Le cerf-volant de ma vie

Un éditorial de Raymond Viger – Dossier Santé mentale

Je ne suis pas fou.

Je n’ai pas de problème de santé mentale.

Je suis juste différent.

Je ne pense pas comme toi.

Je n’apprends pas comme toi.

Je ne communique pas comme toi.

Mon cerveau ne réagit pas comme celui des autres.

Et c’est tant mieux.

C’est ce qui fait ce que je suis.

Ce qui explique le chemin parcouru.

Je suis différent et fier de l’être.

Quand tu commences à me parler et que je te dis arrête, je ne comprends pas.

Ou que je dois te poser une question pour mieux comprendre.

Ça ne te donne rien de continuer à essayer de me parler.

C’est totalement inutile de me crier après pour me dire que je ne t’écoute pas.

Prends le temps de m’écouter pour que je puisse rétablir la communication entre nous deux.

Pour que je comprenne mieux ce que tu essaies de me dire.

Parce que je deviens anxieux de ne pas avoir compris adéquatement.

Je dois reprendre ce que tu dis en te demandant : « Est-ce que tu veux dire…? », et te décrire les différentes interprétations que mon cerveau aura faites de ton discours.

Trop de chemins

Il m’est très difficile de lire un livre. Pour mieux comprendre les quelques bouquins que j’ai lus, je prenais des notes sur ce qu’il était important de retenir ou de comprendre de l’histoire. Un livre de 250 pages pouvait ainsi se résumer à une quarantaine. Cela me permettait par la suite de lire un condensé du livre sans que mon cerveau se perde dans toutes les distractions possibles.

 Je suis devenu un adepte des mots courts, des phrases courtes, des paragraphes courts… Des petites bouchées à apprécier une à la fois. Faut pas me donner le buffet au complet. Je m’y perds.

Dans mon cerveau il y a toutes sortes de ramifications. Jamais en ligne droite.

Ça lui arrive de devoir passer par la bande pour se rendre en avant.

Il faut que je respecte sa façon d’être et ce qu’il m’impose.

Apprendre un texte par cœur, ça se fait. Mais ça demande énormément de temps et d’énergie. Je dois mettre des images, des trucs mnémotechniques un peu partout. Ça fait un document lourd à porter. C’est pour ça que je ne peux vivre que par et pour l’improvisation.

Je suis aussi dyslexique. Non pas que j’inverse les lettres dans un mot, ça serait trop simple. C’est plutôt que je ne cesse de permuter les mots dans une phrase. Un sujet, un verbe, un complément, dit-on. C’est facile pour plusieurs, mais pas pour moi.

Le temps

La dyslexie est un monde à part. Je suis aussi dyslexique temporel. Je ne sais pas si c’est une différence reconnue en santé mentale, mais ça m’appartient. Je suis fait comme ça. Le lundi matin, je te donne une semaine pour remplir une mission. Je reviens en après-midi en te demandant si tu m’as oublié. Et c’est là que tu me réponds que nous sommes toujours la même journée et que la semaine prévue pour boucler le travail se termine… la semaine prochaine!

Le temps se bouscule dans ma tête. Ça ressemble à ces petites boules vitrées avec des flocons de neige dedans. On peut les brasser à l’infini et tout se mélange. Il y a des fois où j’ai l’impression que le bonhomme de neige dans le fond de sa cage, c’est moi. Un peu comme un phoque en Alaska pogné sur sa banquise. 

Je me considère du genre maniaco-dépressif. Je ne suis pas diagnostiqué, donc pas médicamenté. La médication peut être importante pour aider à stabiliser notre vie. Jusqu’à présent, j’ai eu la chance de pouvoir m’en passer. Ma vie est comme une montagne russe. Mais j’ai l’impression que je suis la plupart du temps dans une phase maniaque. J’ai aussi fait deux tentatives de suicide. Même si elle ne resurgit pas souvent, il doit y avoir une dépression latente, prête à refaire surface à tout moment.

Des drogues légales

C’est peut-être ce qui explique que je travaille 15 heures par jour, sept jours sur sept. Je ne pourrais même pas dire depuis combien d’années je n’ai pas pris de vacances. Genre sept ou huit ans. Je suis accro à l’adrénaline. Je n’ai pas le bonheur facile. Aucun photographe n’a réussi à immortaliser un de mes sourires.

C’est cette condition qui m’aura valu de compléter trois diplômes d’études collégiales dans trois écoles différentes. Ou, durant une autre période, d’être étudiant plein temps, travailleur plein temps et de m’occuper de ma mère et de ses traitements de chimiothérapie. Ou encore, pour m’acquitter de toutes mes responsabilités, de passer 148 heures sans dormir au moment de la naissance de mon garçon. Une époque où caféine et nicotine me tenaient éveillé et fonctionnel. Deux drogues légales, mais qui demeurent des drogues.

Quand tu consommes, chaque jour, une vingtaine de cafés et trois gros paquets de cigarettes, on peut dire que tu es dopé ben raide. J’étais malgré tout très vivable pour mon entourage… dans la mesure où ma drogue n’était pas loin. Quand je devais performer, ma drogue de choix était le café. Quand je devais ravaler mes émotions, je prenais une puff de cigarette. Pour demeurer viable dans ce monde, j’ai traversé 40 ans de ce régime, en ne dormant que quatre heures par jour et en passant une nuit blanche par semaine. Si vous n’avez pas encore pensé que j’ai un problème majeur entre les deux oreilles, sachez que je suis capable de me le dire tous les matins quand je me regarde dans le miroir.

Cerveau lent

Je pourrais me définir avec un peu de chaque maladie répertoriée en psychiatrie. Je dirais que, sans doute, ma principale différence réside dans la vitesse à laquelle certaines émotions ou certains échanges de communication se font dans mon cerveau. Étonnamment, en situation d’urgence, je peux réagir avec rapidité et froideur grâce aux particularités que me confère mon cerveau lent. Ne pas confondre avec un cerf-volant. Dopamine, sérotonine, adrénaline… La production de tout ce qui peut être in dans la vieet qui peut nous faire sourire ne s’effectue chez moi que lentement et difficilement.

Dans les parcs d’attractions, c’est à bord des manèges les plus intenses que je me sentais le plus vivant. Pendant que les autres criaient de peur à s’en déchirer les poumons, moi j’affichais calmement un sourire de complète béatitude. Les montagnes russes venaient de brasser mon petit bonhomme de neige intérieur et je voyais des flocons de neige partout.

Un cerveau lent peut s’avérer être une grande force. C’est dans l’aviation que je m’en suis rendu compte. Il y a près d’un demi-siècle, j’ai mené une carrière de pilote. La qualité des avions et la sécurité aérienne n’étaient pas ce qu’elles sont aujourd’hui. En vol, quand un de tes moteurs prenait feu, tu n’avais que quelques minutes pour poser ton avion. Tu te posais là où tu pouvais. Des événements beaucoup plus fréquents à l’époque qu’aujourd’hui. En cinq ans, j’ai enterré 10 de mes confrères.

Atterrissage forcé

Un jour, je me retrouve au réservoir Gouin. On y voit des lacs à perte de vue. Un endroit peu invitant pour effectuer un atterrissage d’urgence avec un avion sur roues. La seule option qui s’offre à nous est un chemin en friche dans un état lamentable. Un long moment après l’atterrissage, mes passagers sont encore en état de choc. Difficile pour moi de comprendre leur réaction. En sortant de sa torpeur, un homme du groupe m’interpelle : « Raymond, quand tu faisais atterrir l’avion, tu n’arrêtais pas de siffler… Tu arborais un large sourire d’allégresse, comme quand un homme vient de faire l’amour à une femme pour la première fois… » Je n’ai jamais su s’ils m’avaient trouvé étrange, si je leur avais fait peur ou si j’avais accompli une bonne job.

Malgré tout, j’ai un cerveau en montagnes russes. Un cerveau lent, mais qui peut aussi être hypersensible à un rien. Pas n’importe quel rien, mais certains riens. Je suis capable de m’asseoir pour regarder pousser le gazon. Je l’ai fait avec une plante que, tous les matins, je regardais quelques instants. Comme si mon cerveau prenait une photo chaque jour. Et quand une feuille avait poussé, il me renvoyait toutes ces images en même temps pour en faire un film. Ce genre d’expérience m’inquiète parfois. Parce qu’on dit qu’avant de mourir, on revoit sa vie défiler devant soi.

Ce que je suis n’est pas nécessairement reconnu en santé mentale. C’est normal. On est tous différents. À l’aide de quelques étiquettes, la science tente de nous catégoriser. Il serait illusoire de vouloir créer des noms pour toutes ces particularités qui font de nous des êtres uniques.

Je suis différent. Je suis fier de mes différences. J’ai besoin que l’on me respecte dans ce que je suis, mais, surtout, que l’on m’accepte tel que je suis.

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RESSOURCES SUR LE SUICIDE

  • Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.
  • Canada: Service de prévention du suicide du Canada 833-456-4566
  • France Infosuicide 01 45 39 40 00 SOS Suicide: 0 825 120 364 SOS Amitié: 0 820 066 056
  • BelgiqueCentre de prévention du suicide 0800 32 123.
  • Suisse: Stop Suicide
  • Portugal: (+351) 225 50 60 70

GUIDE D’INTERVENTION DE CRISE AUPRÈS DE PERSONNES SUICIDAIRES

Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4260 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X6.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

AUTRES TEXTES SUR SANTÉ MENTALE

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AUTRES LIVRES POUVANT VOUS INTÉRESSER

C’est l’amour, genre(s)

C’est l’amour, genre(s) (2020)

Un livre du Collectif Transpoésies

Poésie – 20,00$ (24,95$)

Description sommaire du livre

Pour une deuxième année consécutive, Transpoésies s’est associée à Fierté littéraire, au Bistro Le Ste-Cath et aux éditions TNT pour publier un recueil des textes soumis lors de son concours annuel, tenu en août 2020.

Sous le thème « C’est l’amour, genre(s) », ce recueil se veut une célébration de la diversité sexuelle et de la pluralité des genres par le biais de la poésie.

Un grand acte d’amour inclusif.

L’amour, genre, genres.

Plus que jamais en temps de pandémie.

* Le prix total inclut les frais de transport et la taxe annexée.

Présentation de l’auteur (Transpoésies)

Imaginez un pays si vaste qu’on pourrait y marcher toute une vie sans en faire le tour. Une terre d’abondance où l’on ignorerait la faim et la soif, et la peur du lendemain. Imaginez un monde où ce sont la bienveillance et le partage qui animent les rapports entre les êtres, plutôt que la rivalité. Un monde où la splendeur fleurit, s’étiole, meurt et se régénère chaque année, au lieu de se projeter dans des murs d’orgueil aux prétentions d’éternité…

Ce pays existe en nous depuis l’enfance. Les poètes y retournent souvent, et ils en reviennent les bras chargés de fleurs et de fruits. Ce sont les nourritures de l’âme, dont nous distillons le nectar pour nos gorges brûlantes, pour nos cœurs assoiffés… Contre la sécheresse de ce temps, explorons ensemble le pays où il fait bon se perdre et se retrouver.

Autres livres de l’auteur (Transpoésies)

Patrick et Raymond en Chine

Patrick et Raymond en Chine (2001)

Un livre de Patrick Viger et Raymond Viger

Conte illustré – 4,95$ (8,65$*)

Description sommaire du livre

Cette écriture a commencé par un jeu; une façon d’établir une relation entre un père et son fils. Ce conte illustré a été écrit pour le plaisir et l’amusement. Pour le plaisir du jeu, Patrick a commencé à écrire avec son père dès l’âge de 8 ans.

* Le prix total inclut les frais de transport et la taxe annexée.

Présentation de l’auteur (Raymond Viger)

Au début de la trentaine deux tentatives de suicide. Il entreprend à leur suite une première thérapie pour sortir de la crise suicidaire. Puis une deuxième, pour analyser ce qui l’amène à entrer en crise. Appréciant le nouveau mode de vie qu’il découvre alors, il prend le parti de suivre un cours de thérapeute. Non pas pour sauver le monde, mais pour s’assurer de pouvoir reconnaître les signes avant-coureurs de sa dépression et de ses propres difficultés de fonctionnement.

Au cours des 25 dernières années, l’auteur a été travailleur de rue et intervenant de crise auprès de personnes suicidaires. Il a été le confident autant de victimes d’agressions sexuelles que d’agresseurs, ou de gens perturbés dans leur sexualité. Il a travaillé dans plusieurs milieux fermés, notamment ceux des jeunes marginalisés ou celui de la prostitution. Il a enseigné pendant cinq ans le Travail social à l’Université McGill.

Journaliste depuis 1974 il a publié son premier roman en 1992. Avec ses livres, il nous fait partager son vécu et celui des milliers de personnes qu’il a aidées. L’ensemble des confidences reçues par l’auteur fait de lui une personne crédible et reconnue. Il s’est d’ailleurs vu décerner plusieurs prix autant pour son intervention que pour son travail journalistique.

Il est régulièrement sollicité pour donner des conférences et des ateliers autant dans les écoles, les organismes communautaires qu’auprès de citoyens impliqués et sensibles aux thèmes sociaux.

Depuis 1992, l’auteur est directeur clinique du Journal de la Rue et rédacteur en chef du magazine Reflet de Société. Les thèmes sociaux font partie de son quotidien.

Depuis 1997, Raymond Viger a été consulté par différents organismes, universités et institutions partout dans le monde. En 2007, il a été invité à faire une tournée d’une trentaine de conférences dans les principales villes de France sur l’intervention auprès des jeunes.

Autres livres de l’auteur (Raymond Viger)

Santé mentale: sensibiliser et briser les tabous

Raymond Viger, directeur général de Reflet de Société et intervenant de rue, animait la table ronde sur la santé mentale le 15 décembre dernier, au Bistro Le Ste-Cath. Une discussion spontanée sur des sujets délicats dans le but de briser les barrières discriminatoires au niveau culturel et social.

Un texte et un vidéo publié sur RDS+. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Dossier Santé

« Humain Avant Tout est un OBNL qui vise à lutter contre la stigmatisation de la santé mentale, briser l’isolement et inciter les gens à demander de l’aide. On recueille l’histoire des personnes et on la partage sur les réseaux sociaux avec une photo. » précise Lysa-Marie, directrice générale d’Humain Avant Tout.

Gabriel confie lors de la table ronde « Il ne faut pas se décourager. Ce n’est pas parce que je marche tous les jours que je vais me sentir mieux du jour au lendemain, mais je me donne des outils pour aller mieux plus rapidement. »

D’après Cassandre, il est primordial de prendre soin de sa santé mentale «  Il ne faut rien prendre pour acquis. Notre santé mentale n’est pas acquise. Moi je pensais que oui, la vie m’a donné une surprise et ça m’a fait prendre conscience de l’importance d’en prendre soin. »

La suite disponible sur Reflet de Société Plus. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Autres textes sur Santé mentale

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 625 De La Salle Montréal, Qc. H1V 2J3.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

Après la pluie… Le beau temps

Après la pluie… Le beau temps (2017)

Un livre de Raymond Viger – Poésie – 9,95$ (13,90$*)

Description sommaire du livre

Chaque texte révèle un message, une émotion. Choisissez un texte au hasard et regardez ce qu’il vous fait remonter en vous. Un jour un ami m’a donné une phrase. Cette phrase ne s’appliquait pas à moi à l’époque. Inconsciemment, cette phrase est restée dans le fond de mes connaissances, près des oubliettes. Six mois plus tard, après ma deuxième tentative de suicide, au plus profond de mes ténèbres, cette petite phrase est remontée à la surface. Cette petite phrase m’a permis de faire un premier pas. Un premier pas pour demander l’aide dont j’avais besoin. Ce livre a été écrit avec beaucoup de petites phrases. Si un jour de pluie, une seule de ces petites phrases remonte en toi, il aura sûrement mérité d’être lu.

* Le prix total inclut les frais de transport et la taxe annexée.

Présentation de l’auteur (Raymond Viger)

Au début de la trentaine deux tentatives de suicide. Il entreprend à leur suite une première thérapie pour sortir de la crise suicidaire. Puis une deuxième, pour analyser ce qui l’amène à entrer en crise. Appréciant le nouveau mode de vie qu’il découvre alors, il prend le parti de suivre un cours de thérapeute. Non pas pour sauver le monde, mais pour s’assurer de pouvoir reconnaître les signes avant-coureurs de sa dépression et de ses propres difficultés de fonctionnement.

Au cours des 25 dernières années, l’auteur a été travailleur de rue et intervenant de crise auprès de personnes suicidaires. Il a été le confident autant de victimes d’agressions sexuelles que d’agresseurs, ou de gens perturbés dans leur sexualité. Il a travaillé dans plusieurs milieux fermés, notamment ceux des jeunes marginalisés ou celui de la prostitution. Il a enseigné pendant cinq ans le Travail social à l’Université McGill.

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Depuis 1992, l’auteur est directeur clinique du Journal de la Rue et rédacteur en chef du magazine Reflet de Société. Les thèmes sociaux font partie de son quotidien.

Depuis 1997, Raymond Viger a été consulté par différents organismes, universités et institutions partout dans le monde. En 2007, il a été invité à faire une tournée d’une trentaine de conférences dans les principales villes de France sur l’intervention auprès des jeunes.

Autres livres de l’auteur (Raymond Viger)

Suicide en période de pandémie

Le processus suicidaire est la somme de plusieurs facteurs qui augmentent le stress et le désespoir. Depuis les années 1990, le taux de suicide diminue d’année en année au Québec, étant passé de 22 décès pour 100 000 habitants, à 12.4 en 2017, soit près de deux fois moins de suicides par année.

Un éditorial de Raymond Viger publié pour les abonnés de RDS+. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Dossier Suicide

« À quoi peut-on s’attendre pour 2020, avec la pandémie que nous traversons? En réalité, malgré tous les modèles que les chercheurs peuvent échafauder, personne ne peut le savoir. Parce qu’il y a des facteurs aggravants et d’autres qui diminuent le risque », se questionne le directeur du magazine dans son éditorial.

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Ressources sur le suicide

  • Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.
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  • France Infosuicide 01 45 39 40 00 SOS Suicide: 0 825 120 364 SOS Amitié: 0 820 066 056
  • BelgiqueCentre de prévention du suicide 0800 32 123.
  • Suisse: Stop Suicide
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