Encan H. Grégoire et l’Office de la Protection des consommateurs

Encan H. Grégoire et l’Office de la Protection des consommateurs

Dossier protection du consommateur.

Dans le Journal de Montréal du 13 décembre, nous pouvions lire qu’Encan H. Grégoire et un de ses administrateurs, Kriker Haerabedian, ont été reconnus coupables de dix chefs d’accusation de publicité trompeuse.

L’Office de la Protection des consommateurs avaient porté plaintes contre Encan H. Grégoire pour des actes posées en 2004. Encan H. Grégoire a été condamné à 25 000$ tandis que M. Haerabedian s’est vu imposer une amende de 6 000$.

Qu’une entreprise comme Encan H. Grégoire soit condamnée, bravo. Est-ce que la grosseur de l’amende va dissuader Encan H. Grégoire de recommencer? Pas sûr. 2 500$ d’amende par chef d’accusation risque d’être une goutte d’eau par rapport aux profits générés par la délinquance d’Encan H. Grégoire. Pour donner un exemple concret, j’ai connu une entreprise à l’époque où les magasins devaient être fermés le dimanche. Il ouvrait le dimanche quand tous ses concurrents étaient fermés. Une fois sur trois, il se faisait prendre et devait payer une amende de 1 000$ par jour. Les profits générés par cette ouverture illégale était de plus de 10 000$ par jour. Même lorsqu’il se faisait prendre, ça valait la peine de continuer.

Les actes reprochés remontent à 2004. C’est donc dire que les consommateurs peuvent se faire tromper pendant 2 ans avant qu’il n’y ait une action concrète contre Encan H. Grégoire. C’est beaucoup trop long.

Encan H. Grégoire passe des tonnes et des tonnes de publicité. Ils avaient même eu un reportage d’une pleine page sur leur entreprise dans le Journal de Montréal. Et voilà que pour leur condamnation, nous retrouvons quelques petits paragraphes en page 23 de ce même Journal de Montréal. Noyé dans leur publicité, cette amende passera inaperçu dans la mémoire collective.

Ce n’est pas seulement avec de l’argent qu’on peut dissuader une entreprise de faire de la fausse représentation. Il faut aussi que l’avis aux consommateurs soient proportionnel aux publicités faites. Le Journal de Montréal qui fait en 2006 un reportage sur Encan H. Grégoire qui a des démêlés avec l’Office de la Protection des consommateurs n’aurait-il pas dû le souligner dans son reportage? À moins que le reportage ait été convivial parce qu’Encan H. Grégoire est un gros acheteur de publicité?

Dans le dossier des thermopompes, l’Office de la Protection des consommateurs commencent à avoir des condamnations. Malheureusement, plusieurs de ces entreprises frauduleuses avaient planifié le coup. La plupart avait déjà fermé les portes et fait faillite.

Les fraudeurs connaissent la loi et le temps de réaction pour l’appliquer.

Textes sur la protection du consommateur et commentaires du directeur sur la protection du consommateur.

http://raymondviger.wordpress.com/2006/07/24/airmiles-dell-et-la-publicite-mensongere/

http://raymondviger.wordpress.com/2006/08/09/publicite-mensongere-mdg-et-les-ordinateurs/

http://raymondviger.wordpress.com/2006/08/30/les-blogues-la-democratie-et-la-convergence/

http://raymondviger.wordpress.com/2006/05/21/les-vendeurs-de-publicite-dans-les-forums-internet/

9 réponses

  1. Merci pour les infos. cela m’a permis d’être plus vigilant dans mes achats.

  2. Pas fameux ces histoires de publicité trompeuse

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