Raymond Viger | Dossiers Protection du consommateur et Journal de Montréal

Lundi le 21 août, le Journal de Montréal présente un dossier sur la piètre qualité de l’eau dans les piscines à Montréal. Mardi le 22 août, le Journal de Montréal présente la version Lavalloise du dossier. Mercredi le 23 août, le Maire Vaillancourt fait une sortie de presse et trouve regrettable que le Journal de Montréal n’ait pas informé les autorités de Laval du problème existant avec la qualité de l’eau des piscines. Dans la même édition de ce Journal de Montréal, Dany Doucet prend la plume pour répondre au maire de Laval.

Le rédacteur en chef du Journal de Montréal y souligne que l’enquête a été très longue. Les résultats n’ont été disponibles que le jeudi soir. Une tonne d’information a décortiquer. La préparation s’est terminée le dimanche soir. Le lundi matin nous avions le dossier sur l’eau des piscines de Montréal. Dany Doucet souligne que leur «seule obligation consiste à fournir le plus rapidement possible de l’information, rigoureuse et d’intérêt public à nos lecteurs».

M. Doucet vient de nous citer certaines règles d’éthiques théoriques du journalisme. Maintenant pensons en tant que père de famille, de citoyens. Le dimanche soir, le rédacteur en chef du Journal de Montréal sait que l’eau des piscines est infecte. La journée de publication n’est que le mardi matin. En tant que bon père de famille, n’aurait-il pas été plus sage, dès le lundi matin, d’envoyer une note aux autorités de Laval et leur dire qu’un reportage sur la piètre qualité de l’eau va être publié le lendemain et que les citoyens devraient en être avisé rapidement? Si je suis un père de famille d’un enfant qui est malade parce qu’il a été dans une piscine de Laval et que je sais que M. Doucet détenait cette information et qu’il n’a pas avisé personne, sous prétexte que son reportage ne sortait que le mardi matin, est-ce que je le considèrerais aussi coupable que les politiciens qui n’ont pas surveillés la salubrité de l’eau?

Quand il y va d’une question de santé publique, que la santé de nos enfants sont en jeu, est-ce qu’on doit attendre d’en faire la une le mardi ou si on prend le téléphone pour faire sortir nos jeunes le plus rapidement des piscines?

L’intérêt public est-il le scoop du mardi matin, ou un avis de bon père de famille dès le lundi matin? Beaucoup de questions à débattre. Est-ce que je fais une tempête dans un verre d’eau? À vous de me laisser vos commentaires sur le sujet.

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