Le livre Laisse-moi t’expliquer l’autisme de Stéphanie Deslauriers

Un livre expliquant l’autisme aux jeunes et aux adultes

Comprendre l’autisme à travers les yeux d’une fillette

Samedi le 22 septembre a eu lieu le lancement du livre Laisse-moi t’expliquer l’autisme à l’École Buissonnière d’Outremont. Auteure du livre, la psychoéducatrice Stéphanie Deslauriers se glisse dans la peau de Coralie, une fillette de 8 ans, pour expliquer l’autisme de son frère Léo.

Anders Turgeon Dossier AutismeSanté mentale

livre laisse-moi t'expliquer l'autisme santé mentaleConçu à la manière d’un album éducatif sur l’autisme, le livre s’adresse d’abord aux jeunes. Mais il peut aussi convenir aux parents d’un enfant autiste ou aux adultes désirant mieux comprendre l’autisme chez les enfants.

À travers les mots de Stéphanie, Coralie nous dévoile ce qu’est l’autisme : une condition neurologique permanente et non une maladie guérissable. Elle nous raconte ensuite son quotidien avec son frère Léo. La fillette aborde ainsi plusieurs facettes de l’autisme :

  • l’hypersensibilité aux sons et aux objets de l’environnement de l’autisme;
  • l’anxiété et le stress vécu, sous la forme de crises, par l’enfant autiste par rapport à son environnement;
  • les « intérêts restreints » de l’enfant autiste;
  • le sentiment d’injustice que peuvent vivre les frères et sœurs d’enfants autistes;
  • l’importance de briser l’isolement en côtoyant d’autres familles avec des enfants autistes;
  • la scolarisation des autistes dans une école régulière ou spécialisée;
  • l’importance de la démystification de l’autisme auprès de ses proches et des gens en général;
  • les relations fraternelles d’un enfant autiste.

Mythes et réalités de l’autisme

Suite à l’histoire de Coralie et de son frère Léo, Stéphanie dresse une liste des mythes versus les faits par rapport à l’autisme chez l’enfant. Elle termine en expliquant les liens fraternels chez les enfants autistes et donne une liste de ressources pour les parents d’enfants autistes.

Agréablement illustré et bien présenté dans son ensemble, Laisse-moi t’expliquer l’autisme est un ouvrage de vulgarisation sur l’autisme qui n’aide pas que les enfants d’âge scolaire à mieux comprendre et accepter les différences chez l’être humain.

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Après la pluie… Le beau temps

apres-la-pluie-le-beau-temps-recueil-de-textes-a-mediter-croissance-personnelleRecueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

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Pas d’essais cliniques pour la maladie d’Alzheimer

Article 21, Alzheimer et santé mentale

Démence : l’impasse du code civil du Québec

Pour faire avancer la recherche sur la démence, il serait nécessaire que Québec modifie son Code civil, soutient Philippe Voyer, professeur et chercheur à la Faculté des sciences infirmières de l’Université Laval. Les malades atteints d’Alzheimer, notamment, ne peuvent bénéficier de toutes les avancées scientifiques, faute de pouvoir participer aux essais cliniques.

Isabelle Burgun, Agence Science-Presse  Dossiers Santé mentale , Santé

De nombreux projets de recherche sont bloqués par l’actuel article 21 du Code civil. C’est une situation unique qui sévit qu’au Québec, soutient le Pr Voyer, co-auteur d’un mémoire visant à modifier cet article de loi.

Près de 8 % des Québécois de plus de 65 ans, soit 90 000 personnes, seraient atteints de démence. Pour que ces patients participent aux travaux de recherche, l’article 21 du Code civil exige qu’ils y soient autorisés par leur représentant légal.

Pourtant, moins de 5 % des aînés québécois ont un représentant légal officiel, c’est-à-dire désigné par la Cour.  » Les gens ne font pas la démarche. C’est onéreux et long « , affirme le spécialiste. Il en coûterait près de 1000 $ pour homologuer un mandat d’inaptitude et entre 3 à six mois de procédure.

L’inaptitude du patient, déterminée par un examen médical et psychologique, ne suffit pas. Les représentants qu’elle désigne peuvent donner leur autorisation pour des soins, mais pas pour participer à des travaux dans le cadre d’une recherche scientifique.

Pas de représentation, pas de recherche

Le Pr Voyer rapporte ainsi des études impossibles à mettre en œuvre sur le massage des pieds susceptible de diminuer l’anxiété des personnes démentes, les soins buccodentaires perçus comme très envahissants par les patients ou encore sur les taux de glaucome.  » Nous n’avons pas réussi à avoir assez de patients. Si 5 % en souffrent, mais que seulement 5 % des aînés ont un représentant légal, il nous reste seulement 4 ou 5 patients. C’est bien insuffisant pour procéder aux travaux de recherche « , soutient le chercheur.

Le Pr Voyer maintient que les recherches présentant peu ou pas de risques devraient pouvoir être autorisées par les proches du patient. Ce qui est le cas dans les autres provinces canadiennes et même en France depuis 2003, à la suite d’un changement du Code civil.

Ainsi, une étude menée en Ontario sur les soins corporels a montré que les bains étaient très anxiogènes : 70 % des patients démontraient de l’agressivité, généralement traitée par une médication aux nombreux effets secondaires négatifs. Elle a permis de modifier l’approche en remplaçant les bains par le lavage à la serviette.

» Cela a permis de diminuer le nombre de patients sous anxiolytiques. Délivrer des soins adéquats, c’est très important. Il s’agit souvent d’une des dernières interactions que l’on a avec la personne démente « , affirme le Pr Voyer.

Les auteurs ont remis une copie du mémoire au ministre québécois de la Justice, Yvon Marcoux et au ministre de la Santé, Philippe Couillard. Cette démarche reçoit l’appui du Conseil des aînés du Québec, de l’Institut sur le vieillissement et la participation sociale des aînés de l’Université Laval et de la Société Alzheimer de Québec.

L’article 21 du Code civil et la recherche auprès des aînés atteints de démence dans les milieux de soins de longue durée au Québec : Une analyse, un constat et une proposition (PDF, 855 Ko)

http://www.conseil-des-aines.qc.ca/publications/autres.asp

Article 21 du Code civil québécois :

http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&file=/CCQ/CCQ.html

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Joel Monzee

Conseils pratiques pour l’éducation

Enfants, adolescents et jeunes

Joël Monzee propose des trucs simples pour prévenir l’apparition de troubles de toutes sortes chez les enfants tels que l’hyperactivité, la dépression ou encore des problèmes liés à l’anxiété de performance.

Geneviève Lamothe   Dossier Famille, Éducation

livre-joel-monzee-adolescents-conseils-pratiques «Vouloir à tout prix éviter la souffrance à son enfant est le pire écueil pour un parent. La difficulté forge le caractère. Le parent doit apprendre à son enfant à gérer la souffrance quand elle se présente», affirme-t-il.
De façon globale, le conseil No 1 de Joël Monzee est d’être à l’écoute de son enfant. «Le fait que son parent remarque que quelque chose cloche et le questionne peut tout changer pour un enfant. Plus il est jeune, plus il faut lui poser de questions, plus l’enfant est âgé, plus il faut accepter qu’il ne réponde pas», note-t-il.

Conseils pratiques pour les enfants

Pour les enfants de 0 à 5 ans, il est très important d’être cohérent et clair et, pour s’aider, le parent peut se faire une liste de priorités qui peuvent guider ses décisions dans le feu de l’action.

Les choix alimentaires aussi sont cruciaux pour le bon développement du cerveau de l’enfant. Joël Monzee résume son opinion en la matière par un slogan éclairant: «Plus c’est transformé, plus il faut s’en méfier».

Concernant la consommation de la télévision chez les petits, monsieur Monzee affirme que la véritable question que le parent doit se poser est: «pourquoi est-ce que je le mets devant la télé?» Et adapter la situation en fonction de la réponse de chacun.

L’enfant d’âge scolaire

joel-monzee-adolescents-education-conseils-jeunes Pour les enfants d’âge scolaire, lorsque des pépins surviennent, Joël Monzee suggère une démarche en trois points. Le parent doit encore une fois écouter son enfant,  le rassurer, accepter qu’il y a des choses que l’on ne peut pas changer et trouver le moyen d’en tirer quelque chose de positif.

«Il est très important à faire savoir aux parents est que, si l’école donne une punition, il faut discuter de la chose, mais surtout pas redonner une punition car cela peut bloquer la communication. Comme l’enfant n’a plus d’endroit pour ventiler, il risque d’exploser», mentionne-t-il.

Il faut également prendre le temps, au retour de l’école, de poser trois questions simples à son enfant. «En demandant quel est le meilleur moment de sa journée, le plus difficile et le moment où il a été le plus fier de lui, on peut changer la vie et l’avenir d’un enfant de manière profonde», dit-il avec enthousiasme. Cela contribue à construire son estime de lui-même et permet au parent de mieux le connaître.

Le monde de l’adolescence

Les parents d’adolescents qui auraient toujours été à l’écoute de leur enfant ne doivent pas trop s’inquiéter, selon Joël Monzee, car le plus important, assure-t-il, est que l’ado sache que son parent est là.

«L’adolescent doit décider de s’engager dans le monde. Pour cela, il va nécessairement remettre en question ses parents et il devra apprendre à structurer ses projets, en faisant ses erreurs», résume-t-il.

Un conseil important selon lui, est de tout faire pour ne pas transférer ses propres peurs des parents sur ses enfants. «Le parent a tout à perdre de faire cela. Il doit rester bien dans ses baskets, présent, attentif, et poser les bonnes questions à son enfant en sachant que le fait qu’il réponde ou non n’a pas d’importance, la réflexion se fait en lui quand même», rappelle-t-il.
«Dans tous les domaines, il s’agit toujours d’une question d’équilibre. Nous sommes donc tous, d’une certaine manière, des équilibristes et, pour ne pas tomber, il faut être dans le moment présent», conclut-il.

NDLR: N’oubliez pas de ne pas vous projeter dans votre enfant et de vouloir lui faire vivre ce que vous auriez aimé vivre vous-même!

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Un transfert et ses revers

Livre de Colin McGregor LOVE in 3D

Présentation en français de LOVE in 3D

Un transfert et ses revers

Jean-Pierre Bellemare     Dossiers Prison, Criminalité

Les transferts de prison ne s’effectuent pas que dans une seule direction. Vous pouvez être transféré dans un établissement à sécurité moindre si vous devenez plus « gentil ». Vous pouvez aussi être déplacé vers une prison à haute sécurité lorsque vous êtes pris en train de tuer, de battre ou d’avoir un comportement dangereux. Cela a pour conséquence de prolonger votre période de détention. Lorsque vous présenterez une demande de libération, les décideurs seront aussi beaucoup plus frileux à l’idée de vous libérer.

D’un côté, il y a ceux qui demandent un transfert de leur plein gré en raison de leur bon comportement pour se rapprocher de leur famille, pour participer à un programme de réinsertion ou pour poursuivre des études. De l’autre, on retrouve ceux qui sont récompensés à titre de collaborateurs (les délateurs) ou encore d’autres qui, craignant les représailles de leurs codétenus, demandent à être protégés (pédophiles, voleurs de cellule et ceux qui sont incapables de payer leurs achats de drogue…).

Stress et angoisse

Tout prisonnier transféré subit un stress considérable, ce qui peut conduire à la dépression, à la surdose, voire jusqu’au suicide. Surtout lorsque le transfert se fait contre son gré. Situation qui peut être perçue comme un enlèvement avec séquestration suivi d’une longue période d’isolement.

Le dépaysement est total. Vous n’avez pas vos propres vêtements ni accès à vos ressources, aussi restreintes soient-elles. Vous êtes menottés aux mains et aux pieds. On vous trimbale dans des conditions semblables aux animaux destinés à l’abattoir dans une cage métallique.

Le transfert est une grande source d’anxiété et d’angoisse. Généralement, vous ne choisissez ni l’endroit ni vos nouveaux voisins. Votre arrivée est menaçante, dérangeante. Vous serez probablement mis dans une cellule double avec un pur inconnu. La cellule, de la taille d’un placard muni d’une toilette et d’un lavabo, est beaucoup trop petite pour deux prisonniers.

Votre « stature » physique ou criminelle peut alors aider. Un homme de 6 pieds et 4 pouces sera très bien accueilli. Le fils d’un chef de gang aussi. Mais ce sont des exceptions à la règle. Pour le père de famille condamné pour crime passionnel ou le jeune drogué condamné pour vol de dépanneur, l’histoire est loin d’être drôle.

Un pénitencier n’est pas un camp de vacances. Lorsque vous êtes transféré, on ne tient pas compte de votre besoin d’être rassuré. Les gars ne peuvent jamais exposer leur vulnérabilité ni leurs besoins affectifs, ce qui est essentiel à tout individu. Nous apprenons à les ignorer, à les refouler, à les dénigrer. Pour pallier la souffrance subie en prison, la drogue devient une forme d’auto-médication, l’équivalent du Valium, du vin ou de la bière pour celui qui est « dehors ».

P.S. Jean-Pierre Bellemare est finaliste aux Grands Prix de journalisme magazine.

autres textes de Chroniques d’un prisonnier

Les livres de Colin McGregor

Journaliste dans divers médias à travers le pays; Halifax Daily NewsMontreal Daily NewsFinancial Post et rédacteur en chef du Montreal Downtowner. Aujourd’hui, chroniqueur à Reflet de Société, critique littéraire à l’Anglican Montreal, traducteur et auteur aux Éditions TNT et rédacteur en chef du magazine The Social Eyes.

Parmi ses célèbres articles, il y eut celui dénonçant l’inconstitutionnalité de la loi anti-prostitution de Nouvelle-Écosse en 1986 et qui amena le gouvernement à faire marche arrière. Ou encore en Nouvelle-Écosse, l’utilisation répétée des mêmes cercueils par les services funéraires; scoop qui le propulsa sur la scène nationale des journalistes canadiens.

love-in-3dLove in 3D.

Enjoy our tale of the quest, the human thirst, to find light from within the darkness.

This is a tale for everyone, young and old, prisoner and free.

Love in 3D. Une traduction de L’Amour en 3 Dimensions.

teammate roman livre book colin mcgregorTeammates

Three teenage friends on a college rugby team in the shrinking community of English Montreal – three friends each facing wildly different fates.

This is the story of Bill Putnam, whose downward trajectory we first begin to trace in the late 1970s, and his friends Rudy and Max.

Teammates, their paths will cross in ways they never dreamt of in the happier days of their youth.

quebec-suicide-prevention-handbook-anglais-intervention-crise-suicidaireQuebec Suicide Prevention Handbook

Le suicide dérange. Le suicide touche trop de gens. Comment définir le suicide? Quel est l’ampleur du suicide? Quels sont les éléments déclencheurs du suicide? Quels sont les signes avant-coureurs? Comment intervenir auprès d’une personne suicidaire? Comment survivre au suicide d’un proche?…

Ce guide est écrit avec simplicité pour que tout le monde puisse s’y retrouver et démystifier ce fléau social. En français. En anglais.

social-eyes-web Magazine The Social Eyes

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Agences de recouvrement: harcèlement

Agences de recouvrement: harcèlement

Mario St-Pierre                    Dossier Protection du consommateur

Âgée de 23 ans, Nadine ne répond plus à la porte ni au téléphone. Elle dort mal, fait des crises d’anxiété et ne sort pratiquement plus. Elle se sent jugée, rabaissée, traquée. Le problème de Nadine peut pourtant être facilement résolu: faire cesser le harcèlement de ses créanciers. Nadine n’est que très légèrement endettée. Pourtant, on lui fait les pires menaces.

Les agences de recouvrement utilisent des procédures, parfois douteuses, afin de réaliser leur mandat. Les employés outrepassent largement leur pouvoir. Ils utilisent des menaces pour récupérer les montants dus, harcèlent les consommateurs endettés, les contactent à toute heure du jour et du soir. Certains vont même jusqu’à vous contacter directement sur votre lieu de travail, demandent de l’information à vos patrons, parents et amis. Ils exigent le paiement intégral de la dette sans même vous aviser des autres possibilités. On vous fait craindre le pire avec l’utilisation de mots comme saisie, jugements, emprisonnement!

Sachez que même si vous êtes endettés, vous avez des droits. L’Office de la protection du consommateur émet le permis d’opération des agences de recouvrement. Celui-ci peut être suspendu si leurs employés ne se conforment pas aux dispositions de la loi. Cette Loi prévoit entre autre que:

  • Le créancier peut communiquer avec le débiteur de 8 heures à 20 heures, du lundi au samedi. Par ailleurs, l’agence de perception avisée par un débiteur de ne communiquer avec lui que par écrit doit se conformer à ses instructions.
  • Le créancier ne peut faire de harcèlement. La Loi ne définit pas tout ce qui constitue du harcèlement.

Vous êtes donc dans vos droits d’exiger que ce harcèlement cesse et que ces représentants des agences n’entrent en communication avec vous que par écrit. D’ailleurs, vous pouvez faire une offre de règlement en émettant une série de chèques pour en finir avec cette dette. En respectant les ententes que vous proposez, nul ne peut s’opposer à votre bonne volonté.

Les créanciers ne peuvent procéder à une saisie sans avoir au préalable entre les mains des procédures judiciaires et obtenu un jugement exécutoire. Veuillez noter qu’une simple mise en demeure ne constitue pas une procédure juridique (qui porte, elle, un numéro de Cour ainsi qu’une date de présentation). Si vous êtes sans emploi et n’avez aucun actif saisissable, un créancier hésitera souvent à entreprendre des procédures judiciaires présentant peu de chance de récupération.

Pour être mieux informé sur les procédures que vous devez entreprendre pour régler vos problèmes de harcèlement, n’hésitez pas à consulter le réseau des ACEF (Association coopérative d’économie familiale) ou tout autre organisme qui vous offre des consultations budgétaires. Vos créanciers ont des recours mais vous avez aussi des droits!

Autres textes Protection du consommateur:

Ressources

Office de la protection du consommateur du Québec
Montréal: 514-253-6556
Québec: 418-643-1484
Partout au Québec: 1-888-OPC-ALLO (1-888-672-2556)

Option consommateurs
Montréal: 514-598-7288
Numéro sans frais: 1-888-412-1313

Protégez-vous

Rédaction
courrier@protegez-vous.ca
2120, rue Sherbrooke Est, bureau 305
Montréal (Québec) H2K 1C3

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Que ce soit pour une carte anniversaire ou un T-Shirt personnalisé, un CD de musique ou un livre, la boutique des Éditions TNT mérite de faire un détour.

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Maxime Roussy, un auteur jeunesse sans peurs

Dossier Santé mentale

Maxime Roussy, un auteur jeunesse sans peurs

Luc Dupont Maxime Roussy, auteur jeunesse et porte-parole de Phobie Zéro (troubles anxieux, attaques de panique, agoraphobie)

Mise à jour 28 avril 11: Maxime Roussy accusé d’agression sexuelle.

On cherche souvent des modèles d’hommes et de femmes qui nous élèvent. Des gens inspirants et originaux qui, en communiquant leur passion de vivre,  déclenchent en nous une telle énergie que nos rêves les plus chers deviennent tout à coup plus accessibles. C’est ce qui s’est produit lorsque j’ai entendu pour la première fois il y a un an, à la radio, la voix de Maxime Roussy.

L’émission parvenait du Salon du livre de Montréal. Maxime Roussy racontait comment, au début de la vingtaine, il était devenu écrivain jeunesse. L’aspect frappant de son propos était la facilité d’écrire que l’auteur prétendait avoir. Il avait suffi que son éditeur lui dise: «Maxime, trouve-toi un personnage dans le monde des Mayas et lance-toi dans une série d’aventures», pour que le jeune homme s’active. Son imagination a alors explosé et, depuis 1999, il a publié, au rythme de deux par an, vingt-trois livres, dont les dix tomes de la série des Pakkal. L’auteur a déjà vendu plus de 200 000 exemplaires de ses œuvres.

Maxime Roussy, troubles anxieux, crises de panique et agoraphobie

L’adolescence de Maxime Roussy constituait un autre point marquant de cet entretien. Durant de longues années, il a souffert de troubles anxieux avec crises de panique et d’agoraphobie. «On ne souhaite à personne, même à son pire ennemi, de vivre une telle maladie, disait-il. C’est tellement douloureux qu’on ne peut plus vivre, on ne peut plus exister.»

Maxime s’en est sorti. Encore mieux, il est maintenant écrivain et porte-parole du volet jeunesse de Phobies-Zéro, un organisme qui vient en aide aux agoraphobes. Depuis, il va dans les écoles rencontrer des jeunes, il leur parle d’agoraphobie et les écoute.

Maxime Roussy et le décès de sa mère

Aujourd’hui âgé de 32 ans, l’auteur est père de quatre filles. Un jour son aînée, âgée de 10 ans, lui a demandé: «Papa, comment on peut avoir peur des gens?» Il lui a répondu que c’est à cause de dérèglements chimiques dans son cerveau, causés par le traumatisme qu’il a vécu lors de la mort de sa mère. Ce décès lui a donné un choc émotif tellement fort que, pendant des années, il a eu l’impression de vivre avec un monstre à l’intérieur de lui.

«Ma mère est morte lorsque j’avais 15 ans, raconte Maxime Roussy. Ça m’a fait tout un choc parce qu’elle est morte devant moi. Sur le coup, j’ai ressenti une grande douleur, c’est normal. Ce qui l’est moins, c’est qu’à la suite de cet événement, j’ai ressenti un stress post-traumatique, comme ce que vivent les militaires qui reviennent d’Irak. J’ai alors commencé à avoir des crises de panique, jusqu’à 30 par jour, auxquelles s’est ajouté un trouble agoraphobe. J’étais devenu incapable d’être à l’aise dans les foules, parmi les gens. J’étais effrayé de simplement prendre l’autobus. Je faisais donc à pied les huit kilomètres à l’aller et les huit kilomètres au retour qui séparaient Laval-des-Rapides, où je demeurais, du Cégep Ahuntsic, que je fréquentais alors.»

Malgré tout, Maxime Roussy s’est accroché. Il aimait beaucoup écrire et était devenu rédacteur en chef du journal étudiant. «Je me souviens de la frayeur inimaginable que je ressentais avant les réunions. Je me réfugiais alors dans les toilettes, le temps que ça passe. J’en ai passé des heures dans les toilettes! J’en suis venu à ne plus vouloir sortir de la maison, à me trouver toutes sortes de raisons pour m’enfermer le soir. Je suis même allé jusqu’à m’automutiler pour ne pas sortir. Tout ça à un âge où, évidemment, j’aurais eu le goût d’être en gang comme tout le monde.»

La peur d’avoir peur

Un jour, il est tombé sur un livre, La peur d’avoir peur, qui décrivait sa maladie. Il a alors posé l’ouvrage devant son médecin et lui a dit: «Voilà de quoi je souffre!» Ce docteur l’a ensuite mis en contact avec un psychiatre qui lui a prescrit à petites doses un antidépresseur et l’a encouragé à entreprendre une psychothérapie. «À partir de là, dit Maxime, les attaques de panique ont disparu graduellement et mon agoraphobie a pu être mieux contrôlée.»

Maxime Roussy, l’écrivain

Les débuts de Maxime Roussy en tant qu’auteur relèvent du hasard. «C’est parti du journal étudiant au Cégep. Je voyais souvent Michel Brûlé, le fondateur des Éditions Les Intouchables. Il venait rencontrer le graphiste du journal, qui faisait aussi le graphisme de ses livres. Il savait que je voulais devenir écrivain et il m’a dit que si un jour je cherchais un éditeur, je pouvais venir le voir. J’écrivais alors pour moi-même des petits romans. Je tenais aussi un journal personnel, ça soulageait un peu mes souffrances. Quand j’ai commencé à aller mieux, j’ai écrit un véritable premier livre que je lui ai présenté. Il l’a publié, puis je lui ai dit que je voulais gagner ma vie en écrivant. Il m’a répondu de m’essayer du côté du roman fantastique en m’inspirant de la civilisation des Mayas.»

Maxime ne connaissait rien des Mayas, mais, en se documentant, il est tombé sur une information inspirante. «En l’an 615, dit-il, les Mayas s’étaient donnés comme roi un garçon âgé de 12 ans. Il a régné à cet âge sur un territoire correspondant au Mexique actuel. J’avais trouvé mon personnage. Il s’appelait Pakkal.»

Maxime Roussy admet que l’écriture représente énormément de travail pour lui. «Mais c’est vraiment palpitant, nuance-t-il. Je connais mes lecteurs. Je sais qu’ils n’ont pas beaucoup de temps. Ils sont sur Internet, ils s’amusent avec des jeux vidéo et sortent en gang. Alors, je leur dis: « Si vous me choisissez, c’est-à-dire si parmi toutes vos activités intéressantes, vous décidez de consacrer du temps à l’un de mes livres, soyez certains que vous allez y trouver beaucoup d’action, des univers aussi capotés que dans vos jeux vidéo et, en plus, vous allez développer votre imagination et réussir à mieux écrire. »»

Personne ne mérite de souffrir

Aujourd’hui, Maxime va beaucoup mieux. «Je sais cependant que je serai toujours fragile et que je dois faire attention.» A-t-il un conseil à transmettre en terminant? «Oui. Si tu vis des malaises comme les miens ne reste pas seul avec ça. Parles-en à quelqu’un en qui tu as confiance: un travailleur social, un psychologue à l’école ou appelle Phobies-Zéro. Donne un gros coup tout de suite. C’est ça le plus dur, te dégager, aller chercher de l’aide. Personne sur Terre ne mérite de souffrir. Personne. Il y a toujours une solution.»

Site Internet: http://www.phobies-zero.qc.ca

Ligne téléphonique de soutien: 514-276-3105

Phobies-Zéro

Phobies-Zéro est un groupe de soutien et d’entraide pour les personnes souffrant de troubles anxieux (anxiété, troubles anxieux, phobies, agoraphobie) et leurs proches. Sur la page Web de l’organisme, un volet thérapeutique et un volet informatif aident les internautes à décortiquer ces troubles et offrent des solutions. En guise d’encouragement, des gens aux prises avec des troubles anxieux racontent leurs victoires. Il y a aussi un volet jeunesse.

Mise à jour 28 avril 11: Maxime Roussy accusé d’agression sexuelle.

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Vidéo VHS, compétition de break-dance.

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Vidéo VHS 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Video.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel

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