Référendum et vote ethnique: à cause des immigrants

Immigrants, victimes de manipulation

Politique et game référendaire

Raymond Viger Dossier Politique

Jacques_Parizeau référendum vote ethnique élections québecLe 30 octobre 1995, le référendum sur l’indépendance du Québec est défait par 50,6%.  Jacques Parizeau lance sa célèbre phrase pour justifier la défaite:

Par l’argent puis des votes ethniques certains immigrants.

Une phrase qui divise le Québec et crée toutes sortes d’interprétations.

Rappelons les faits. Le Canada a utilisé plusieurs stratégies pour empêcher le vote sur le référendum d’être remporté par le camp du OUI. Un de ces stratagème a été de fortement augmenter l’immigration au Québec dans les mois précédents le référendum.

Si vous êtes un immigrant et que le Canada vous invite dans son pays, il peut être difficile en quelques mois de comprendre tous les enjeux du Québec et de la relation existant entre le Canada et le Québec. Le nombre de vote de ces immigrants de dernière minute, représente approximativement le nombre de vote qui ont fait basculer le référendum vers le camp du NON.

Est-ce qu’on peut accuser les immigrants de ce problème éthique? NON. On peut accuser les politiciens à Ottawa d’avoir manipulé la démocratie et le vote par tous les moyens possibles, en incluant le contrôle de l’immigration, des voyages de Canadiens au Québec pour leur dire que les Québécois sont aimés et bien d’autres moyens…

Les immigrants ne sont que les bouc émissaires dans cette histoire de magouille politique.

Merci à Johnny Skywalker d’avoir porté à mon attention cette injustice.

Autres textes sur Politique

Pour ceux qui trouvent qu’il y a trop de chicanes inutiles en politique, et qui seraient découragé par la vie politique du Québec, je vous laisse les informations sur un roman humoristique et de croissance personnelle:

L’Amour en 3 Dimensions (français), Love in 3 D (anglais).

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

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Québécoise pure laine

Immigration

Entre Québec et Haïti: quelle identité?

Comme bien des immigrants de deuxième génération – c’est ainsi qu’on nomme officiellement les Québécois nés de parents immigrants – je me suis longtemps questionnée sur mon identité.

Murielle Chatelier     DOSSIERS Immigration , Culture

Élevée à cheval entre deux cultures, celle de mes parents, originaires d’Haïti, et celle de leur terre d’accueil, j’arrivais difficilement à me définir. Québécoise ou Haïtienne? À 29 ans, cette quête incessante, grandissante et profondément troublante m’a amenée à faire un long séjour dans mon pays d’origine. Six mois à la recherche de mon second moi.

Le besoin de partir pour se redécouvrir

murielle chatelier immigration haiti immigrantLes prétextes pour expliquer mon départ soudain vers la terre natale de mes parents furent nombreux. Opportunité d’emploi intéressante, besoin de changer d’environnement, envie de découvrir mes racines… La vérité, c’est que je ne savais plus où j’en étais. Dès mon adolescence, j’ai été marquée par de pénibles remises en question, au point de passer de longues heures à marcher dans les rues, avec mon lourd fardeau de questions sur le dos. Le melting pot des valeurs transmises par mes parents et celles propres à la culture québécoise m’a toujours perturbée et embrouillé l’esprit. Mais c’est lorsque j’ai intégré le marché du travail que cette quête a atteint un point culminant et est devenue intenable.

«Toi, t’es née où?» «Est-ce que tu comptes retourner dans ton pays un jour?» «Depuis combien de temps es-tu arrivée au Canada?» «Comptes-tu t’établir en banlieue comme une bonne partie des immigrants?» Voilà autant de questions auxquelles j’ai eu droit de la part de mes collègues, alors que je suis bel et bien née au Québec, à Montréal. Avant l’année 2007, je n’avais même jamais mis les pieds dans le pays de mes parents. À la longue, ces questions ont fait naître en moi un sentiment de frustration, surtout parce que j’avais toujours évolué dans la même société que mes confrères. Alors, à un moment, je me suis mise à penser que chez moi, c’était peut-être ailleurs.

Se sentir l’étrangère

Au début, quand je suis arrivée à Port-au-Prince, j’étais euphorique. Je sentais qu’on ne pouvait que m’accepter, parce qu’après tout, j’étais une des leurs. Pourtant, j’ai rapidement compris que, pour les Haïtiens, j’étais l’étrangère. Oui, même sans avoir à ouvrir la bouche, on devinait que je n’étais pas du pays. Quand je marchais dans les rues, on me dévisageait l’air de dire: «Oh! Regarde l’étrangère.» Une fois, alors que j’étais assise par terre dans un marché, au milieu des marchandises, un passant m’a montrée du doigt en disant: «C’est une diaspora (c’est ainsi qu’on appelle là-bas les Haïtiens nés à l’étranger).»

Pour survivre, je m’étais déniché un emploi de journaliste dans le plus grand quotidien de la place, Le Nouvelliste. Dans une ambiance de travail des plus décontractées, je me suis fait de nombreux amis. Même si je ne comprenais pas souvent les expressions qu’ils employaient – je maîtrise le créole, mais comme dans chaque culture, les expressions sont très «locales» – les échanges allaient bon train entre nous. Mais là encore, nos mentalités et nos préoccupations respectives étaient si diamétralement opposées que je me sentais seule dans mon coin, malgré les rires francs qui animaient nos conversations.murielle chatelier immigration haiti immigrant

Québécoise ou Haïtienne?

L’un de nos points de divergence était justement ma nationalité. Après quelques semaines passées dans la capitale, il ne faisait plus aucun doute dans ma tête que je ne pouvais pas me déclarer Haïtienne. Au contraire, j’avais plus envie de me dissocier de ce peuple que d’en faire partie. Le désordre généralisé dans lequel se trouve le pays, le manque de civisme des citoyens dans les rues, cette façon que les commerçants avaient de m’escroquer impudiquement parce qu’on supposait que j’avais plus d’argent que la moyenne, tout ça m’horripilait.

Pour mes collègues, animés d’un sentiment d’appartenance qui frise le fanatisme, c’était une trahison de dire que je me sentais plutôt Québécoise. Ils ne pouvaient pas comprendre que je ne sois pas habitée du même sentiment de fierté qu’eux, qui font partie de la première république noire à avoir acquis son indépendance. C’était en 1804. Moi, je vis en 2009. Et ça, c’était encore un point qui nous éloignait: ils vivent continuellement dans l’orgueil des gloires du passé, alors que les défis du présent m’importent plus.

Pourquoi immigrer: comprendre mes parents

D’ailleurs, c’est justement ce passé qui est à la base de la mentalité de mes parents, et c’est ce que j’ai compris lors de ce voyage. Dans mon jeune âge, ils ne faisaient qu’appliquer ce que leurs propres parents leur avaient appris. Mais ils avaient peut-être oublié que les choses avaient évolué depuis, et que mon environnement n’avait rien à voir avec le leur. C’est malheureusement le cas de beaucoup de parents immigrants.

L’un des dadas de mes parents était de m’empêcher de sortir, par exemple pour aller au parc avec ma sœur ou au cinéma avec mes amis. Selon leur façon de voir les choses, «l’extérieur» est une sorte de jungle où on peut facilement être amené à sortir du droit chemin, où les influences néfastes pullulent. Ce raisonnement qui m’emprisonnait a donné lieu à des scènes familiales orageuses. Pour moi, l’extérieur est plutôt un lieu de découvertes. Mais en Haïti, j’ai bien vu que la mentalité de mes parents prévaut encore, parce que les sorties des enfants sont très limitées, et pour les mêmes raisons que naguère…

Mais j’ai aussi fait une merveilleuse découverte à propos de mes parents. Avant d’avoir visité la campagne où ils ont grandi, je ne me suis jamais intéressée à leur émigration vers le Canada. Aujourd’hui, je réalise plus que jamais le courage qu’ils ont eu de partir de si loin uniquement pour offrir un meilleur avenir à leurs enfants. Une campagne où les commodités modernes n’existent pas, la pauvreté sévit et les espoirs se sont depuis belle lurette envolés. Mes parents se sont tenus debout, et ont franchi toutes les frontières pour atterrir à Montréal. Mon père est arrivé avec à peine 100 $ en poche, en 1972. Avec acharnement, il a travaillé pour rapatrier ma mère, en 1974. Tout ça, pour éviter à leurs enfants une vie de misère.

murielle chatelier immigration haiti immigrant

Trouver son identité et comprendre ses origines

À 30 ans, je ne me demande plus qui je suis, mais bien ce que je veux être. Bien sûr, ça me fatigue et m’irrite qu’on me demande encore d’où je viens. Certes, ma relation avec mes parents n’est pas idyllique. Mais j’ai saisi le pourquoi de leur périple, et par le fait même, les raisons qui font de moi un mélange de deux cultures. Vous savez, j’aurais pu grandir en Haïti, être coincée dans ce pays. J’aurais pu ne pas pouvoir rêver comme je le fais, être condamnée à l’indigence. J’étais à deux doigts de cette vie-là.

En me faisant naître au Québec, mes parents m’ont donné toute une liberté. Après avoir passé six mois dans leur pays, je sais que le temps n’est plus au questionnement. En fait, l’unique désir que mes parents aient tenté de m’exprimer, souvent maladroitement, c’est celui de me voir profiter de ma vie au maximum et d’exploiter tous mes atouts. Ils m’ont transplantée ici pour ça, pour m’offrir cette opportunité. Alors, maman et papa, je vous le jure que j’ai compris maintenant. Et ce que je veux être, c’est ce que vous avez fait de moi: une citoyenne du monde.

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Intégration d’un Arménien au Québec

Immigration

Intégration d’un Arménien au Québec

Arman Voskanian a émigré au Canada en 1997. D’origine arménienne, il terminait ses études en France lorsqu’il a fait sa demande pour vivre au Québec. Il m’a raconté ses démarches pour obtenir son visa, son bonheur de vivre ici et les pièges qui guettent les nouveaux arrivants.

Arman Voskanian   Dossier International, Immigration

armenie-immigration-international-integration-armenien
Je vis au Québec depuis novembre 1997, c’est-à-dire plus d’un an après avoir commencé mes démarches auprès de la Délégation générale du Québec à Paris. À l’époque, on m’avait demandé d’envoyer un document de deux pages dans lequel je devais relater mes expériences, mes connaissances en français et mes diplômes. Rien de bien officiel. La délégation se sert de ce document afin d’éliminer rapidement les demandeurs qui n’ont aucune chance d’être acceptés. Ceux-là ne le sauront jamais, car, si tu n’as pas de réponse dans les trois mois suivant l’envoi de ton dossier, tu n’as aucune chance.

L’attente d’un immigrant

L’attente est stressante. Je ne savais pas si j’allais avoir une réponse. J’ai attendu deux mois. Puis, j’ai dû remplir le formulaire officiel. Frais de dossier de 300 $, pièces prouvant que je n’ai pas de casier judiciaire, papiers officiels pour mes diplômes. Encore deux mois plus tard, juste avant Noël, la délégation demande à me rencontrer pour une entrevue. On veut vérifier que je parle bien le français. C’est stressant, surtout quand tu n’as pas d’autres choix. Ce n’est pas une entrevue pour un emploi ou une demande de bourse. Avoir été refusé au Québec, j’aurais eu de gros problèmes. Quand j’ai quitté l’Arménie, en 1991, l’économie se dégradait, en raison de l’éclatement de la Russie. Je devais faire la file pendant plus d’une heure juste pour obtenir du pain… Les magasins étaient vides. C’est devenu pire après mon départ.

Quitter l’Arménie

J’ai quitté l’Arménie à 20 ans pour étudier à Paris. J’y ai fait mes études universitaires en informatique, jusqu’au doctorat. Tous les ans, je devais renouveler mon visa d’étudiant. Je ne me sentais pas membre entier de leur société. Je n’appartenais pas à ce monde, malgré mes efforts. J’aurais pu tenter ma chance en Europe, mais c’est beaucoup plus difficile. La droite y est très forte. Elle n’aime pas les immigrants. Je me souviens qu’en France, à l’époque, il n’y avait pas de règles claires, de mécanisme pour accepter les immigrants. J’étais à la merci de la préfecture de police.

Finalement, j’ai reçu une réponse positive du Québec, en janvier 1997. Il me fallait maintenant attendre que le gouvernement fédéral enquête sur moi, pour déterminer si j’étais un danger pour la santé publique ou la sécurité nationale. J’ai attendu six mois. Quelle belle nouvelle! J’en ai pleuré un coup! Dans mes mains, je tenais le papier qui mettait fin à tous mes problèmes.

Arriver au Québec

 Je me souviendrai toujours de cette date: le 10 novembre 1997. Mon arrivée au Québec, ma terre d’accueil. Sitôt débarqué de l’avion, on me dirigeait vers le bureau de l’immigration. Sur place, je me suis inscrit à la demi-journée d’information qui se déroulait deux jours plus tard. Déjà, en France, j’avais reçu de la documentation. J’étais informé sur le logement, la politique québécoise, l’emploi. Lors de ma séance d’information, on m’a donné une liste d’employeurs, des conseils pour faire un curriculum vitæ. On m’a aidé à obtenir mon numéro d’assurance-sociale. J’étais bien encadré! J’étais si heureux d’arriver que ça ne m’aurait pas dérangé de tout faire par moi-même!

Mes premiers jours, j’ai fait le touriste. Quand j’entrais dans un supermarché, l’euphorie s’emparait de moi, juste à regarder toute cette diversité. Je lisais les journaux québécois, je regardais les petites annonces pour un emploi. J’ai envoyé mon curriculum vitæ à une agence de chasseurs de têtes une semaine plus tard. Après 15 jours, on m’a convoqué à une entrevue. J’ai obtenu un emploi dans une petite entreprise de Ville Saint-Laurent, dans mon domaine. Le salaire était bas, mais après environ un an, il augmentait de la moitié! J’y suis demeuré pendant deux ans. Je continue d’ailleurs à voir d’anciens collègues. Depuis six ans, je travaille pour la compagnie de logiciel SAP.

L’intégration au Québec

C’est à l’immigrant de faire les premiers pas. On en discutait, lors d’une des demi-journées d’information, au bureau de l’immigration. Il y en a un qui disait qu’il faut s’intégrer tout en gardant nos valeurs. Je n’étais pas d’accord. Mais, c’est facile à dire quand tu es jeune, que tu parles la langue et que tu as déjà un emploi.
Plusieurs de mes collègues ne parlent qu’anglais. Ils n’ont pas de motivation comme en France pour apprendre le français, car Montréal est bilingue. Ils peuvent toujours se débrouiller. Même s’ils sont de bonne foi, c’est difficile d’apprendre le français. Surtout si tu travailles à temps plein. Le temps manque. Je dirais qu’à Montréal c’est un frein à l’intégration. Il faut faire un effort supplémentaire. J’en connais qui l’ont fait.

Mon premier travail m’a aidé à m’intégrer. On était un groupe de jeunes. Ils m’ont appris les différences culturelles. Je me suis acheté un téléviseur pour regarder les émissions québécoises!

Les pièges de l’intégration

Il faut essayer de ne pas s’isoler dans sa communauté. J’ai fait venir mes parents, que j’ai parrainés. Ils sont arrivés il y a cinq ans. Ils font des efforts, mais ils sont plus vieux. C’est plus difficile pour eux d’apprendre. Encore que, ma mère, après avoir suivi des cours offerts gratuitement, se débrouille assez bien!

Chez les jeunes, ça prend des affinités pour discuter plus profondément. Passage obligé pour développer des amitiés, ce qui n’est pas évident quand tu n’es pas intégré. Alors, tu te tournes vers ta communauté d’origine. Tu vis une situation similaire, tu as les mêmes référents culturels, la même langue. C’est pourtant très humain de se tourner vers sa communauté. Elle t’aide, te réconforte. L’amitié se fait plus facilement. Les risques de ne pas s’intégrer augmentent.

Éviter de s’isoler

Pour l’immigrant, il y a un devoir moral de s’intégrer dans la société qui le reçoit. Il est facile pour un immigrant de s’isoler vers sa communauté ethnique en quête d’amis ou d’aide. Mais ça risque de ralentir l’intégration. Plus on partage les valeurs de la société d’accueil, plus il est facile de s’y intégrer.

À la différence de Paris, on peut vivre très confortablement à Montréal sans apprendre le français, juste avec l’anglais. C’est à l’immigrant de faire l’effort d’apprendre le français, même sans y être poussé par la nécessité du quotidien.

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Laicite au Quebec

Laïcité au Québec

Lisa Melia……DOSSIER RELIGION ET SPIRITUALITÉ, Coran, Accommodements raisonnables

Inquiétude à propos de la laïcité au Québec: «il faut établir une charte de la laïcité», réclament un groupe qui s’organise; Marie-Michelle Poisson, présidente du Mouvement laïque Québécois (MLQ), Djemila Benhabib, auteur de Ma vie à contre-Coran, Marie-Andrée Bertrand, professeur à l’Université de Montréal, Fatma Djebbar, travailleuse communautaire, Louise Mailloux, professeur de philosophie, Caroline Moreno, romancière et essayiste, Hafida Oussedik, architecte et Andréa Richard, auteur de Au-delà de la religion,

Laïcité et spécificité culturelle

«La spécificité culturelle ne peut s’inscrire que dans la laïcité et l’égalité», affirme Djemila Benhabib. C’est pour cette raison que ces huit femmes se sont mobilisées ce jour-là pour souligner l’importance de «la tenue d’une commission parlementaire ou la publication d’un livre blanc sur la place de la religion dans l’espace public au Québec.» Elles entendent rappeler que la neutralité de l’Etat est fondamentale pour assurer l’égalité et qu’elle doit se traduire par une interdiction des signes religieux au sein des institutions publiques.

«Les sociétés démocratiques ne sont pas nées laïques, rappelle Marie-Andrée Bertrand, c’est venu au fur et à mesure. Dans ce domaine, le Québec doit encore grandir et arriver à maturité.» Le gouvernement se doit d’avoir une politique claire et cohérente, ce qui n’est pas le cas, selon le MLQ, qui dénonce la passivité de l’administration Charest. Il n’existe pour le moment aucune reconnaissance officielle de la laïcité de l’Etat au Québec comme au Canada. «Nous appelons les Québécois au débat», dit Djemila Benhabib qui assure que le but n’est pas d’imposer leur vision de la laïcité, mais de provoquer un échange d’idées.

Religion et neutralité de l’Etat

Ne défendre ni l’athéisme ni la croyance religieuse, telle est la définition de la neutralité de l’Etat. «La laïcité n’est pas un dogme ou une religion, affirme Marie-Andrée Bertrand, c’est une ouverture.» Le maintient de la paix sociale nécessite l’instauration d’un contrat social définissant les droits et les devoirs de tous les citoyens envers les institutions communes. Aucun accommodement ne peut être fait, la neutralité de l’Etat doit s’appliquer en toutes circonstances et vis-à-vis de tous.

Marie-Michelle Poisson rappelle que tous les fonctionnaires acceptent de sacrifier une partie de leurs libertés: les professeurs, par exemple, sont limités dans leur liberté d’expression. Pour le MLQ, la liberté religieuse doit faire l’objet du même sacrifice. «Nous souhaitons que Yahvé, Dieu ou Allah restent à la maison, dans le cœur et la tête de chacun», dit Louise Mailloux, qui insiste cependant: «nous ne sommes pas contre les religions mais contre leur volonté d’envahir les institutions publiques et de se rapprocher du politique.»

Religion et femmes

Le MLQ indique aussi que «le débat sur la neutralité de l’Etat ne se limite pas uniquement à un dossier de condition féminine mais que la question du port de signes religieux rejoint l’ensemble de la population québécoise.» Marie-Michelle Poisson souligne également que «toutes les religions sont visées.» Il n’en reste pas moins que le voile musulman est au cœur du débat. Fatma Djebbar s’agace de constater cela. Bien qu’elle condamne le port du voile dans les institutions publiques, qui accentue la discrimination et la ghettoïsation des femmes, elle condamne la vision occidentale des femmes de culture musulmane. «Les musulmanes sont regardées, non pas comme égales aux hommes, mais comme de pauvres femmes à protéger.»

Louise Mailloux considère comme un lieu commun que de dire que les religions oppriment les femmes, aussi bien par le passé qu’aujourd’hui. Les femmes, dit-elle, sont les premières fautives et les premières victimes. «Les fondamentalismes ont tous compris que pour soumettre les hommes dans leurs corps et dans leur esprit, il faut d’abord soumettre les femmes.» Une société démocratique et libre passe ainsi par l’égalité des sexes, que la laïcité participe à garantir.

La commission Bouchard-Taylor et les accommodements raisonnables

Enfin, les huit femmes présentent se sont opposés aux accommodements raisonnables. Le concept d’une laïcité «ouverte» n’est qu’un «épouvantail qu’on agite pour décrédibiliser la laïcité.» «Ça n’a aucun sens», conclut Andréa Richard, qui entend défendre le concept de la «laïcité, point à la ligne.» Les accommodements raisonnables ne répondent d’ailleurs pas à une demande des immigrants, affirme Djemila Benhabib. Elle affirme que la majorité des musulmans ne veulent pas de telles adaptations. Cette idée vient du préjugé occidental selon lequel les immigrants, en particulier ceux d’origine musulmane, seraient plus religieux que les Québécois. Marie-Michèle Poisson cite une étude de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse selon laquelle la ferveur religieuse des immigrants musulmans est sensiblement la même que celle des Québécois. «Les immigrants québécois de foi musulmane [figurent] ainsi au palmarès des cinq groupes les moins religieux du pays.» Les accommodements religieux, loin d’être positif pour les musulmans, renforce au contraire le racisme à leur égard, car ils apparaissent comme un groupe à revendication qui refuse de s’intégrer dans la société.

La laïcité est donc le cadre qui assure le pluralisme religieux et la neutralité de l’Etat. Le MLQ appelle ainsi le gouvernement à établir clairement les valeurs démocrates et laïques du Québec pour assurer les libertés de chacun. «La puissance publique ne doit imposer aucune croyances», disait Condorcet.

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À chaque mort, une naissance. À chaque naissance, un combat! Recueil de pensées et de poésies influencé par le béton, la rue et son vécu urbain. De jour et de nuit, la vie continue, se transforme. À travers les ombres et pénombres, elle se colore de différentes nuances de gris.

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17 mai Journee internationale contre l homophobie

17 mai: Journée internationale contre l’homophobie

Lisa Melia……DOSSIERS Homosexualité ET Sexualité

Le 17 mai 1990, l’Organisation mondiale de la Santé retirait l’homosexualité de la liste des maladies mentales. C’est devenu depuis la Journée internationale contre l’homophobie. Une seule journée pour mettre sur le devant de la scène ce qui est un combat de tous les jours pour de nombreuses personnes où beaucoup reste à faire.

homosexualité homosexuel homos lesbiennes gai gay Homosexualité sans frontière

En 2009, le thème est «l’homosexualité n’a pas de frontière.» La Fondation Émergence, qui organise la promotion de cette journée, veut en faire un «événement rassembleur et un moment de convergence des actions de lutte menées contre l’homophobie.»

L’objectif, comme les années précédentes, est de sensibiliser la population aux réalités homosexuelles et aux discriminations existantes dans un but d’information et de prévention. Cette année cependant, l’accent est également mis sur les populations ethnoculturelles et leur perception de l’homosexualité.

Homosexualité et populations immigrées

La Journée internationale contre l’homophobie a connue sa première édition en 2003 au Canada, et l’initiative a par la suite été reprise par des pays comme la Belgique, la France et la Grande-Bretagne, avant de devenir un mouvement effectivement international. Les organisateurs soulignent cette année que bien que l’homosexualité reste discriminée dans les sociétés occidentales, elle est légale et protégée. Or, une partie des immigrants qui arrivent au Canada sont originaires de pays dans lesquels elle est interdite et pénalisée. L’objectif de cette édition est donc de sensibiliser ces populations qui «voient certaines de leurs valeurs propres remises en cause» à leur arrivée. L’idée principale est que l’homosexualité ne connaît pas de frontière et existe partout dans le monde.

Combattre l’homophobie dans tous les domaines

Cette thématique est par ailleurs le dernier volet d’un plan quinquennal visant les secteurs dans lesquels la lutte contre l’homophobie est à mener : la famille, le travail, l’éducation, la santé et les communautés culturelles. Ce sont dans les deux premiers que l’homophobie est la plus présente, rattrapée depuis peu par Internet. Un rapport de l’association française SOS Homophobie affirme que les propos homophobes sur la toile ont été multipliés par trois en quatre ans. En France, la loi Perben II criminalise l’homophobie, aussi bien les actes que les paroles. Encore faut-il faire appliquer la loi, estiment les associations.

La Fondation Émergence veut aussi, grâce à cette journée, montrer les effets dévastateurs de l’homophobie et de l’exclusion, en particulier sur les jeunes. C’est, selon la Fondation, «un phénomène insidieux qui a su se frayer des chemins subtils, discrets et habituellement invisibles», d’où l’importance de la journée du 17 mai pour le dénoncer.

Pour en savoir plus

Le site homophobie.org des organisateurs de la Journée internationale contre l’homophobie.

Un sondage sur l’homophobie au Québec, commandité par Gai écoute.

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Spectacle Hip Hop Breakdance, Graffiti, DJ et rap

show_image Le Choc des Cultures – Le Hip-Hop rencontre le classique
Spectacle original mettant en vedette: organistes classiques, break-dancers, rappers, DJ et graffiteurs.
L’église Saint-Nom-de-Jésus expose une centaine de toiles peints par des artistes. Plus de cinquante artistes complices présentent “Le Choc des Cultures”. 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: cafegraffiti.net
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Les discriminations judiciaires et policières en France

Les discriminations judiciaires et policières en France

Lisa Melia        DOSSIER DISCRIMINATION, Immigration

«Les discriminations judiciaires et policières en France» étaient le thème d’une conférence organisée par le Centre international de criminologie comparée (CICC) de l’Université de Montréal le 18 mars dernier. Thème est récurrent dans l’Hexagone lors des débats sur ces deux institutions. Dans quelle mesure la police et la justice créent-elles et perpétuent-elles des discriminations à l’égard des populations immigrées ou tout simplement des gens de couleurs?

Discrimination ethnique

La perpétuation des discriminations est l’objet de l’étude de Fabien Jobard, docteur en science politique et chercheur au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) de Paris. Il travaille principalement sur la police, au centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales, et a publié plusieurs ouvrages et articles sur la question. Son constat est clair: si l’institution judiciaire ne produit pas de nouvelle discrimination, elle perpétue celles qui sont créées par la société et qui sont plus présentes au sein de la police.

Pour un juge, des éléments comme la nature du délit ou les antécédents du prévenu priment sur l’origine ethnique de l’individu. En revanche, des considérations telles que le sexe, l’origine et le style vestimentaire jouent d’avantage pour les policiers dans les contrôles d’identité. 8% de la population française est composée d’immigrés. Or, ces derniers représentent 20% des personnes interpellées par la police, un quart des personnes condamnées par un juge, et un tiers de la population carcérale. C’est sans compter les français dont les parents ou les grands-parents sont des immigrés naturalisés et qui font aussi les frais de la discrimination dans la société en général.

Justice et discrimination

Fabien Jobard s’est intéressé dans un premier temps à la question suivante: est-ce que l’origine ou la couleur de peau influencent les juges? La réponse qu’il donne est négative. Sa recherche porte sur les outrages, les rebellions et les violences à l’encontre des policiers. C’est un bon sismographe des tensions qui règnent entre les forces de police et la population, essentiellement les jeunes des banlieues. Cet indice a doublé dans les années 90, et a été encore une fois multipliée par deux depuis lors.

Selon les recherches qu’il a menées sur 864 dossiers étalés de 1965 à 2005, près de 63% des prévenus étaient des Européens, 20% étaient Maghrébins et 15,5% étaient des Noirs africains. Or, en examinant les statistiques des sanctions, il s’avère que le risque d’écoper d’une peine de prison ferme est deux fois plus important pour les Africains que pour les Européens. Est-ce pour autant de la discrimination? D’autres données entrent en ligne de compte. Par exemple, le type de délit: les peines sont plus sévères pour un acte de violence que pour un outrage. La récidive est également importante: si la personne interpellée n’en est pas à sa première fois, elle passe en «comparution immédiate», c’est-à-dire qu’il est déferré devant le juge le jour de son interpellation ou le lendemain. Or, dans ces cas là, les peines constatées sont plus importantes. Enfin, il y a la présence au cours de l’audience. Si le prévenu est absent sans pouvoir fournir d’excuse valable, cela a également tendance à accroître la sévérité du juge. Finalement, selon Fabien Jobard, quand on recoupe les données, le facteur de l’origine ethnique disparaît. Ce sont d’autres éléments – la violence, la récidive, l’absence devant le juge – qui sont déterminants. La justice s’exerce donc sans tenir compte des origines ou de la couleur de peau de la personne jugée. Cependant, M. Jobard émet une réserve: la justice ne crée pas de discriminations, mais elle ne corrige pas non plus celles qui précèdent son office. De plus, les policiers compliquent parfois un outrage en portant plainte pour préjudice moral, et cela arrive plus souvent quand le prévenu est Africain que quand il est Européen. Avec cette nouvelle donnée, l’origine ethnique a une incidence, même si elle reste relativement faible.

Police et minorités visibles

Dans la deuxième partie de son travail, il porte son attention sur les policiers. Il raconte que pendant près de six mois, à plusieurs endroits de la capitale française, des policiers effectuant des contrôles d’identité ont été suivis et observés à leur insu, afin de recueillir des données statistiques.

D’après l’article 78.2 du Code de procédure pénale français, les policiers peuvent interpeller la personne de leur choix pour effectuer un contrôle. C’est d’autant plus vrai depuis que le terrorisme est devenu une priorité pour la plupart des gouvernements. L’article de loi précise cependant que ces contrôles doivent être motivés par le soupçon que la personne concernée a commis ou va commettre une infraction, un délit ou un crime. Ces contrôles semblent toutefois, d’après le chercheur, ne pas suivre la même logique: tout d’abord, les Noirs et les Maghrébins sont surcontrôlés. Ensuite, la plupart des personnes contrôlées ne portaient pas de sac, alors justement qu’un gros sac est suspect car il peut cacher beaucoup de choses. Enfin, le style vestimentaire influait aussi sur les choix des policiers. Les jeunes hommes habillés hip hop étaient ainsi surcontrôlés. Mais quand on croise les données, M. Jobard émet des doutes: difficile de savoir si le facteur le plus important est la couleur de peau ou le style vestimentaire, donc de savoir sur quoi exactement porte la discrimination. D’autant plus que les résultats obtenus sont très différents selon les lieux dans lesquels se sont rendus les chercheurs. Les variations sont trop fortes pour pouvoir faire des affirmations.

Il conclu ainsi : «Au final, les analyses tant pénales que civiles montrent que si discrimination il y a, il est assurément très difficile de dégager une discrimination directe, assumée, volontaire. Toute la mécanique judiciaire renforce ces dernières années les effets de clientèle. En d’autres termes, la probabilité qu’un condamné soit à nouveau condamné et que la prison ne soit jamais promise qu’aux ex-détenus est renforcée. Cet effet clientèle se superpose indéniablement aux origines: la justice française a contre elle l’évidence des apparences, celles d’une justice discriminatoire.»

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Dossier Gang de rue.

D’un côté, il y a les groupes criminalisés. On les a laissé s’organiser, tout contrôler. Il y a même une justice à deux vitesses. Si un motard passe en cours, ses avocats, payé par l’aide juridique pour leurs « pauvres clients » ont le droit à une forte augmentation de salaire. Quand un des jeunes que j’accompagne fait face à la musique, il faut qu’il sorte du cash pour être servi par ces avocats de l’aide juridique. Sinon, il n’est qu’un simple numéro dans la grosse machine et les chances d’avoir un procès juste et équitable sont plus mince que de gagner au casino. Est-ce qu’on laisse les gangs de rue refaire le même scénario? Jusqu’où la violence et les injustices vont monter?

De l’autre, nous voyons des politiciens nous compter toutes sortes de romances, changer les lois et la fiscalité pour avantager rétroactivement leurs entreprises personnelles, accepter de la surfacturation pour des programmes tels les commandites, des députés qui embauchent, dans des conditions inhumaines, des immigrants pour les faire travailler sur leurs terres, d’autres qui profitent de la réforme des CPE pour leur entreprise privée…

En ce début de nouvelle année, mon coeur est à la tristesse et au découragement. Malgré tout, il y a des changements majeurs en vue. Des groupes s’organisent, réfléchissent, se positionnent. Que ce soit les groupes de réflexion de l’Institut du nouveau monde, du forum jeunesse ou encore le forum citoyen… le besoin de réfléchir et de se positionner collectivement se fait sentir de plus en plus. Cette nouvelle synergie devrait déboucher vers une nouvelle classe de dirigeant qui vont prendre des postes politiques, économiques et autres.

De cette réflexion, l’action et le changement doit déboucher. Sinon, il faudra retourner au bonnes vieilles méthodes. Celle de Robin des Bois et de nos anciens sauveurs sociaux. Plus violente, plus radicale, mais qui peuvent atteindre leurs objectifs: une société juste, plus humaine et équitable, une harmonie à travers toutes les couches de la société et les différentes cultures de notre monde…

Pour cette année 2006, je nous souhaite, Paix sur terre et Amour pour tous. Que règne Santé et Harmonie sociale.

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