens en danger.

Notre système de santé a des ratés. Impersonnel, trop de procédures, pas assez de connaissance de la personne qu’on aide… Combien de fois j’aurais pu sauver de l’argent et du temps à tout le monde si l’expérience et la relation que j’avais de la personne suivi était écouté et tenu en compte.

Ce n’est pas un problème d’argent, c’est un problème de vision. Arrêtons de ne voir qu’un problème qui doit être soigné, mais tentons de voir un être humain qui a besoin d’un accompagnement global dans sa vie.

La santé, ça nous concerne tous et nous devrions tous pouvoir faire partie d’une solution globale.

http://raymondviger.wordpress.com/2006/12/08/les-marginaux-les-regions-et-les-ressources/

http://raymondviger.wordpress.com/2006/09/06/ville-de-montreal-et-ses-itinerants/

http://raymondviger.wordpress.com/2007/01/07/faux-itinerants-et-detournement-de-fonds/

Autres textes sur le suicide.

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Le suicide et les médias

Il y a presque 15 ans avec les intervenants auprès de personnes suicidaires, nous déposions des recommandations sur la façon de traiter le suicide dans les médias. Nous avions remarqué qu’à chaque fois qu’un média traitait du suicide avec sensationnalisme, le nombre de suicide augmentait drastiquement dans les jours qui suivaient.

À plusieurs occasions, j’ai envoyé des communiqués aux médias sur cette triste réalité. À chaque fois que j’en ai eu l’occasion, j’en ai discuté avec des journalistes. À l’occasion, j’ai eu des réponses défensives telles que: «On a une job à faire, il faut la faire. Notre rôle n’est pas d’être des intervenants».

Trois suicides viennent d’être couvert par le Journal de Montréal. Le traitement fait par Jean-François Coderre a été respectueux de la sévérité de cette réalité. Plusieurs références ont été donné. Les signes avant-coureurs ont été présenté. Le traitement de la nouvelle a trouvé son équilibre entre le travail journalistique et celui d’être un citoyen respectueux du deuil d’autrui.

Je suis content de voir que la vision du journalisme a changé depuis 15 ans. Une plus grande ouverture d’esprit et une sensibilité vis-à-vis la présentation d’une nouvelle qui peut en bouleverser plus d’un. Franco Nuovo le 31 août et Lise Payette le 1er septembre ont utilisé leur chronique respective pour parler de ce que ces suicides leur faisaient vivre. De très belles chroniques pour soutenir le reportage sur ces suicides. Des chroniques humanistes et touchantes.

Félicitations à vous tous pour cette présentation. Un bon journalisme n’est pas nécessairement étranger à la sensibilité.

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/28/journalistes-alarmants-envahissants-et-speculateurs/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/12/franco-nuovo-et-les-gangs-de-rue/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/11/violence-information-et-desinformation/

http://raymondviger.wordpress.com/2006/08/16/le-journal-de-montreal-les-armes-et-lexageration-ehontee/

Autres textes sur le suicide.

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Le Casino, Did Tafari Bélizaire et le jeu compulsif

Did Tafari Bélizaire a été un joueur compulsif. Il a été au bout de son rouleau. Sans le sous, pas même assez pour prendre l’autobus, il s’en retourne, à pied vers le pont Jacques-Cartier.

Au bout de sa détresse, il se lance dans le vide. Par miracle, il ne meurt pas. Mais cet homme de 6 pieds 6 pouces, cet ancien body-gard, se retrouve maintenant cloué dans une chaise roulante.

Il avoue que s’il avait le choix entre aujourd’hui en chaise roulante ou l’ancien Did Bélizaire pris avec un problème de jeu, il préfère le Did d’aujourd’hui. Il a laissé l’ancien Did sombrer dans l’abîme.

Aujourd’hui Did fait des conférences et des ateliers dans les écoles pour la prévention du jeu compulsif. Il peut être rejoint au Journal de la Rue (514) 256-4467.

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/08/quand-le-casino-mene-au-pont-jacques-cartier/

Autres textes sur le suicide, le jeu compulsif.

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La publicité, perdre du poids ou une grosse poitrine

L’agence France Presse indique que la Chine a suspendu toute publicité concernant les produits miracles pour perdre du poids ou pour augmenter la poitrine précisant que ces publicités exagèrent les effets des produits ou des cures miracles, nuisant aux droits des consommateurs et minent la crédibilité des médias.

Wow! Le gouvernement Chinois ne prennent pas à la légère leur responsabilité de bon père de famille. Quand on est conscient des conséquences sur notre société de toutes ces publicités, il est intéressant de voir que certains gouvernements ne jouent pas à l’autruche et prennent les grands moyens pour garder un minimum d’honnêteté dans les publicités et les médias.

Les conséquences des publicités trompeuses et mensongères sont énormes. Boulémie, anorexie, suicide, mauvais traitement créant des conséquences pouvant aller jusqu’au décès… Comme plusieurs, j’ai régulièrement décrié cette situation. Est-ce qu’un jour, nous aurons au Québec un gouvernement capable de mettre ses culottes et de prendre ses responsabilités de bon père de famille? J’ai sûrement conservé la naïveté de mon enfance, mais j’ose espérer que ce jour arrivera.

http://raymondviger.wordpress.com/2006/10/15/anorexie-elle-quebec-et-clin-doeil/

Textes sur la protection du consommateur et commentaires du directeur sur la protection du consommateur.

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Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre, au coût de 4,95$ est disponible dans toutes bonnes librairies au Québec ainsi qu’à la Librairie du Québec à Paris.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: www.refletdesociete.com
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Guide d’intervention auprès d’une personne suicidaire

Le suicide dérange. Le suicide touche trop de gens au Québec.

Comment définir le suicide? Quel est l’ampleur du suicide au Québec? Quels sont les éléments déclencheurs du suicide? Quels sont les signes avant-coureurs? Comment intervenir auprès d’une personne suicidaire? Comment survivre au suicide d’un proche?…

Autant de questions que j’ai tenté de répondre dans ce guide. À partir des mes années de travail sur le terrain en intervention et en prévention du suicide, à partir de mon vécu personnel, ce guide est écrit avec simplicité pour que tout le monde puisse s’y retrouver et démystifier ce fléau social.

Il est disponible en ligne, par téléphone (514 256-9000) et maintenant dans toutes bonnes librairies.

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/09/suicide-dun-ami/

Textes de référence sur le suicide:

http://www.cpsquebec.ca/fr/accueil/index.htm

http://www.psychomedia.qc.ca/dart7.htm

http://www.aqps.info/

http://www.aqps.info/docs/suicide/index.html

http://www.msss.gouv.qc.ca/sujets/prob_sante/suicide.php

http://www.suicide-quebec.net/

http://wwwens.uqac.ca/jmt-sociologue/www/actualite/suicide_science_et_vie/suicide_sc_et_vie_1985.html

http://www.cmha.ca/bins/content_page.asp?cid=3-101&lang=2

http://www.santepontiac.qc.ca/le_suicide.htm

http://www.juniorweb.com/psychotherapie/suicide/introduction.htm

http://www.preventionsuicide.ca/

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Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre, au coût de 4,95$ est disponible dans toutes bonnes librairies au Québec ainsi qu’à la Librairie du Québec à Paris.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: www.refletdesociete.com
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Loto-Québec, le Casino et le suicide

J’ai été intervenant de crise auprès de personnes suicidaires au début des années 1990. Peu de temps avant l’ouverture du Casino de Montréal. Dès l’ouverture du Casino, mon collègue et moi étions débordés. Beaucoup d’interventions à faire auprès de joueurs compulsifs qui, après avoir tout perdu, n’envisageaient que le suicide comme solution à leur détresse. Des gens qui, avant de connaître le Casino de Montréal, étaient des hommes d’affaires sérieux et travaillant, des gens du troisième âge qui n’avaient jamais eu de problèmes de jeux, qui se retrouvaient seuls devant ces machines

Vis-à-vis de cette détresse, nous ne pouvions continuer à intervenir, à mettre un diachylon sur l’hémorragie, sans en faire part aux autorités concernées. En 1994, mon collègue a rencontré les autorités du Casino de Montréal pour leur offrir que nous commencions notre intervention directement au Casino. En plus, nous voulions que les employés soient sensibilisés et formés à reconnaître les signes avant-coureurs des personnes en détresse, qu’ils puissent référer les personnes qui ont besoin d’aide et éviter de les laisser partir seules du Casino.

La réponse que nous avons eue m’a énormément troublée. Les autorités du Casino nous disent qu’ils n’ont pas besoin de nos services parce qu’il n’y a pas vraiment de joueurs qui ont des idées suicidaires! Est-ce à dire que toutes les personnes que nous recevons en thérapie de crise n’existent pas? Est-ce à dire que nous sommes disponibles 24 heures sur 24 pour rien? Que tous ces joueurs qui nous appellent la nuit n’existent pas? Nous avons été sidérés par cette réponse. Le même genre de réponses que nous recevions par certains directeurs d’école vis-à-vis des problèmes de drogue. “Nous n’en avons pas dans notre école“, répondaient-ils. Pourtant, nous intervenions avec plusieurs jeunes de cette même école, mais la direction préférait camoufler les problèmes plutôt que tenter de les résoudre.

Félicitations à M. Bill Clennett qui force la main à Loto-Québec pour nous dévoiler la réalité des Casinos au Québec. Nous ne pouvons que remarquer la résistance des autorités de Loto-Québec à vouloir cacher la vérité, la camoufler et à interpréter les faits sans nous donner accès à l’information.

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/08/quand-le-casino-mene-au-pont-jacques-cartier/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/16/a-loto-quebec-de-qui-se-moque-t-on/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/13/quand-une-croupiere-sen-va-t-en-guerre-histoire-deleonore-mainguy/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/07/247/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/07/boycott-de-loto-quebec/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/11/jean-lapointe-loto-quebec-et-la-democratie/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/11/le-casino-les-video-pokers-et-les-bars/

Textes sur le jeu compulsif, le suicide.

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Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Rédacteur en chef de Reflet de Société/Journal de la Rue

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Raymond Viger, écrivain

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